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Nouvelles du 16 mars 2010

Une haïtienne américaine de 500 livres demande de l'aide pour pouvoir voyager aux Etas-Unis à partir de Santo-Domingo


Santo-Domingo,
16 mars 2010 – (AHP) - Une haïtienne d'origine naturalisée americaine et pesant quelque 500 livres se trouve en difficulté depuis samedi à l'Aéroport Las Americas de Santo-Domingo où en raison de son obésité,  toutes les lignes aériennes refusent de la transpotrter à Miami où elle réside avec sa famille.

Dominique Lanoise, de 38 ans, explique qu'en novembre dernier, elle a voyagé à Port-au-Prince sur un vol de American Airlines et quand elle est desdcendue de l'avion, elle a commencé à souffrir de graves douleurs et de brûlures à une jambe, ce qui la maintient depuis lors en chaise roulante.

Elle a fait savoir que lorsqu'elle a été conduite la semaine dernière à l'Aéroport de Port-au-Prince, le personnel de la compagnie a laissé entendre qu'elle ne pouvait monter à bord de l'avion en raison de son grand poids, en dépit du fait qu'le avait une reservation et qu'elle avait acheté 2 billets de retour.

A cause de cette mesaventure, Mme Lanoise citoyenne haïtienne americaine a decidé de voyager jusqu'à l'Aéroport las Americas. Mais American Airlines et les autres lignes qui desservent Santo/Domingo/Miami ont toutes refusé de la laisser monter.

"Depuis samedi,  raconte-t-elle, elle dort sous une sorte de bâche dans la cour d'une eglise evangelique, puisqu'elle ne peut passer par la porte du temple en raison de sa corpulence.

La dame de 500 livres avait été transportée d'Haïti  à l'arrière d'une camionnette  jusqu'à l'Aéroport Las Americas où elle affirme vouloir rester jusqu'ce qu'elle arrive à son but qui est de voyager à Miami où elle reside depuis 20 ans.

" Je demande au gouvernements americain et dominicain de m'aider à retourner dans ma famille qui m'attend, a supplié la jeune femme, les larmes aux yeux, soulignant  que ses 7 enfants resident à Miami et qu'elle n'a plus personne en Haïti depuis le séisme du 12 janvier.

A la conférence de Santo-Domingo, le premier ministre  haïtien propose la création d'un fonds fiduciaire pour la gstion de la reconstruction d'haïti
Santo-Domingo, 16 mars 2010 – (AHP) - Le premier ministre Jean Max Bellerive a proposé  mardi la création d'un fonds fiduciaire multilatéral pour la gstion de la reconstruction d'haïti ravagé le 12 janvier par un tremblement de terre ayant fait plus de 200.00 morts.

M. Bellerive intervenait à l'ouverture de la conference des donateurs à l'Hotel Santo-Domingo qui a réuni des délégués venus de 28 pays et dont les conclusions seront soumises au sommet mondial du 31 mars à New-York.

Cette conférence qui doit prendre fin ce  mercredi doit permettre une évaluation des dégâts causés par le tremblement de terre, estimés à 14 milliards de dollars par différents organismes financiers internationaux.

Toutefois, des sources dignes de foi à Washington  assurent que le montant de la reconstruction pourraient se chiffrer à à 17 miliards sur 10 ans.

Mais, avant d'en arriver là , le premier ministre haïtien a fait savoir que le pays a toujours besoin de l'appui de la communauté unternationale pour satisfaire un ensemble de besoins de la population dont l'eau potable, les produits alimentaires et des logements.

Il a également rappelé que le séisme a détruit en 30 secondes 45% du produit national brut. Et comme pour souligner l'ampleur de la catastrophe, il a rappelé que 4000 écoles, soit 90% de celles situées dans le departement de l'Ouest, ont été detruites.

Il n'y a pas un seul secteur qui n'ait été affecté, a-t-il précisé, faisant savoir que maintenant, nous devons parler de developement, de futur et  on a besoin de suffisamment d'argent, d'une organisation et d'une structure qui ait de la crédibilité.

Le chef du gouvernement haïtien a rappelé qu'en Afganistan, au Pakistan ou en Indonesie, il a eté créé des fonds multinationaux pareil à celui qu'il suggère.

" Nous proposons , avec l'aide de la communauté internationale, la mise sur pied d'une structure similaire", a-t-il fait savoir, soulignant qu'il s'agirait d'un fonds multinational qui sur la base d'un plan haïtien serait géré durant 18 mois par le gouvernement haïtien et la communaute internationale et par la suite par une agence de développement pour la refondation  du pays..

Jean Max bellerive a fait valoir la necessité de reconstruire rapidement la capacité de l'Etat haitien de financer ses propres projets et de le faire de manière la plus transparente possible.

Le montant destiné à la reconstruction d'Haïti pourrait aller jusqu'à 17 milliards de dollars à décaisser sur une période de 10 ans: seulement 1% de ce montant serait destiné à l'Etat haïtien sur une période de 10 ans comme appui au budget

Washington,  16 mars 2010 – (AHP) -Les fonds destinés à la reconstruction d'Haïti pourraient s'élever jusqu'à 17 milliards de dollars, selon des sources dignes de foi à Washington.

Toutefois, ce montant devrait être décaissé sur une période de  10 ans, soit 1.7 milliard l'an. Seulement 1% des 17 milliards de dollars, soit 170 millions, pourrait être versé au gouvernement haïtien. Selon les mêmes sources, la balance des 17 milliards devrait être gérée par un seul consortium.

Des 170 milions destinés à l'Etat haïtien, 17 millions devraient être décaissés annuellement pour l'Etat haïtien en appui budget sur une période de 10 ans.

La conférence qui s'est ouverte ce mardi  à Santo-Domingo, devrait aboutir à une entente entre le gouvernement haïtien, la societé civile, la diaspora haïtienne, la communauté internationale particulèrement les gouvernements latino-américains.

Le document qui sera issu de cette rencontre sera soumis a la réunion du 31 mars 2010 au siège de l'ONU à New-Yok en vue d'un document final.

Toutefois, le montant destiné la reconsruction  pourrait ne pas être annoncé officiellement à cette date, puisqu'une dernière réunion est prévue à la mi-avril probablement à Washington.

Le gouvernement des Etas-Unis pouraient être parmi les plus grands financiers de la reconstruction, avec probablement 3 milliards de dollars.

Un certain froid s'est installé depuis la semaine dernière entre le gouvernement haitien et son homologue américain après la publication du dernier rapport  annuel du département d'Etat dénonçant la corruption au sein des autorités haïtiennes.

Le président René Préval qui rejette les accusations portées contre son gouvernement,  se demande si elles ne participent pas de manoeuvres  visant à contourner ce dernier dans le cadre de la gestion des fonds de la reconstruction.

Nouvelles du  16 mars 2010

Réactions diverses après les accusations de corruption portées contre le gouvernement et le parlement dans le dernier rapport du département d'Etat: le président de la chambre basse accuse à son tour l'aministration américaine d'avoir soutenu des régimes corrompus par le passé

Port-au-Prince,  16 mars 2010 – (AHP) - Le président de la chambre des députes, Levaillant Louis Jeune (Lespwa), s'en est pris lundi aux autorités  américaines pour avoir dénoncé la corruption au sein du gouvernement haitien et du parlement, dans son rapport annuel 2010.

Levaillant Louis jeune dénonce ce qu'il appelle l'hypocrisie du gouvernement americaqin qu'il accuse d'avoir soutenu par le passé des gouvernement parmi les plus corrompus d'Haïti.

Citant entre autres les régimes de Papa et Baby Doc, Levaillant Lois Jeune qui avait supporté en février 2004 l'avènement d'un régime de facto en Haïti, accuse aussi l'administration du président Bill Clinton( actuel émissaire de l'ONU pour Haïti) d'avoir permis au gouvernement en exil Aristide/Préval renversé par un violent coup d'Etat militaire en septembre 1991 de dépenser des fonds tirés du trésor public.

Plusieurs responsables politiques ont pris le contrepied des explications du parlementaire, estimant qu'il aurait dû faire mention du comportement de la majorité des députés dont lui-même qui continuent de percevoir des fonds du trésor public, sans rien donner en retour, malgré la fin de leur mandat depuis le 2ème lundi de janvier.

 Le sénateur Jean Hector Anacacis avait lui-même accusé les députés de n'avoir  rien fait pour mériter les salaires et les autres avantages dont ils bénéficient après avoir obtenu une rallonge de mandat jusqu'à mai 2010.

Les députés , a-t-il dit, doivent cesser de tourner en rond pour se mettre à la disposition de l'Etat pour le vote d'un ensemble de lois, .

"Ils plongent tête baissée dans la distribution soi-disant de produits alimentaires, alors que ce n'est pas leur rôle", a dénoncé Anacacis qui croit qu'ils ont intérêt à se rendre utiles pour justifier l'argent qu'ils reçoivent.

Le pasteur Chavanne Jeune, leader du parti l'Union, tout en reconnaissant que d'autres objectifs seraient peut-être  poursuivuis derrière le rapport, a estimé que la corruption s'est bel et bien installé dans le gouvernement.

Il a évoqué entre autres le scandale des narco-dollars de Port-de-paix (nord-ouest), les 197 millions de dollars du programme d'urgence post-cyclonique tirés du Fonds Petro Caribe.

" Ni pour l'un ni pour l'autre, le gouvernement n'a daigné fournir aucune explication depuis 2 ans", a regretté le pasteur Jeune.

L'ancien sénateur Gabriel Fortuné demande des explications  sur le rapport qui aurait été fait entre le Fonds Petro Caribe et la construction de la route Cayes/Jérémie

Les Cayes,  16 mars 2010 – (AHP) - L'ancien sénateur des Cayes (Sud), Jean gabriel Fortuné, a demandé lundi des explications sur des declarations qu'aurait faites le president rené Preval, selon lesquelles, une partie des Fonds Petro Caribe (163 millions de dollars) aurait été utilisée pour financer la construction de la route Cayes/Jérémie (Sud/sud-ouest).

Selon le parlementaire, la route en question dont les travaux ont debuté à la fin de l'année 2009 est fiancée par le gouvernement canadien.

L'ancien parlementaire demande aux 3 senateurs du Sud, Carlos Lebon, Yvon Buissereth, Francky Exius, ainsi qu'au député Guy Gérard Georges (Torbeck / Port-Salut d'édifier la population sur cette importante quesxtion.

 Il a fait savoir que lors qu'il était sénateur, il était dans la cuine des démarches ayant abouti à la construction la route cayes/Jéremie financée par le canada.

Tôt ou tard, les autorité devront accepter de  fournir ds explications sur ce dossier .


Nouvelles du 15 mars 2010


Pour ou contre les élections avant la fin de l'année:  la polémique enfle

Le président René Préval rejette les accusations de corruption portées contre son gouvernement et réclame des preuves


Port-au-Prince,  15 mars 2010 – (AHP) -
Le président René Préval a démenti dimanche les graves accusations de corruption portées contre son gouvernement dans le rapport annuel du département d'Etat américain.

Dans ce rapport, des membres de l'exécutif et du  parlement sont accusés de baigner dans la corruption, une pratique restée impunie ou combattue de façon discriminée, selon le gouvernement américain

 L'appareil judiciaire y est également accusé de corruption, d'abus de pouvoir et de laxisme, alors que des membres  la police sont indexees pour implication dans des cas d'enlèvements.

Pour le chef de l'Etat,  "les accusations portées contre son gouvernement relève d'une campagne de dénigrement et de sabotage. Je ne dis pas qu'il n'y a de corrupton en Haïti. Ce que je n'accepte pas c'est qu'on dise que le gouvernement est corrompu, c'est-à-dire le president, le premier ministre et les ministre"s.

" Ni  Rosny Smarth, Jacques Edouard Alexis, Michèle Pierre-Louis ou Jean-Max Bellerive (qui ont servi comme premier ministre au cours de ses deux termes presidentiels) ne sont des corrompus", a lancé le chef de l'Etat qui réclame des preuves des accusations avancées.

"Ou bien la communauté internationale et les institutions financières ne savent pas ce qu'elles font ou bien elles sont complices du gouvernement haïtien, quand elles décident de faire bénéficier Haïti du programme de soulagement de la dette des pays les plus endettés", s'est encore indigné Préval, ajoutant que l'une des conditions pour bénéficier d'une telle mesure est que le pays ait une bonne gouvernance économique et financière, selon les critères établis par le FMI.

Et, ce n'est pas tout, l'appui au budget  fourni par l'UE, la BID et la BM et que le gouvernement  gère à sa discretion, a augmenté, a encore relevé le président qui s'est demandé "pourquoi les Etas-Unis ont attendu les méfaits d'un tremblement de terre sur Haïti pour lancer cette campagne que persone ne peut étayer". Et il questionne, s'agit-il d'une démarche visant à contourner le gouvernement (dans le cadre de la reconstruction)?.

Les bailleurs de fonds devraient décaisser  entre 3 milliards et 14 milliards pour la reconstruction d'Haiti. Une conférence de donateurs s'est ouverte lundi soir en République dominicaine pour évaluer entre autres les documents préparés par le gouvernement haïtien avant la conférence finale du 31 mars au siège de l'ONU à New-York.

Se pose aujourd'hui la question de la gestion des fonds qui seront annoncés le 31 mars.

Le député Steven Benoit a déclaré comprendre les accusations  du département d'Etat, puisique toutes les recommandations faites par la commission anti-corruption de la chambre basse sur des cas d'individus soupçonnés de corruption sont restés sans suite, pas plus que celles faites sur le dossier des 197 millions de dollars  du fonds d'urgence post-cyclonique 2008.

Quant à l'ancien premier ministre Rosny Smarth interrogé lundi par des radios de la capitale, il a fait savoir que quand il était chef de gouvernement , il ne pouvait répondre que de lui-même, en matière de corruption.

Panique à Santo-Domingo et dans plusieurs villes dominicaines touchées par un séisme de magnitude 4

Santo-Domingo,  15 mars 2010 – (AHP) - Les habitants  de plusieurs villes dominicaines dont la capitale Santo-Domingo, ont été pris de panique lundi à la mi-journée (13 heures) au moment d'une scousse tellurique ressentie dans plusieurs autres villes dont Hato Mayor et Monte Plata.

L'Institut sismologique de l'Université autonome de Santo-Domingo le tremblement de terre à 4.0 avec une profondeur de 96kms à 27 kms au nord de la capitale , alors que le rapport de l'Institut national de sismologie des Etats-Unis l'a évalué à 4.1 sur l'échelle de Richter.

La moindre secousse provoque aujourd'hui la frayeur en Amérique latine et la Caraïbe depuis le tremblement de terre meurtrier qui a fait plus de 200.000 morts en Haiti le 12 janvier dernier.

Des sportifs français s'engagent à participer à la reconstruction d'Haiti


Paris,  15 mars 2010 – (AHP) - Plusieurs sportifs francais se sont engagés lundi a participer à la reconstruction d'Haiti. C'est le cas entre autres  de Stéphane Diagana, ancien champion du monde du 400 mètres haie et de Emmanuel Petit entre autres, champion du monde de football 1998 qui ont ete recus, par le chanrgé d'affaire a i de l'ambassade d'Haiti à Paris, Fritzner Gaspard, et le ministre des sports Evans Lescouflair de passage dans la capitale francaise.

Ces athlètes qui organisent déja une collecte de matériel et d'équipements sportifs pour expédier  en Haiti sont attendus a Part-au-Prince, vers la fin du mois de mai 2010.

"Nous allons aider les jeunes à reprendre les activités quotidiennes dans les meilleurs conditions,  en dehors de celles  qui sont uniquement liées à la survie, l'alimentation, la nourriture et l'eau, a dit Stéphane Diagana, décidé à encourager le maximum d'athlètes français possible à participer au processus de reconstruction d'Haiti.

Pour sa par, l'ex-champion du monde de football Emmanuel Petit n'a pas caché son intention d'aider les jeunes haitiens à se procurer les outils pouvant leur permettre de prendre en main leur destin.

"Si on peut apporter du bonheur et de l'espoir, on le fera volontiers, a déclaré Emmanuel Petit qui dit souhaiter que les politiques honorent leurs promesses vis-à-vis du pays, affirmant que pour ce qui est des athlètes ou des ex-athlètes français, engagés a participer a la reconstruction du pays, les promesses seront suivies d'effets.

"Nous, athlètes,  nous allons faire de notre mieux pour aider le pays a renaître de ses cendres, s'est engagé Emmanuel Petit, promettant de mobiliser d'autres athlètes qui peuvent apporter des réponses aux besoins des haitiens.

Le sport peut être un détonnateur pour un meilleur avenir en Haiti, a dit M. Petit, affirmant que "si grâce à notre image nous pouvons faire bouger les choses en Haiti,, nous sportifs, nous le ferons de bon coeur"

Le ministre Evans Lescouflair est sorti satisfait de sa rencontre  avec les anciens champions du monde français, plusieurs disciplines confondues.

Il a dit apprécier l'engagement des sportifs français a participer au développement d'Haiti. Nous allons continuer à aider les jeunes haitiens à participer à des activités susceptibles  de les aider à s'exprimer à travers les sports, a indiqué M. Lescouflair.

Le ministre de la jeunesse et des sports revenait du forum global des sports à Barcelone et de la conférence de la Confeges,
conférence des ministres de la jeunesse et des sports des Etats et gouvernements ayant le français en partage) tenu au Maroc.

Au cours de ces différentes réunions des engagements ont été pris par les participants à aider Haiti à se reconstruire notamment du point de vue sportif, selon le ministre Evans Lescouflair.

La réhabilitation des infratructures sportifs dont le Centre Sportif Dadadou, le Centre Sportif de Carrefour et le Gymnasium Vincent  sont, entre autres, sur la liste des sites qui devraient être réhabilités grâce au support des participants à ces réunions, a-t-il dit,

Des jeunes haitiens sont également appelés à recevoir des formations dans le pays et à l'etranger, formation qui leur permettra de participer pleinement dans le processus de reconstruction du pays, selon Evans Lescouflair.

Deux présumés bandits abattus à Port-au-Prince par la police

Port-au-Prince, le 15 mars 2010 – (AHP) – Deux jeunes garçons de moins de 20 ans ont été abattus ce lundi par une patrouille de la police nationale dans le quartier de la Rue Alix Roy, dans le centre de la capitale.

Les deux individus qui fuyaient à moto au moment où la police a mis fin à leur course, venaient à leur tour de blesser grièvement  une jeune femme présentée comme une   employée du Rectorat de l'Université d'Etat qui revenait d'une banque banque commerciale, emportant sa valise qui contenait probablement de l'argent.

Les témoins n'ont pas rapporté d'échange de tirs entre la police et les bandits. La jeune femme qui a été atteinte par balles à la tête, reçoit des soins dans un centre hospitalier de la capitale.

Un conseiller du ministre des haïtiens vivant à l'étranger, Rony Dieudonné, ancien consultant à la police nationale (PNH), a été abattu vendredi dans le centre-ville de Port-au-Prince.

Un pasteur protestant,  Doris Jean-Louis, a été tué le même jour dans la localité de Fermathe (hauteurs de Pétion-Ville).

Une dizaine de personnes tuées et une vingtaine d'autres blessées dans un accident de la route à Petit-Goâve

Petit-Goave, le 15 mars 2010 – (AHP)- 9 personnes ont éte tuées et une vingtaine d'autres blessées dimanche soir dans la localité de Bazile (2ème Plaine de Petit-Goâve, dans un accident de la route.

Le drame s'est produit lors qu'un camion est entrée dans une bande de "rara".

Les victimes ont été tuées sur le coup. Les blessés sont actuellement soignés à l'Hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve et Sainte-Thérèse de Miragoâne.

C'est pratiquement chaque année que des participants aux défilés de bandes de "Rara" sont tués sur les routes nationales, particulièrement dans la région de Léogâne

AHP-Un conseiller électoral affirme que le Conseil électroral se tient prêt pour des élections aussitôt annoncées


Jacques Belzin a assuré que la machine électorale a même dejà été mise en branle pour assumer ses responsabilités. Il a expliqué que malgré les pertes en vies humaines et en matériel subies par l'organisme électorale, il ne se croise pas les bras.

"D'ailleurs si des élections étaient annoncées pour le mois de novembre, le CEP serait prêt pour accomplir son devoir", a-t-il promis, précisant toutefois que d'autres institutions, tel que l'Office national d'identification (ONI) qui délivre les cartes d'idenification nationale, devrait également pouvoir respecter leurs engagements.

Le Conseil electoral, paticulièrement plusieurs de ses membres influents dont son président Gaillot Dorsinvil,  souffre d'un grave deficit de crediblité, pour son "manque d'impartialité et sa politique d'exclusion".

Le CEP est accusé d'avoir cédé aux pressions d'un groupe de sénateurs de l'ancienne plateforme Lespwa pour exclure sans raison valable un groupe de partis politiques dont Fanmi Lavalas, l'organisation politique  réputée la plus populaire, malgré les divisions internes.

Plusieurs partis politiques et des organisations  de la société civile très critiques pour l'équipe au pouvoir , appellent aujourd'hui à la mise en place d'un gouvernement  de consensus ou d'un conseil d'Etat pour conduire  le pays aux élections, estimant  que l'actuel gouvenement n'aurait plus aucune légitimité.

Toutefois , des parlementaires et d'autres personnalités reputés proches des autorites politiques affirment que si un gouvernement constitutionnel a du mal à faire avancer le pays, qu'est-ce qu'il en sera  d'un régime de facto.

Le sénateur Jean Hector Anacacis (Lespwa) a souligné pour sa part que le pays ne retournera pas dans le chaos de l'inconstitutionnalité et se  dit favorable à l'organisation d'élections générales à la fin de l'année, comme le souhaite, a-t-il dit, le chef de l'Etat.

Face aux 2 camps, d'autres secteurs estiment que le plus sage à faire, c'est l'organisation d'élections inclusives  qui ne soient pas susceptibles de provoquer une nouvelle crise, avec  un CEP dont les membres sont reéllement indépendants et respectueux des règles du jeu démocratique.

C'est , selon eux, la seule formule que devrait appuyer la communauté internationale, pour décaisser des fonds en vue de l'organisation des prochaines joutes.

Dejà avant le séisme dévastateur du 12 janvier qui a causé la mort de plus de 200.000 personnes, les gouvernements et organisations qui avaient promis des fonds pour l'organisation des législatives avortées 28 fevrier écoulé, manifestaient une certaine réticence à les décaisser, en raison des accusations de toutes sortes à l'encontre du CEP.

Nouvelles du  11 mars 2010

Taipei envisage d’acquitter les intérêts de la dette d’Haïti envers ses créditeurs taiwanais


Port-au-Prince, le 10 mars 2010 – (AHP) –Le ministre taiwanais  des Affaires étrangères Timothy Yang a fait savoir jeudi  que le gouvernement n’etait pas en mesure d’annuler la dette contractée par Haïti auprès de banques taiwanaises, mais qu'il projetait  en revanche de prendre à sa charge les intérêts de cette dette sur les prochaines années, voire de contribuer à la restructurer.

Cette option nécessite toutefois des discussions préalables avec la banque centrale ainsi qu’avec le parlement, a fait savoir le ministre, ajoutant que la prise en charge des intérêts, pendant une période de trois à cinq ans, permettrait à Haïti de se concentrer sur l’effort de reconstruction.

Selon certaines sources, Haïti doit un total de 88 millions de dollars américains aux banques taiwanaises.
Plusieurs missions humanitaires ont été dépêchées sur place dès les premières heures qui ont suivi le séisme meurtrier en Haïti. Le gouvernement et le secteur public taiwanais  auraient  par ailleurs rassemblé ici quelque 16 millions de dollars de dons à destination des sinistrés et pour la reconstruction.

Mois de la francophonie: la mairie du 6e arrondissement de France  invite à la semaine Haïtienne de « Mon Voisin est Francophone »

 
Paris, 11 mars 2010- (AHP) - Dans le cadre du mois de la francophonie, la mairie du 6e arrondissement  invite à la semaine Haïtienne de « Mon Voisin est Francophone »  du 15 au 20 mars

La  semaine haïtienne s'ouvrira avec le  vernissage de l'exposition d'artisanat, de sculptures et de peintures haïtiennes, suivie le lendemain par  par la conférence « France et Haïti : trois siècles d'histoire commune » par Mme Gusti GAILLARD-POURCHET, Professeur d'Histoire à l'Ecole Normale Supérieure d'Haïti et M. Paul VERMANDE, Professeur émérite INSA de Lyon, ancien Directeur du Bureau Caraïbe de l'Agence Universitaire de la Francophonie à Port-au-Prince.

Le Mercredi 17 mars, un  spectacle théâtral « Ebène » sera ofert par la Compagnie Dire D'Etoile. Mythes, légendes, percussions, chants, danses… Ebène raconte l'esclavage à travers l'histoire des Noirs qui y ont résisté. De l'amérindienne Anacaona contre Colomb, aux révoltes qui acculèrent la France à abolir l'esclavage…

 Pour faire le lien entre hier et aujourd'hui, les actrices se sont inspirées d'un personnage insolent, truculent, impertinent, du Vaudou haïtien, un Guédé, un Arlequin-Caraïbe, Mètwill. C'est lui qui ordonne et commande les scènes. Il fait surgir les paroles perdues, les personnages oubliés.

Le vaudou est actuellement au coeur d'un grand débat sur internet entre défenseurs et adversairs de ce culte religieux pourtant reconnu comme religion officielle par la constitution haïtienne.

Haïti : le général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz nommé à la tête de  la MINUSTAH


11 mars 2010 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a nommé jeudi le général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz, Commandant de la force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Il remplace un autre Brésilien, le général Floriano Peixoto Vieira Neto, qui a été félicité par Ban Ki-moon pour le travail et le professionnalisme dont il a fait preuve à la tête de la force de la MINUSTAH.

Le général Paul Cruz, né en 1957, a fait preuve d'une capacité à diriger et d'une expérience opérationnelle grâce aux responsabilités qu'il a eues au sein de la MINUSTAH, souligne l'ONU dans un communiqué.

En 2008, il avait été nommé à la tête du bataillon brésilien au sein de la MINUSTAH. Après avoir été promu en 2008 au grade de général, il avait été nommé Commandant de la 5ème brigade blindée, son poste le plus récent.

Militaire au sein de l'armée brésilienne depuis 1972, il a également dirigé le bataillon de police militaire à Brasilia entre 2002 et 2003.
Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier et fait plus de 220.000 morts et 1 million déplacés, la force de la MINUSTAH a été renforcée atteignant 8.940 militaires et 3.711 policiers pour faire face à l'urgence et secourir les populations vulnérables.


Les évêques américains réclament  des accords commerciaux préférentiels et un soutien à long terme pour Haïti

 
Washington,  11 mars 2010- (AHP) --Les évêques américains réclament un traitement commercial préférentiel pour le pays et une reconstruction à long terme.

Mgr Howard Hubbard (Albany, New York), président de la commission épiscopale Justice et Paix internationale, a écrit aux  membres de la commission  finances du Sénat et à la commission des relations extérieure pour  exprime le soutien des évêques à la « loi d'une nouvelle espérance en Haïti ».

La loi, proposée au début du mois de février par les sénateurs Ron Wyden et Bill Nelson, prévoit des mesures spécifiques pour aider Haïti à reconstruire son industrie textile qui représentait, avant le tremblement de terre, 75% des exportations du pays.

Avec  l'écroulement d'au moins une fabrique et la mort de 500 travailleurs pendant la catastrophe la capacité industrielle s'est réduite de moitié.
Le secteur textile était une source de croissance économique pour le pays, due en partie aux lois qui permettent à Haïti d'exporter des biens aux Etats-Unis à des conditions plus favorables que d'autres pays.

La Loi propose le renouvellement de ces mesures, dont certaines arrivent à échéance en septembre, pour donner à Haïti un avantage sur d'autres contreparties commerciales.

Les partisans de cette loi estiment que son approbation renouvellerait la confiance des commerçants vis-à-vis des producteurs haïtiens, favorisant la croissance de l'économie du pays à long terme.

Dans sa lettre, Mgr Hubbard demande aux sénateurs de co-parrainer la Loi de manière à « ce que le parcours législatif progresse rapidement ».
« Si on a une vision intégrale de ce que coûtera d'aider Haïti à récupérer, souligne-t-il, on comprendra que les Haïtiens ne peuvent attendre la mise en place d'un plan stratégique global ».

« Si cette loi devait être approuvée, des milliers d'emplois seraient créés en Haïti et serait un grand début et une opportunité pour améliorer la vie du peuple haïtien, a-t-il dit ».

Mgr Hubbard a  garanti par ailleurs que la conférence épiscopale et son organisation humanitaire, Catholic Relief Services, feront tout leur possible pour « agir de manière solidaire avec le peuple et l'Église en Haïti pendant qu'ils reconstruisent leur pays ».

Au secours de la faculté de médecine et des sciences infirmièrs d'Haïti


*** Une troisième délégation de médecins et de professionnels de la santé de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l'Université de Sherbrooke s'envolera vers Haïti dans les prochaines semaines afin d'aider à rebâtir une faculté de médecine et de sciences infirmières après le séime dévastateur du 12 janvier.

Cette annonce a été  faite par  le doyen de la FMSS, Réjean Hébert, lors d'un point de presse la semaine dernière.

"Il y avait quatre facultés de médecine en Haïti. Aujourd'hui, il n'en resterait plus qu'une (celle de l'Universite Note-dame). Et dans un des  bâtiments detruits (faculte de l'Etat), toute une promotion a été tuée quand le toit s'est effondré sur les étudiants pendant un cours", a fait savoirle Dr Pierre Charron, professeur de médecine interne à l'UdeS.

Nouvelles du 10 mars 2010


La DGI a déjà repris plusieurs de ses services, mais les prévisions de recettes pour l'annéee 2009/2010 sont revues à la baisse

Port-au-Prince, le 10 mars 2010 – (AHP) – Le directeur général adjoint de la DGI (Direction Générale des Impôts), Robert Joseph a indiqué mercredi que les  recettes de l’institution pour l’année fiscale 2009-2010 vont être considérablement réduites par rapport aux prévisions,  suite au séisme dévastateur du 12 janvier.

Prévues initialement à environ 13 milliards de gourdes en raison entre autres de la bonne année fiscale 2009-2010, les prévisions pourraient difficilement atteindre le tiers de ce montant, a fait savoir M. Joseph.

Ce sont des prévisions qui vont être recalculées en fonction de la conjoncture actuelle, a-t-il encore dit, rappelant que l’aide humanitaire dont bénéficie le pays depuis la catastrophe du 12 janvier a des effets négatifs sur le commerce, la production et l’importation, d’où une baisse des recettes fiscales.

Il a souligné que la tendance de la reprise des activités économiques sera un élément important dans le calcul de ces prévisions.

Pour ce qui est du fonctionnement de l’institution, amputée d’une bonne partie de ses cadres dont son directeur général, Frantz Richard  et son directeur des opérations, Murray Lustin Junior,  le directeur général adjoint a donné la garantie que la structure de la DGI est organisée de manière à assurer la continuité des services en cas d’absence.

Robert Joseph a indiqué qu’actuellement et dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les bureaux de Carrefour, de la Croix-des-Bouquets et de Pétion-Ville offrent les services de base aux contribuables.

Au nombre de ces service, M. Joseph cite les demandes de plaques d’immatriculation et les droits de passeport. Entre le 1er février et le 5 mars, 12 mille livrets de passeport ont été délivrés aux contribuables, a fait savoir Robert Joseph.

Il a indiqué que certains services mettront plusieurs mois pour reprendre. Il a cité par exemple la vérification des entreprises en raison entre autres, de l’effondrement de leurs locaux.

Cependant, les entreprises dont les locaux ne sont pas endommagés et qui continuent à fonctionner, feront l’objet d’une vérification interne au niveau de la DGI, a ajouté M. Joseph.

Le service des impôts locatifs va reprendre bientôt alors que la date du 5 avril a été retenue pour la reprise des services d’accueil qui, généralement reçoivent le flot des contribuables.

Haïti/reconstruction: séance de travail à Port-au-Prince en vue  de la préparation de 3 document à soumettre à la conférence des donateurs des 16 et 17 Mars à Santo Domingo


Port-au-Prince, le 10 mars 2010 – (AHP) – Deux  missions techniques haïtienne et dominicaine et une délégation de la Banque Mondiale se sont réunis mardi à Port-au-Prince afin de faire avancer les préparatifs de la conférence internationale des donateurs qui se tiendra la semaine prochaine, à Santo Domingo, afin de discuter de la reconstruction d’Haïti.
 
Cette rencontre de travail qui s’est déroulée à l’hôtel Caribe était l’occasion pour les participants de discuter de thèmes fondamentaux qui seront inscrits dans 3 documents de base que le gouvernement haïtien présentera les 16 et 17 Mars, à Santo Domingo à la communauté internationale pour évaluation. Ils  comprendront un état  des lieux préliminaire  des dégats causés par le séisme et un draft de l’aide dont a besoin Haïti pour sa reconstruction à court et à long terme.

Il sera justement question  à Santo Domingo de discuter d’un plan d’action en vue de la reconstruction d’Haïti, dans ds domaines divers dont l’infrastructure, l’éducation, la santé, l'environemnt et le renforcement des institutions.
 
La conférence des 16 et 17 Mars se tient en prélude au sommet du 31 mars à New York qui se tiendra sous les auspices des nations Unies. Ce sera l’occasion pour la communauté internationale d’annoncer  officiellement l’aide économique disponible pour la reconstruction d’Haïti, une aide  qui devrait osciller entre 3 et 14 milliads de dollars.
 
La délégation dominicaine arrivée en hélicoptère à Port-au-Prince et dirigée par Rosajilda Velez, directrice de l’unité de développement social et économique du ministère dominicain de l’économie et de la planification, etait composée entre autres de Mme  Inocencia Garcia, directeur de coopération bilatérale et  de deux  experts attachés à la direction de coopération, Ramon Perez Minaya et Ramon Flores .
 
La banque Mondiale était représentée par Michelle Kean, responsable pour la banque de la Caraïbe. Elle travaille pour le gouvernement dans l’organisation et la coordination de la conférence.


Tenue d'une conférence de 4 jours  à Miami sur la reconstruction d'Haïti à l'initiative de l’association des opérations inernationales de paix

Port-au-Prince, le 10 mars 2010 – (AHP) – Un sommet technique réunissant des agences du gouvernement américain et des contracteurs privés s’est ouvert mardi à Miami.
 
Ce sommet qui doit durer 4 jours,  réunit environ 140 personnalitees interessées à participer aux efforts de reconstruction d’Haïti.
 
L’idée de cette conférence est venue de Doug Brooks, président de l’association des opérations inernationales de paix (IPOA) qui, de retour d’Afghanistan où s’opèrent des travaux de reconstruction, s’est demandé pourquoi ne pas organiser une conférence sur la reconstruction d’Haïti qui vient d’être ravagée par un séisme.
 
L’organisation de cette énième conférence a été rapidement mise en place. "C’est exceptionnel a déclaré Brooks, expliquant qu’il a l’habitude de planifier des sommets qui requièrent au moins 6 mois mais dans le cas d’Haïti, les preparatifs n'ont duré que  3 semaines, s’est-il réjoui.

L’Association des Opérations Internationales de Paix  est un réseau de firmes privées qui opèrent dans les régions ravagées par la guerre et autres endroits saccagés.
 
Elle fonctionne sous contrat avec les gouvernements et aurait pour objectif de restaurer la sécurité et la stabilité.
 
Ses principaux membres sont des firmes spécialisées dans la logistique et qui seraient déjà à pied d’oeuvre en Haïti, travaillant dans la coordination de l’aide alimentaire aux côtés du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Rencontre Obama/Préval à Washington: le président Obama assure du soutien des Etas-Unis mais met en garde contre une nouvelle catastrophe; Préval remercie etdemande encore de l'aide pour la reconstruction

Washington le 10 mars 2010 – (AHP)- Le président Barack Obama a assuré une nouvelle fois mercredi le chef de l'Etat haïtien René Preval de l'engagement des Etas-Unis aux côtés de son pays qui vient d'être dévasté par un violent tremblement de terre, mais il a mis en garde contre une nouvelle catastrophe avec l'arrivée de la saison des pluies, alors que la plupart des sinistrés vivent toujours dans la rue.

Barack Obama a fait ces déclarations à l'issue d'un tête-à-tête avec le president Préval en visite à Washington où il a rencontré plusieurs autres hauts responsables dont la secretaire d'Etat Hillary Clinton

Le president americain qui s'est felicité de l'aide substantielle apportée par les Etats-Unis après la catastrophe qui a fait plus de 230.000 morts dont des ressortissants américains, a reconnu que la situation reste preoccupante et promis que son pays sera en première loge dans le cadre de la reconstruction.

Le président René Préval, est en effet à la recherche de plusieurs milliards de dolars (entre 3 et 14 miliards) pour la reconstruction ou la "refondation" de son pays dont plusieurs villes ont été  presque totalement  détruites.

M. Préval qui a adressé ses remerciements au président et au peuple américains pour leur grand dévouement, le  soutien "matériel" et "moral" apporté par les Etats-Unis à Haïti après le séisme, a insisté sur la nécessité que les fonds collectées pour la reconstruction soient gérés par une seule entité, alors que les promesses de dons devraient être rendues publiques dans moins de 3 semaines au cours de la conference des donateurs le 31 mars  au siège de l'Onu à New-Yor

Le président René Préval devait également rencontrer des membres du congrès en compagnie du président Obama. Une rencontre était egalement prevue avec des membres de la communaute haïtienne/américaine

Au cours de sa rencontre  mardi avec  la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, Préval avait abordé le dossier de sa succession. Il a promis des élections dans le meilleur délai sans toutefois fixer une date précise. Son mandat expire  le 7 février 2011.


Texte soumis par Jean Venel Casséus

Peace Dividend Trust (PDT) plaide pour la politique “Haïti en premier”


L’organisation Non Gouvernementale Peace Dividend Trust (PDT), établie en Haïti depuis juillet 2009, soutient la reconstruction d’Haïti en mettant en relation les offres de biens et services des entreprises haïtiennes avec les ONGs et institutions internationales  présentes à Port-au-Prince en demande.
 
Des milliards de dollars d’aide internationale seront bientôt dépensés pour supporter Haïti. L’expérience indique que moins de 10% seulement des budgets des projets-pays des missions internationales sont restés dans le marché local, la majeure partie des dépenses pour des biens et services sont importés. Ceci représente une perte d’opportunité majeure en termes d’appui à la croissance économique et la stabilité en Haïti par l’approvisionnement local.
 
Adopter l’Approche « Haïti en Premier»
 En Afghanistan, les bailleurs de fonds internationaux ont endossé une politique « Afghanistan en Premier », qui demande que la majorité de l’aide dépensée pour l’Afghanistan soit dépensée en Afghanistan et ce en utilisant le plus possible les fournisseurs locaux. Cette politique pourrait être un exemple à suivre pour les bailleurs de fonds en Haïti.
 
Une approche « Haïti en en Premier » aidera à transformer la tragédie actuelle en une opportunité d’appuyer une croissance durable et ce en canalisant des millions, sinon des milliards, de nouveaux investissements dans l’économie haïtienne.

L’approvisionnement Local est Essentiel
Il contribue au maintien de la paix et à la stabilité politique par la création d’emploi, la création de marché et l’augmentation de recettes fiscales. En outre,  l’approvisionnement local est un facteur multiplicateur de l’aide internationale, exemple : un bailleur peut dépenser 1M$ pour construire un hôpital avec des biens et services importés, et le produit total est un hôpital. Par contre, il peut utiliser des entreprises locales qui produiront des moyens de subsistance, paieront des impôts et renforceront le marché local. De plus, C’est un processus d’approvisionnement généralement plus rapide, plus efficace et avec une plus grande valeur ajoutée.
 
La recherche démontre qu’il y a un lien direct entre l’augmentation de l’achat local et l’augmentation du PIB dans des économies en crise et que cette politique de favoriser les achats locaux ne crée que de faibles distorsions dans l’économie du pays et que les bénéfices qui en résultent excèdent largement les inconvénients. C’est donc une approche qui mobilise les populations en leur redonnant le pouvoir économique et la dignité qui en résulte. Elle augmente la capacité des entreprises et des organisations nationales et contribue à la diversification de la chaine d’approvisionnement.
 
L’Action Rapide est Essentielle
Les systèmes politiques et approche générale pour la reconstruction qui seront utilisés dans les premiers six mois de l’intervention post-séisme détermineront le modus operendi des années qui vont suivre. Par conséquent, « Haïti en Premier » est nécessaire maintenant, et non plus tard, afin de pouvoir saisir cette opportunité de contribuer à la reconstruction d’Haïti.
 
Dans un article d’opinion le 14 janvier 2010 dans le Washington Post, Bill Clinton a dit : « Lorsque nous aurons déblayé les décombres, nous offrirons à Haïti un avenir plus prometteur en bâtissant un meilleur Haïti : avec des édifices plus solides ; des meilleures écoles, un système de santé; plus de fabrication, moins de déforestation; une agriculture plus durable et de l’énergie non polluante.
 
Qui a Donné son Aval à cette Approche?
L’approche d’approvisionnement local est validé la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, Les Opérations de Maintien de la Paix des Nations Unies (UNMIT & UNAMA), le Département pour le Développement International et Ministère de la Défense Britannique,  AusAID, Le Pentagone et le Département d’État américain, L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et le gagnant du prix Nobel de la Paix et Président de Timor-Leste, José Ramos-Horta.
 
Les bailleurs de fonds devraient endosser une politique « Haïti en Premier» qui permettrait de multiplier les dollars investis par l’aide internationale. C’est PLUS  que le développement du secteur privé, c’est une façon de contribuer à la paix sociale dans le pays, c’est mesurable et c’est un ratio coût/bénéfice positif.
 
Donc Achetez Local, Reconstruisez Haïti.

COMMUNIQUE DE PRESSE
 

Voilà  reçoit  de l’Association des Scouts d’Haïti une plaque Honneur et Mérite pour son engagement citoyen et social auprès de la communauté  après le séisme du 12 janvier


Port-au-Prince, le 10 mars 2010.- La compagnie Voilà a reçu, ce mercredi 10 mars  de l’Association Nationale des Scouts d'Haïti (ANSH)  une plaque Honneur et Mérite. Depuis le 12 janvier Voilà s’est engagée à accompagner un nombre important d’institutions et d’organisations humanitaires évoluant en Haïti notamment l’(ANSH) qui entreprend, quelques jours après la catastrophe, des travaux de nettoyage et de réhabilitation auprès des familles sinistrées lors du séisme du 12 janvier, sous la coordination des autorités compétentes. Dans le cadre de cet engagement, Voilà offre aux Scouts  les moyens de communication nécessaires, soit un total de 250 téléphones, ainsi qu’un soutien considérable à divers projets initiés par le mouvement.
 
Les Scouts d’Haïti, mouvement de jeunesse implanté, depuis 1940, (reconnue d’utilité publique par le pays en 1947) a le statut d’organisation non gouvernementale (ONG) du fait de son engagement dans le processus de développement du pays. Elle compte plus de 40.000 jeunes et cadres adultes bénévoles répartis à travers tout le pays. Elle fait partie de l’Organisation Mondiale du Mouvement Scout depuis 1946.
 
 « Nous prenons le parti de chaque jeune, pour qu'en tant qu'homme ou femme, il devienne un citoyen responsable, actif, créatif et solidaire et la compagnie Voilà qui nous supporte dans cette belle aventure est un atout majeur pour notre équipe a fait remarquer le Président de  l’Association Nationale des Scouts d'Haïti Mr. Emmanuel Saint Amour ».
 
Pour Mr. Robin Padberg Directeur General de la compagnie Voilà, « l’objectif de l’ANSH  qui est de développer d’une part, chez nos jeunes la prise de responsabilité dans des projets utiles à la communauté ; et le sens civique, d’autre part, rentre en droite ligne  avec la philosophie de la Fondation Voilà qui depuis sa création mobilise ses énergies pour donner un accompagnement adéquat à la jeunesse haïtienne à travers ses différents projets. Aujourd’hui, notre présence à coté de cette Association est un témoignage de notre volonté d’aider les jeunes les plus vulnérables à réaliser pleinement leur rêve. ».
 
Voilà est heureuse de s’associer à ce mouvement dont le but est de contribuer au développement des jeunes en les aidant à réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, en tant que personnes, citoyens responsables et  membres des communautés locales et  nationales.
 
À propos de Voilà
 
Voilà est un opérateur de télécommunications mobiles de pointe en Haïti, fournissant des services sans fil abordables et de haute qualité. Depuis ses débuts, il y a environ 10 ans, plus de 200 millions de dollars US ont été investis en Haïti

Nouvelles du 9 mars 2010


La PAPDA pessimiste quant aux retombées des différentes conférences sur la reconstruction d'Haïti

Port-au-Prince, le 9 mars 2010 – (AHP) – Le secrétaire exécutif de la Plateforme de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), Camille Charlmers s’est déclare mardi très pessimiste quant aux retombées positives des différentes réunions et conférences internationales organisées autour de la reconstruction d’Haïti.
 
Depuis le tremblement de terre du 12 janvier qui pourrait avoir fait  environ 300 000 morts, plusieurs conférences ont été organisées au Canada, au Mexique et en République Dominicaine entre autres pour poser la problématique de la reconstruction du pays.
 
Pour ce mois de mars, deux conférences sont prévues, la première se tiendra les 16 et 17 Mars en République Dominicaine et servira de base à  la 2ème qui aura lieu le 31 mars au siège des Nations-Unies  à New York, au cours de laquelle les pays donateurs devraient s’engager concrètement pour la reconstruction d’Haïti.
 
Selon le socio-économiste Camille Charlmers, ces différentes réunions qui devraient être des espaces  de décision sur Haïti sont généralement organisées en l’absence des forces vives du pays notamment les paysans haïtiens.
 
Ces modèles conférences ont accouché entre autres  par le passé du Cadre de Coopération Intérimaire (CCI) et du Document de Stratégie nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). Ces deux documents ont été des échecs, a-t-il dit.
 
C’est le même risque que l’on court avec les conférences du mois de mars, a ajoute, Camille Charlmers, appelant la population à ne plus accepter  ce qu'il appelle« les faux semblants » de la communauté internationale.

Selon Charlmes, les Haïtiens ont l'habitude des belles promesses sans lendemain 
 
Il a rappelé qu'à la conférence très médiatisée des donateurs d’avril 2009 à Washington, les responsables de plusieurs institutions internationales de financement dont la BID, la Banque Mondiale et l’Union Européenne s’étaient engagées  à hauteur de plus   de  400 millions    de dollars en faveur d’Haïti, alors qu’au 12 janvier 2010, seuls 72 millions ont réellement été débloqués, a-t-il déploré.

La reconstruction d'Haïti qui devrait durer plus d'une  dizaine d'années, devrait coûter entre 3 et 14 milliards de dollars. Mais 2 mois après le seisme, les sinistrés vivent encore dans des conditions d'extrême précarité. Et les Haïtiens ne peuvent pas continuer indéfiniment à dépendre de rations quotidiennes de riz , de pois et d'huile.

Pour beaucoup de gens , ce qu'il leur faut surtout, c'est du travail.


Une majorité de port-au-princiens soutient que la femme est l'égale de l'homme à tout point de vue et mérite davantage d'intégration


Port-au-Prince, le 9 mars 2010 – (AHP)-Une cinquantaine de port-au-Princiens interrogés sur le rôle des femmes dans la société haïtienne à l'occasion de la journée mondiale de la femme estiment qu'il ne peut  et ne doit plus y avoir de différence entre hommes  et femmes.

Pour un professionel du droit rencontré à l'entrée de son bureau, le temps est révolu où le mari  gardait son épouse à la maison, même quand certains hommes gardent  encore ce reflexe par jalousie ou par peur   que la conjointe ait la même influence au foyer et échappe à son contrôle.

Souvent les deux conjoints ont bénéficié de la même formation et ont appartenu à la même école, comment l'un peut-il aujourd'hui penser pouvoir asservir l'autre, s'est-il interogé, estimant que c'est parmi les plus démunis qui ont moins accès au marché au travail qu'un tel problème se pose avec le plus d'acuité.

Un commerçant sexagénaire  de Pétion-Ville interrogé, a fait savoir qu'il y a des annéees que son épouse tient son propre business après avoir travaillé pour différentes maisons de la place. " Quand on était jeunes, certains problèmes se posaient mais qu'on a toujours résolus, car l'important, c'est le dialogue, a-t-il souligné.

Plusieurs citoyens dans la trentaine interrogés aux abords des campements de fortune installés après le séisme du 12 janvier, ont admis qu'il y a encore des machistes qui ne veulent toujours rien savoir de l'indépendance des femmes, qui continuent d'infliger des sévices corporels et sexuels. L'un d'entre eux (Rodolphe) a fait état de plusieurs cas de violences passionnelles sous les tentes du champ-de -mars.

Il a cité le cas d'un individu dont la jeune conjointe a dû abandonner  un petit commerce de hot-dog, en raison de scènes de jalousie

Un étudiant de l'Ecole normale a évoqué pour sa part le cas d'un collègue qui a forcé sa conjointe à abandonner son poste à l'ONA, parce qu'il ne travaillait pas et courait le risque, croit-il, de se faire évincer.

"Mais, la tendance à maintenir les femmes en coupe réglée est à la baisse. On les retrouve (peut-être pas assez) dans toutes les sphères d'activités notamment dans les milieux gouvernemental et parlementaire,  même si dans certains milieux, la coutume qui veut qu'une femme même professionnelle doive avoir un oeil sur la cuisine et la bonne tenue de la maison, reste vivante, a estimé Rodolphe
 
De nombreux autres  citoyens, tous secteurs sociaux confondus, affirment que dans une société en pleine mutation,  il est anormal que les femmes restent uniquement à la maison à s’occuper du foyer et des enfants. D'autres ajoutent, que compte tenu des graves problèmes économiques, une seule enveloppe ne peut plus suffire à la fin du mois, même dans les foyers où les hommes occupent des postes importants.
 
D'autres hommes encore croient qu'aujourd’hui plus que jamais, Haïti a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour la remettre sur pied, pour la reconsruire, après  la dévastation du 12 janvier.

" Les femmes ont leur rôle à jouer dans la reconstruction, a lancé un employé du Centre national des équipements (CNE), qui désignent les dynamiques femmes qui pilotent les gros engins du CNE.

Tout ce que peut faire un homme, une femme peut le faire aussi et souvent mieux, a-t-il dit.

Plusieurs autres citoyens interrogés ont appelé à la dénonciation des hommes "de bien" qui se rendent pourtant coupables de violences et se comportent  en  de véritables étalons, à quelque secteur social qu'ils appartiennent.

Cerémonie au siège de l'ONU à New-York en hommage aux 101 victimes onusiennes du du séisme du 12 janvier en Haïti

New-York, le 9 mars 2010 – (AHP) – L »organisation des Nations Unies (ONU) a rendu mardi un vibrant hommage aux 101 employés décédés dans le séisme du 12 janvier en Haïti.
 
La cérémonie a été organisée au siège de l’ONU à New York. Parmi ces 101 employés civils, militaires et de police des Nations Unies décédés dans cette catastrophe, figure le tunisien Hédi Annabi, qui était le chef civil de la Mission des nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (MINUSTAH).
 
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a déclaré que les personnes décédées partageaient toutes une conviction commune qui est celle de voir un meilleur avenir pour les Haïtiens et la décision commune de les aider à le construire.
 
Ils étaient notre famille, a-t-il ajouté.
 
Exprimant sa gratitude envers les familles des disparus, Ban Ki-Moon a affirmé qu’aux nations Unies, on ne pourra jamais oublier le dernier courriel, la dernière conversation, le dernier repas, le dernier au revoir ».

« Au Nations Unies nous ne partageons pas simplement un bureau ; nous partageons une passion pour un monde meilleur », a dit le Secrétaire général. « Les tremblements de terre sont une force de la nature mais les gens font bouger le monde », a-t-il ajouté.


Le président de l’Assemblée Générale de l’ONU, Ali Treki ainsi que le représentant permanent d’Haïti auprès des nations Unies, Léo Mérorès ont également pris part à cette cérémonie.

Le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Ali Treki, a  rendu hommage aux « 101 frères et sœurs » décédés et salué « leur sacrifice au service du peuple haïtien et de la cause de la paix ».

« Au-delà d'une réponse ponctuelle aux besoins immédiats, le défi ultime pour Haïti est de s'engager pleinement dans la voie du développement durable, a dit M. Treki. « Je crois que l'une des façons de rendre hommage à leur service et à leur sacrifice est de démontrer notre détermination à continuer d'aider Haïti et son peuple », a-t-il ajouté.

Les participants à la la cerémonie réunis dans la salle du Conseil de tutelle ont ensuite observé une minute de silence. Puis, les noms des 101 victimes dont le journaliste haïtien Riquet Michel, ont été lus, accompagnés de leurs photos projetées sur un écran géant.

Le Représentant permanent du Cap-Vert auprès des Nations Unies, Antonio Petro Monteiro Lima, a lu un poème intitulé « Haïti chérie » et Emeline Michel, célèbre chanteuse haïtienne, a chanté en l'honneur des employés décédés.



Une mission de la Croix Rouge Dominicaine  en Haïti se plaint du blocage à la frontière de plusieurs de ses camions qui contiendraient des équipements et du matériel: les autorités douanières haïtiennes réaffirment qu'il n'y a jamais eu de taxes sur l'aide humanitaire destinée au peuple haïtien


Port-au-Prince, le 9 mars 2010 – (AHP) –
La mission de la Croix Rouge Dominicaine, présente en Haïti depuis la catastrophe du 12 janvier et qui s’est installée à la Sonapi (Société Nationale de Parcs Industriels) se félicite de ses réalisations dans le pays.
 
Son numéro 2 en Haïti, le Dr Angel Rosario  affirme que la mission a prodigué des soins à environ 2800 blessés et traité plus de 5 mille cas de malaria. Des médicaments ont également été distribués à presque tous les hôpitaux de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, a-t-il ajouté.
 
Le Dr Rosario a indiqué que la Mission dispose de médecins qualifiés et du matériel nécessaire à la mise en place d’un hôpital mobile avec salles d’opérations et se dit ouvert à une étroite collaboration avec le gouvernement haïtien de manière à soigner le plus grand nombre possible de malades.
 
Pour sa part, le chef de cette mission de la croix rouge dominicaine, Carlos Gomez a indiqué qu’actuellement les missionnaires travaillent dans des conditions extrêmement difficiles sous des tentes et sont épuisés après quelques heures de travail alors que plusieurs camions de matériels et d’équipement de la croix rouge seraient bloqués, selon lui, à la douane.

Si cette situation persiste,  nous serons obligés de déménager vers Ganthier où nous disposons d’un espace  plus adéquat, a-t-il encore  dit.

M. Gomez  a accusé les autorités douanières d'avoir exigé le paiement de taxes pour faciliter le dédouanement de leur matériel. Il a  également accusé des hommes d'affaires haïtiens  qui auraient proposé de vendre des médicament à la mission d'être derrière la situation qu'il dénonce.

Les autorites douanières haïtiennes ont rejeté  à plusieurs reprises ces derniers jours  les "allégations" selon lesquelles la douane ferait payer des taxes  pour l'entrée de l'aide humanitaire. Il n'y a pas jamais eu de taxes à payer pour l'aide destinée à la population haïtienne. Ce genre de déclarations cachent d'autres objectifs, ont fait savoir  les autorités douanières, soulignant  que beaucoup de gens dépassent les limites sous le couvert de l'aide humanitaire.

"L'aide humanitaire n'a jamais été et n'est pas taxée, ont-elles souligné,  assurant dans le même temps que la douane sera vigilante pour empêcher des activités de contrebande le long de la frontière avec la République Dominicaine.

Le Dr Gomez affirme aussi  être au courant des activites  de contrebande, mais a juré que les camions de sa mission ne contiennent que de l’aide humanitaire.

La mission humanitaire ne doit pas payer les conséquences des actions malhonnêtes d’autres individus, a-t-il dit

Séance de formation et d'appui psychologique  à l’intention  des journalistes qui assurent la couverture de l’actualité post-séisme
Port-au-Prince, le 9 mars 2010 – (AHP) – Le Centre de Communication sur le Sida et la Santé (CECOSIDA), en partenariat avecle DART Center for Journalism and Trauma de la Columbia University et le Centre psycho-traumatique d'Haïti (URAMEL), a organisé mardi une séance de formation à l’intention d’un groupe de journalistes qui assurent la couverture de l’actualité post-séisme.
 
La responsable des opérations de CECOSIDA, Sœurette Polycard, a indiqué que ce programme d'appui psychologique et de support post-traumatique au bénéfice des journalistes et des responsables de médias a été conçu pour aider les professionnels de la presse à mieux vivre leur traumatisme après le tremblement de terre.
 
Les journalistes sont parmi ceux qui ont été les premiers sur le terrain après le séisme et qui onts  vécu des moment difficiles, a fait savoir Mme Polycard.
 
Cette session sur le traumatisme leur permettra d’extérioriser leurs problèmes et à transcender leurs difficultés pour faire leur travail d’information et d’éducation auprès de la population.
 
La Directrice Générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), Mme Irina Bokava, en visite dans le pays et qui intervenait en marge de cette session  a fait savoir que l’Unesco accorde son appui à la réalisation de ce programme.
 
Il estime important que les journalistes jouent pleinement leur rôle dans la reconstruction du pays.

Le Ministre de l’Education Nationale promet pour bientôt la reprise des activites scolaires à Port-au-Prince sans fixer de date 
Port-au-Prince, le 9 mars 2010 – (AHP) – Le Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, Joël Desrosiers Jean Pierre, a réaffirmé mardi, sa volonté de favoriser la reprise des activités scolaires dans les meilleurs délais.

Les activités scolaires qui n'avaient pas encore repris leur allant après les fêtes de fin d'année, sont paralysées depuis le séisme du 12 janvier qui a  detruit près de 90% des écoles de Port-au-Prince
 
S’il est vrai qu’aucune date n’est retenue pour la reprise des classes, celle-ci devrait se faire dans un proche avenir, a indiqué M. Jean Pierre.
 
Il a fait savoir qu’actuellement les espaces qui abritaient des écoles sont en train d’être déblayés et que le ministère va sous peu alimenter en matériel et équipements ces espaces pour une reprise des activités scolaires.
 
La reprise se fera de manière progressive. Nous privilégions des structures provisoires, mais si un bâtiment scolaire n’est pas fissuré et peut accueillir des élèves nous envisageons d’y faire fonctionner des classes, a-t-il dit.
 
La directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), Mme Irina Bokava, qui effectue sa première visite dans le pays  a fait savoir pour sa part que l’éducation et l’assistance psychologique aux enseignants sont parmi les priorités de l’organisation qu’elle dirige.
 
Elle a indiqué que le but de sa visite en Haïti est  d’évaluer la situation post-séisme et voir comment l’UNESCO peut aider le pays à se relever.

Nouvelles du 8 mars 2010


La Digicel annonce un programme de construction de villages pour les sinisrés du séisme: un projet pilote de 125 maisons  devrait démarrer le le 25 mars


Port-au-Prince, le 8 mars 2010 – (AHP) – Le directeur général de la compagnie de téléphonie mobile, Maarteen Boute, a annoncé lundi  un plan de construction de  villages pour loger des milliers  de familles sinistrées après le  le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010.

Des architectes haitiens et etrangers commencent à travailer sur des concepts de villages et de communautés pour la construrction d'une Haïti meilleure que ce qui existait, avec avec   des matériaux durables.

Un  projet/pilote devrait demarrer  à la fin du   mois de mars et devrait coûter 1 million de dollars américains à la Digicel , a fait savoir M. Boute, informant que la  Digicel est presentement à  la recherche d'un terrain d'un hectare pour ce premier projet, avec des concepts  d'abris temporaires, semi-temporaires et  maisons permanentes

Le premier site devrait comprendre   125 habitations, mais le nombre de maisons pourrait aller jusqu'à 3000.


Maarteen Boute a aussi annoncé l'arrivée prochaine  à Port-au-Prince de 19.000 tentes pour aider à très court terme avant la saison pluvieuse et le début de la construction des premiers abris.

La Digicel travaille sur un ensemble d'autres projets dont réhabilitation du marché en fer qui devrait être prêt pour janvier 2011

Le directeur général  a profité de la journée mondiale  de la femme pour saluer la solidarité dont les femmes ont fait preuve au cours de la catastrophe  et a exprimé le souhait que cette solidarité demeure dans le cadre des efforts en cours pour la reconstruction du pays.

La presidente de la  Fondation Digicel Josepha Gauthier qui a également salué la dynamique ds femmes au moment du tremblement de terre les a invité à se concentrer encore davantage sur l'éducation des enfants parce c'est souvent c'est la meconaissance de certains domaines qui est à la base de nombreux malheurs.

Saluant la mémoire des femmes disparues au cours du séisme, elle  a formulé le souhait que la célébraton de la journée de la femme en  2011 trouve un pays  qui donne l'espoir et l'envie de vivre.

La gouverneure générale du Canada assure les Haïtiens qu'ils ne sont pas seuls après le séisme et apporte un soutien marqué aux femmes


Port-au-Prince, le 8 mars 2010 – (AHP) –
La gouverneur générale du Canada, Michaelle Jean, a assuré lundi les Haïtiens du support de son pays dans la reconstruction d’Haïti frappée le 12 janvier par un séisme devastateur qui a fait plus de 200.000 morts et jeté plus d'un million de personnes dans la rue.

La gouverneure générale qui est haïtiene d'origine, effectuait sa première visite en Haïti, depuis la catastrophe.

Nous sommes ici pour dire aux Haïtiens et aux Haïtiennes qu’ils ne sont pas seuls, a affirmé Michaelle Jean qui affirme que le Canada est
 déterminé à accompagner les efforts entrepris en Haïti et à appuyer le plan que les Haïtiens se donneront dans le cadre  de la reconstruction de leur pays.

"Nous sommes venus d’abord pour constater et ensuite pour appuyer. Le pays est dans la souffrance." Je viens de traverser la ville (Port-au-Prince) et j'ai touché l'ampleur de la catastrophe, après l'avoir vue  à la télévision", s'est émue Michaelle Jean
 
Après être reçue par le chef de l’Etat sur la pelouse du palais presidentiel dont une bonne partie s'est effondrée le 12 janvier. Mme Jean s’est rendue au Ministère à la Condition Féminine et aux droits des femmes où une ceremonie était organisée à l'occasion de la journée internationale de la femme.
 
Elle en a profité pour saluer la mémoire des militantes féministes décédées au cours du seisme. Je joins ma voix à celle de toutes les haïtiennes et tous les haïtiens dans la peine pour saluer la mémoire des disparues dont certaines étaient mes amies ou avaient de bonnes relations avec le Canada.

Parmi les militantes et professionnelles tuée au cours du séisme figurent Magalie Marcelin,  Myriam Merlet, Anne-Marie Coriolan, Myrna Narcisse et Gina Porcena.
 
Plaidant en faveur du respect de la dignité humaine, la gouverneure génerale aappelé à la poursuite des efforts déployés par ces femmes dans ce domaine, tout en saluant leur mémoire

Elle s'est égalementdéclarée solidaire de toutes les demarches deployées par les femmes après le séisme

"Ce sont les femmes qui subissent toutes les humiliations et qui sont victimes de violences et d'abus sexuels. Et pourtant, dans ces moments de crise, ce sont elles qui portent tout le fardeau, car ce sont elles qui portent l'avenir du pays dans leurs entrailles, a lancé Michaelle Jean, soulignant l'indispensabilité de la participation des femmes dans la reconstruction du pays. Sinon, la reconstruction échouera , a-t-elle prévenu.


Le gouvernement français n’accorde pas de bourses d’études aux étudiants du premier cycle universitaire, selon le chargé de communication de l’ambassade de France en Haïti


Port-au-Prince, le 8 mars 2010 – (AHP) –
Le chargé de communication de l’ambassade de France en Haïti, Alain Lafargue a rappelé lundi aux étudiants haïtiens désireux de faire des études en France que le gouvernement français n’accorde pas de bourses d’études aux étudiants du premier cycle universitaire.
 
Les bourses du gouvernement concernent uniquement des étudiants inscrits aux programmes de Master ou de Doctorat. Ceux-ci peuvent remettre leurs dossiers aux Recteurs de leurs universités qui, par la suite, se chargeront de l’acheminer à l’ambassade.
 
700 étudiants et universitaires haïtiens, dont 200 dans l’immédiat et 500 à la rentrée 2010, bénéficieront de facilités d’accueil dans le réseau des universités françaises des Antilles et de la Guyane. L’annonce avait été faite à l’occasion de la visite officielle  du président Nicolas Sarkozy en Haïti le mois dernier.
 
Cependant, depuis quelques jours, des jeunes haïtiens défilent devant l’ambassade de France à Port-au-Prince pour déposer leurs dossiers de candidature. Ils sont en général soit admis au premier cycle universitaire soit ils l’ont déjà entamé.
 
Après le séisme du 12 janvier qui a détruit un grand nombre de centres universitaires du pays nous envisageons notre avenir avec plus d’incertitude qu’autrefois, disent certains d’entre eux et d’ajouter que partir étudier à l’étranger leur ferait à eux et au pays, le plus grand bien.
 
M. Lafargue a invité les étudiants haïtiens à ne pas confondre les possibilités ou facilités d’inscription aux bourses d’études offertes par le gouvernement français qui, rappelle-t-il, concerne uniquement des étudiants inscrits à des programmes de Master et de Doctorat.

Les demandes d’inscription en premier cycle (« Bac 2 » minimum) s’effectuent en complétant en ligne soit une « demande d’admission préalable » (DAP), soit une demande d’admission « Postbac », a fait savoir Alain Lafargue.

Il a indiqué que les ressortissants haïtiens doivent utiliser un formulaire papier (« formulaire blanc ») accessible sur le site http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr.
La version imprimée sera par la suite déposée à l’ambassade de France accompagnée des pièces justificatives. La campagne d’inscription a été prolongée à titre exceptionnel jusqu’au 31 mars 2010. Les dossiers complets devront être déposés à l’ambassade au plus tard le 24 mars 2010, a indiqué M. Lafargue.



Nouvelles du 2 mars 2010

Haïti/politique: échec de la séance de présentation du rapport de la commission affaires politiques du Sénat autour  de la gestion du pays et du mode de gouvernement qui doit diriger le pays jusqu'aux prochaines élections


Port-au-Prince, 2 mars 2010- (AHP) –
Le rapport de la commission affaires politiques du Sénat autour des différents points de vue recueillis de secteurs divers du pays sur la gestion des affaires par l'équipe gouvernementale n'a pu être presenté ce mardi à l'assemblée du Sénat, en raison de l'absence d'un nombre important de sénateurs.

Plusieurs senateurs participaient au même moment à une rencontre  avec le ministre de l'Education nationale autour du dossier de la réouverture ds classes et des mesures qu'il convient d'adopter.

Lors d'une rencontre lundi entre la commission et les représentants des différents secteurs consultés, dont la societé civile, les étudiants, le secteur des affaires, plusieurs d'entre eux ont appelé au départ du gouvernement et son remplacement par un gouvernement de consensus, estimant qu'il  était inapte à faire face à la crise née du séisme dévastateur du 12 janvier, d'autres ont même reclamé le départ du chef de l'Etat.

Toutefois , la plupart des secteurs ont privilégié un replâtrage avec un renforcement de l'actuelle équipe gouvernementale pour la rendre plus crédible. Ils ont estimé risqué et dangereux la notion de la table rase.

Et c'est ce point de vue que le président de la Commission, Youry Latortue a promis de défendre devant l'assemblée des sénateurs  et lors d'une rencontre prévue avec le président René Préval.  Une position rejetée par plusieurs partresponsables de partis politiques dont dont Déjean Belizaire et Edgard Leblanc Fils ainsi que le responsable de l'Initiative de la Societé civile, Rosny Desroches, qui estiment la conclusion du rapport non conformes au debat.

Cependant le vice-président de la Commission, Jean Hector Anacacis, estime qu'aucun gouvernement de consensus n'a sa place dans ce contexte, puisqu'il y a un president constitutionnel au pouvoir et un gouvernement ratifié par le parlement.

Je comprends qu'on puisse chercher un compromis avec le départ en mai prochain de la chambre des députés, mais nul ne peut réclamer le le renvoi d'un gouvernement constitutionnel.

Cependant, plusieurs chefs d'Etat et gouvernements ont été forcés au départ en Haïti avec l'aval de secteurs divers bien que bien qu'ils soient arivés au povoir par la voie des urnes. Et ls presidents de facto ont souvent souvent beneficié plus facilement et davantage de marges de manoeuvres et de support économique de la communauté internationale, comme après février 2004.

La séance avortée au Sénat ce mardi avait à prendre acte du travail des parlementaires, selon le sénateur Jean Hector Anacacis et non à valider le rapport de la commission.

Le senateur Evalières Beauplan a pour sa part taxé de marronage politique l'absence d'un groupe de senateurs. Le contenu du rapport qui devait être mis au débat concerne l'ensemble de la nation, l'avenir du pays et particulièrement le dossier de la reconstruction, a souligné le parlementaire du Nord-Ouest qui réclame la condamnation publique ds pratiques de maronnage.

Le  sénayteur Anacacis a insisté pour sa part sur la nécessité d'organiser des élections pour l'installation du remplaçant du président Préval à la mi-mai 2011. Un vide constitutionnel pourrait créer une catastrophe vu la façon de rágir des secteurs politiques, a prévenu le sénateur Anacacis.

Mais beaucoup de secteurs insistent sur la nécessité d'un remaniement profond dans l'actuel conseil électoral provisoire jugé partial et dépourvu de  crédibilité

Le directeur général des Douanes affirme qu'il n'y a aucun délai dans le dédouanement de l'aide humanitaire mais prévient que la contrebande ne sera pas tolerée sous couvert de l'aide humanitaire
Port-au-Prince, 2 mars 2010- (AHP) – Le directeur général des Douanes, Jean Jacques Valentin, a dénoncé mardi l’attitude de certaines personnalités et même de certains médias étrangers qui tentent de faire croire  que l’administration des douanes haïtiennes serait en train de taxer l’aide humanitaire arrivée dans le pays depuis le séisme du 12 janvier.

Il qualifié ces allégations de  propagande de pur vagabondage, rappelant que même avant la catastrophe du 12 janvier, l’aide humanitaire n’avait été l’objet d’aucune taxe en Haïti.

Nous donnons toutes les facilités et il n'y a aucun délai dans le dédouanement  de l’aide internationale destinée au peuple haïtien, a souligné le directeur général des Douanes, précisant toutefois  que la douane ne tolèrera aucune pratique de contrebande sous couvert de l'aide humanitaire.

Il est anormal de laisser des individus profiter du couvert humanitaire pour se livrer à la contrebande, a martelé Jean jacques Valentin qui rappelle que dans les premiers jours ayant suivi le drame du 12 janvier, les frontières maritimes et terrestres du pays étaient pratiquement libres.

"Aux Cayes, à Jacmel et à Jérémie, des avions arrivaient librement".

 Aujourd’hui parce que nous sommes en train de remettre de l’ordre dans le secteur, ils font de la propagande pour dire que nous taxons l’aide humanitaire, c'est faux et archi faux, a lancé M. Valentin, rappelant que la situation que vit le pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier ne signifie nullement la démission de la douane.

"Mon administration est déterminée à combattre la contrebande et la fraude, à  lutter contre les trafics illicites, protéger les recettes de l’Etat et la production nationale et participer à la sécurité publique du pays.

Récemment, un vehicule contenant du matériel informatique dissimulé sous des caisses  d’eau a été saisi à Malpasse. Le conducteur, un citoyen dominicain, a réussi à s’échapper mais la douane a confisqué le matériel saisi pour les suites nécessaires, a-t-il dit.

Des tentatives de contrebande de farine ont également avorté grâce à la vigilance des agents douaniers, a-t-il encore fait savoir

Toutefois, M. Valentin a précisé  que les efforts de la douane seront vains si elle ne bénéficie pas du support des autres institutions étatiques dans le cadre de la lutte contre la contrebande. "Il y a 380 kilomètres de frontières avec la République Dominicaine et 1500 kilomètres de côtes que seule la douane ne peut arriver à contrôler, a prévenu Jean Jacques Valentin.

M. Valentin a, par ailleurs, plaidé en faveur d’une réorganisation de l’aide alimentaire pour éviter une baisse du niveau des recettes de l’Etat, faisant savoir  qu’une bonne partie des recettes douanières proviennent des produits alimentaires.

Pour le mois de janvier, la douane a collecté seulement 417 millions de gourdes;  6 millions de gourdes en février,  alors que les recttes étaient de   2 milliards de gourdes en décembre 2009, selon le directeur général des douanes.

Les recettes douanières représentent 65% des recettes de l'Etat.
AHP 2:25 PM, 2 mars 2010

La militante dominico-haïtienne des droits de l'homme selectionnée par le département d'Etat américain pour recevoir le prix courage et leadership dans la lutte pour la justice sociale


Port-au-Prince, 2 mars 2010- (AHP) –
L'activiste et militante dominico-haïtienne des droits de l'homme, Sonia Piere a eté selectionnée pour recevoir le prix courage et  leadership dans la lutte pour la justice sociale et en faveur des droits humains pour le rôle joué dans la defense des droits des immigrants haïtiens en Repblique dominicaine.

Ce prix sera décerné par le gouvernement américain aux femmes qui se sont distinguées dans la défense des droits humains, informe le département d'Etat americain dans un commuiqué.

La secretaire d'Etat Hillary Clinton remettra ce prix à une dizaine de femmes dont Sonia Pierre qui s'est distinguée dans la lutte contre la discrimination sociale à l'encontre des ressortissants haïtiens.

La cérémonie se déroulera le 10 mars prochain, au sièger du département d'Etat  à Washington.

Sonia Pierre est la fondatrice du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (MUDHA) qui defend le droit des descendants d'haïtiens en Republique dominicaine d'avoir accès aux soins de santé, à l'éducation, au logement et à un travail décent.

Nouvelles du 1er mars 2010


Le représentant d'Haïti auprès de la BID banalise les appels à la mise sous tutelle d'Haïti: Erick Pierre se prononce également sur un ensemble d'autres dossiers dont ceux de la reconstruction et des abris provisoires

Port-au-Prince, 1er mars 2010- (AHP)- Le représentant d'Haïti auprès de la BID, Erick Pierre a rejeté lundi ce qu'il appelle l'opinion minoritaire selon laquelle Haïti devrait être mise sous tutelle suite au tremblement de terre meurtrier  du 12 janvier.

Il y a certes, a-t-il dit, plusieurs scénarios qui ont été presentés pour tenter de faire croire  qu'Haïti n'est pas capable de s'autogérer, il y a eu même des groupes d'haïtiens qui  ont  écrit à l'ONU pour demander  que  la comunauté internationale  prennent le contrôle d'Haïti.

"Moi je crois qu'il y a très peu d'Haïtiens qui souhaiteraient que leur pays tombe sous la tutelle internationale", a déclaré M. Pierre qui croit toutefois qu'un citoyen qui devient président ou ministre doit avoir de la vision, une capacité  d'action et un certain leadership pour poser les problèmes et permettre de trouver des pistes de solution.

Cela dit, a-t-il ajouté, quand il y a une crise d'une telle envergure, elle dépasse les seules  limites d'un gouvernement et de ses conseillers.

Le représentant d'Haïti auprès de la BID a salué la solidarité manifestée par les Haïtiens après la catastrophe. "Malgré la diligence des experts étrangers, ce sont les haïtiens presque  les mains nues qui ont éte les premiers à sauver leurs frèers et soeurs enfouis sous les decombres.

"Cette manifestation prouve que ce sont les haïtiens qui connaissent les problèmes des Haïtiens et qui peuvent les premiers relever les défis d'Haïti", a dit Erick Pierre.

Il a a appelé à la'adoption de mesures fermes pour empêcher  les constructions anarchiques qui ont été la principale cause des centaines de miliers de morts du 12 janvier. "La reconstruction d'Haïti doit d'abord passer par la réhabilitation des villes de province avec notamment de bonnes écoles, de bonnes universites, hôpitaux, ports, aéroports..., a-t-il insisté, souligant que la reconstruction ou la refondation commencera à partir du moment où l'on comprendra que  le Cap-haïtien, les cayes, Gonaïves, Jeremie ne peuvent pas rester dans leur situation actuelle mais doivent être dotées d'infrastructures adéquates pour que le pays cesse d'avoir une seule ville et que les haïtiens cessent d'affluer vers cette seule ville.

M. Pierre a invité aussi à une augmentation effective de la production nationale et appelé à décréter certaines régions du pays zones protégées.

Erick Pierre n'est pas totalement en faveur la construction des abris dans les quartiers où les victimes residaient, comme le veut le president René Préval. Une telle decision n'est valable que pour les propriétaires.

" Si la maison que vous occupiez avant le séismne ne vous appartenaitt pas, vous n'êtes plus résident de ce quartier, a relevé M. Pierre, faisant savoir que le propriétaire peut faire ce qu'il veut aujourd'hui de sa propriété. C'est donc une idée qui doit encore être fouillée, estime Erick Pierre

Le représentant d'Haïti  appelle également au respect de la proprieté privée. On demande par exemple la réóuverture des écoles , alors que de nombreuses ecoles sont encore occupées par des rescapés.

Il estime aussi que les autorités doivent prendre des disppsitions pour libérer certains espaces comme l'aire du palais national et  de la primature.

De nombreux autres secteurs estiment aussi que la présidence et le gouvernement  devraient avoir quitté longtemps déjà l'espace de Directionde la police judiciaire (DCPJ), prestige oblige.

Le bilan des intempéries dans le Sud d'Haïti s'alourdit à au moins 17 morts  et 10 disparus


Les Cayes, 1er mars 2010- (AHP)- Le bilan des inondations qui ont frappe le Sud du pays le week-end dernier est passé de 13 à 17 morts, alors que 10 personnes sont portées disparues.

Le plus grands nombres de morts (6) a été enregistrés dans la commune de Cavaillon, 5 à Saint-Louis du sud, 2 aux Cayes,  2 à Aquin et  2 à Saint-Jean du Sud.

Au moins 1 mort avait eté signalé pour la region des Nippes

La ville de Cavaillon compte également 3 disparus, Saint-Louis du Sud 4, Aquin 2 et Saint-Jean du Sud 1.

De nombreux dégâts ont été enregistrés dans les plantations de la plaine ds Cayes ainsi qu'à Cavaillon et Saint-Louis du Sud où des glissements de terrain ont été signalés.

Ces pertes en vies humaines et biens materiels sont enregistres, alors  que le pays tente difficilement de panser ses blessures près de 50 jours après le terrible séisme du 12 janvier qui pourait avoir fait 300.000 morts.

Michaëlle Jean attendue en Haïti  les 8 et 9 mars


OTTAWA, 1er mars 2010 - La gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean est attendue en Haïti  les 8 et 9 mars pour constater la situationj catastrophique causée par le puissant tremblemeent de terre qui a frappé le pays le 12 janvier et qui pourrait avoir fait quelque 300.000 morts.

Michaëlle Jean d'origine haïtienne projette de visiter les principales régions touchées par le seisme dont la capitale, Port-au-Prince, ainsi  que les villes de Leogâne et Jacmel avant de se rendre en visite officiele en republique dominicaine, autre pays de l'Ile d'Haïti

Le premier ministre du Canada se trouvait en Haïti pour une visite de 2 jours à la mi-fevrier.

Nouvelles du 28 février 2010


La nature se déchaîne en Haïti et dans le monde
: graves inondations dans le Sud d'Haïti au moins 11 morts et 5 disparus: plus de 700 morts dans un tremblemnent de terre au Chili, au moins 51 dans une tempête en France

Les Cayes, 28 février 2010- (AHP)- Les pluies ont cessé dimanche matin sur la ville des Cayes et la région mais le temps y reste maussade. La population elle ausi reste  sur le qui-vive suite aux dégâts provoqués la veille par de très fortes averses qui ont fait au moins 11 morts inondé une partie importante de la ville des Cayes.

2 personnes ont été tuées et 2 autres portées disparues aux Cayes, 4 morts et 2 disparus à Cavaillon, 4 morts à  Sain-Louis du Sud,  1 tué à Aquin et 1 disparu dans les Nippes, selon la Protection Civile.

 D'autres informations faisaient état de 5 morts dans le renversement d'un vehicule  non loin de la plage publique de Gelée,  alors que le député Guy Gerard Georges aurait affirmé avoir recensé 3 morts à Torbeck (15kms des Cayes)

Aux Cayes, de nombreuses maisons et des bâtiments publics dont le Commisariat de police des Gabions et l'Hôpital général, ont été envahis par les eaux de pluie et des rivières ayant laissé leur lit dont les rivières L'Islet et Madame Samedi.

Les pertes sont énormes au niveau de l'agriculture, le bétail et autres biens emportés des habitations, dans les deux grands-rues, la savane, 4 chemins, Charpentier et Bergeaud.

Un peu plus loin, la plupart des maisons sur la route du Sud entre Cavaillon et Saint-Louis du Sud, particulièrement à Solon et à Laporte ont éte inondées.

Samedi soir,  des engins du Centre national ds Equipements (CNE) et du Ministère des travaux publics ont pu  frayer un passage à ce niveau pour permettre aux véhicules bloqués de poursuivre leur route, mais la circulation reste toujours difficile en raison des éboulements et de  la boue.

Sur le tronçon Cayes/Camp-Perrin, les eaux de l'Etang Laborde qui avaient envahi la route samedi ont baissé et la circulation a pu reprendre. .

La population de la région se réjouit quand même que la Ravine du Sud ne soit pas entrée en crue.

Des rafales de pluies sont encore tombées samedi soir sur Port-au-Prince, mettant encore plus en difficulté les dizaines de milliers de rescapés des places publiques, privés de tentes et ne disposant toujours pas d'abris provisoires.

Il faut ajouter que la nature, s'est revoltée cette fin de semaine dans de nombreuses parties du monde: un tremblement de terre de 8.8 de magnitude, soit 50 fois plus fort que ce lui qui a dévasté Haïti, a causé la mort de plus de 700 personnes, et fait plus de 2 millions de sinistrés, un autre tremblement de terre de 7.0 a frappé le Japon provoquant des dizaines de milliers de déplacés, alors que la tempête Xynthia a fait au moins 45 morts en France et qu'un blizzard,  le troisième plus fort dans les annales de la météorologie newyorkaise a frappé New-York et le Nord-est des Etats-Unis, faisant au moins 1 mort.

Nouvelles 27 février 2010

Inondations aux Cayes et dans la région: la population apelle au secours


Les Cayes, 27 février 2010- (AHP)-Les pluies torrentielles qui s'abattent depuis vendredi sur la région des Cayes ont déjà inondé de nombreux quartiers et maisons  de la 3ème ville du pays qui avait été épargné par le tremblement de terre du 12 janvier.

C'est une situation catastrophique qui prévaut dans la métropole du sud particulièrement le bas de la ville et tout est paralysé, ont fait savoir des habitants joints au téléphone.

Le terrain  des Gabions qui reçoit les sinistrés de Port-au- Prince est inondé, alors que dans le même quartier, le délégué départemental cherche un endroit pour recevoir les prisonniers du Commissariat envahi par les eaux.

Les quartiers d'Idraulique, Charpentier et Bergeaud, 4 chemins, sont complètement sous les eaux et de nombreux habitants ont perdu  leurs biens.

Et si les averses se poursuivent,  le pont de l'Islet, à l'entrée des Cayes, pourrait bientôt être inondé..

De son côté, la Rivière Madame Samedi a envahi la centrale thermique de l'EDH dans la localité de Bourdette.

De même, plusieurs pylones électriques sont tombés dans le Centre-ville des Cayes, à Mersan et aussi à Saut-mathurine où se trouve la centrale hydro-électrique qui a été arrêtée tout comme la thermique, privant ainsi la population d'électricité

Du côté de Sainte-Véronique, Torbeck les habitanst ont évacué leurs habitations.

Les eaux de l'Etang Laborde avaient quitté leur lit samedi matin et coupé en deux  la route Cayes/Camp-Perrin, empêchant  ainsi tout trafic routier sur ce circuit.

Entre temps, les bus de la région des Cayes de retour de Port-au-Prince sont bloqués au niveau de Laporte (Cavaillon).

Si aucune perte en vie humaine n'a été signalée jusqu'ici , les habitants font état d'énormes pertes, au  niveau de leur bétail et d'autres biens.

Des pluies torrentielles s'abattent également sur toutes les régions de la côte sud et des Nippes

Un appel pressant est lancé  au Centre national des équipements (CNE)

L'ambasadeur de France en Haïti critique à Paris la gestion de la crise post-séisme: Didier Le Bret apelle l'ONU à "se mettre au service de l'administration haïtienne

Paris, 25 février 2010- (AHP)- L'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret a critiqué mercredi  la gestion de la crise née du tremblement de terre en haïti
Les Nations unies et les organisations non gouvernementales (ONG) n'ont pas su gérer l'urgence créée par le séisme du 12 janvier, a estiméM. Le Bret, lors d'une conférence organisée à Paris, estimant que  "s'il n'y avait pas eu un tel foisonnement de petites structures, on aurait pu sauver plus de vies et aider plus de gens".

 Pour l'ambassadeur de France, "la coordination onusienne a été très déficiente, alors qu'il aurait fallu une organisation et une discipline quasi militaires".
Le diplomate appelle l'ONU à "se mettre au service de l'administration haïtienne pour qu'il n'y ait pas de double commande". Et il demande aux ONG de "faire transiter l'aide par les entreprises et les institutions sociales haïtiennes pour irriguer le tissu économique local et éviter que le pays s'installe dans l'assistance humanitaire".

Pour beaucoup de secteurs, ces déclarations ainsi que celles faites récement  par le president Sarkozy lors de sa visite en Haïti, participe de la polémique entre les Etas-Unis et la France au sujet d'haïti.

Nicolas Sarkozy avait declaré  que la France ne veut pas d'une tutelle internationale sur Haïti et fait savoir que "même si la communauté internationale peut vous aider, mais le projet, c'est le vôtre"

En visite jeudi en Haïti, le president brésilien annonce un don de 100 millions de dollars et signe 2 accords


Port-au-Prince,
25 fevrier 2010- (AHP)- Le président du bresil Iniacio Lula da Silva a reafirmé jeudi l''engagement de sonpays à aider haïti à se remetre du tremblement de terre devastateur du 12 janvier qui a fait officielement plus de 220.000 morts et jeté plus d'un milion de rescapés dans la rue.

Il a fait ces déclarations dans le cadre d'une visite de quelques heures  en Haïti au cours  delaquelle il a annoncé un don de 100 millions de dollars dont une partie en appui au budget du pays

Le president du Brésil a demandé aux "pays amis d'Haïti' d'intervenir auprès du FMI pour lui demander d'annuler la dette d'Haïti. Il a assuré que toutes les actions  de son gouvernement en faveur d'Haïti suivront l'orientation du gouvernement haïtien.

Ce sont les ONG internationales qui reçoivent et gèrent l'aide humanitaire et autres dons faits à Haïti depuis le séisme.

De nombreuses voix souvent  issues  même du gouvernement pour denoncent la gestion des ONG qui n'auraient de compte à rendre à personne.

Le président haïtienRené Préval qui a salué la visite du chef de l'Etat brésilen, a fait savoir qu'elle témoigne de la volonté du Brésil d'aider haïti dans ces moments de grandes douleurs.

Le peuple haitien et son gouvernement  comptent beaucoup sur le support du Brésil pour la phase de reconsruction, a souligné René Préval.

Au début de sa visite, Iniacio Lula da Silva a fait un survol en hélicoptère de la capitale haïtienne pour constater les graves dégats et destructions causés par le cataclysme du 12 janvier.

Au cours de sa visite, le président Lula dont le pays compte le plus grand nombre de soldats au sein de la force onusienne présente en Haïti depuis mars 2004, a également signé 2 accords avec les autorites haïtiennes , l'un sur l'éducation et l'autre sur l'agriculture.
Le titulaire de l'Agriculture, Joanas Gué a souligné que l'accord concernant son ministère qui devrait démarrer sous peu, permettra de relancer l'agriculture familiale avec notamment la création de citernes pouvant  permettre le développement de  cette structure.

L'accord relatif à l'education porte sur le renforcement de la formation professionnelle et la reconstruction de locaux universitaires.
" Il s'agit d'un accord évalué à 4 millions de dollars americains, a indiqué le ministre de l'Education Joel Desrosiers Jean-Pierre.

Il a fait savoir que ce programme ne devrait pas tarder lui non plus à commencer . Joel Desrosiers Jean-Pierre en a profité pour anoncer l'ouverture prochaine ds classes dans les departements de l'Ouest et du Sud-est (frappes par le seisme).

" Si les elèves ne peuvent pas rester dans leur établissement, on cherchera d'autres endoits appropriés pour la reprise ds cours, a promis le ministre


Deux professionnels haïtiens kidnappés dans la région de Ouanaminthe remis en liberté contre le versement d'une rançon de 50.0000 dollars US


Fort-Liberté, 25 fevrier 2010- (AHP)-
Les  2 professionels haïtiens enlevés la semaine dernière par les membres d'un gang opérant à Juana Mendez et Fort-Liberte (nord) ont été relâches mardi par leurs ravisseurs contre le versement  d'une rançon de  50.000 dollars américains.

Le Directeur de la Caritas diocésaine de Fort-Liberte, l'agronome Dieudonné Deshommes et l'ingénieur chimiste Nènè Poisson qui resideà Santo-Domingo avaient été kidnapé le samedi 20 février à Ouanaminthe (nord) et leurs ravisseurs exigeaient une rançon de 50.0000 dollars pour chacun d'eux, soit un total de 100.000 dolars, sous peine de les exécuter.

La rançon de 50.000 dollars finalement versée a pu être obtenue grâce notamment a une collecte organisée dans la region de Fort-Liberté/Ouanaminthe où la population était renversée par ce double kidnapping.

Le lieu où les deux hommes étaient gardés en captivité n'est toujours pas connu.

L'enlèvement de Dieudonné Deshommes et  Nènè Poisson est survenu alors que les actes de kidnappings sont  réduits presqu'qu'à néant dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Port-au-Prince, le 24 février 2010 – (AHP) – Le directeur du Bureau des Mines et de l’Energie, l’ingénieur Dieuseul Anglade, a conseillé mercredi la population à ne pas s’affoler pendant les répliques puisque, a-t-il dit, il est tout à fait normal qu’il y ait des répliques après un tremblement de terre de forte magnitude.
 
Haïti a été frappé le 12 janvier par un séisme de magnitude 7.3 sur l’échelle de Richter et on estime à plus de 130 le nombre de répliques ayant suivi ce tremblement qui pourrait avoir fait plus de 300 000 morts.
 
Ces derniers jours, les répliques ont  suscité de l’affolement et des mouvements de panique parmi la population. Aux Irois, dans le département de la Grand Anse, une réplique de magnitude 4.7 a crée une grande frayeur parmi des élèves alors qu’ils se trouvaient encore à l’école. L’affolement qui a accompagné cette réplique à occasionné plusieurs blessés parmi les élèves et conduit au renvoi des classes dans cette commune.
 
L’ingénieur Anglade invite la population à se protéger sous une table ou sous une chaise pour se donner plus de chance de survie quand viennent les répliques. Tout affolement, dit-il, risque de causer plus de dégâts que la réplique elle-même, dit M. Anglade.
 
Il a indiqué que les répliques seront généralement de magnitude inférieure à celle du 12 janvier. Nous ne devons pas vivre dans la peur, car, il faut qu’l y ait des répliques, dit-il, ajoutant que la plus mauvaise solution serait de paniquer pendant ces répliques.
 
Pour ce qui est des sismomètres récemment installés dans trois régions du pays par le gouvernement, le directeur du bureau des mines a fait savoir qu’il n’a été au courant de cette information qu’à travers les médias alors que cela faisait très longtemps avant le séisme du 12 janvier que son administration demandait à l’Etat haïtien d’installer dans le pays des appareils pouvant mesurer la magnitude des séismes qui pourraient frapper le pays.
 
En ce qui a trait aux infirmations selon lesquelles, le séisme du 12 janvier pourrait relever ou confirmer la présence de pétrole dans le sous-sol haïtien, M. Anglade a fait savoir qu’il n’y a absolument aucun rapport entre ces deux  faits.
 
Toutefois il rappelle qu’après un séisme de grande magnitude il y a toujours une longue période de réplique, rappelle M. Anglade qui informe que nul ne peut déterminer avec exactitude le nombre de répliques qui peuvent suivre le séisme du 12 janvier.


Nouvelles du 22 février 2010

Les habitants de Port-au-Prince secoués par 2 secousses lundi matin: des élèves d'un lycée des Irois blessés alors qu'ils fuyaient les salles de classe

Port-au-Prince, le 22 février 2010 – (AHP)-  Les deux  secousses telluriques ressenties lundi à Port-au-Prince et dans d'autres  régions du pays sont venues raviver les moments dramatiques  vécus par  la population lors du séisme meurtrier du 12 janvier 2010 qui pourrait avoir  causé la mort de  300.000 personnes.

La première réplique de 4.7 degrés enregistrée vers 4:36AM a semé la panique parmi les rescapés des campements de fortune et ceux qui commencaient à regagner leurs maisons epargnées le 12 janvier. Tous ont éte réveillés en sursaut.

Et la 2ème réplique ressentie vers la fin de la matinée a achevé de mettre sur le qui-vive une population déjà confrontée à toutes sortes de dificultés.

Si des degats n'ont pas été rapportés à Port-au-Prince, plusieurs élèves ont été blessées dont certains grièvement  dans la commune des Irois (sud-ouest) .

Pris de peur au moment de la secousse, tous les élèves du lycée Saint-Matin de Porrès voulaient quitter en même temps les salles de classe. Ce qui a provoqué un grand cafouillage.

Des élèves sont alors tombés et piétinés par des camarades. Des démarches étaient en cours pour les transporter à l'Hôpital Saint-Antoine de Jérémie.

Haïti/séisme: Début de rapatriement des 2000 soldats canadiens déployés en Haïti
Montréal, 22 fevrier 2010- (AHP)- Les troupes canadiennes envoyées en Haïti pour apporter de l'aide humanitaire d'urgence après le séisme dévastateur du 12 janvier dernier auraient dejà commencé à rentrer dans leur pays.

Le navire militaire NCSM Halifax, qui se trouvait au large des côtes de Jacmel, a fait  voile samedi vers le  Canada, selon  le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, precisant que le retrait sera progressif.
Il a souligné qu'un  plan de transition concerté avec les autorités haïtiennes, l'ONU et les autres pays impliqués a été mis sur pied en ce sens.
Le canada avait deployé 2000 soldats en Haïti au lendemain de la catastrophe, avec pour mandat d'y rester entre 30 et 60 jours, selon ce qu'avait precisé le ministre de la Défense, Peter MacKay.

Par ailleurs, des avocats offrent gratuitement des consultations aux Haïtiens vivant au canada désireux de parrainer des membres de leur famille touchés par le séisme.

L'initiative a été lancée par l'Association du Barreau canadien et le Barreau du Québec.
Les consultations, offertes bénévolement par une trentaine d'avocats, sont fournies à la Maison d'Haïti, à Montréal.
Selon la presse canadiene, un volume important de demandes de parrainage est attendu, puisque des règles d'exception ont été annoncées le 3 février par la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James.

Ainsi, un Canadien d'origine haïtienne peut parrainer ses parents et grands-parents, son conjoint, ses enfants, peu importe l'âge, et ses frères et soeurs. Il doit toutefois accepter la responsabilité de la personne qu'il parraine.

Des sportifs et des artistes canates canadiens et québecois veulent egalement aporter leur pierre

Une  médaillée d'argent aux Jeux olympiques de Vancouver vend ses sous-vêtements en ligne notamment une culotte sur laquelle est inscrit le slogan «faites l'amour, pas la guerre».

Hannah Teter souhaite réunir ainsi 100 000 $US d'ici le mois de mai et annonce également qu'elle verserait tous ses gains récoltés à Vancouver aux rescapés du tremblement de terre du 12 janvier dernier.


Haïti/séisme: l'ONA  perd ou ne pourra bénéficier  d'au moins 81 millions  de gourdes  pour avoir cessé de payer sa police d'assurance


Port-au-Prince, le 22 février 2010 – (AHP)- L'office national d'assurance vieillesse (ONA) dont le siège social de Delmas s'est effondré lors du seisme  du 12 janvier 2010 ne pourra bénéficier  de 81 millions de gourdes pour n'avoir pas renouvellé sa police d'assurance arrivée à terme le  30 septemble dernier.

 L'ONA n'était pas pas couvert au moment du tremblement de terre, informe une source proche du syndicat de l'office national d'assurance viellesse.

La Compagnie qui assurait l'ONA, la AIC, avait décidé d'annuler la police d'assurance en octobre dernier à la suite de rencontres et de lettres adressées à la direction aministrative de l'ONA pour reclamer en vain de l'Institution qu'elle honore ses engagements, a fait savoir la source syndicale, estimant que la direction administrative de l'ONA n'a pu prendre seule une décision aussi énorme, sans avoir consulté au préalable la direction générale ou le directeur général qui seul a la compétence pour maintenir ou annuler une police d'assurance.

 Selon la source, une réunion se serait tenue sur le dossier la semaine dernière dans une succursale de l'ONA à Petion-Ville entre les principaux responsables de l'institution et les membres du syndicat dont certains croient que la AIC aurait été laissé tomber dans la perspective d'un contrat avec une autre  compagnie d'assurance. 

Entre temps, c'est l'Etat qui sort perdant avec cette décision abracadabrante, font-ils remarquer, appelant les autorités gouvernementales à intervenir pour faire la plus grande clarté sur ce dossier, car l'ONA, en tant que banque se devait d'être assuré.

Nouvelles du 18 février 2010
Haïti/séisme: Patrick Elie appelle au  maintien de l'élan de solidarité post-désastre et dénonce une tentative de "coup d'état sous couvert humanitaire"


Port-au-Prince, le 18 février 2010 – (AHP) –
Le militant des droits de l'homme Patrick Elie a appelé jeudi la population haïtienne à garder l’élan de solidarité qu’elle manifeste de manière remarquable depuis le séisme  devastateur du 12 janvier ayant la causé la mort de plus de 200.000 personnes.

Au couss de la soirée du 12 janvier et les jours suivants, c'est la  solidarité de la population qui a sauvé la vie de nmbreux citoyens pris au piège des décombres, alors que les agents de la MINUSTAH et de la police nationale étaient confrontés à leur propres drames.

Monsieur Elie estime que cette solidarité est vitale dans le processus de reconstruction du pays, appelant tous les secteurs à  se ressaisir pour se comporter en patriotes travaillant pour le bien-être de la population et du pays.
 
" C'est cette solidarité, loin de l’instabilité politique et de la polarisation sociale, qui doit aussi empêher que de petits secteurs locaux et étrangers s'accaparent de la majeure partie des fonds destinés à la reconstruction du pays.
 
Les pratiques de coup d’Etat, comme cela a été le cas en  1991 et en 2004 doivent prendre fin dans notre vie de peuple, a souhaité le militant le miltant ds droits de l'homme qui a dénoncé ce qu’il appelle une tentative de coup d’état en douceur sous couvert humanitaire orchestrée via les ONG par certains secteurs  qui chercherait, a-t-il dit, à  écarter le gouvernement haïtien de la coordination de l’aide internationale et pire encore, du processus de reconstruction du pays.
 
Cette démarche  contraire aux principes démocratiques et au respect de la souveraineté d’un pays, ne peut en aucune façon apporter des résultats positifs, assuré Patrick Elie, rappelant qu’Haïti a déjà vécu 20 ans d’occupation américaine et que  plus récemment en 2004, un président démocratiquement élu, a été forcé au depart avant le terme de son mandat, et remplacé par un technocrate haïtien importé pour le malheur du pays.
 
Les haïtiens doivent se montrer vigilants pour faire échec à cette tentative de coup d’Etat, a lancé Patrick Elie, notant que l’ensemble des frustrations exprimées par la population dans le cadre de l'aide humanitaire, sont dirigées vers le gouvernement alors que "c'est la communauté internationale par le biais de ses ONG qui contrôlent tout".
 
Il dénonce à ce sujet la mauvaise coordination de l’aide d’urgence. Et cette situation est due, selon lui, à l’affaiblissement de l’Etat haïtien par les grandes puissances étrangères à travers l'entretien de l’instabilité politique, et à l’invasion des Organisations Non gouvernementales (ONG).
 
Le premier ministre Jean Max Bellerive, qui est aussi le ministre du plan devrait convoquer toutes  les ONG qui sont impliquées dans la distribution de l’aide humanitaire pour leur donner des directives afin qu'elles se mettent au diapason de la vision du gouvernement, sous peine de perdre leur autorisation de fonctionnement, estime Patrick Elie.
 
Nous avons certes besoin de la communauté internationale pour pour la reconstruction de notre pays mais nous avons également besoin de notre solidarité de peuple pour faire face aux défis post-séisme,  a-t-il souligné.
 

Le militant des droits de l'homme Patrick Elie estime necessaire une réorganisation du gouvernement  pour permettre à la nation de gérer la situation d’extrême urgence


Port-au-Prince, le 18 février 2010 – (AHP) –
Le militant des droits de l'homme Patrick Elie  a estimé jeudi qu'une réorganisation du gouvernement était et est encore nécessaire de manière à permettre à la nation de gérer la situation d’extrême urgence dans laquelle elle est plongée depuis le séisme meurtrier du 12 janvier.

Plusieurs secteurs  dont des parlemenaires ont appelé ces derniers jours à la formation d'un " gouvernement de salut public". D'autres ont même souhaité le depart du président Préval, s'appuyant sur des manifestations contre la mauvaie distribution de l'aide humanitaire pourtant gerée par les ONG.
 
Patrick Elie a défini quatre grands axes sur lesquels le gouvernement devrait asseoir cette réorganisation : La communication et la mobilisation de l’ensemble des secteurs de la vie nationale, les questions logistiques (nourriture, tente, reconstruction, etc.) la politique et la diplomatie et enfin la sécurité.
 
En ce qui concerne l’organisation des prochaines élections, Patrick Elie croit qu'elle ne devrait pas être la priorité.
 
La saison cyclonique avance à grands pas et, ce sont, a-t-il souligné, les régions (comme l'Artibonite) généralement ravagées par ce genre   de catastrophes qui nous aident actuellement à gérer l’après tremblement de terre du 12 janvier. Il soutient que la nature ne va pas faire de cadeau à ces régions sous prétexte que la capitale vient d'être frappée par un séisme.

Le plus important aujourd'hui, est que des dispositions et des mesures soient prises pour aider le pays et la population à sortir de la situation catastrophique qui est leur aujourd'hui.

Les législaives patielles qui avaient eté prévues pour le 28 fevrier ont éte annuléés suite au tremblement de terre. Et le président René Preval a redit mercredi  que la situation actuelle n'etait pas propice à l'organisation d'élections. Il a toutefois fait savoir que c'est la classe politique , la société civile et la communaute internationale en tant que bailleur qui doivent se réunir avec le Conseil électoral pour définir la meilleure date pour l'organisation des élections locales, legislatives et présidentielles.

Toutefois, bien avant le séisme, le CEP souffrait d'un déficit de crédiblité et d'impartialité qui auraient pu comprometre la réussite des élections.

L'exclusion sans motif valable par le CEP d'un ensemble de secteurs politiques sous la poussée entre autres d'un groupe de senateurs  de l'ancienne plateforme l'Espwa, avec aussi l'aval tacite de la MINUSTAH et d'autres secteurs de la comunaute internationale, avait contribué à créer un climat de tension dans le pays.

Beaucoup estiment que le CEP dont beaucoup de secteurs réclamaient le départ se devrait dans le cas de son mantien, de repartir sur de nouvelles bases, la sagesse, l'entente et l'apaisement devant être la règle aujourd'hui après l'experience du 12 janvier.

 
Les autorités gouvernementales promettent aux maires de la région métropolitaine de Port-au-Prince que le problème des abris provisoires devrait être résolu d'ici 4 semaines: Edmond Mulet presse la communauté internationale d'envoyer des tentes en toute urgence en Haïti

Port-au-Prince, le 18 février 2010 – (AHP) –
Une rencontre s'est tenue jeudi entre les maires de la region métropolitaine de Port-au-Prince  et des responsables du gouvernement notamment le ministre de l’intérieur, pour faire part inquiétudes de la population à l’approche de la saison cyclonique.
 
Les magistrats communaux auraient obtenu la garantie que d'ici 4 semaines, le poblème des abris provisoires pour les sinistrés, commencerait à trouver une solution.

Lors de sa visite de 4 heures mercredi à Port-au-Prince, le président français Nicolas sarkozy a annoncé l'arrivée dans les prochains jours de tentes et bâches pour abriter environ 200.000 personnes.

Le nouveau chef de la MINUSTAH, Edmond Muletna presse jeudi la communauté internationale à envoyer  de toute urgence  des tentes en haïti pour environ 1 million de sans abris d´jà confrontés aux premières pluies

"Nous avons besoin de latrines, de tentes de campagne, de toiles en plastique pour que les gens puissent se couvrir, a lance Edmond Mulet, à l'issue d'une reunion en espagne, faisant savoir que ce qui vient de se passer en haïti n'est pas une castastrophe habituelle, et que  Haïti, tout ce qui se réfère à l'aide humanitaire va durer très longtemps.

Importante réunion ce week-end entre les responsables de la mairie de Carrefour et des ONG autour de la distribution de l'aide dans cette commune

Port-au-Prince, le 18 février 2010 – (AHP) –Le maire de Carrefour, Yvon Gérôme  a fait savoir  jeudi que son administration n'était pas impliquée dans la distribution très critiquée par les sinistrés,  d'aide alimentaire et de tentes au Centre sportif de Carrefour
 
Ce sont les Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui sont responsables de cette activité, a-t-il dit, annonçant toutefois une importante réunion cette fin de semaine entre ces ONG et les autorités municipales pour poser le problème de la gestion de l'aide.

Yvon Gérôme a indiqué par ailleurs que le pont de Carrefour, situé à Truittier non loin de l’Eglise Saint Charles, ne représente pas un danger imminent pour la population  contrairement à ce que pensent certains habitants de cette banlieue sud de la capitale.
 
De nombreux citoyens ont appelé mercredi les autorités municipales à intervenir sur ce pont, fragilisé  par le séisme du 12 janvier, afin d’éviter qu’il ne s’effondre sous le poids des véhicules qui le traversent à longueur de journée.
 
J’ai personnellement vérifié l’état du pont et les techniciens qui m’ont accompagné m’ont rassuré qu’il ne représentait pas un véritable danger pour la population, a indiqué le maire Gérôme, faisant savoir que pour l’instant la phase d’aide humanitaire est prioritaire pour la mairie


Le premier ministre haïtien minimise les rumeurs de mise prochaine d'Haïti sous tutelle internationale: Jean max bellerive soutient que le pays n'a pas besoin de grands discour de nationalisme mais d'efficacité
Port-au-Prince, le 18 février 2010 – (AHP) – Le premier ministre haïtien a banalisé jeudi les rumeurs selon lesquelles Haïti pourrait être bientôt placée sous la tutelle de puissances étrangères.
 
Cela fait des années que j’entends ce genre de discours, de même, il y a des années que j’entends dire qu’Haïti regorge de richesse qui pourraient être exploitées une fois mises sous tutelle, a indiqué le premier ministre, ajoutant que les grandes puissances n'auraient pas besoin de nous mettre sous tutelle pour profiter des richesses que nous pourrions avoir.

Il a  soutenu que pour exploiter des richesses souterraines il faut de gros investissements et ce sont des compagnies étrangères qui sont en mesure de faire ces investissements.
 
Le chef du gouvernement a expliqué qu'Haïti n’a pas les moyens d’apporter seule les réponses aux problèmes de la population. Ce qu’il nous faut actuellement ce ne sont  pas de grands discours de nationalisme mais desdiscours d’efficacité, a-t-il dit.

Nouvelles du 17 février 2010
Haïti/séisme: Le président français avoue que la France n'a pas laissé  que de bons souvenirs en Haïti , affirme qu'elle ne veut pas d'une tutelle internationale sur Haïti  et annonce 326 millions d'euros d'aide à Haïti: manifestation en faveur de la restitution de la dette de l'indpendance et pour le retour d'Aristide


Port-au-Prince, le 17 février 2010 – (AHP) – Le président français, Nicolas Sarkozy a reconnu mercredi que  la France n'a pas laissé  que de bons souvenirs en Haïti et que l'histoire de son pays  avec haïti était partagée et douloureuse.

"Entre nos deux pays les liens sont intenses, familiaux, mais il y a eu, comme dans toutes les familles des moments très douloureux que  nous regardons en face sans les contester", a dit le chef de l'Etat français qui faisait sans doute allusion à la colonisation d'Haïti, à l'esclavage et peut-être aussi à l'embarrassant dossier de la dette de l'indépendance.

Nicolas sarkozy a fait ces déclarations au terme d'une visite de 4 heures pour apoorter la solidarité de la France à Haïti frappée le 12 janvier par un  seisme dévastateur qui a fait fait plus de 200.000 morts et laissé plus d'un million de personnes dans la rue.

Il a indiqué que la France ne veut pas d'une tutelle internationale sur Haïti et promis  qu'elle sera aux côtés des Haïtiens sur le long terme.

Vous devez, a-t-il dit, s'adressant au president René Preval, définir les conditions d'un consensus national pour trouver  les bases d'un projet national qui vous apartient" Haïti aux haïtiens".

" La communauté internationale peut vous aider, mais le projet, c'est le vôtre" , a ajouté Nicolas Sarkozy qui a encouragé la décentralisation, la création des conditions d'un développement économique endogène et la déconcentration des richesses qui  doivent profiter à  tout le monde.

Pour aider Haïti à faire face aux conséquences du tremblement de terre, il a annonce une aide de 326 millions d’euros pour 2010-2011 dont les  56 millions reprsententant le montant de la dette remise.

Il a promis des tentes et des baches pour 200.000 personnes, à veille  de la saison pluvieuse, la  reconstruction de l'Hopital de  l'Université d'Etat

Nicolas sarkozy a mis en garde contre tout projet de  condamner Haïti à l'assistanat. La pmeileure aide, a-t-il dit, c'est celle qui favorise l'investisement et qui ne déruit pas le secteur privé.


Envoi de semences et d'engrais, rénovation d'un ensemble d'oeuvres d'art, le président français a également fait part du projet d'accueil de centaines d'étudiants  à la Martinique, à la Guadeloupe et et en Guyane ainsi que du projet d'accueil d'orphelins, mais pas des enfants qu'on enlève à leurs familles, a-t-il  dit, allusion sans doute aux missionnaires americains arrêtés le 29 janvier à la frontière avec la République dominicaine   puis inculpés pour enlèvement d'enfants.

Parallèlement, plusieurs centaines de personnes en majorité des partisans du président en exil Jean bertrand Aristide ont defilé aux abords du palais national pour réclamer  comme en 2003, 21 milliards de dollars qui équivaudraient aux 90 millions de francs Or payés de 1825 à 1950 par Haïti pour la reconaisance de son indépenfdance et en réparation des méfaits causés par l'esclavage.

Accusant la France d'avoir initié les mouvements ayant débouché sur le depart forcé du président Jean Bertrand Aristide pour étouffer le projet de restitution,  ils ont appelé le président Francais à prendre des dispositions de concert avec M. Preval pour permettre à l;'ancien chef d'Etat exilé ehn Afdrique du Sud depuis 2004 de revenir dans son pays.

Les manifstants estiment que pour revenir en Haïti M. Aristide doit avoir des laisser-passer pour faire escale dans un ensemble de pays dont la France.

Le secrétaire exécutif du CARLI estime opportun que les Haïtiens agitent le dossier de la dette de l'Indépendance à l'occasion de la visite du président Sarkozy

Port-au-Prince, le 17 février 2010 – (AHP) – Le secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville a jugé opportun que des haïtiens profitent de la première visite d’un chef d’Etat français en Haïti depuis son indépendance en 1804 pour agiter la question de la dette de l’indépendance.

Haïti avait dû payer  90 millions de francs or à son ancienne puissance coloniale, la France, pour que celle-ci reconnaisse son indépendance
 
Des centaines de militants, partisans et sympathisants de l’organisation politique Fanmi Lavalas ont manifesté ce mercredi devant le palais présidentiel où le président René Préval recevait son homologue français Nicolas Sarkozy pour réclamer de la France la restitution de cette somme évaluée en 2003 à un peu plus de 21 milliards de dollars.

La réclamation de la dette de l'independance avait empoisonné les relations entre le gouvernement Chirac et celui d'Aristide et a éte selon beaucoup, à la base des violentes turbulences politiques qui ont abouti au départ forcé du chef de l'Etat haïtien le 29 février 2004
 
Renan Hédouville estime que les Haïtiens ont le droit de profiter de toutes les occasions à leur portée  pour faire entendre leurs voix à la communauté internationale.

Pour ce qui est des visites  en série des chefs d’Etat et de gouvernement dans le pays depuis le séisme du 12 janvier, Me Hédouville soutient que ces visites ne devraient pas s’effectuer pour plaire à la galerie mais devraient servir les intérêts du pays.
 
L'avenir d'Haïti  et plus précisément le dossier de sa reconstruction après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier dernier devraient être au centre de toutes les discussions, a souligné Me Hédouville qui doute toutefois que les autorités haïtiennes aient la  la capacité de bien orienter les debats.
 
D’ailleurs, fait-il remarquer, plus d’un mois après le séisme, certains problèmes mineurs ne sont toujours pas posés. Il a cité entre autres les problèmes  de milliers de sinistrés qui sont privés de nourriture et même d’eau potable dans les centres d’ébergement .
 
Pour ce qui est des différentes manifestations qui sont régulièrement organisées en marge des visites des chefs d’Etats et de gouvernements, il estime normal que la population exprime son ras-le-bol, de vivre dans la crasse et dans les rues, depuis  plus d’un mois, privée de tentes et d’abris,  alors que la saison cyclonique arrive a grands pas.
 
Me Hédouville rappelle qu’Haïti était déjà au centre des débats qau niveau  international, bien avant  la catastrophe du 12 janvier dernier.
 

Haïti/séisme: des parlementaires se felicitent de la solidarite internationale, mais soutiennent que la  soloidarite et l'unité entre les Haïtiens sont vitales pour le dévelopement du pays

Port-au-Prince, le 17 février 2010 – (AHP) – Plusieurs parlementaires accueillent favorablement l’élan de solidarité de la communauté internationale vis-à-vis d’Haïti depuis le séisme du 12 janvier mais soutiennent qu’il revient aux haïtiens de s’unir pour développer eux-mêmes leur pays.
 
Depuis le séisme du 12 janvier, trois chefs d’Etat et plusieurs chefs de gouvernement ont déjà visité Haïti pour apporter leur solidarité et leur aide au pays dans le cadre du projet de reconstruction. Le president françis Nicolas Sarkozy a effectué une visite de 4 heures ce mercredi  en Haïti, alors que  le premier ministre canadien  y était lundi et mardi.
 
Le sénateur Rudy Hériveau qui juge intéressante l’annonce faite par le président Sarkozy d'une aide additionnelle de 100 millions de dollars  de la France  à Haïti sur les deux prochaines années estime qu’au propre comme au figuré, la France a une dette vis-à-vis d’Haïti.
 
C’est une opportunité à saisir mais, c'est aux haïtiens de s’unir en vue du développement du pays, a indiqué M. Hériveau, soulignant tioutefois  que les Haïtiens doivent saisir les opportunités qui existent sur le terrain pour développer le pays.
 
Nous avons, a-t-il dit, des richesses comme l'Ile de la Gonâve (ouest), l’Ile à Vâches (sud) et l’Ile de la Tortue (nord-ouest) qui peuvent servir à la promotion touristique du pays.
 
La promotion des secteurs agro-industriels et du tourisme est vitale pour le développerment le pays, estime le parlementaire.
 
Le député Guy Gérard Georges croit lui aussi que c'est aux haïtiens qu’il revient  de faire revivre leur pays.
 
Nous avons tous intérêt dans cette  solidarité nationale pour dégager le leadership devant servir au développement du pays, a-t-il fait savoir.


Nouvelles du 16 février 2010


Haïti/séisme: Première visite d'un président français en Haïti: Nicolas Sarkozy n'y restera que 4 heures avant de s'envoler pour la Martinique et la Guyane


Port-au-Prince, le 16 février 2010 – (AHP)- Le président Français Nicolas Sarkozy arrive très tôt (7:00AM) ce mercredi à Port-au-Prince pour la première visite d'un président français en Haïti depuis l'indépendance de ce pays le premier janvier 1804, suite à la victoire de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon (18 novembre 1803).

Cette visite de 4 heures de M. Sarkozy  débutera par un survol en hélicoptères des zones dévastées et sinistrées par le puissant séisme du 12 janvier, en compagnie du président René Preval qui l'accueillera à sa descente d'avion.


Le Président français visitera ensuite l'hôpital de campagne de la sécurité civile française, situé sur le site du lycée français où il rencontrera des équipes françaises et des blessés haïtiens. Il s'entretiendra également avec des équipes françaises ayant participé aux secours, les membres de la communauté française, des représentants d’ONG et des chefs civils et militaires de la mission des Nations Unies (MINUSTAH) à l’ambassade de France où il prononcera une allocution

Nicolas sarkozy aura des entretiens au palais national (effondré) avec le président René PREVAL, le premier ministre Jean-Max BELLERIVE et avec et des membres du gouvernement impliqués dans la reconstruction.

Et avant le départ du chef d'Etat francais, les deux présidents feront une  déclaration à la presse au cours de laquelle , Sarkozy devrait annoncer des " mesures financières importantes", selon l'Elysée. Il devrait aussi évoquer le projet de construction d'une cite administrative qui semble avoir pris le pas sur celui de la reconstruction du palais national.
 
 Le chef d'Etat français devrait aussi évoquer la possibilté que des étudiants haitiens puissent aller étudier dans des universites de  la Martinique et de la Guadeloupe. Il devrait aussi faire part du projet de l'Union européenne d'envoyer des milliers d'abris provisoires en haïti dans les deux semaines qui suivent pour aider les rescapés à faire face à la saison des pluies. 

Cette visite de Nicolas Sarkozy, la première d'un president français en Haïti, intervient alors que de nombreux secteurs estiment que la France devrait être parmi les pays à consentir les plus grands débours en faveur de la reconstruction d'haïti, en tant qu'ancienne puissance coloniale.

De plus, la France a souvent été accusée d'avoir fait payer a Haiti son indépendance: 150.000.000 de francs or qu'Haïti aurait commencé à payer en 1825 sous le président Jean-Pierre Boyer et dont elle aurait fini de s'acquitter en 1950 sous Dumarsais Estimé.

Le gouvernement Aristide réclama en 2003 de la France un peu plus de 21 milliards de dollars US comme restitution et réparation.

C'est ce délicat et embarrasant dossier qui a empoisonné les relations entre la France et Haïti sous les gouvernements Chirac et Aristide en 2003 et dont beaucoup disent qu'il a été à la base du départ forcé du président Aristide le 29 fevrier 2004, pour suggestion de mauvais exemples.

 De nombreux Haïtiens prétendent que c'est le paiement de cette somme  qui aurait miné le  dévelopement de leur pays et qui aurait fait qu'il n'a jamais pu accumuler de capitaux, ayant toujours  eu des dettes à acquitter

 D'autres secteurs et personnalités francais et haïtiens dont Régis Debray avaient combattu le projet de restitution, l'ayant estimé farfelu, saugrenu ou mal posé.

L'émissaire spécial de l'ONU pour Haïti veut impliquer la diaspora haïtienne dans le projet de reconstruction d'Haïti


New-York, le 16 février 2010 – (AHP)-L'émissaire spécial de l'ONU pour Haïti Bill Clinton qui vient de se voir confier la nouvelle tache de coordonner l'aide à la reconstruction d'Haïti devastée par puissant tremblement de terre, aurait decidé d'impliquer la diaspora haïtienne dans cette immense entreprise qui devrait coûter quelque 3 milliards de dollars.

M. Clinton qui a repris venhdredi son travail en faveur d'Haïti après a près une opération cardiaque, devrait organiser dès ce jeudi à New-York une première rencontre avec des membres de la diaspora haïtienne.

 Une 2ème rencontre devrait suivre le 24 fevrier.

L'ancien president américain dit croire que malgré ses pertes énormes, Haïti a toujours une chance de se libérer des chaînes du passé et des ruines du tremblement de terre..

Rapatriement au Cap-Haitien de 166 immigrants illégaux haïtiens par les gardes-côtes américains

Le Bureau des Affaires Publiques de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique tient à informer la presse que les gardes-côtes américains ont procédé au rapatriement d’un groupe de 88 immigrants illégaux haïtiens le mardi 16 février 2010 et d’un autre groupe de 78 immigrants le jeudi 11 février 2010.  
Le premier groupe comprend 59 hommes, 19 femmes, 3 fillettes et 7 garçonnets, interceptés à 100 miles nautiques Nord de l’Ile de la Tortue par le vaisseau Hamilton des gardes-côtes américains.  Le deuxième groupe était composé de 64 hommes et 14 femmes dont une enceinte de 3 mois, interceptés par les forces royales de défense bahamiennes le samedi 6 février 2010, et par la suite remis aux autorités américaines.
Le gouvernement des Etats-Unis reste vigilant quant à une possible augmentation du nombre d’immigrants illégaux en provenance d’Haïti.  Le gouvernement américain a donc augmenté la présence des patrouilles dans les Caraïbes de manière à prévenir le flot d’immigrants illégaux et les rapatrier dans leur pays d’origine en toute sécurité.  Les gardes-côtes bahamiens ont également renforcé les opérations de patrouille.
Les voyages à bord de voiliers non en état de naviguer et/ou surchargés sont extrêmement dangereux et créent un risque en ce qui concerne la sécurité des passagers.  Le personnel des gardes-côtes a assisté de nombreuses victimes qui ont été abandonnées en mer, dépouillées de toute leur économie, et battues ou sexuellement assaillies par les trafiquants de migrants ou par d'autres passagers.
Le gouvernement des Etats-Unis et la communauté internationale réitèrent leur volonté à accompagner Haïti. Ils travaillent avec le gouvernement haïtien afin de rebâtir une Haïti meilleure.  Le gouvernement américain recommande donc à quiconque aurait l’intention d’immigrer illégalement aux Etats-Unis de ne pas prendre ce risque, de demeurer en sécurité dans son pays afin d’apporter sa  contribution aux nombreuses initiatives de reconstruction.
Pour obtenir des informations concernant les procédures permettant l'immigration légale aux Etats-Unis, vous pouvez visiter le site du Consulat américain à l’adresse suivante: http://www.unitedstatesvisas.gov.


Nouvelles du 10 février 2010

Haïti/seisme: les autorites gouvernementales se donnent jusqu'au mois de mai pour fournir des logements décents aux sans abris


Port-au-Prince, le 10 février 2010 – (AHP)-Le responsable de la Commission chargée de la gestion des abris provisoire, l'économiste/ingénieur Charles Clermont a fait savoir mercredi que le gouvernement sera en mesure d'offrir des abris provisoires et une situation plus acceptable à environ 1,1million de rescapés qui vivent aujourd'hui dans la rue.

M. Clermont a expliqué que sur les 200.000 tentes solicitees de la comunauté internationale, les autorites haïtienes n'en recevront que  49.198. Et seules 15.000 de ces tentes sont aujourd'hui disponibles en Haiti.

La situation acceptable signifie de meileures conditions de securité pour les sinistrés contre entre autres  les intempéries et ls maladies, a precise Charles Clermont, joutant qu'après le mois de mai, le gouvernement metra des structures en place pour créer des logements de transition qui permettront d'abriter les rescapés pendant 5 ans

270.000 personnes ont péri dans le tremblement de terre du 12 janvier, selon un bilan communiqué mercredi  à Quito (Equateur) par le president Préval, alors que plus d'un million vivent dans des campements de fortune.

Un dernier bilan officiel communiqué mardi à Port-au-Prince faisait état de 230.000 morts.

Toutes les personnes ayant traverse la catastrophe du 12 janvier devraient bénéficier d'une assistance psychologique: dans le cas contraire, ils pourraient perdre la tête ou developper des comportements anormaux, selon le docteur Eseulson Elyzée

Port-au-Prince, le 10 février 2010 – (AHP)- Tous les citoyens (nes) ayant éte frappés par le tremblement de terre du 12 janvier se devraient  de bénéficier d'une assistance psychlogique, a indiqué mercredi le docteur Eseulson Elyzée.

Le psychologue qui exerce au centre de psychiatrie Mars and Kline à Port-au-Prince a fait savoir que ni l'argent ni l'aide humanitaire et les baris provisires ne peuvent aider les rescapés à vraiment se remettre d'une telle tragedie.

" C'est une nécessité pour ceux qui ont vécu ce drame, qui ont perdu des parents, des proches et toutes les resources qu'ils ont accumulées pendant des années, de recourir aux services d'un psychologue", a soulgné le docteur Elyzée, ajoutant que dans le cas contraire, les victimes risquent de perdre la tête, de développer toutes sortes de maladies, d'avoir des comportements bizarres et même devenir violents.

Il a expliqué que 4 semaines devraient suffire pour une assistance psychologique, cependant, en raison du fait que certaines personnes  peuvent developper diférrents types de ráctions, une assistance de 6 mois devrait les aider à accepter la réalité et commencer à surmonter le drame.

Eseulson Elyzée invite ceux qui le souhaitent à profiter d'une assistance gratuite au centre de psychiatrie.
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Nouvelles du 8 février 2010


 Le président René Préval appelle les différents secteurs de la societé à se mettre ensemble dans la solidarité et la discipline pour construire une nouvelle Haïti

Port-au-Prince, le 8 février 2010 – (AHP)-  Le président René Préval a appelé lundi  les différents secteurs de la population haïtienne à conjuguer leurs efforts dans la solidarite et la discpline pour construre une nouvelle Haïti, à l'occasion de la fin prochaine le 12 février  du mois de deuil 'décrété pour honorer la mémoire des centaines de milliers d'Haitiens tués au cours du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

La situation n'est facile  ni pour la population qui souffre ni  pour le gouvernement qui travaille dans des conditions extrêmement difficiles, a indiqué le chef de l'Etat dont le gouvernement fait face à de nombreuses critiques à la fois de rescapés et d'autres secteurs qui dénoncent son "inefficacité" et  la gestion de l'aide humanitaire  par des ONG. 


Insistant sur le fait  que c'est la plus grande catastrophe à avoir  frappé le pays, René Preval a  demandé à la poplaion de faire encore  preuve patience, car Haïti ne périra pas.

Le chef de l'Etat a aussi mis l'accent sur l'urgence de la décentralisation du pays. Et pour que cette décentralisation se matérialise, Port-au-Prince qui a perdu la plupatt des 250.000 maisons et bâtiments publics detruits, ne peut pas être reconstruite comme elle était auparavant, a dit M. Preval, ajoutant qu'il faut créer de ce fait  des activites économiques dans le reste du pays,

 "Les services sociaux doivent également se développer dans les villes de   province pour  que les habitants acceptent d'y aller ou d'y rester. C'est pourquoi un ensemble de projets ont éte signés après le 12 janvier  dont la construction de ponts et d' infrastructures routières, a souligné le chef de l'Etat qui a demandé l'accélération des travaux qui avaient commencé avant le séisme, dont la construction de la route Cayes/Jérémie.

A la fin de la période de deuil qui se termine le 12 février, des cérémonies religieuses seront organisées du 12 au 17 février dans plusieurs regions  du pays paticulièrement  à Port-au-Prnce pour honorer la mémoire des disparus et pour aussi célébrer la vie.

Le chef de l'Eat a ainsi remercié les repésentants de différentes confessions religieuses, les associations de médias et des secteurs de la société civile qui se sont mis  avec le Ministère de l'Intrieur pour organiser ces manifestations religieuses .

Ce sera l'occasion de chanter les funérailles de centaines de personnes encore sous les decombrs ou qui ont été jetées dans des fosses sans cérémonie.

 Le president  a renouvellé ses condoleaces à tous ceux  Haïtiens et étrangers qui ont perdu des parents et des proches dans la catastrophe.

Préval a remercié la MINUTAH et tout le système des nations-Unis, ainsi que tous les secteurs de la communauté internationale pour leur  aide inestimable, mais il rendu aussi un hommage appuyé aux Haïtiens qui ont tout fait pour voler au secours de leurs et frères et soeurs en difficulté  Il a remercié les équipes qui se sont signalées dans le nettoyage des rues, la disribution de la nourriture et de l'eau, dans la fourniture de carburant, ou dans la mise en place des abris provisoires et dans l'évaluation ds bâtiments détruits en vue de la reconstruction qui devrait coûter plus de 3 milliards de dollars.

Nouvelles du 4 février 2010


Le ministre haïtien de l'Economie et des Finances devrait revenir ce jeudi à Port-au-Prince

Port-au-Prince, le 3 février 2010 – (AHP) – Il y aurait plus de peur que de mal concernant le cas du ministre de l'Economie et des Finances Ronald Baudin parti ce mercredi se faire soigner en République dominicaine.

Des nouvelles faisaient savoir que M. Baudin pourrait avoir été   victime d'une attaque cérébrale.

En réalité,  le ministre qui avait reçu un choc au  à la tête lors du séisme, s'est rendu en République dominicaine pour y subir un scanner afin de se fixer sur la naure d'une douleur.

" Heureusement, il y aurait plus de peur que mal, a indiqué 
à l'AHP un proche du ministre . Et Ronald Baudin devrait rentrer au pays ce jeudi ou vendredi.

Ronald Baudin a perdu un fils dans la catastrophe du 12 janvier.

Nouvelles du 3 février 2010  


Transparency international publie un manuel pour aider à combattre la corruption dans la gestionde l'aide humanitaire en période de crise: la Fondation Heritage qui travaille de concert avec avec TI denonce une énorme lenteur dans la distributon de l'aide en Haïti


Il s'agit d'un document qui vise au moins à reduire le fleau de la orruption qui empêche l'accès de l'aide à ceux  qui en ont réellement besoin, a fait savoir Mary B. Allien de la Fondation Heritage qui travaille de concert avec Trasparency international

Mary B.  Allien denonce une énorme lenteur dans la distribution de l'aide, qu'ele attriubue soit à un manque de personels, à une mauvaise cordination ou à une certaine incompétence.

Répondant au fait que ce sont des ONG internationales qui sont en charge de la distribution de l'aide, la responsable de la Fondation Heritage a fait savoir que les organisations non gouvernementales ne peuvent pas remplacer  le gouvernement, mais doivent travailler de concert avec lui pour obtenir des resultats.

" Peut-être, ont-elles besoin d'un leadership qu'elles ne trouvent pas dans le gouvernement haïtien", s'interroge Mary B. Allien, enchaînant que sans ce leadership, chaque ONG fera ce que bon lui semble.

Soulignant que la Fondation heritage n'est pas impliqué dans la distribution de l'aide,  Mme Allien a indiqué que le travail de son organisation est de travailler à la prévention de la corruption.

" Nous ne pouvons que pousser les différents acteurs impliques dans la distribution de l'aide à assumer consciencieusement leurs responsabilités au profit d'une population en détresse.

3000 Haïtiens pourront bénéficier d’un programme de parrainage spécial, selon la presse canadienne citant la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James


Québec ouvre un peu plus grandes les portes aux immigrants haïtiens sinistrés. La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a dévoilé aujourd’hui des nouvelles mesures qui élargissent la définition de famille en vue d’une réunificationl et qui soutiennent les Haïtiens d’ici qui veulent accueillir des membres de leur famille.

Le programme de parrainage humanitaire spécial, qui s’étendra du 17 février au 31 décembre, permettra l’immigration au Québec de 3000 Haïtiens qui n’auraient pas pu s’installer au Québec en vertu des règles existantes.

Mme James a soutenu que ce nombre, qui pourrait sembler modeste à première vue, représentait la capacité d’accueil du Québec dans les circonstances. «Si on a fixé ce plafond de 3000, c’est parce qu’on a voulu être responsables. A partir du moment qu’on ouvre à plus que ça, on ne serait pas capables de bien intégrer et on ne rend service à personne en faisant cela.»

«Je pense qu’il faut être conscient qu’on n’est pas en mesure, au Québec, d’aider tout Haïti, a-t-elle ajouté. Il y a bon nombre de pays et d’autres juridictions et États qui contribuent également. On fait notre part avec le 3000.»
Ainsi, la réunification des familles, qui était limitée aux parents, grands-parents et enfants du résidant québécois ainsi qu’à tous les enfants orphelins ayant un lien familial, sera élargie pour la durée du programme aux enfants adultes, aux frères et soeurs et à leurs conjoints et enfants.

Mme James a cependant précisé qu’on ne procèderait pas à une sélection sur la base du premier arrivé, premier servi, mais selon deux critères bien précis. «C’est vraiment une question d’être capables de déterminer que ce sont des personnes affectées par les événements du 12 janvier et, deuxièmement, on va regarder le parcours, la capacité d’intégration de la personne aussi, pour l’évaluer.»

Québec a pris cette décision indépendamment de la volonté d’Ottawa, où le ministre de l’Immigration Jason Kenny est demeuré sourd à des demandes répétées en ce sens depuis le sinistre.

Par ailleurs, les citoyens québécois d’origine haïtienne voulant parrainer un proche mais qui n’ont pas les moyens de respecter les critères financiers requis pourront tout de même le faire en obtenant un cosignataire qui s’engagera à assurer l’autonomie financière du nouvel arrivant.
L’an dernier, 2000 Haïtiens ont immigré au Québec en vertu des règles actuelles. Les mesures annoncées par la ministre mercredi pourraient donc ajouter 3000 immigrants en provenance de ce pays mais n’ajouteront pas au total d’immigrants que compte accueillir le Québec en 2010.

La ministre James a été très claire à cet effet: le Québec respectera sa capacité d’accueil mais fera une plus grande place aux Haïtiens à l’intérieur de ses quotas.

Mme James a par ailleurs annoncé que les quelque 350 étudiants étrangers haïtiens qui fréquentent le collège ou l’université au Québec seront exemptés de payer les droits de scolarité pour la session d’hiver 2010.

Les droits dont ces étudiants sont exemptés comprennent les frais de scolarité réguliers et les droits additionnels exigés des étudiants étrangers, ce qui représente une somme d’environ 1,3 million $ pour le gouvernement du Québec.

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a invoqué, par voie de communiqué, le fait que plusieurs étudiants haïtiens se retrouvaient soudainement privés des revenus nécessaires pour payer leurs études au Québec.

Le consul d’Haïti à Montréal, Pierre Richard Casimir, a de nouveau remercié le Québec pour son aide à Haïti et s’est fortement réjoui de l’annonce de Mme James.


Bill Clinton  voit ses fonctions d'envoyé spécial de l'ONU pour Haiti s'élargir


Port-au-Prince, le 3 février 2010 – (AHP) – Le  secrétaire genéral Ban Ki-Moon lui a confié la tâche supplémentaire d'assumer la gestion de tous les efforts deployés pour tenter de redresser le pays frappé le 12 janvier par un tremblement de terre ayant causé la mort de plus de 200.000 personnes.

Bill Clntion qui a accepté cette charge s'en acquitera en  collaboration avec le gouvernement haïtien, afin "de parvenir à mettre en oeuvre la vision que (les dirigeants haïtiens) ont pour leur pays".

L'ancien président américain sera aussi chargé de coordonner les actions des agences de l'ONU, des ONG, des pays donateurs et des donateurs privés.

M. Ban a affirmé à M. Clinton que ces fonctions requéraient "d'extraordinaires qualités de leadership".

La leneur constatée juysqu'ici dans la distribution de l'aide humanitaire gérée jusqu'ici par les ONG issues des pays donateurs commencent à exaspérer la population qui exprime dejà son impatience et sa colère dans la rue au moyen de manifstations, comme celles organisées mardi devant le siège provisoire du gouvernement et devant la mairie de Pétion-Ville

L'ancien president américain avait éte nommé en 2009 envoyé spécial de l'ONU pour Haiti par le secrétaire général.


Nouvelles du 2 février 2010

Le premier ministre haïtien évoque la possibilité d'un changement de strucure dans le gouvernement pour mieux faire face à la crise:  plus de 200.000 cadavres décomptés jusqu'à date, selon Jean Max Bellerive

Port-au-Prince, le 2 février 2010 – (AHP) – Le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive a évoqué mardi la possibilité   de changer la structure du gouvernement pour mieux faire face   à crise née du séisme du 12 janvier 2010.

M. Bellerive qui intervenait lors d'une rencontre avec les sénateurs qui l'avaient convoqué pour rendre compte de la gestion de la situation, a fait savoir que le gouvenement dans sa composition acuelle, ne peut faire face à la situation.

Il a offert comme alternative la formation d'un exécutif de crise avec une redéfinition de la mission des ministres ou encore le maintien du cabinet minuistériel avec la création d'un comité national de crise.

Jean Max Bellerive a demandé aux sénateurs de refléchir sur les 2 propositions.

Il a precisé par ailleurs que plus de 200.000 cadavres avaient été decomptés jusqu'à date, ajoutant que ce bilan ne prenait pas en compte les corps encore sous les decombres et ceux inhumés par leur propre famille.


Des dizaines de personnes manifestent contre le gouvernement devant son siège provisoire à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ)


Port-au-Prince, le 2 février 2010 – (AHP) – Plusieurs dizaines de personnes ont lancé madi des slogans hostiles au gouvernement dont elles ont reclamé le départ pour "irresponsabilité et négligence dans la gestion de l'aide internationale après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Elles ont estimé que le gouvernement est inefficace et inexistant et n'a rien fait pour alléger le sort des rescapés et pour retirer les corps encore sous les décombres.

Les manifestants en sont même arrivés  à réclamer le départ du président René Préval. C'est la 2ème manifestation organisée devant la DCPJ depuis que le gouvernement y siège.

Le premier ministre Jean Max Bellerive accuse les bailleurs qui donnent de l'argent aux ONG n'ayant de compte à rendre à personne


c Le premier ministre Jean-Max Bellerive a fait savoir mardi qu'il n'avait aucun problème avec les ONG mais plutôt avec les bailleurs qui leur donnent de l'argent  pour faire du désordre.

"Ce sont eux qui permettent  aux Organisations non gouvernementales de faire ce qu'elles veulent. Et ce sont eux qui n'exigent pas de ces ONG qu'elles rendent des comptes au gouvernement", a indiqué le premier ministre qui intervenait lors d'une rencontre avec  les sénateurs autour de la gestion de l'aide humanitaire après le tremblement de terre du 12 janvier.

Ce sont les ONG de chacun des pays donateurs qui gèrent l'aide accordée par ces derniers. Et les autorités gouvernementales éprouveraient beaucoup de difficultés à faire une bonne cordination de cette aide. (Ce qui provoque beaucoup de mécontentement jusqu'ici).

Toute la force des ONG vient de ceux qui leur donnent de l'argent. Et au lieu de me battre avec 4.000 ONG passées à 10.000 depuis le tremblement de terre, je préfère parler avec 10 bailleurs principaux qui donnent des moyens à un ensemble d'ONG qui font un certain niveau de désordre, a dit le premier ministre.

Il a fait savoir que lorsqu'il discute avec les  bailleurs américains, français ou espagnols, ce n'est pas pour leur  dire de  donner l'argent au gouvernement haïtien.

"L'important est que nous sachions à qui ils donnent de l'argent,  pour faire quoi et où", a souligné le chef du gouvernement.

Le premier ministre a indiqué par ailleurs que tous les soldats qui se trouvent actuellement en Haïti sont sous la couverture légale et juridique de la MINUSTAH et contribuent au maintien de la sécurité.

Il répondait aux critiques selon lesquelles le pays serait sous le contrôle des américains qui disposent actuellement  6100 soldats sur le terrain.

'Tout le monde s'interroge sur la présence des americains, mais personne ne fait allusion aux près de1000 canadiens et de 1200 francais armés actuelement dans le pays, a dit le chef du gouvernement pour qui l'important est leur statut et la justification de leur présence.


Nouvelles du 1er février 2010

La peur s'empare de Port-au-Prince après  la mise en garde d'une équipe de sismlogues americains aux autorites haïtiennes pour qu'elles se prépare à un nouveau séisme de magnitude supérieure à celui du 12 janvier

Port-au-Prince, le 1er février 2010 – (AHP) – Les travaux réalisés par une équipe de sismologues dirigée par le professeur Eric Calais selon lesquels Haïti pourrait être frappé par un séisme encore  plus violent et plus dévastateur  que  celui du 12 janvier (7 degrés)  sont venus raviver la peur dans le pays.

M. Calais, professeur de géophysique à l'Université Purdue dans l'Indiana, aurait prévenu  les autorités haïtiennes de se  préparer à cet éventuel nouveau séisme dont le lieu  ni la date n'a été precisé. Toutefois, les Haïtiens sont aux abois, sachant depuis le 12 janvier ce que c'est qu'un séisme.

Le tremblement de terre du mardi  12 janvier a fait au moins 200.000 morts, des centaines de milliers de blessés et des centaines de milliers de sinistrés dont la plupart vivent  encore dans la rue et sur des places publiques.

Ceux qui amorçaient un retour en douceur dans leur maison pas trop fissurée, ont regagné la rue, pour y rester longtemps encore, à l'annonce de cette très mauvaise nouvelle, ont-ils fait savoir.

L'équipe d'experts qui se trouvait en Haïti  la semaine dernière recommande  aux autorités de tenir compte de cette menace dans la planification de la reconstruction du pays dont le coût devrait s'élever à 3 milliards de dollars, selon le ministre du Tourisme , Patrick Délatour, président de la Commission de reconstruction.

Ce qui rend la situation plus alarmante, c'est que les mêmes experts dirigés par Eric Calais  avaient, dit-on,  prévu en 2008 qu'Haïti allait bientôt subir un tremblement de terre de forte magnitude. Le gouvernement haïtien  qui se prépare à clôturer la période en cours  de deuil national par des cérémonies allant du 12 au 17 février, aurait alors répondu qu'il n'avait ni le temps ni l'argent pour se préparer à une telle éventualité.


Les visas de non-immigrants (touristes)  suspendus provisoirement et les citoyens haïtiens ayant accompagné des mineurs américains devront revenir en Haïti, n'ayant bénéficié que d'un visa temporaire



Nouvelles du 16 février 2010


Haïti/séisme: Première visite d'un président français en Haïti: Nicolas Sarkozy n'y restera que 4 heures avant de s'envoler pour la Martinique et la Guyane


Port-au-Prince, le 16 février 2010 – (AHP)- Le président Français Nicolas Sarkozy arrive très tôt (7:00AM) ce mercredi à Port-au-Prince pour la première visite d'un président français en Haïti depuis l'indépendance de ce pays le premier janvier 1804, suite à la victoire de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon (18 novembre 1803).

Cette visite de 4 heures de M. Sarkozy  débutera par un survol en hélicoptères des zones dévastées et sinistrées par le puissant séisme du 12 janvier, en compagnie du président René Preval qui l'accueillera à sa descente d'avion.


Le Président français visitera ensuite l'hôpital de campagne de la sécurité civile française, situé sur le site du lycée français où il rencontrera des équipes françaises et des blessés haïtiens. Il s'entretiendra également avec des équipes françaises ayant participé aux secours, les membres de la communauté française, des représentants d’ONG et des chefs civils et militaires de la mission des Nations Unies (MINUSTAH) à l’ambassade de France où il prononcera une allocution

Nicolas sarkozy aura des entretiens au palais national (effondré) avec le président René PREVAL, le premier ministre Jean-Max BELLERIVE et avec et des membres du gouvernement impliqués dans la reconstruction.

Et avant le départ du chef d'Etat francais, les deux présidents feront une  déclaration à la presse au cours de laquelle , Sarkozy devrait annoncer des " mesures financières importantes", selon l'Elysée. Il devrait aussi évoquer le projet de construction d'une cite administrative qui semble avoir pris le pas sur celui de la reconstruction du palais national.
 
 Le chef d'Etat français devrait aussi évoquer la possibilté que des étudiants haitiens puissent aller étudier dans des universites de  la Martinique et de la Guadeloupe. Il devrait aussi faire part du projet de l'Union européenne d'envoyer des milliers d'abris provisoires en haïti dans les deux semaines qui suivent pour aider les rescapés à faire face à la saison des pluies. 

Cette visite de Nicolas Sarkozy, la première d'un president français en Haïti, intervient alors que de nombreux secteurs estiment que la France devrait être parmi les pays à consentir les plus grands débours en faveur de la reconstruction d'haïti, en tant qu'ancienne puissance coloniale.

De plus, la France a souvent été accusée d'avoir fait payer a Haiti son indépendance: 150.000.000 de francs or qu'Haïti aurait commencé à payer en 1825 sous le président Jean-Pierre Boyer et dont elle aurait fini de s'acquitter en 1950 sous Dumarsais Estimé.

Le gouvernement Aristide réclama en 2003 de la France un peu plus de 21 milliards de dollars US comme restitution et réparation.

C'est ce délicat et embarrasant dossier qui a empoisonné les relations entre la France et Haïti sous les gouvernements Chirac et Aristide en 2003 et dont beaucoup disent qu'il a été à la base du départ forcé du président Aristide le 29 fevrier 2004, pour suggestion de mauvais exemples.

 De nombreux Haïtiens prétendent que c'est le paiement de cette somme  qui aurait miné le  dévelopement de leur pays et qui aurait fait qu'il n'a jamais pu accumuler de capitaux, ayant toujours  eu des dettes à acquitter

 D'autres secteurs et personnalités francais et haïtiens dont Régis Debray avaient combattu le projet de restitution, l'ayant estimé farfelu, saugrenu ou mal posé.

L'émissaire spécial de l'ONU pour Haïti veut impliquer la diaspora haïtienne dans le projet de reconstruction d'Haïti


New-York, le 16 février 2010 – (AHP)-L'émissaire spécial de l'ONU pour Haïti Bill Clinton qui vient de se voir confier la nouvelle tache de coordonner l'aide à la reconstruction d'Haïti devastée par puissant tremblement de terre, aurait decidé d'impliquer la diaspora haïtienne dans cette immense entreprise qui devrait coûter quelque 3 milliards de dollars.

M. Clinton qui a repris venhdredi son travail en faveur d'Haïti après a près une opération cardiaque, devrait organiser dès ce jeudi à New-York une première rencontre avec des membres de la diaspora haïtienne.

 Une 2ème rencontre devrait suivre le 24 fevrier.

L'ancien president américain dit croire que malgré ses pertes énormes, Haïti a toujours une chance de se libérer des chaînes du passé et des ruines du tremblement de terre..

Rapatriement au Cap-Haitien de 166 immigrants illégaux haïtiens par les gardes-côtes américains

Le Bureau des Affaires Publiques de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique tient à informer la presse que les gardes-côtes américains ont procédé au rapatriement d’un groupe de 88 immigrants illégaux haïtiens le mardi 16 février 2010 et d’un autre groupe de 78 immigrants le jeudi 11 février 2010.  
Le premier groupe comprend 59 hommes, 19 femmes, 3 fillettes et 7 garçonnets, interceptés à 100 miles nautiques Nord de l’Ile de la Tortue par le vaisseau Hamilton des gardes-côtes américains.  Le deuxième groupe était composé de 64 hommes et 14 femmes dont une enceinte de 3 mois, interceptés par les forces royales de défense bahamiennes le samedi 6 février 2010, et par la suite remis aux autorités américaines.
Le gouvernement des Etats-Unis reste vigilant quant à une possible augmentation du nombre d’immigrants illégaux en provenance d’Haïti.  Le gouvernement américain a donc augmenté la présence des patrouilles dans les Caraïbes de manière à prévenir le flot d’immigrants illégaux et les rapatrier dans leur pays d’origine en toute sécurité.  Les gardes-côtes bahamiens ont également renforcé les opérations de patrouille.
Les voyages à bord de voiliers non en état de naviguer et/ou surchargés sont extrêmement dangereux et créent un risque en ce qui concerne la sécurité des passagers.  Le personnel des gardes-côtes a assisté de nombreuses victimes qui ont été abandonnées en mer, dépouillées de toute leur économie, et battues ou sexuellement assaillies par les trafiquants de migrants ou par d'autres passagers.
Le gouvernement des Etats-Unis et la communauté internationale réitèrent leur volonté à accompagner Haïti. Ils travaillent avec le gouvernement haïtien afin de rebâtir une Haïti meilleure.  Le gouvernement américain recommande donc à quiconque aurait l’intention d’immigrer illégalement aux Etats-Unis de ne pas prendre ce risque, de demeurer en sécurité dans son pays afin d’apporter sa  contribution aux nombreuses initiatives de reconstruction.
Pour obtenir des informations concernant les procédures permettant l'immigration légale aux Etats-Unis, vous pouvez visiter le site du Consulat américain à l’adresse suivante: http://www.unitedstatesvisas.gov.


Nouvelles du 10 février 2010

Haïti/seisme: les autorites gouvernementales se donnent jusqu'au mois de mai pour fournir des logements décents aux sans abris


Port-au-Prince, le 10 février 2010 – (AHP)-Le responsable de la Commission chargée de la gestion des abris provisoire, l'économiste/ingénieur Charles Clermont a fait savoir mercredi que le gouvernement sera en mesure d'offrir des abris provisoires et une situation plus acceptable à environ 1,1million de rescapés qui vivent aujourd'hui dans la rue.

M. Clermont a expliqué que sur les 200.000 tentes solicitees de la comunauté internationale, les autorites haïtienes n'en recevront que  49.198. Et seules 15.000 de ces tentes sont aujourd'hui disponibles en Haiti.

La situation acceptable signifie de meileures conditions de securité pour les sinistrés contre entre autres  les intempéries et ls maladies, a precise Charles Clermont, joutant qu'après le mois de mai, le gouvernement metra des structures en place pour créer des logements de transition qui permettront d'abriter les rescapés pendant 5 ans

270.000 personnes ont péri dans le tremblement de terre du 12 janvier, selon un bilan communiqué mercredi  à Quito (Equateur) par le president Préval, alors que plus d'un million vivent dans des campements de fortune.

Un dernier bilan officiel communiqué mardi à Port-au-Prince faisait état de 230.000 morts.

Toutes les personnes ayant traverse la catastrophe du 12 janvier devraient bénéficier d'une assistance psychologique: dans le cas contraire, ils pourraient perdre la tête ou developper des comportements anormaux, selon le docteur Eseulson Elyzée

Port-au-Prince, le 10 février 2010 – (AHP)- Tous les citoyens (nes) ayant éte frappés par le tremblement de terre du 12 janvier se devraient  de bénéficier d'une assistance psychlogique, a indiqué mercredi le docteur Eseulson Elyzée.

Le psychologue qui exerce au centre de psychiatrie Mars and Kline à Port-au-Prince a fait savoir que ni l'argent ni l'aide humanitaire et les baris provisires ne peuvent aider les rescapés à vraiment se remettre d'une telle tragedie.

" C'est une nécessité pour ceux qui ont vécu ce drame, qui ont perdu des parents, des proches et toutes les resources qu'ils ont accumulées pendant des années, de recourir aux services d'un psychologue", a soulgné le docteur Elyzée, ajoutant que dans le cas contraire, les victimes risquent de perdre la tête, de développer toutes sortes de maladies, d'avoir des comportements bizarres et même devenir violents.

Il a expliqué que 4 semaines devraient suffire pour une assistance psychologique, cependant, en raison du fait que certaines personnes  peuvent developper diférrents types de ráctions, une assistance de 6 mois devrait les aider à accepter la réalité et commencer à surmonter le drame.

Eseulson Elyzée invite ceux qui le souhaitent à profiter d'une assistance gratuite au centre de psychiatrie.
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Nouvelles du 8 février 2010


 Le président René Préval appelle les différents secteurs de la societé à se mettre ensemble dans la solidarité et la discipline pour construire une nouvelle Haïti

Port-au-Prince, le 8 février 2010 – (AHP)-  Le président René Préval a appelé lundi  les différents secteurs de la population haïtienne à conjuguer leurs efforts dans la solidarite et la discpline pour construre une nouvelle Haïti, à l'occasion de la fin prochaine le 12 février  du mois de deuil 'décrété pour honorer la mémoire des centaines de milliers d'Haitiens tués au cours du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

La situation n'est facile  ni pour la population qui souffre ni  pour le gouvernement qui travaille dans des conditions extrêmement difficiles, a indiqué le chef de l'Etat dont le gouvernement fait face à de nombreuses critiques à la fois de rescapés et d'autres secteurs qui dénoncent son "inefficacité" et  la gestion de l'aide humanitaire  par des ONG. 


Insistant sur le fait  que c'est la plus grande catastrophe à avoir  frappé le pays, René Preval a  demandé à la poplaion de faire encore  preuve patience, car Haïti ne périra pas.

Le chef de l'Etat a aussi mis l'accent sur l'urgence de la décentralisation du pays. Et pour que cette décentralisation se matérialise, Port-au-Prince qui a perdu la plupatt des 250.000 maisons et bâtiments publics detruits, ne peut pas être reconstruite comme elle était auparavant, a dit M. Preval, ajoutant qu'il faut créer de ce fait  des activites économiques dans le reste du pays,

 "Les services sociaux doivent également se développer dans les villes de   province pour  que les habitants acceptent d'y aller ou d'y rester. C'est pourquoi un ensemble de projets ont éte signés après le 12 janvier  dont la construction de ponts et d' infrastructures routières, a souligné le chef de l'Etat qui a demandé l'accélération des travaux qui avaient commencé avant le séisme, dont la construction de la route Cayes/Jérémie.

A la fin de la période de deuil qui se termine le 12 février, des cérémonies religieuses seront organisées du 12 au 17 février dans plusieurs regions  du pays paticulièrement  à Port-au-Prnce pour honorer la mémoire des disparus et pour aussi célébrer la vie.

Le chef de l'Eat a ainsi remercié les repésentants de différentes confessions religieuses, les associations de médias et des secteurs de la société civile qui se sont mis  avec le Ministère de l'Intrieur pour organiser ces manifestations religieuses .

Ce sera l'occasion de chanter les funérailles de centaines de personnes encore sous les decombrs ou qui ont été jetées dans des fosses sans cérémonie.

 Le president  a renouvellé ses condoleaces à tous ceux  Haïtiens et étrangers qui ont perdu des parents et des proches dans la catastrophe.

Préval a remercié la MINUTAH et tout le système des nations-Unis, ainsi que tous les secteurs de la communauté internationale pour leur  aide inestimable, mais il rendu aussi un hommage appuyé aux Haïtiens qui ont tout fait pour voler au secours de leurs et frères et soeurs en difficulté  Il a remercié les équipes qui se sont signalées dans le nettoyage des rues, la disribution de la nourriture et de l'eau, dans la fourniture de carburant, ou dans la mise en place des abris provisoires et dans l'évaluation ds bâtiments détruits en vue de la reconstruction qui devrait coûter plus de 3 milliards de dollars.

Nouvelles du 4 février 2010


Le ministre haïtien de l'Economie et des Finances devrait revenir ce jeudi à Port-au-Prince

Port-au-Prince, le 3 février 2010 – (AHP) – Il y aurait plus de peur que de mal concernant le cas du ministre de l'Economie et des Finances Ronald Baudin parti ce mercredi se faire soigner en République dominicaine.

Des nouvelles faisaient savoir que M. Baudin pourrait avoir été   victime d'une attaque cérébrale.

En réalité,  le ministre qui avait reçu un choc au  à la tête lors du séisme, s'est rendu en République dominicaine pour y subir un scanner afin de se fixer sur la naure d'une douleur.

" Heureusement, il y aurait plus de peur que mal, a indiqué 
à l'AHP un proche du ministre . Et Ronald Baudin devrait rentrer au pays ce jeudi ou vendredi.

Ronald Baudin a perdu un fils dans la catastrophe du 12 janvier.

Nouvelles du 3 février 2010  


Transparency international publie un manuel pour aider à combattre la corruption dans la gestionde l'aide humanitaire en période de crise: la Fondation Heritage qui travaille de concert avec avec TI denonce une énorme lenteur dans la distributon de l'aide en Haïti


Il s'agit d'un document qui vise au moins à reduire le fleau de la orruption qui empêche l'accès de l'aide à ceux  qui en ont réellement besoin, a fait savoir Mary B. Allien de la Fondation Heritage qui travaille de concert avec Trasparency international

Mary B.  Allien denonce une énorme lenteur dans la distribution de l'aide, qu'ele attriubue soit à un manque de personels, à une mauvaise cordination ou à une certaine incompétence.

Répondant au fait que ce sont des ONG internationales qui sont en charge de la distribution de l'aide, la responsable de la Fondation Heritage a fait savoir que les organisations non gouvernementales ne peuvent pas remplacer  le gouvernement, mais doivent travailler de concert avec lui pour obtenir des resultats.

" Peut-être, ont-elles besoin d'un leadership qu'elles ne trouvent pas dans le gouvernement haïtien", s'interroge Mary B. Allien, enchaînant que sans ce leadership, chaque ONG fera ce que bon lui semble.

Soulignant que la Fondation heritage n'est pas impliqué dans la distribution de l'aide,  Mme Allien a indiqué que le travail de son organisation est de travailler à la prévention de la corruption.

" Nous ne pouvons que pousser les différents acteurs impliques dans la distribution de l'aide à assumer consciencieusement leurs responsabilités au profit d'une population en détresse.

3000 Haïtiens pourront bénéficier d’un programme de parrainage spécial, selon la presse canadienne citant la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James


Québec ouvre un peu plus grandes les portes aux immigrants haïtiens sinistrés. La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a dévoilé aujourd’hui des nouvelles mesures qui élargissent la définition de famille en vue d’une réunificationl et qui soutiennent les Haïtiens d’ici qui veulent accueillir des membres de leur famille.

Le programme de parrainage humanitaire spécial, qui s’étendra du 17 février au 31 décembre, permettra l’immigration au Québec de 3000 Haïtiens qui n’auraient pas pu s’installer au Québec en vertu des règles existantes.

Mme James a soutenu que ce nombre, qui pourrait sembler modeste à première vue, représentait la capacité d’accueil du Québec dans les circonstances. «Si on a fixé ce plafond de 3000, c’est parce qu’on a voulu être responsables. A partir du moment qu’on ouvre à plus que ça, on ne serait pas capables de bien intégrer et on ne rend service à personne en faisant cela.»

«Je pense qu’il faut être conscient qu’on n’est pas en mesure, au Québec, d’aider tout Haïti, a-t-elle ajouté. Il y a bon nombre de pays et d’autres juridictions et États qui contribuent également. On fait notre part avec le 3000.»
Ainsi, la réunification des familles, qui était limitée aux parents, grands-parents et enfants du résidant québécois ainsi qu’à tous les enfants orphelins ayant un lien familial, sera élargie pour la durée du programme aux enfants adultes, aux frères et soeurs et à leurs conjoints et enfants.

Mme James a cependant précisé qu’on ne procèderait pas à une sélection sur la base du premier arrivé, premier servi, mais selon deux critères bien précis. «C’est vraiment une question d’être capables de déterminer que ce sont des personnes affectées par les événements du 12 janvier et, deuxièmement, on va regarder le parcours, la capacité d’intégration de la personne aussi, pour l’évaluer.»

Québec a pris cette décision indépendamment de la volonté d’Ottawa, où le ministre de l’Immigration Jason Kenny est demeuré sourd à des demandes répétées en ce sens depuis le sinistre.

Par ailleurs, les citoyens québécois d’origine haïtienne voulant parrainer un proche mais qui n’ont pas les moyens de respecter les critères financiers requis pourront tout de même le faire en obtenant un cosignataire qui s’engagera à assurer l’autonomie financière du nouvel arrivant.
L’an dernier, 2000 Haïtiens ont immigré au Québec en vertu des règles actuelles. Les mesures annoncées par la ministre mercredi pourraient donc ajouter 3000 immigrants en provenance de ce pays mais n’ajouteront pas au total d’immigrants que compte accueillir le Québec en 2010.

La ministre James a été très claire à cet effet: le Québec respectera sa capacité d’accueil mais fera une plus grande place aux Haïtiens à l’intérieur de ses quotas.

Mme James a par ailleurs annoncé que les quelque 350 étudiants étrangers haïtiens qui fréquentent le collège ou l’université au Québec seront exemptés de payer les droits de scolarité pour la session d’hiver 2010.

Les droits dont ces étudiants sont exemptés comprennent les frais de scolarité réguliers et les droits additionnels exigés des étudiants étrangers, ce qui représente une somme d’environ 1,3 million $ pour le gouvernement du Québec.

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a invoqué, par voie de communiqué, le fait que plusieurs étudiants haïtiens se retrouvaient soudainement privés des revenus nécessaires pour payer leurs études au Québec.

Le consul d’Haïti à Montréal, Pierre Richard Casimir, a de nouveau remercié le Québec pour son aide à Haïti et s’est fortement réjoui de l’annonce de Mme James.


Bill Clinton  voit ses fonctions d'envoyé spécial de l'ONU pour Haiti s'élargir


Port-au-Prince, le 3 février 2010 – (AHP) – Le  secrétaire genéral Ban Ki-Moon lui a confié la tâche supplémentaire d'assumer la gestion de tous les efforts deployés pour tenter de redresser le pays frappé le 12 janvier par un tremblement de terre ayant causé la mort de plus de 200.000 personnes.

Bill Clntion qui a accepté cette charge s'en acquitera en  collaboration avec le gouvernement haïtien, afin "de parvenir à mettre en oeuvre la vision que (les dirigeants haïtiens) ont pour leur pays".

L'ancien président américain sera aussi chargé de coordonner les actions des agences de l'ONU, des ONG, des pays donateurs et des donateurs privés.

M. Ban a affirmé à M. Clinton que ces fonctions requéraient "d'extraordinaires qualités de leadership".

La leneur constatée juysqu'ici dans la distribution de l'aide humanitaire gérée jusqu'ici par les ONG issues des pays donateurs commencent à exaspérer la population qui exprime dejà son impatience et sa colère dans la rue au moyen de manifstations, comme celles organisées mardi devant le siège provisoire du gouvernement et devant la mairie de Pétion-Ville

L'ancien president américain avait éte nommé en 2009 envoyé spécial de l'ONU pour Haiti par le secrétaire général.


Nouvelles du 2 février 2010

Le premier ministre haïtien évoque la possibilité d'un changement de strucure dans le gouvernement pour mieux faire face à la crise:  plus de 200.000 cadavres décomptés jusqu'à date, selon Jean Max Bellerive

Port-au-Prince, le 2 février 2010 – (AHP) – Le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive a évoqué mardi la possibilité   de changer la structure du gouvernement pour mieux faire face   à crise née du séisme du 12 janvier 2010.

M. Bellerive qui intervenait lors d'une rencontre avec les sénateurs qui l'avaient convoqué pour rendre compte de la gestion de la situation, a fait savoir que le gouvenement dans sa composition acuelle, ne peut faire face à la situation.

Il a offert comme alternative la formation d'un exécutif de crise avec une redéfinition de la mission des ministres ou encore le maintien du cabinet minuistériel avec la création d'un comité national de crise.

Jean Max Bellerive a demandé aux sénateurs de refléchir sur les 2 propositions.

Il a precisé par ailleurs que plus de 200.000 cadavres avaient été decomptés jusqu'à date, ajoutant que ce bilan ne prenait pas en compte les corps encore sous les decombres et ceux inhumés par leur propre famille.


Des dizaines de personnes manifestent contre le gouvernement devant son siège provisoire à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ)


Port-au-Prince, le 2 février 2010 – (AHP) – Plusieurs dizaines de personnes ont lancé madi des slogans hostiles au gouvernement dont elles ont reclamé le départ pour "irresponsabilité et négligence dans la gestion de l'aide internationale après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Elles ont estimé que le gouvernement est inefficace et inexistant et n'a rien fait pour alléger le sort des rescapés et pour retirer les corps encore sous les décombres.

Les manifestants en sont même arrivés  à réclamer le départ du président René Préval. C'est la 2ème manifestation organisée devant la DCPJ depuis que le gouvernement y siège.

Le premier ministre Jean Max Bellerive accuse les bailleurs qui donnent de l'argent aux ONG n'ayant de compte à rendre à personne


c Le premier ministre Jean-Max Bellerive a fait savoir mardi qu'il n'avait aucun problème avec les ONG mais plutôt avec les bailleurs qui leur donnent de l'argent  pour faire du désordre.

"Ce sont eux qui permettent  aux Organisations non gouvernementales de faire ce qu'elles veulent. Et ce sont eux qui n'exigent pas de ces ONG qu'elles rendent des comptes au gouvernement", a indiqué le premier ministre qui intervenait lors d'une rencontre avec  les sénateurs autour de la gestion de l'aide humanitaire après le tremblement de terre du 12 janvier.

Ce sont les ONG de chacun des pays donateurs qui gèrent l'aide accordée par ces derniers. Et les autorités gouvernementales éprouveraient beaucoup de difficultés à faire une bonne cordination de cette aide. (Ce qui provoque beaucoup de mécontentement jusqu'ici).

Toute la force des ONG vient de ceux qui leur donnent de l'argent. Et au lieu de me battre avec 4.000 ONG passées à 10.000 depuis le tremblement de terre, je préfère parler avec 10 bailleurs principaux qui donnent des moyens à un ensemble d'ONG qui font un certain niveau de désordre, a dit le premier ministre.

Il a fait savoir que lorsqu'il discute avec les  bailleurs américains, français ou espagnols, ce n'est pas pour leur  dire de  donner l'argent au gouvernement haïtien.

"L'important est que nous sachions à qui ils donnent de l'argent,  pour faire quoi et où", a souligné le chef du gouvernement.

Le premier ministre a indiqué par ailleurs que tous les soldats qui se trouvent actuellement en Haïti sont sous la couverture légale et juridique de la MINUSTAH et contribuent au maintien de la sécurité.

Il répondait aux critiques selon lesquelles le pays serait sous le contrôle des américains qui disposent actuellement  6100 soldats sur le terrain.

'Tout le monde s'interroge sur la présence des americains, mais personne ne fait allusion aux près de1000 canadiens et de 1200 francais armés actuelement dans le pays, a dit le chef du gouvernement pour qui l'important est leur statut et la justification de leur présence.


Nouvelles du 1er février 2010

La peur s'empare de Port-au-Prince après  la mise en garde d'une équipe de sismlogues americains aux autorites haïtiennes pour qu'elles se prépare à un nouveau séisme de magnitude supérieure à celui du 12 janvier

Port-au-Prince, le 1er février 2010 – (AHP) – Les travaux réalisés par une équipe de sismologues dirigée par le professeur Eric Calais selon lesquels Haïti pourrait être frappé par un séisme encore  plus violent et plus dévastateur  que  celui du 12 janvier (7 degrés)  sont venus raviver la peur dans le pays.

M. Calais, professeur de géophysique à l'Université Purdue dans l'Indiana, aurait prévenu  les autorités haïtiennes de se  préparer à cet éventuel nouveau séisme dont le lieu  ni la date n'a été precisé. Toutefois, les Haïtiens sont aux abois, sachant depuis le 12 janvier ce que c'est qu'un séisme.

Le tremblement de terre du mardi  12 janvier a fait au moins 200.000 morts, des centaines de milliers de blessés et des centaines de milliers de sinistrés dont la plupart vivent  encore dans la rue et sur des places publiques.

Ceux qui amorçaient un retour en douceur dans leur maison pas trop fissurée, ont regagné la rue, pour y rester longtemps encore, à l'annonce de cette très mauvaise nouvelle, ont-ils fait savoir.

L'équipe d'experts qui se trouvait en Haïti  la semaine dernière recommande  aux autorités de tenir compte de cette menace dans la planification de la reconstruction du pays dont le coût devrait s'élever à 3 milliards de dollars, selon le ministre du Tourisme , Patrick Délatour, président de la Commission de reconstruction.

Ce qui rend la situation plus alarmante, c'est que les mêmes experts dirigés par Eric Calais  avaient, dit-on,  prévu en 2008 qu'Haïti allait bientôt subir un tremblement de terre de forte magnitude. Le gouvernement haïtien  qui se prépare à clôturer la période en cours  de deuil national par des cérémonies allant du 12 au 17 février, aurait alors répondu qu'il n'avait ni le temps ni l'argent pour se préparer à une telle éventualité.


Les visas de non-immigrants (touristes)  suspendus provisoirement et les citoyens haïtiens ayant accompagné des mineurs américains devront revenir en Haïti, n'ayant bénéficié que d'un visa temporaire


Port-au-Prince, le 1er février 2010 – (AHP) – Le Consul général des Etats-Unis Donald Moore a fait savoir lundi que toutes les personnes n'ayant pas la résidence permanente aux Etats-Unis qui ont accompagné des ressortissants (es) mineurs américains dans le cadre de l'opération d'évacuation  après le tremblement de terre meurtrier du 12 janvier, devront revenir en Haïti.

Il a fait savoir que les accompagneurs n'ont pu bénéficier que d'un visa temporaire.

Il a souligné par ailleurs que les dossiers des visas de non-immigrants (touristes) sont suspendus provisoirement.

" Pour 'instant le Consulat général ds Etas-Unis ne traitent que les dossiers de citoyens américains et ceux de visas d'immigrants", a souligné M. Moore.

le Conseil électoral provisoire travaille à la détermination d'une date propice pour les sénatoriales partielles, selon son president  Gaillot Dorsainvil


Port-au-Prince, le 1er février 2010 – (AHP) – Le président du Conseil electoral provisoire, Gaillot a fait savoir lundi qu'il guettait le moment propice pour organiser les élections devant permettre de renouveler  le tiers du Senat et l'ensemble des sièges de la chambre des députés.

le premier tour de ces elections qui aparaissait dejà très hypothétique avant le seisme meutrier du 12 janvier en raison des acusations de magouiles, était fixé au 28 fevrier

Le présient Rene Préval avait indiqué la semaine dernière qu'il n'y avait pas lieu de parler d'élections pour le moment après les 200.000 morts causés par la catastrophe du 12 janvier.

Gaillot Dorsainvil très critiqué pour "les pratiques d'exclusion  et de partisannerie du CEP",  a lui aussi admis que les élections ne sont pas l'ordre du jour, mais il a dit que l'organisme electoral était à l'oeuvre pour déterminer quand les élections pourront se tenir.

Contrairement aux déclarations du président du CEP, beaucoup de secteurs étrangers et haïtiens estiment qu'aucune election ne sera possible en Haïti pendant un bon bout de temps encore, vu l'etat lamentable du pays, au point que se pose la question de l'après-7 fevrier, date prévue pour le départ du président Préval

Il a fait savoir que l'organisme electoral avait perdu 6 employés au siège central de Delmas et plusieurs autres employés dans les autres departements.

Par ailleurs, des sources proches du Sénat ont fait savoir que si les sénateurs se trouvaient au bureau à cette heure le 12 janvier, c'est en raison des discusions houleuses entre deux groupes pour le contrôle du bureau du Senat dans la perspective des élections. Les échanges de coups et d'invectives  se seraient poursuivis entre deux sénateurs jusque sous les décombres  où au moins 2 parlementaires ont trouvé la mort.

Le gouvernement menace  les voleurs et les vendeurs et de l'aide humanitaire: une "servante de Dieu" prévient que tous ceux , haïtiens ou étrangers qui se livrent à cette pratique seront frappés de mort

Port-au-Prince, le 30 janvier 2010 – (AHP) – Le gouvernement haïtien a rappelé vendredi que la vente de l’aide alimentaire est formellement interdite sur le marché local.  

La ministre à la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue  a indiqué que toute personne surprise en train de revendre l’aide humanitaire sera punie par les autorités compétentes. 

Signalons que, dans plusieurs coins de la capitale haïtienne, l’aide destinée aux personnes sinistrées est vendue souvent à des prix très élevé. Cette aide revendue sur le marché provient généralement de cargaisons détournées. 

Madame Lassègue a aussi réitéré l'appel à la prudence  lancé à tous ceux qui fuient les zones touchées par le séisme du 12 janvier.

Pour réduire les risques d’accident de la circulation, elle a demandé aux conducteurs de transport en commun assurant le va-et-vient entre la capitale et les villes de province, à conduire avec prudence. Elle demande aussi aux passagers de ne pas prendre place à bord d'autobus surchargés. 

D’autre part, la ministre de la communication a rappelé les consignes du President Préval concernant les travaux d’aménagement, de construction ou de reconstruction qui étaient en cours avant le 12 janvier. Il s'agit notamment de la route Cayes/Jérémie, Saint Marc/Gonaïves. Ces travaux  ne vont pas s’arrêter, a fait savoir la ministre

Le reste du pays doit continuer à vivre, a ajouté la ministre précisant qu’ils sont nombreux les rescapés fuyant les zones touchées pour se refugier dans d’autres villes du pays.

Madame Lassègue a égalementrappelé que le gouvernement interdit formellement aux particulier d’entreprendre des travaux de reconstruction.

En ce qui concerne la distribution des tentes, l   a ministre a indiqué que cette activité va continuer même si le gouvernement envisage d’autres pistes de solution, notamment la construction de logements pour relocaliser les victimes.

Nous avons déjà commencé à distribuer les 5.000 tentes dont nous disposions et nous allons poursuivre la distribution en prévision de la saison cyclonique.

Tout comme pour les produits alimentaires, de nombreux secteurs ont denonce cs derniers jours la vente de tents dstinées  aux sinistrés.

Dans une intervention jeudi sur  Radio Solidarité, Ginou Brutus qui se présente comme une "simple servrante de Dieu", et qui affirme avoir mis en garde au prálable contre les dernières tragédies ayant fappé haïti, a fait savoir que tous ceux, haïtiens ou étrangers qui volent l'aide destineees aux victimes seront frappés de mort.

Madame Brutus affirme avoir tenté en vain de rencontrer le chef de l'Etat  avant les ouragans de 2008 et avant le tremblement de terre du 12 janvier.

J'au dû quitter le pays la veille (le 11 janvier ) face à l'entêtement des dirigeants", a-t-elle fait savoir , prévenant que s'ils continuent de se complaire dans leur fausse suffisance et le mepris des autres, ils seront frappés avec la dernière rigueur.

Ginou Brutus a dit toutefois que la population peut être épargnée si elle se démarque de l'orgueil et du jusqu'auboutisme des dirigeants et observent 3 jours de jeûne. Car le pire est à venir, avertit-elle encore.


A Port-au-Prince, des amputations par milliers..., selon le journal Le Monde


  
Port-au-Prince, envoyée spéciale

Ce fut du jamais vu. Des amputations par milliers. A la chaîne. Bras, mains, doigts, jambes. Sans radio préalable. Parfois sans anesthésiques ni antalgiques. Le plus souvent à ciel ouvert. Ou sous le seul éclairage d'une lampe frontale. Il fallait aller vite ; des milliers de blessés attendaient, et chaque minute comptait. Il importait d'être efficace ; on craignait la gangrène ; on savait qu'il fallait libérer les places au plus vite ; on se disait qu'il n'y aurait pas de suivi postopératoire.
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Dans les rues, pour supporter les odeurs parfois nauséabondes de cadavres gisant encore sous les décombres, les Haïtiens se bouchent le nez avec des pelures d'orange ou s'étalent des "moustaches" de dentifrice sur la lèvre supérieure.
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Alors, dans le chaos, dans l'improvisation vertigineuse des premiers jours sans grand loisir pour réfléchir, on a jugé que sauver la vie méritait bien de sacrifier un membre.

On a donc amputé. Certains, aujourd'hui, pensent qu'on est allé trop vite. Et qu'on a trop "coupé". On ne le proclame pas, bien sûr. Qui oserait critiquer les équipes médicales venues de tant de pays ?

Mais quand on discute avec des médecins, des infirmières, des aides-soignants, le sujet est spontanément abordé, avec amertume, pour ne pas dire colère.

"LES AMÉRICAINS, FIERS DE CET ABATTAGE"

"Une équipe de médecins texans, déjà repartie, a causé des ravages et fait de la médecine de guerre", ose un médecin des pompiers de Paris, interrogé entre deux soins dans la cour de l'hôpital du Sacré-Cœur, encore encombrée de lits, perfusions, et tentes de repos.

Il ne souhaite pas qu'on cite son nom – "on ne va pas déclencher un nouveau conflit France-Amérique !" –, mais il lance le débat. "L'amputation est un geste de sauvetage et de dernier recours, quand un membre est broyé ou quand menace la septicémie. Mais les Américains l'ont rendue presque systématique, sans prendre le temps d'imaginer une autre solution, fiers de cet abattage leur permettant de se prévaloir de chiffres impressionnants de patients."

Le docteur François-Xavier Verdot, chirurgien orthopédiste au CHU de Saint-Etienne et travaillant sous la bannière de Pompiers humanitaires français, ne désigne pas de coupables. Mais il n'est pas loin de faire le même diagnostic. "J'ai vu des fractures simples de bras, traitées par l'amputation, alors qu'on aurait pu les réparer. J'ai vu le résultat des "guillotines amputation" – c'est l'expression anglo-saxonne – et ces membres tranchés comme par un coupe-cigare. Le risque infectieux est énorme alors, car l'os est à découvert, et l'on n'a pas prévu une chirurgie secondaire pour modeler un moignon sur lequel pourrait être fixée une prothèse."

Beaucoup de blessés reviennent donc, avec une plaie nécrosée qui nécessite une deuxième amputation. "Il faut alors couper plus loin, plus haut. C'est désolant."

Sophie Grosclaude, une jeune chirurgienne orthopédiste française, engagée dans la Chaîne de l'Espoir, opère à la clinique Lambert, à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. Elle non plus ne mâche pas ses mots. Elle revient "effarée" d'une discussion avec un chirurgien américain rencontré à l'hôpital israélien, qui pliait bagages. "Je lui racontais que pour réparer les fractures, je faisais exactement comme en France, en posant des clous et des fixateurs externes dont on dispose désormais en grand nombre." Et alors ? "Il trouvait ça fou ! Il me disait: “A quoi bon ? Ce pays est trop pauvre. Il n'y aura pas de suivi médical sérieux de vos patients. C'est tellement plus simple de les amputer. C'est propre, définitif…”"

La chirurgienne est bouleversée. "Il me parlait d'une sous-population ! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux. Mais enfin, on ne tranche pas comme ça une jambe ! Si on n'est pas obligé de la couper, il faut se battre pour la garder. On n'est pas en guerre ! On peut revoir et suivre nos patients !"

On peut surtout prendre le temps de la décision, bien plus que dans les premières heures. On peut se permettre d'attendre une prise en charge lourde (une greffe des tissus, par exemple) et un suivi de pointe que peu de structures peuvent faire. "Ça vaut le coup, tout de même, pour un enfant ou un adulte jeune, de refaire les pansements tous les jours pour lui garder un membre et lui donner un avenir social", dit avec conviction Denis Larger, médecin urgentiste chez les marins pompiers de Marseille.

Certaines amputations sauvent bien sûr une vie, comme celle qu'il a pratiquée le jour même de son arrivée pour désincarcérer une jeune femme dont le bras était écrasé sous une tonne de béto    n. Conditions extrêmes d'intervention : "A plat ventre dans un trou de souris, bras tendu pour atteindre la victime."

D'autres amputations ne s'imposent pas. Et mardi soir, par exemple, refusant la suggestion de leurs collègues américains d'amputer le bras d'une femme dont la fracture s'était infectée, les pompiers français l'ont fait transporter par hélicoptère sur le Siroco, le bâtiment français ancré au large de Port-au-Prince, où elle a été soignée.

"IL FAUT UN SUIVI, TANT MÉDICAL QUE PSYCHOLOGIQUE"

Président de Douleurs sans frontières (DSF), le docteur Alain Serrie, qui a pourtant connu d'autres théâtres de catastrophes, est bouleversé par l'incroyable dénuement des hôpitaux haïtiens et la perspective d'une génération d'infirmes et de mutilés. Oui, dit-il, il y a eu des tas d'amputés à la va-vite, remis à la porte de l'hôpital deux heures après l'intervention.

"Où sont-ils aujourd'hui ? Il faut faire un listing ! Beaucoup risquent nécrose, septicémie, et doivent être recoupés. Il faut les retrouver. Il leur faut un suivi tant médical que psychologique. Ils vont affronter les sensations bien connues des “membres fantômes”. Beaucoup éprouveront des douleurs intolérables qui peuvent rendre impossible l'installation d'une prothèse…"

DSF et Handicap International réfléchissent à un programme d'appels à la radio pour leur demander de se présenter dans les hôpitaux proches de chez eux. Ils envisagent aussi la création de centres dans lesquels on prendrait en charge ces souffrances si particulières.

Médecins et infirmiers ont tous en tête des images de patients. Le docteur Grosclaude se rappelle ce petit garçon qui disait : "Je ne m'en sortais déjà pas avec mes deux bras. Alors avec un seul…" Le docteur haïtien Johnny Miller pense à cette petite fille affolée à l'idée qu'après avoir perdu sa main gauche, elle allait de nouveau se faire ôter trois doigts : "Comment ferai-je la lessive ?"

Quant au docteur Vadot, il songe au chant triste entonné par une jeune fille amputée, toujours sous sédatif, sur la table d'opération : "Moi j'ai eu 18 ans, le jour du tremblement ; et j'ai perdu ma petite sœur, le jour de mon anniversaire ; ce fut le jour le plus terrible de ma vie ; ma maman, en France, ne sait même pas qu'elle a perdu sa fille ; et je suis encore là, amputée, 18 ans, le jour du tremblement…"
Annick Cojean
 

Nouvelles du 28 janvier 2009
L'éducatrice haïtienne Lucie Tondreau dément les rumeurs laissant croire que des citoyens américains d'origine haïtienne et des résidents seraient autorisés à ramener d'Haïti 2 membres de leur famille


Miami, le 28 janvier 2009- (AHP) – L'éducatrice haïtienne Lucie Tondreau a mis  en garde jeudi contre des rumeurs  circulant dans la communauté haïtienne de Floride selon lesquelles les autorités américaines et l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-prince auraient autorisé des citoyens américains d'origine haïtienne et des résidents à ramener d'Haïti 2 membres de leur famille, suite à la tragédie du 12 janvier.

Un tremblement de terre de 7.0 sur l'échelle de Richter a causé la mort d'environ 200.000 personnes et causé des milliards de dollars de dégâts à Port-au-Prince et dans certains viles de Perovince dont Leogâne, Petit-Goâve et Jacmel.

De nombreux haïtiens et haïtiens-américains seraient sur le point de faire  des bêtises en entreprenant notamment des démarches pour rentrer en Haïti dans l'espoir d'en ramener ds proches

C'est totalement faux. Les autorites americaines n'ont pris aucune mesure en ce sens, a lancé Mme Tondreau, affirmant que ces rumeurs venues d'Haïti  paralysent de nombreux membres de la comunauté haïtienne et les empêche de se concentrer pour venir en aide à leurs proches en difficulté.

Lucie Tondreau a rappelé que les autorités américaines  compétentes à Pot-au-Prince ont fait savoir à plusieurs reprises ces derniers jours que  la priorité de leur gouvernement est l'evacuaton des cittoyens ameriocains dont lpus de 12.000 ont dejà eté rapatriés depuis le séisme du 12 janvier.

Elle a expliqué que même les accompagnateurs de mineurs  de nationalité americaine ne peuvent beneficier que d'un visa de 30 jours.

Le consul général des Etas-Unis avait avait réaffirmé mardi qu’aucune demande de visa d’entrée aux Etats Unis ne sera prise en compte jusqu’à nouvel ordre, alors que ceux qui disposent de la carte de résidence ou d'un visa devrait essayer de rentrer aux Etas-Unis à partir d'un pays tiers.

Les queues devant l'ambassade des Etas-Unis sur le boulevard du 15 octobre (Tabarre) constituées en grande partie de candidats à l'émigration ont beaucoup diminué, mais beaucoup gardent encore un certain espoir et pressent leurs proches aux Etats-Unis de venir les chercher.

Lucie Tondreau appelle les uns et les autres à ne pas se fier aux rumeurs et surtout à ne pas perdre la tête.


Le président Préval privilégie la reconstruction à l'installation des tentes pour les rescapés du tremblement de terre: la compagnie américaine ASH BRITT soumet au chef de l'Etat,  un plan de reconstruction  susceptible de générer  20.000  emplois


Port-au-Prince, le 28 janvier 2009- (AHP) – Le président de la compagnie américaine spécialisée dans les travaux de reconstruction ASH BRITT,  l'Ing. Randal Perkins, s’est entretenu ce jeudi avec le président René Préval autour du programme reconstruction dans les endroits ravagés par le séisme du 12 janvier dernier.
 
Selon M. Perkins, un plan de reconstruction a été soumis au président Préval et à son équipe, plan qui, dit-il, inclut la création d’au moins 20.000  emplois dans le domaine.
 
Il a fait savoir que les travaux seront réalisés avec la collaboration des entreprises haïtiennes de constructions qui auront à bénéficier de l’expérience et de l’expertise des américains  dans le domaine.
 
Les équipements qui seront utilisés dans le cadre de ces travaux resteront en Haïti à la disposition des entreprises haïtiennes, a-t-il ajouté.
 
Le chef de l’Etat, René Préval, a réitéré sa volonté de toujours informer la population des démarches visant à l’aider à faire face aux conséquences du séisme du 12 janvier.

Le chef de l'Etat qui avait préalablement demandé quelque 200.000 tentes en faveur des rescapés, semble privilégier aujoud'hui la reconstruction, en raison des emplois qu'elle peut génerer
 
Il a fait savoir que son équipe travaille  de manière à trouver ce qu’il y a de mieux pour venir en aide à la population.

Le président  Préval s’est également entretenu une nouvele fois avec l’ambassadeur des Etats Unis Kenneth Merten pour essayer de cerner ensemble les priorités du gouvernement pour un meilleur acompagnement .

Le diplomate américain a affirmé avoir compris que le gouvernement haïtien accorde  une importance particulière à la création de nouveaux emplois et a assuré  les haïtiens que les autorités américaines ont les compétences dans ces domaines et sont disposées à aider le peuple haïtien.
 
Il a aussi fait savoir que l’aide alimentaire continuera d’être acheminée aux personnes victimes.
 
De son côté, l’envoyé spécial de président Barack Obama pour Haïti et responsable de la coordination de l’aide humanitaire à travers l’Agence Américaine de Développement International (USAID), Lewis Lucke,  a indiqué que les partenaires étrangers du gouvernement haïtien qui sont sur le terrain sont à une phase avancée dans la distribution de l’aide humanitaire.
 
Il a cité en exemple la distribution de nourriture et d’eau potable à des milliers de sinistrés de manière régulière.
 
Il a aussi fait savoir que des dispositions sont en train d’être adoptées en vue de la mise sur pied d’un hôpital qui aura la capacité de recevoir des milliers de patients en vue d’améliorer la situation sanitaire.
 
En ce qui concerne le déplacement des personnes qui vivent dans les rues et sur les places publiques, M. Lucke estime que le mieux serait de construire de nouveaux logements au lieu de commander les 200 000 tentes qu’il faut pour  les protéger contre la saison cyclonique.
 
Nous avons environ 1.2 millions de personnes à loger et nous ne disposons pas des 200.000 tentes nécessaires, soutenant lui aussi que la construction de nouveaux logements devrait entrainer la création de plusieurs milliers d’emplois.
 
Une unité de coordination suggérée par l'ONU mais dirigée par les américains  devrait bientôt être installée à Port-au-Prince, avec l'aval du présient Preval pour gerer le programme de reconsruction.

Plusieurs médias ayant dépêche des journalistes en Haïti, estiment que le gouvernement en place n'avait pas les ressources nécessairs pour gerer un tel programme.



Les populations des zones touchées par le tremblement de terre du 12 janvier ne risquent pas de revivre des secouses aussi fortes, mais la region nord devra se préparer, avertit l’Ingénieur Claude Preptit

Port-au-Prince, le 26 janvier 2010 – (AHP) – Les populations des zones touchées par le tremblement de terre du 12 janvier dernier risquent encore de sentir des répliques jusqu’à la fin du mois de février.
 
C’est ce qu’a indiqué mardi, l’ingénieur Claude Preptit, invité par le gouvernement haïtien à intervenir à l’occasion d’une conférence de presse, donnée à la Direction Centrale de la Police Judiciaire, où siège  une bonne partie de l’exécutif depuis le 12 janvier dernier.
 
Selon l’ingénieur Preptit, il est possible que ces répliques continuent jusqu’en 2011, voilà pourquoi il recommande aux populations de ne pas entrer dans les maisons surtout celles qui sont fissurées, car, dit-il, les risques d’effondrement sont évidents.
 
Nous devrons nous habituer aux répliques dans les jours et mois à venir et ce, même s’il y a 2 à 3 mois d’accalmie, a dit M. Preptit, invitant les populations à rester encore sous les tentes pendant un certains temps.
 
Il a fait savoir que les populations des zones déjà frappées par le séisme du 12 janvier, ne risquent pas de revivre pareille secousse avec les mêmes violences. Mais n’est  malheureusement pas le cas pour celles vivant dans le Nord où une autre faille a été localisée, a-t-il averti.
 
Nous savions que la zone métropolitaine de Port-au-Prince allait être frappée par un tremblement de terre mais ne pouvions pas savoir quand  a dit l’ingénieur Preptit dont les avertissements n'avaient jamais ete pris au sérieux par les autorites étatiques

De même, il affirme affirme que les scientifiques ne peuvent pas prédire quand exactement le nord va être frappé.

 
Claude Preptit a cependant fait savoir que les autorités sont actuellement en train de prendre des mesures dans le nord, de concert avec le gouvernement central, de manière à limiter les dégâts  quand le sinistre se produira.
 
Des campagnes de sensibilisation et d’éducation sont en train d’être planifiés, a-t-il dit, invitant les populations à la prudence.

Le tremblement de terre qui a frappé Port-au-Prince ce 12 janvier a causé la mort d'environ 200.000 personnes alors que des centaines de milliers d'autrs ont été blessés et que plus d'un million sont sans abris.

Le Consulat général ds Etas-Uhnis en Haïti ne reçoit pas  de demandes de visas jusqu'à nouvel ordre, la priorité étant accordée à l'évacuation des ressortissants américains

Port-au-Prince, le 26 janvier 2010 – (AHP) – L’ambassade des Etats Unis à Port-au-Prince,  a confirmé mardi qu’aucune demande de visa d’entrée aux Etats Unis ne sera prise en compte jusqu’à nouvel ordre.
 
Le consul général américain par intérim Paul Mayer et le vice-consul Régine René, ont indiqué que pour l’instant la priorité du gouvernement américain c’est d’évacuer vers les Etats Unis les ressortissants américains qui le désirent.
 
Depuis le 12 janvier, les autorités américaines ont évacué rapatrié 12.000  citoyens américains accompagnés des membres immédiats de leurs familles.
 
Ils appellent les citoyens haïtiens qui se sont installoees depuis plusieurs jours  devant l’ambassade à quitter les lieux, car leurs demandes de visa n'ont aucune chance d'être prises en compte pour le moment.

Toutefois, ont precisé les responsables, un citoyen haïtien, détenteur d’un visa américain peut toujours se rendre aux Etats Unis via un autre pays, et s’il le désire, ils peut toujours solliciter, une fois arrivé aux Etats Unis, le statut de réfugié.



Nouvelles du 25  janvier 2010

Le ministre des travaux publics plaide pour la création d'un laboratoire anti-sismique et appelle les habitants à s'écarter de l'environnement des bâtiments de  grandes hauteurs, en attendant  les travaux d'expertise

Port-au-Prince, le 25  janvier 2010 – (AHP)- Le titulaire du Ministère  des Travaux publics Transports et Comunications Jacques Gabriel a indiqué lundi que son ministère travaille à l'identification et à l'evaluation d'une serie de maisons endommagées dans differents  quartiers de la capitale, notamment dans les artères les les plus fréquentées du centre-ville.

Pour ce qui est des edifices publics, il a estime que le Palais national en cours d'évaluationest récupérale bien  que le dôme principal se soit effondré. L'edifice peut être reconstitué, à partir, a-t-il dit, de techniques avancées, puis que sa base n'est pas totalement detruite .

Il en est de même pour le Ministère des travaux  publics et le Ministère de l'Economie et des  Finances, les deux ministères qui n'ont pas été soit totalement detruites ou gravement endommagés.

Le ministre des travaux publics a fait savoir que  les télecommunications d'haïti SA   (Téléco) reclame une expertise particulière en raison de son importance. Il faut des appareils spéciaux pour travailer sur ses poutres. Il a invité les habitants des quartiers où se trouvent des biatiments de grandes  hauteurs à évacuer leur environement, en attendant leur évaluation.

M. Gabriel n'est toutefois pas en mesure de donner des précisions sur la date à laquelle commenceront les operations d'expertise.

La Teleco etait en phase de modernisation ou de privatisation avec la cession contestée de 70% de ses actifs à  la compagnie vietmanienne Viettel Corporation  pour 59 milions de dollars

Le ministre gabriel a fait savoir par aileurs  que laboratoire national du batiment et des travaux publics créé dans les années 1970 a repris ses activités après le tremblement de terre  du 12 janvier.

Mais ses activités se limitent à prodiguer  des conseils dans le cadre de la construction de routes, de chaussées. de ponts  et de fondations.

En terme de prévention, Il a fait savoir  qu'il n'y avait pas d'observatoire anti-sismique, un laboratoire permettant de détecter les failles

L'Etat , a-t-il dit, doit pouvoir créer un tel laboratoire et placer le long des zones de failles des capteurs de manière à detecter les mouvements, avec des techniciens disposant d'une formation leur permettant d'interpreter les données et faire des pronostics.

Il a souligné que la faculté des sciences de l'Université d'Etat d'haïti (UEH) dispose depuis l'effondrement il y a un an du Collège Promesse Evangelique, d'un laboratoire de cartographie géotechnique des zones à risque, grâce à un fond de la Belgique. Ce qui leur a permis de faire des études limitées. Il appelle l'Etat `a renforcer la capacité de ce laboratoirepour qu'il puisse permettra de determiner les zones à risques. et le type de constructions à effectuer.


Une quinzaine de bâtiments suscitent de nombreuses inquiétudes parmi la population de Port-au-Prince quant à des risques d'effondrement: au nombre de ces bâtiments: la Téléco du Pont Morin et l'Exagone de Petion-Ville

Port-au-Prince, le 25  janvier 2010 – (AHP) –Une quinzaine de bâtiments de grande envergure abritant des   enttreprises  tant  publiques que privées que publiques menacés d'effrondement , représentent de véritables dangers  pour leur environnement immediat.

Ces bâtiments présentent de graves  fissures dont on ignore jusqu'ici la dimension . A date, aucune expertise n'a été réalisée sur ces buildings dont certains accusent entre  5 et 10 étages. 

Il  est donc impossible de se fixer sur leur sort  d'autant que selon certains experts en construction, chaque secousse peut provoquer une aggravation des dommages déjà enregistrés
.

Selon les meme experts, il n'existe en Haiti que 5 ou 6  locaux construits selon les normes antisismiques. En  depit du fait  que le grand bâtiment administratif de la Teleco au Canapé-Vert tient encore debout,   les nonbreux dommages qu'il a subis, suscittent de vives inquitéutes chz les riverains qui regardent  avec beaucoup de frayeur ce gigantesque établissement public. Il  en est de meme pour les locaux, de l'Exagone à Pétion Ville,  de plusieurs sucursales de banques et d'hôtels du Centre Commercial (grand-Rue) .

Les fissures  et les éclats de blocs qu'ils ont subis soulèvent de nombreuses interrogations quand a leur capacite de resister à de nouvelles répliques sismiques.  

D'autres immeubles privés abritant des établissements scolaires  devraient egalement faire  l'objet d'une expertise rapide pour eviter le pire.

Les autorités haïtiennes sont invitées à informer la population dans le meilleur délai sur les démarches en cours pour éviter de nouveaux drames et pour rassurer la population dejà si cruellement frappée.



Nouvelles du 20  janvier 2010


Le secteur privé des affaires annonce la reprise progressive de ses activités et salue les efforts entrepris pour gérer la situation née du tremblement de terre meurtrier du 12 janvier


Port-au-Prince, le 20  janvier 2010 – (AHP) –  Le secteur privé des Affaires  a fait part  mercredi tout un ensemble de dispositions  pour aider à l'amélioraion de la  situation après le tremblement de terre meurtrier du  12 janvier dernier.

Lors d'une conférence de presse des leaders de ce secteur autour du slogan " Ensemble aujourd'hui, ensemble demain", ils ont présenté leur vision  de la situation post-crise, tout en se felicitant de l'accompagnement qui sera fournie par la mission onusienne et la police nationale en matière de securite.

L'Association professionnelle des banques (APB) de concert avec la banque de la République d'Haïti (BRH), a annoncé la reprise progressive des succursales de banque.

Le président du Conseil d'Administration de l'APB, Maxime D. Charles  a  indiqué que la reprise se ferait le mercredi  21 janvier dans la plupart des villes de province et à partir du 23 janvier dans la zone métrpolitaine de Port-au-Prince.

" Les heures d'ouveture à la clientèle seront de 9 heures AM à 2Heurs PM et les guichets des banques seront ouverts exceptionellement le dimanche 24 janvier afin de servir un maximum de clients", a fait savoir M. Charles, expliquant que dans le but de fournir un service équitable à la clientèle , les limites de tirage en espèces sont fixées provisoirement à 100.000 gourdes et 2500 dollars américains par jour et par client.

Des disopositions seront prises , a-t-il dit, pour gérer des situations particulières tel le cas de clients ayant perdu leurs pièces d'identité ou celui  de personnes qui veulent récupérer l'argent de parents decédés au cours  du séisme.

Le président de l'Association nationale ds produits pétroliers (ANADIPP), Randolph Rameau, a fait savoir que 30% des stations d'essence fournissent un service à la clientèle. Il invite toutes les pompes qui n'ont pas été affectées à recommencer à  travailler dans la tranche horaire 7 heures  AM/4 heurs PM. Il a donné la garantie qu'il y a du carburant disponible,
que des tankers sont en route pour Haïti et qu'il n'y aura pas de hausse de prix.

Un des responsable de l'Association des Industries d'Haïti, Richard Coles, a également fait savoir qu'il n'y a aucune raison pour que les prix des produits alimentaires augmentent et qu'il a  des stocks disponibels pour encore plusieurs semaines.

Pour ce qui concerne l'industrie du textile , il a informé qu'il s'agit du secteur le moins touché.

Des 28.000 employés de ce secteur, 22.000 pourront reprendre leurs activités dès la semaine prochaine.

Le président de Digicel  Haïti, Martin Boot, qui parlait également  au nom de Comcel/Voilà et de Haitel a estimé que le système de communication trasvaile à 80% de sa capacité et que ds equipes sont à pied-d'oeuvre pour lui permettre de fonctioner à plein rendement.

Il encourage les employés à se rendre à leur poste pour favoriser la performance du service à la clientèle.

Le président de la Chambre de commerce et d'Industrie d'Haïti, Réginald Boulos, a souligné quant à lui que le secteur privé n'a demandé aucune faveur au gouvernement en fait de réduction des droits de douane ou de taxes à l'importation.

" Nous faisons plutôt notre part en aidant les autorités établies à faire face à la situation pour mieux voler au secours de la population durement affectée", a t-il souligné, ajoutant que plusieurs chefs d'entreprises, ont déjà commencé à aider leurs employés, en leur fournissant des produits alimentaires, alors que d'autre sont prêts à leur verser 2 mois de salaires en janvier.
Le president de la CCIH en profite pour condamner toutes les tentatives de marché noir et fait savoir que le secteur privé est solidaire de tous les efforts du gouvernement pour gérer la crise.

Le Conseil national des telécommunications (CONATEL) informe pour sa part  que suite aux degats causés à ses différents locaux, une celule a été installée au No 97 de l'Avenue panaméricaine à Pétion-Ville dans le but d'assurer la continuite de ses services.

Le Conseil comnique ls telephones suivants: (509) 3454-0541-  25160000- 37021414



Versement initial par le Canada de 5 millions de dollars en aide humanitaire Le 13 janvier, la ministre Oda a annoncé que le gouvernement du Canada accorderait immédiatement un montant initial de 5 millions de dollars pour fournir des abris d'urgence, des services médicaux, de la nourriture, des éléments de première nécessité, de l'eau, des services d'assainissement et de la protection aux victimes du séisme qui a frappé Haïti. Tout ce financement a déjà été utilisé pour des mesures prioritaires urgentes.

Tout d'abord, en réponse à l'appel lancé par la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR) pour Haïti, l'ACDI a versé 2 millions de dollars à la FICR afin qu'elle puisse offrir des secours d'urgence aux populations les plus touchées. Ces fonds permettront de fournir des services essentiels, des abris temporaires, des installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement restaurées et des soins médicaux à plus de 10 000 familles.

De plus, l'ACDI a accordé 1,7 million de dollars pour la prestation et l'envoi rapide de fournitures d'urgence aux Haïtiens touchés par la catastrophe.

L'ACDI a par ailleurs donné 800 000 dollars pour l'envoi d'un hôpital de campagne et de 10 professionnels de la santé canadiens en Haïti. L'hôpital mobile est une installation cofinancée par les sociétés canadienne et norvégienne de la Croix-Rouge et qui peut fournir des soins chirurgicaux et médicaux essentiels à un maximum de 300 personnes par jour. Il est muni comme des modules de chirurgie, de premiers soins et de triage, une aile contenant 70 lits, un service de santé communautaire et un service de soutien psychosocial. L'hôpital, pleinement opérationnel, est actuellement déployé à Port-au-Prince.

Enfin, l'ACDI a affecté 500 000 dollars en fonds supplémentaires à CANADEM afin de déployer 10 spécialistes canadiens en aide humanitaire chez des partenaires humanitaires tels que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies, l'UNICEF, le Programme alimentaire mondial et d'autres organismes des Nations Unies.


Renseignements importants concernant les visas et l'immigration au Canada

L'ambassade du Canada a été endommagée par le tremblement de terre et les services qu'elle offre sont extrêmement limités.

L'ambassade ne peut accepter de nouvelles demandes de visas à l'heure actuelle, car elle n'a pas la capacité nécessaire pour traiter de telles demandes. Dans certaines circonstances exceptionnelles, les membres de la famille immédiate accompagnant des citoyens canadiens évacués peuvent se voir accorder un visa.

Nous demandons aux personnes prévoyant présenter une demande de visa de quitter l'ambassade jusqu'à ce que nous soyons en mesure d'accepter des demandes.

Nous travaillons à la reprise des services à un nouvel endroit et nous fournirons prochainement de l'information à propos du lieu où vous pourrez présenter une demande ou poser des questions.

Les mesures d'immigration spéciales récemment annoncées ne s'appliquent qu'aux époux/épouses, aux enfants, aux parents, aux grands-parents et aux enfants adoptés de citoyens et de résidents permanents canadiens. Le membre de la famille canadien doit parrainer la demande.

À l'heure actuelle, les demandeurs ne doivent pas se présenter à l'ambassade, mais plutôt communiquer avec leur répondant au Canada, à qui on demande d'aviser le Télécentre de CIC par téléphone, au 1-888-242-2100 (au Canada seulement, de 7 h à 19 h [HNE], du lundi au vendredi), ou par courriel, à question-Haiti@cic.gc.ca.

Haïti/séisme/insécurité: la secrétaire d'Etat américaine demande au président Préval de laisser débarquer 3500 soldats pour accompagner la MINUSTAH et la PNH: deuil national et état d'urgence sur le point d'être decrétés

Port-au-Prince, le 16 janvier 2010 – (AHP) – La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton aurait demandé au chef de l'Etat haïtien René Préval l'autorisation de laisser  débarquer en Haïti quelque 3500 soldats pour accompasgner la MINUSTAH et la police nationale dans le  travail de securite et de maintien de la paix, 4 jours après le séisme dévastateur qui a ravagé la capitale haïtienne (Port-au-Prince) et qui pourrait avoir causé plus de 150.000 morts.

Le chef de la diplomatie américaine aurait fait cette proposition au chef de l'Etat haïtien lors d'une visite de quelques heures  effectuée samedi en Haïti où 1500 sauveteurs américains sont déjà à l'oeuvre.

Le president haïtien n'aurait pas encore donné son mot à la secretaire d'Etat et chercherait à trouver  au préalable le soutien de différents secteurs avant de s'engager.

La MINUSTAH décapitée avec la disparition de ses chefs dont le représentant spécial du secrétaire géneral Hedi Annabi, et la police nationale tout aussi durement éprouvée par le séisme, sont incapables , à elles seules, de répondre aux exigences des commerçants, des banquiers, des responsables de supermarchés et de stations service qui hésitent encore à reprendre leurs activités, en raison de nombreux cas de pillage, dont celui subi vendredi par la Auto plaza, un concessionaire de véhicules déjà frappé la catastrophe.

Les autorites ont egalement fait état de nombreux actes de banditisme commis au cours de ces derniers jours à port-au-prince,  particulièrement la nuit à la faveur de l'absence totale d'électricité, en raison du dysfonctionnement de l'Electricite d'Haïti.

Et la quasi-totalité de la population qui dort désormais dans la rue et sur les places publiques est ainsi exposée à l'insecurité. De fait,,  des tirs nourris d'armes de gros calibre sont entendus tous les soirs dans plusieurs quartiers de la capitale.

Un maire qui réagissait à la propositon de Mme Clinton, lors d'une réunion organisée samedi soir par le chef de l'Etat au local de Direction centrale de la police judiciaire non loin de l'aeroport international, a fait savoir qu'il l'appuyait à condition que le mandat des soldats américains soit défini dans le temps et qu'il soit non renouvelable. Un autre maire s'est declaré d'accord pourvu que le président Préval soit le commandant en chef de ces troupes.

Un 3ème  maire a fait savoir qu'on n'a pas besoin de se voiler la face puisque  l'Etat s'est effondré et que le gouvernement ne contrôle rien ni n'est  en mesure d'asssumer ses responsabilités en matière de sécurité.

En effet, c'est l'armée américaine qui gère l'Aéroport de Port-au-Prince suite au dysfonctionnennement de ses installation de guidage et de sa tour de contrôle.

Et cette totale prise en charge par l'armée americaine a dejà été la cause d'un incident avec les autorites françaises. Le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet s'est vu signifier qu'il devait faire atterrir en territoire dominicain un avion transportant un hôpital de campagne, en raison de l'embouteillage qui prevaut à l'Aéroport Toustaint Louverture où des dizaines d'avions transportant de l'aide humanitaire débarquent  tous les jours.

Le secrétaire d'Etat à la production animale, Michel Chancy, responsable d'un comité de travail mis en place par le chef de l'Etat a deploré l'absence de contrôle des autorites haïtiennes sur la nature de ce qui est debarqué à l'aéroport ni sa destination, parce la douane haïtienne n'en aurait aucun contrôle.

Depuis vendredi, des rencontres sont organisées avec des secteurs internationaux pour régulariser la situation, a-t-il assuré.

Par ailleurs, oûtre les plus de 150.000 morts qu'aurait causés le tremblement de terre de mardi qui pourrait être l'un des 10 séismes les plus violents de l'histoire, 300.000 blessés pourraient être dénombrés, 80 % des  constructions et 90% des écoles de la municipalité de Pot-au-Prince auraient été détruites, selon l 'un des assesseurs de la mairie de Port-au-Prince.

Le gouvernement se preparerait donc à décreter un mois de deuil national du 17 janvier au 17 février,- ce qui implique l'annulation officiel du Carnaval qui était prévu du 14 au 16 février- et l'état d'urgence pour une période de 15 jours, sans devoir faire appel au parlement dont la chambre basse est pratiquement dysfonctionnelle.


Nouvelles du 13 janvier 2010

Les cadavres jonchent les rues à Port-au-prince: ils pourraient finalement se compter par dizaines de milliers

Port-au-Prince, le 13 janvier 2010 – (AHP) – Les cadavres jonchent les rues de Port-au-Prince,  24 heures après le séisme dévastateur qui a ravagé la capaitale haïtienne.

De nombreuses institutions publiques et privées se sont effondrées totalement ou en partie avec de nombreux employés, étudiants ou clients à l'intrieur. C'est le cas notamment du  palais national, du parlement, du Ministère de l'Intérieur, du palais de justice, de la direction générale de la police nationale    et de  plusieurs commissariats, la direction générale des impôts (DGI),des banques, des supermarchés, des écoles et universités.

Chaque heure qui passe apporte son lot d'émotions et des nouvelles encore plus démoralisantes d'un ami, et/ou d'une connaissance décédés ou portés disparus.

C'est quasi chaque famile qui est frappé de près ou de loin par une ou des pertes en vie humaine. Ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne serait pas étonnant que les morts et disparus se comptent par dizanes de milliers. Les morts découverts dans les rues devraient ainsi être, selon beaucoup de gens, la partie encore visible de  la catastrophe, le pire étant à venir lorsqu'on pourra commencer les opérations de déblayage.

Le pire aussi vient du fait que dans cette situation, chacun doit compter sur ses propres forces, ses propres moyens. Les services de l'Etat, les agents de la police nationale et  de la Mission des Nations-Unies pour stabliser Haïti devant faire face à leurs propres problèmes.

Plusieurs batiments où logeaient ou travaillaient de hauts cadres de la MINUSTAH dont l'Hotel Montana se sont effondrés faisant des morts et des blessés.
 
Le représenant special du secrétaire général, Hedi Annabi est ainsi décédé (selon Préval), alors que son adjoint Da Costa etait encore porté disparu mercredi matin.

Situation également compliquée pour pour la PNH, ce qui qui a rendu la mobilisation difficile pour le Directeur général, Mario Andrésol

Autres aspects du drame: les rares hôpitaux de la capitale qui ont éte épargnés sont dépassés par l'ampleur des besoins. ils sont des dizaines de parents qui circulent sur des brancards ou à dos d'hommes avec des victimes avec un pied ou un bras cassé ne trouvant nulle part pour les recevoir. Même cas pour eux  qui ont un cadavre sur le bras, car la plupart des morgues dont celles de Pax Villa sont démolies.

Il n'y pas de pharmacies ouvertes et les prescriptions ne peuvent pas être exécutées. Des sérums sont également administrés en pleine rue.

Ils sont  aussi des milliers les gens dont les maisons ont été démolies ou pas,  à avoir dormi mardi soir dans les rues ou dans de grands espaces libres comme la primature ou les cours d'écoles congréganistes. 

Des  centaines d'hommes et femmes dont les maisons ont été démolies ont eté  rencontrées ce mercredi  avec des enfants sur le bras et des sacs sur la tête, à la recherche d'un abri comme quand des refugies fuient des zones de combat.

Tous, gens aisés ou démunis sont egalement confrontés à la tragédie qui vient de frapper un pays dejà fragilisé et mal en point.

Autre fait important à signaler: jusqu'à la mi-jounée de mercredi, les grands axes routiers étaient encore encombrés par des éboulements, des biatiments effondrés ou des arbres déracinés, ce qui paralyse et complique énormément la circulation et le sort des citoyens qui sont dans l'impossibilité de se déplacer, d'autant que les communications téléphoniques n'existent presque pas.

Mardi soir, seuls les abonnés de la compagnie de téléphone cellulaire Haitel étaient en mesure de communiquer entre eux.

Pour de nombreux citoyens, les secours promis par la communauté internationale devraient arriver dans le meilleur délai, sinon, ils pourraient n'être d'aucune utilité pour ceux qui sont encore sous les décombres.

Qui pis est, les cadavres von bientôt entrer en putréfaction avec leur lot d'épidémies.

Dans sa première intervention  en début d'après-midi, le president René Préval a fait savoir qu'il est au courant que des chefs d'Etat et de gouvernement cherchent à le contacter (pobablement pour lui demander ce dont le pays a le plus besoin). Mais il a fait savoir qu'ils ne pouvaient pas encore leur parler sans une évaluation préalable.

Le chef de l'Etat  s'est dit très concerné et a promis que le gouvernement fera tout pour venir en aide à la population, mais il a appelé les haïtiens à être solidaires les uns des autres dans le cadre de cette catastrophe naturelle.

Parallèlement, un comité formé notamment de ministres et d'autres cadres de l'Etat était en réunion à l'aeroport international de Pot-au-Prince pour identifier les besoins.

Mais en dehors des milliers de pertes en vies humaines, c'est une economie dejà anémiée, toujours incapable de se relever des ouragans de 2010 qui vient d'êrtre si durement frappée.


C'est un peu la fin du monde pour Haïti, a commenté un citoyen  qui a appelé le président Preval à prendre des dispositions exceptionnelles pour faire libérer des détenus injustement incarcérés pour des motifs non étayés ou  qui n'ont jamais comparu devant un juge, pour qu'ils puissent aller rejoindre leurr famille
.

Nouvelles du 11 janvier 2010



Autorités de la chancellerie et de American Airlines se rencontrent pour discuter  de nouvelles mesures de sécurité à  l'Aéroport: les participants à la rencontre ne sont pas entrés dans les détails de l'incident impliquant le président de l'assemblé nationale, selon un cadre du MAE

Port-au-Prince, le 11 janvier 2010 – (AHP) – Une rencontre s’est tenue lundi à la Chancellerie haïtienne entre les autorités du Ministère des Affaires étrangères (MAE) et des responsables de la compagnie américaine de transport aérien, American Airlines, autour des nouvelles mesures de securité à adopter à l'Aéroport international de Port-au-Prince.

C'est  l’incident du 6 janvier à l'entrée de la salle de départ d'American Airlines où président de l'Assemblée Nationale, Kély C. Bastien avait été contraint d'enlever ses chaussures pour passer le détecteur métallique, qui a provoqué cette rencontre

Le  parlementaire qui avait exprimé vivement son mécontentement avant d'optempérer  estimait qu'en tant que président du Sénat de la République, il n'aurait pas dû être soumis à une telle exigence.

Un haut cadre  de la chancellerie qui a pris part, aux côtés de la ministre des affaires étrangères, à la rencontre de ce lundi avec les deux plus hauts responsables locaux de American Airlines, a fait savoir qu'il s'agissait d'une réunion tout à fait courtoise au cours delaquelle les discussions ont porté sur  les nouvelles  mesures  à adopter pour renforcer la sécurité à l'Aéroport.

" Nous ne sommes pas entrés dans les details de l'incident de mercredi. Nous n'avons non plus pas convoqué mais invité AA pour  surtout faire le point sur le dosssier de la securité, en rapport avec les nouvelles mesures adoptéees au niveau international particulièrement aux Etats-Unis", a souligné ce responsable, ajoutant: nous attendons à présent les nouvelles directives prises par la "Transportation Security Agency (TSA) pour arrêter les disposotions qui s'imposent pour que chacun sache à quoi s'attendre quand il va prendre un avion.

Il a également fait savoir que le point a été fait sur le fonctionnement
du salon diplomatique, les catégories de personnes hablitées à l'utiliser et les types de privilèges dont peuvent jouir ses usagers.

Une première rencontre avait eu lieu vendredi avec les responsables de l'autorité aéroportuaire nationale (AAN) sur le dossier de la sécurité.

Les autorités américaines  très pointues sur la question de la sécurité dans les aeroports depuis les évènements du 11 septembre 2001, sont passées à de nouvelles phases dans les mesures de securité depuis l’attentat avorté du 25 décembre 2009 à bord d'un avion de la Northwest qui assurait la liaison Amsterdam/Detroit.

Nouvelles nominations dans l'administration publique : Luc Eucher Joseph remplacé par Aramick Louis à la secrétairerie d'Etat à la Sécurité publique; 2 directeurs genéraux adjoints au Ministère de l'Economie et des Finances

Port-au-Pince, 11 janvier 2010- (AHP)- Une douzaine de hauts  cadres de l'adminisration publique ont été nommés ce 11 janvier directeur général  ou directeur général adjoint ou encore maintenus à leur poste  comme sécrétaire d'Etat,  au niveau d'un ensemble de Ministères.

le citoyen Aramick Louis, un ancien haut cadre de la police nationale, a été nommé secrétaire d'Eta à la sécurité publique en remplacement de M. Luc Eucher Joseph.

L'ancien commissaire du gouvernement, Claudy Gassant qui a été ces derniers mois conseiller spécial  du président René Preval en matière de justice, est nommé secrétaire d'Etat à la justice chargé des Affaires pénales.

M. Pierre Erold Etienne qui a été directeur du Trésor puis directeur général adjoint au Ministère des Finances, est nommé directeur général à ce même ministère. Son collègue Grey Ronald Décembre qui fut direceur de l'Inspection fiscale devient directeur genéral adjoint au MEF tout comme le citoyen Michelet Comeau qui fut responsable de toutes les directions départementales du MEF.

Le citoyen Frantz Yves Joseph est appelé au nouveau poste de secrétaire d'Etat au Ministère des Travaux publics, transports et communications.

Plusieurs hauts cadres ont conservé leur poste. Le secretaire d'Etat Sylvain Lafalaise est maintenu à son poste de secretaire d'Etat aux Finances; le secretaire d'Etat Carol Joseph est re-nommé secrétaire d'Etat à l'Alphabetisation, Michel Péan conserve son poste de secrétaire d'Etat à l'Intégration des persones handicapées.

C'est également  le cas pour les citoyens Jean Claude Délicé  et Michel Chancy qui ont été reconduits secrétaires d'Etat  respectivement a la production végétale  et à  la production animale au Ministère de l'Agriculture.


Nouvelles du 8 décembre 2009


L'excès en tout nuit

Quand en février 2006, le Conseil électoral présidé par Max Mathurin et Jacques Bernard (directeur général) était accusé de vouloir manipuler les résultats des presidentielles au détriment du candidat René Préval, des centaines de milliers de personnes en grande majorité issues de l'élctorat de Fanmi Lavalas avaient gagné les rues  pendant 4 jours pour dénoncer "l'opération frauduleuse".

Tout Port-au-Prince et plusieurs villes de province étaient paralysés et les manifestants dont les protestations étaient relayées par  de nombreux médias  se sont même même permis un gentil petit bain à "Montana Beach" où le CEP tenait un bureau et où le prix nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu de passage en Haïti, résidait.

M. Préval avait alors refusé de demander aux manifestants de rentrer chez eux, puisque disait-il, ces derniers étaient dans leurs bons droits de réclamer le strict respect de leur vote.

Et ce sont, dit-on, les pratiques jugées déloyales et clairement serviles du CEP/ Mathurin qui ont valu son renvoi lors des joutes d'avril 2009. Ce qui sous-entendait que son remplaçant ne se laisserait pas manipuler ni que personne ne chercherait à le dompter

Mais si l'on en croit tout ce qu'on entend, Max Mathurin, Jacques Bernard et autre Frantz Gérard Verret  seraient de petits saints que les nouveaux venus auraient vite fait oublier.

Si le CEP 2006 n'avait trouvé aucun prétexte pour écarter de la course des organisations comme Fanmi Lavalas qui participent depuis une douzaine d'années à des joutes électorales et qui sont capables de faire augmenter de façon substantielle  la participation à une élection,  le CEP Verret et le CEP replâtré ont trouvé le fameux prétexte du mandat que tout le monde, nationaux et internationaux, sait farfelu et lié à des motivations politiques.

On n'est justement pas sûr que le président René Préval ait un problème profond avec Fanmi lavalas ou avec l'ancien président Aristide, ni que les responsables ou membres de Fanmi lavalas soient jugés reprochables.

En effet, Pour les proches des deux hommes jadis des "jumeaux", tout est lié à une question de popularité et d'électorat.
"Comprenne qui veut"disent-ils

Ils expliquent quand même que si Fanmi Lavalas va aux élections, il y a des objectifs à venir qui risqueraient à coups sûrs d'être compromis. Car Inite tout comme Lespwa (l'Espoir) hier,  ne connait d'autres électorats que celui de Fanmi Lavalas

Beaucoup constatent aussi que  plusieurs membres, anciens parlementaires ou cadres de Fanmi Lavalas auxquels on avait collé dans un passé encore récent l'étiquette  "mauvaise réputation",  sont devenus soudain des gens de bien, quand, en raison de leur popularité, on les utilise sous d'autres bannières.

L'excès en tout nuit, dit-on.

Il est aujourd'hui reproché aux autorités politiques  et électorales leur superbe et leur mepris insolent. Ils sont, de fait, accusés de  tout faire sans se sentir obligés de donner la moindre explication, au mepris de la loi, , assurés qu'ils sont que la MINUSTAH est là pour les couvrir  même dans l'accomplissement  des actes les plus  anti-démocratiques.

'incident du vendredi 4 décembre au Club international quand le CEP et la plateforme Inite ont éte accusés de fraude et de magouille au cours du tirage au sort pour l'attribution des numeros, est venu relancer les graves suspicions qui pèsent sur le'organisme électoral.

Pour de nombreux observateurs, même quand l'attribution du No1à Inite (Unité) était effectivement un pur hasard, il est difficile d'y croire, compte tenu des antécédents et des soupçons de fraudes

Les patis politiques contestataires affirment que si des secteurs de la communauté internationale et la MINUSTAH acceptent de collaborer et d'ignorer de légitimes revendications, et si elles continuent de croire que l'exclusion ne peut avoir aucun impact sur la légitimite d'une élection, certains, faisant flèche de tout bois,  iront  a coups sûrs jusqu'au bout de leurs objectifs, mais le pays, croient-ils, n'en sera que plus fragilisé et les espoirs de lendemains meilleurs qui pourraient naître d'investissements massifs en Haïti, risqueraient de n'être qu'un grand leurre,  rien de sérieux et de durable ne pouvant se construire sur du sable, sur l'injustice et l'abus d'autorité.

En fin de compte, il est important de reconnaitre que les politiciens haïtiens sont en gande partie responsable de la situation à laquelle le pays fait face, ayant toujours été insatisfaits, ayant toujours été à la recherhe d'un roi, utilisant à outrance l'arme du coup d'état.

Mais c'est loin d'être une raison pour partir d'un extrême à un autre, car l'excès en tout nuit. Même lorsqu'on estime avoir les plus grands supports du monde. Et  les exemples sont légions.

Ne dit-on pas que tout mur érigé en dehors des normes, sans armature et dans l'empressement n'a d'autre avenir que l'écroulement
.



Michèle Pierre Louis ne serait-elle plus très douée

Il y a tout juste une semaine , l'ambassadeur des Etats-Unis Kenneth Merten déclarait lors d'une réception organisée par la Hamcham pour lui  souhaiter la bienvenue, que le pays était dirigé par un président  dévoué,   une première ministre douée et un parlement  qui joue son rôle de manière responsable.

Personne n'avait  alors rien trouvé à redire.

Alors que s'est-il passé pour que seule Michèle Pierre-Louis ne meriterait plus soudain l'élogieux qualificatif qui lui a été attribué  au point qu'une demi-douzaine de sénateurs  pour la plupart des nouveaux venus décident de l'interpeller.

Qu'est-ce qui peut  expliquer cette hostilité vis-à-vis de gens doués pendant que les dévoués restent  bien viscés à leur place, alors que les uns et les autres font partie d'une même équipe, censés également responsables de tout ce qui arrive de bien ou de mal au pays.

Ne dit-on pas aussi qu'on ne change pas les gens doués et devoués surtout dans un pays qui souffre cruellement d'une carence de femmes et d'hommes compétents.

C'est pourquoi beaucoup se demandent s'il n'y aurait pas des subtilités  et des jeux plitiques que des profanes n'arriveraient pas à percer en cette periode pré-electorale où tous les coups même les plus cyniques sont permis.

Autrement, pourquoi cet acharnement contre Michèle Pierre-Louis de la part de palementaires et de politiciens censés issus de la même chapelle politique qu'elle.

On reproche au chef du gouvernement  l'orientation néo-liberale de la politique gouvernementale: Mais depuis quand en Haïti, un premier ministre pouvait seul définir la politique à suivre, à moins que le chef de l'Exécutif ne soit un president fantoche (pope twèl). Ce qui ne semble pas le cas aujourd'hui.

On en veut également à la première ministre  pour sa  pseudo mauvaise gestion de la chose publique et surtout des 197 millions décaissés dans le cadre du plan d'urgence post-cyclonique 2008.

Peut-être, a-t-on  d'autres griefs légitimes contre la première ministre? Mais pour ce qui est des 197 millions qui se seraient envolés en fumée, il faudrait éviter de recourir au jeu de  boucs émissaires, mais accepter de désigner ceux qui se sont livrés à un tel gaspillage dans un pays qui n'a jamais disposé d'un coup et depuis très longtemps, d'un montant d'une telle envergure. (Même quand on nous promet des centaines de millions, ils sont décaissés généralement par tranches de 10, 15 et 20 millions).

Il faudrait aussi chercher à savoir quels secteurs ont décidé du mode de répartition des 197 millions: on sait dejà que les plus grosses parts ont été distribuées aux ministères de l'Agriculture et des Travaux publics Transports et communications. Mais les responsables des TPTC avaient-ils le plein contrôle du montant qui lui a été alloué officiellement.

Autres questions à se poser: Est-ce la première ministre Michèle Pierre-Louis qui a décidé de traîner les pieds pour que le rapport sur la gestion des près de 200 millions soit soumis à la fin du mandat des députés,  quand ces derniers n'avaient plus aucun pouvoir de convocation.

Beaucoup estiment que si le gouvernement de Michèle Pierre-Louis devait être renvoyé jeudi, ce serait une manière de couvrir et de décharger de toute responsabilites ceux  qui doivent rendre des comptes.

D'autre part, plusieurs secteurs estiment avec raison qu'à  part une amelioration substantielle de la situation sécuritaire à partir de 2006, les conditions d'existence de la population se sont détériorées depuis 2004. Le depart forcé  le 12 avril 2008 du premier ministre Jacques Edouard Alexis n'a pas été la "fin de tous les problèmes", malgré le programme très mediatisé de baisse des prix du riz annoncé le même jour au palais national

Le pourissement aujourd'hui de la  situation ne saurait en incomber exclusivement à Michèle Pierre-Louis.

Il est vrai que la population réclame sans succès  depuis mai 2006 du sang neuf dans la diplomatie et au niveau des délégations departementales, il est vrai aussi qu'il réclame depuis un bon bout de temps sa mi-temps, comme promis,  mais le renvoi  intempestif de Michèle Pierre-Louis à environ 1 an de la fin de la présidence de René Préval pourrait apporter bien plus de problèms qu'il n'en résolve.

Aucun dirigeant n'est indispensable, mais il ne faudrait pas que des décisions précipitées viennent remettre en question tout un ensemble de projets gérés par le premier ministre et son gouvernement dont ceux de la route Cayes/Jérémie et la construction du pont sur les 3 rivières.

Dans ce pays, on se sait jamais.... la première ministre même renvoyée pourrait expédier les affaires courantes pendant des mois peut-être jusqu'à fin 2010, si elle n'a pas d'autres agendas. Jacques Edouard Alexis était resté à la primature 5 mois après le vote de censure au Sénat.

Toutefois, tout n'est pas encore dit. Bien que les sénateurs hostiles à Michèle Pierre-Louis (s'ils le sont vraiment) soient plus nombreux, le projet de son renvoi ne fait pas l'unanmité dans la societé civile haïtienne et parmi les  représentants de la communauté internationale.


Université d'Etat d'Haiti: rien n'est encore réglé

Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les responsables de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)  ont pris une deuxième fois le mercredi 9 septembre  le contrôle de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP), mais la situation n'a pas l'air d'être réglée, cet acquis ayant été obtenu non par la négociation , mais par une nouvelle intervention de la police..

Les activités restent paralysées non seulement à la FMP fermées officielement,  mais pratiquement dans toutes les autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière, comment vont se réaliser les examens d'admission

  
Plus d’une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises cassés  vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et a proximité de la Faculté d’Ethnologie.


Des jets de pierres ont été lancés a partir de la faculté et une fois de plus, les policiers ont répondu a coups de gaz lacrymogène.

Le Rectorat avait  pour sa part, été la cible de jets de pierres.

Plusieurs entités de l’UEH dont la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période d’inactivité dans le cadre ds mouvements d'étudiants.

Mais c’est la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée. Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants grévistes.

Au cours de cette intervention policière, 22 étudiants ont été arrêtés puis libérés après avoir été conduits puis fiches au commissariat de Port-au-Prince.

Le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Joël Derosier Jean Pierre, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à l’UEH.

Il affirme cependant vouloir respecter l’indépendance et l’autonomie de l’UEH.



Nouvelles du 31 août 2009
La crise à la Faculté de médecine et de Pharmacie, est-elle vraiment résolue avec l'intervention de la police?


Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie occupaient les locaux de l'Institution depuis le 27 avril 2009 pour réclamer officiellement entre autres, le renvoi des membres du décanat jugé incompétents, de meilleures conditions d'apprentissage, dont  l'accès à l'Internet.....et le rapatriement de certains cours enlevés du cursus.

Le décanat rétorque qu'il n'est surtout pas question qu'il s'en aille et en cela, il trouve l'appui du rectorat de l'Université et du Conseil des professeurs de la Faculté pour dénoncer l'intransigeance des étudiants pour leur refus de dialoguer. Tous 3, ils appellent les étudiants à libérer l'espace et à intégrer les salles de classe avant le début de toutes négociations.

Les étudiants s'y refusent et c'est le commencement des sit-in et des manifestations.

Ils vont ensuite trouver l'appui d'étudiants de plusieurs autres facultés: chemin faisant, une nouvelle arme leur tombe dans les mains: le salaire minimum dont les 200 gourdes votées par les deux chambres sont refusées par le président Préval pour les ouvriers de la sous-traitance. Le mouvement se durcit. Les manifestations deviennent souvent violentes avec notammemt des casses et des incendies de véhicules.

Des patrouilles de la police nationale et de la MINUSTAH font un usage abusif de gaz lacrymogènes qui indisposent passants, élèves et même des patients dont des enfants  qui reçoivent des soins à l'Hopital de l'Université d'Etat: des agents de la MINUSTAH sont accusés de violation de l'enceinte de la faculté de médecine: accusation faite par le rectorat mais démentie par la mission onusienne.

Le mouvement prend encore de nouvelles proportions quand les principaux concernés, ouvriers des parcs industriels, rejoignent les rangs. Alors, revendications d'étudiants et  revendications d'ouvriers pour un salaire minimum à 200 gourdes, ne font plus qu'une seule.

Devant l'ampleur de la situation et surtout après les casses et les violences dénoncées  par l'Association des Industries d'Haïti (ADIH) pour justifier un arrêt de travail de 48 heures, les forces de l'ordre montrent les dents et répriment désormais sans ménagement les manifstants: ouvriers, militants et étudiants sont arrêtés.

Les deux derniers étudiants sont liberés seulement vendredi de "l'Enfer du Pénitencier National", selon leurs propres mots.

Mais, après l'annonce par le décanat de la reprise des cours et des inscriptions à la fac de médecine,  les étudiants  dénoncent un massacre en préparation et annoncent le renforcement de la vigilance. Certains d'entre eux dormiraient à la faculté.

Chats et souris se surveillent, puisque les responsables de la faculté dénoncent eux aussi un plan de sabotage que les étudiants se prépareraient à mettre à exécution. Mais, quelle est  la crédibilité de toutes ces accusations. C'est à celui qui pourra le mieux s'attirer  la sympathie de l'opinion.

En tout cas, vendredi soir, 11:30/minuit,  profitant d'un relâchement des étudiants ou ces derniers auraient-ils été informés de l'opération de la police pour vider les lieux, la police donne l'assaut de la faculté de médecine dont elle prend le contrôle  à la demande du Conseil exécutif de l'Unversité pour la rendre au décanat...

La première réaction est  que la crise à la faculté de Médecine, la seule faculté de médecine de l'Etat,  avait trop duré, alors que des centaines d'étudianst et de parents observaient impuissants la poursuite d'une crise interminable et la perte de toute une année d'études, sans savoir quand les activites allaient reprendre.

La première réaction est aussi de dénoncer le jusqu'auboutisme des étudiants accusés de vouloir dicter leurs lois, de commettre des actes de violence et de jouer à outrance la carte de la discrimination sociale.

Mais l'intervention de la police en pleine nuit dans l'enceinte d'une faculté en violation des prescrits de la constitution est également dénoncée avec vigueur, une stratégie qui pourrait vouloir dire que les autorités universitaires ont échoué à trouver le charisme et les ressources qu'il faut pour rassurer et convaincre les étudiants de la nécessité du dialogue.

Le président du sénat Kély Bastien qui s'est porté sur les lieux  vendredi minuit n'y est pas allé par 4 chemins: les problèmes à la faculté de médecine ne doivent pas être résolus dans la violence et la répression par les uns comme par les autres. Qu'est-ce qu'on voulait cacher en intervenant en pleine nuit,  renchérit le professeur Daniel Supplice qui dénonce aussi les violences commises par les étudiants ou des menaces qu'ils auraient projeté de mettre à exécution.
 
Daniel Supplice appelle à un dialogue  franc avec des concessions de part et d'autres, pour qu'un climat de travail puisse revenir à la fac de médecine.

De fait, dans l'état actuel des choses, de nombreux parents dont ceux qui ont les moyens de faire autrement  pourraient désormais craindre d'envoyer leurs enfants dans une faculté dont la sécurité reste fragile, malgré la présence de policiers dans le perimètre.


En lieu et place de toute manifestation de force et  du déversement abusif  de propos blessants et offensants, des mesures d'un autre genre s'imposent pour aider à cicatriser les blessures, après 4 mois de face-à face. Car après tout, dirigeants et étudiants sortent diminués de  ces 4 mois de crise (si la crise est resolue), même si au bout du compte, ce sont les derniers qui risquent de perdre davantage.

Et sur la question de savoir si des étudiants sont manipulés: ll faut d'abord chercher à bien identifier ceux qui ont fait des étudiants les intransigeants qu'ils sont devenus aujourd'hui. Ne feraient-ils que suivre  le chemin qu'on leur a montré, celui de la table rase, qu'ils ont bien  pratiqué dans un passe récent et dont ils ne pourraient encore se détourner. Peut-être cesseront-ils un jour de jouer les fusibles pour donner la première place à leur formation.



Nouvelles du 13  juillet 2009

L'Affaire Franck Ciné ou les contradictions criantes d'un système judiciaire

S'il y a un secteur qui mérite une attention toute spéciale en Haïti, c'est bien le secteur Justice. Le cas Ciné, cet homme d'affaire connu de tous, pourvoyeur d'emplois,  propriétaire de la plus ancienne compagnie de téléphonie mobile en Haiti, vient de mettre à nu de façon  éloquente les faiblesses et contradictions criantes d'un système judiciaire..

 Franck Ciné vient d'être remis en liberté après avoir été astreint à 25 mois de prison préventive. Il était accusé   d'implication dans la faillite présumée de l'ancienne Socabank aujourd'hui absorbée par la banque nationale de crédit (BNC).

On lui reprochait d'avoir obtenu, en tant qu'actionnaire majoritaire, des prêts hors normes de l'ancienne institution bancaire. Il aurait donc commis un délit et aurait été  emprisonné pour dettes, alors que la loi  haïtienne ne reconnait pas l'emprisonnement pour dettes.

Quoi qu'il en soit, la Cour de Cassation vient de rejeter l'accusation qui motivait officiellement son arrestation, même si c'est 2 ans et 1 mois plus tard .

Mais l'ironie dans cette affaire, c'est que d'autres membres du Conseil d'administration de la même Socabank dont le trésorier, arrêtés en même temps que M. Ciné et sous le même chef d'accusation, ont eté remis peu après, en liberté.

A la même époque, plusieurs autres citoyens mis aux arrêts pour crimes présumés ont été relaxés, après que des secteurs auxquels ils appartiennent furent montés au créneau en leur faveur.

Mais dans le cas Ciné, beaucoup de gens ont relevé que l'acharnement  de la "justice" à vouloir le garder dans les chaînes, l'indifférence voire le mépris d'un ensemble de secteurs, d'un ensemble de décideurs face à ce qui a été pourtant considéré comme un exmple clé d'abus de pouvoir, et d'injustice, ont fait dire à ses avocats, que l'affaire etait d'avantage liée à un règlement de comptes.

La justice haïtienne a la réputation d'une justice à double vitesse: application outrancière et favorable des lois pour les amis, même quand ils sont en contravention, mais ignorance et mépris arrogant des textes de loi quand il s'agit de sans noms, de sans voix ou de présumés adversaires: ceux-là, qu'ils pourrissent en prison, qu'importe s'ils sont innocents.

Et pire, tout cela  est considéré comme normal par des organisations de droits de l'homme. Et pire encore, tout cela se passe comme si la constitution n'avait pas désigné ceux qui doivent veiller au respect et à l'application des lois quand certains en abusent.

La grande loi est que tous sont créés pour vivre libres: De ce fait, lorsque  des gens oeuvrent à faire  sortir un proche ou un collègue de prison, c'est plus que louable.

Cependant, on se rend trop souvent compte, que ceux qui ont le plus de chance de sortir de prison, qu'ils soient fautifs ou pas, ce sont ceux qui disposent de grandes gueules pour faire pression, pour faire du bruit, des gens capables de faire perdre la tête aux juges, au ministère de la justice et au gouvernement.

De grâce, libérez-le vite, évitez-nous une nouvelle crise, même si on doit frustrer un commissaire.

Quant aux autres, ceux pour lesquels aucun dossier n'a éte dressé, les boucs émissaires, ceux dont on dit qu'ils sont victimes de règlements de compte: qu'ils croupissent, qu'ils pourrissent.

On dit même qu'il y a des secteurs pour passer au crible les dossiers qui  doivent être gelés ou qui doivent être pris en considération.

Voyez avec quelle célérité  on a décidé de jeter  en prison Sandro Joseph, l'ancien directeur général de l'ONA, alors qu'il était disponible pour la justice. Dans le même temps, voyez toutes les gymnastiques auxquelles on se livre pour traiter différemment le dossier du directeur de l'OAVCT, pour qu'il reste en liberté, malgré les accusations qui pèsent contre lui (c'est tant mieux pour lui).

C'est ainsi qu'on devrait procéder pour tous ceux qui sont l'objet d'accusations et qui sont  à la disposition de la justice, comme l'était l'ancien directeur général de l'ONA. Mais, 4 mois  après son arrestation, aucune ordonnance n'a été rendue dans le cadre de son dossier.

Voyez aussi quel traitement est infligé, dans l'indifférence de tous, au militant politique Ronald Dauphin, incarcéré  sans jugement depuis mars 2004, sous l'accusation d'implication dans un présumé massacre, pendant qu'on tente  de réhabiliter moralement y compris par des postes honorifiques des individus qui ont dans un passé récent abusé malhonnêtement  de leur autorité.

Même Justice et Paix, une organisation de l'Eglise catholique, n'a pas jugé qu'il était moral d'inscrire le dossier d'un homme malade (Ronald Dauphin) dans sa liste de prévenus pour lesquels une intervention s'avère urgente.

On se perd à trouver les  raisons qui  expliquent des traitements différents dans la conduite de dossiers  similaires, les raisons pour lesquelles on décide de poursuivre un citoyen sous tel chef d'accusation, pendant qu'on couvre et  protège un autre citoyen faisant l'objet des mêmes accusations.
 
Dans notre pays, on peut facilement destituer un sénateur et le pousser à quitter son pays pour sa nationalité étrangère présumée, pendant  qu'aucune mesure n'est prise contre des députés se trouvant dans la même situation.

On peut persécuter et harceler  des citoyens pour des raisons apparemment bénins, pendant qu'on fait le black-out ou conditionne le piétinement de dossiers susceptibles de faire beaucoup de mal au pays, comme le scandale des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix) 

Le fonctionnement boîteux de la justice avec l'application d'une politique de deux poids deux mesures est considéré comme l'un des principaux talons d'Achille du gouvernement,

 Cette conduite jugée partisane  de l'appareil judiciaire et la jouissance par certains secteurs du privilège d'influencer la distribution de cette justice, pourraient avoir des conséquences  néfastes  sur l'avenir même du pays.

Nouvelles du 5 juin 2009

Vouloir occulter  l'action du père Jean-Juste, partie perdue d'avance

Les funérailles du prêtre haïtien Gérard Jean-Juste décedé des suites de problèmes respiratoires et cardiaques  après une leucémie attrapée en 2005 en prison, seront chantées ce samedi à Miami.  Mais des veillées et d'autres activités sont organisées dans plusieurs villes haïtiennes dont Port-au-Prince et un peu partout à l'étranger: Santo-Domingo, New-York, New-Jersey, Boston, Paris et ailleurs.

L'action et le dévouement du père Gérard-Juste en faveur de milliers d'immigrants haïtiens en Floride et dans la défense des droits de l'homme est si importante que beaucoup de gens à travers le monde sentent le besoin et la nécessité de s'associer  aux cerémonies et aux derniers hommages rendus à cet homme exceptionnel, farouche partisan du respect des principes et des  lois et qui répondait toujours présent sur tous les fronts quand il s'agissait  de voler au secours de gens en difficulté ou de manifester sa solidarité et sa reconnaissance.

Et c'est ce sens de gratitude qui l'a conduit ce 21 juillet 2005 à l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville pour participer à la concélebration des funérailles du jeune journaliste-poète, Jacques Roche, originaire comme lui de Cavaillon, et dont la maman lui avait fait du bien dans le passé.

Mais, il a été assailli par des individus violents qui lui infligèrent de graves sévices corporels, lui assénant  des coups partout, utilisant des méthodes honteuses pour éviter qu'il ne saigne, tout cela en plein temple de Dieu, harangués par des propos sulfureux crachés du haut de la chaire. Mais, le prêtre, comme un mouton cerné dans l'abattoir,  a encaissé et souffert sans mot dire et sans opposer aucune résistance.

Et comme tentative d'explication à ces volences: il aurait eu quelque chose à voir avec le kidnapping suivi de l'assassinat odieux de M. Roche. Mais on sait et tout le monde sait que l'objecif était de  le jeter quelque part où, élément gênant,  il ne soit plus capable de "nuire": la prison. Et c'est là qu'il a été conduit, là où sa leucémie s'est déclarée.

Si un petit groupe d'irréductibles  dont certains ont beneficié à coups sûrs directement ou indirectement des bienfaits du prêtre, lui manifestent aujourd'hui encore leur aversion, mais ses amis haïtiens et  étrangers sont 1.000 fois, 100.000 fois  plus nombreux.

Et de fait, de partout, en Haïti comme à l'Etranger, leurs témoignages affluent pour  banaliser les tentatives de salissure et  remercier le père Jean-Juste pour tout. Et l'un de ces témoignages envoyés de Boston dit ceci:  ceux qui t'aiment,  ils sont très nombreux,  savent que ta mission était le bien que tu as fait toute ta vie et que les accusations portées contre toi n'ont jamais convaincu et ne convaincront jamais personne, pas même ceux qui les ont lancées haineusement et qui t'ont battu, en raison de tes convictions  politiques,  pour te barrer la route de la présidence qu'on redoutait de te voir emprunter.

A la veille donc du dernier voyage du père Jean-Juste, de nombreux citoyens aujourd'hui médecins, avocats, professeurs dont les parents ont profité de l'action du père Jean-Juste, et qui résident dans différentes villes du monde, sortent ces derniers jours de leur silence: "Je n'aurais jamais été médecin aujourd'hui, si tu n'avais pas aidé mes parents à régulariser  leur situation", écrit Ronald J. Auguste, soulignant que des cas similaire sont innombrables .  

Un citoyen américain d'origine haïtienne, André Pierre, élu le 2 juin dernier à la municipalité de North Miami, a dédié sa victoire au père Jean-Juste pour "sa longue croisade en faveur des droits des haïtiens".

Elanor Oscar  de West Palm Beach écrit:  le nombre de ceux qui t'en veulent est si insignifiant  et le nombre de ceux qui t'aimernt si important   que personne ne pourra jamais banaliser ton action et ternir ton image. Même, ceux qui sont devenus tes adversaires les plus coriaces  ont béneficié d'une façon ou d'une autre  de tes actions bienfaisantes, écrit encore Elanor.

Le père Gérard Jean Juste peut dont partir fier d'avoir fait un peu de bien, assuré de rester longtemps ou plutôt toujours dans le coeur de la majorite des haïtiens, malgré ceux qui n'aiment pas les différences et ceux qui, atteints de vertige, font semblant d'oublier.


Nouvelles du 22 janvier 2009

La misère haïtienne, un produit qui se vend bien


Nul ne peut contester le support fourni par certaines organisations étrangères dans le cadre de la lutte menée contre la misère et pour l'amélioration des conditions de vie particulièrement des enfants, en Haiti.

Sans leur précieuse aide,  sait-on jamais  combien d'enfants crèveraient de faim, de manque de soins de santé ou seraient privés d'éducation, dans un pays où l'Etat désinvolte est peu enclin  à assumer ses responsablités.

Il y a malheureusement des organisations, et elles sont nombreuses, qui  utilisent la misère de nos enfants, de nos femmes et de nos vieillards des quartiers deshérités à des fins commerciales.

Elles sont 20, 30, 40 ONG dans une seule ville avec la prétention de faire la même chose, sans aucune coordination entre les unes et les autres, en dehors de tout contrôle de l'Etat. Les organisations non-gouvernementale sont d'ailleurs plus de 3000 dans le pays, alors que seules 400 à 450 sont légales.

En tout cas, toutes jurent qu'elles sont là pour nous sauver, car c'est par elles que transitent  la majeure partie de l'aide internationale accordée officiellement à Haiti, y compris l'aide à l'agriculture.

Malheureusement, on déplore que les fonds "gérés"soient dépensés en salaires et retournent donc à leur source. Pas de surprise que les résultats sur le terrain soit zéro barré.

Il y a aussi de ces organisations dont les membres font le tour de nos taudis  et des quartiers déshérités pour prendre les photos les plus dégradantes, les plus révoltantes. Car plus les photos inspirent la pitié, plus elles présentent des scènes répugnantes, plus elles ont la chance de faire recette.

En effet, c'est à l'aide de ces photos souvent publiées par la suite dans des revues, que certaines ONG arrivent à convaincre des organisations philantropiques de l'étranger de l'urgence de faire quelque chose  pour sauver des vies. Que leur importe, si elles présentent toute  Haïti  comme un vaste bidonville où  tous et toutes vivent dans la boue et la crasse.

Les quémandeurs vont certes obtenir des sommes dont à peine un centième  sera peut-être utilisé effectivement à des fins humanitaires en Haïti, mais le tort qui est fait au pays, sera irréparable, car  qu'est-ce qu'un touriste viendra chercher dans un pays présenté comme un énorme marécage, où porcs et enfants s'entrecroisent où bêtes et humains se désaltèrent dans la même eau.

L'Unicef, (organisation des nations-Unis pour l'enfance) est une agence respectable de l'ONU. Et personne ne peut prétendre ignorer les nombreux efforts déployés dans le plus grand respect par sa branche locale en faveur du bien-être des enfants haïtiens.

Malheureusement, on n'arrive pas à comprendre qu'elle en soit arrivée à utiliser une image, une photo tout à fait inacceptable pour chercher, on ne sait quoi, à provoquer peut-être l'émotion sur les mauvaises conditions de vie des enfants haïtiens.

Il s'agit d'une photo présentée comme la meilleure de l'année 2008 prise en Haïti  pour l'UNICEF par la photographe belge Alice Smeets et qui a primé sur 1449 autres clichés dans le cadre d'un concours international de photos  réalisé par le Fonds des nations-nies pour l'enfance.

On y voit une petite fille de blanc vêtue, au milieu  d'une mare de boue remplie de fatras et de déchets de toutes sortes, tout juste devant deux porcs en train de dévorer des détritus, avec en arrière-plan  des taudis de la zone photographiée. Voilà la meilleure photo 2008 d'Haïti, selon l'UNICEF, photo qui fait le tour du monde.

Il est vrai que notre pays regorge de fatras, il est vrai qu'il n'y a aucune politique claire de curage, de nettoyage et de ramasage d'ordures. il est vrai que nos dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ainsi que des secteurs nantis n'éprouvent aucune gêne à voir des haïtiens vivre dans un tel environnement, il est vrai aussi que des haïtiens sont en grande partie responsable de la mauvaise publicité faite autour d'haïti, nous ne pouvons quand même pas accepter que cette photo de l'UNICEF soit la meilleure vue d'Haïti pour l'année écoulée. Elle ne nous rend pas service. Elle ne nous fait que du mal.

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que pareil impair est commis.... Il y a 9 ans lors du passage à l'an 2000, une consultante de la Mission Civile OEA/ONU (MICIVIH) n'avait pas trouvé meilleure meilleure image pour illustrer la vie en Haïti au passage d'un siècle à un autre, qu'une vidéo montrant des gens pataugeant dans la boue dans le quartier déshérité de Jalousie à Port-au-Prince.

Nous ne croyons pas que c'était dans l'intention de l'UNICEF de contribuer à ternir l'image d'Haïti en publiant la photo qui provoque la réprobation, mais le mal est fait. Il mérite réparation, à la fois pour  la petite fille dont les droits ont eté violés et aussi pour le pays, un pays  qui mérite un autre type de promotion, même si les autorités ne semblent ni dérangées ni concernées.


Nouvelles du 8 décembre 2008

Fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale

Nous ne pourrons, même en partie, mesurer  notre niveau de démocratie et notre capacité à respecter l'alternance démocratique que lorsqu'un président élu peut entamer son mandat et le terminer  sans la couverture d'une force internationale.

Il n'est un secret pour personne que le régime intérimaire  de Gérard Latortue n'aurait pas tenu un mois sans la présence de la force multinationale puis de la MINUSTAH après le 29 février 2004.

Les proches du régime intérimaire le savaient tellement qu'à aucun moment au cours de ses 2 ans aux affaires, ils n'ont demandé le départ de la mission onusienne. Et le maximum qu'ils se sont permis de faire, c'était de l'accuser de laxisme et de complicité  quand ils estimaient que la mission n'y allait pas suffisament fort contre des "secteurs ennemis".

On n'a pas besoin non plus d'être grand politologue pour savoir que le gouvernement même élu  du président René Preval aurait dejà longtemps fait partie du passé, sans cette même MINUSTAH, dans un pays où le penchant pour la prise du pouvoir en dehors de la voie démocatique, est encore bien vivant.

Ce n'est certainement pas  le président Préval qui demandera clairement le départ de la MINUSTAH, avant la fin de son mandat, surtout après l'expérience du  8 avril quand des groupes violents forçaient le portail du palais national, affirmant ironiquement qu'ils voulaient, à sa demande, inviter le chef de l'Etat, à grossir les rangs des pseudos manifestants contre la faim.

Cependant, des déclarations faites le 18 novembre dernier par le président Préval questionné sur la compatibilité de la présence de la MINUSTH en Haïti avec la celébration du 205 ème anniversaire de la dernière bataille victorieuse de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon, font se poser beaucoup de questions

En effet, tout en saluant le travail de la MINUSTAH qui  aide, a-t-il dit, la police nationale à se professionnaliser, M. Préval affirmait ne voir aucun problème à ce qu'elle s'en aille, à la fin de son mandat présidentiel, rappelant même qu'à la fin de son premier terme, il n'y avait plus aucun soldat de ceux qui l'avaient acompagné pendant une bonne partie de ce mandat.

Beaucoup estiment que cette réponse du président avait peut-être été donnée sous la pression des journalistes vu que c'était à une date hautement historique , autrement, certains auraient pu l'accuser de ne penser qu'à la securité de sa propre présidence.

Il est clair que si la présence en Haïti de la MINUSTAH devait encore durer des et des années, ce serait d'abord et avant tout l'échec de cette mision et de toute la communauté internationale. On pourrait  alors accuser la mission onusienne de ne rien faire depuis 2004 pour permettre au pays de se reprendre en main sur les plans économique, social et politique ou encore de tout faire pour y rester indéfiniment.

Il est tout aussi clair  que dans l'état actuel des choses, paticulièrement sur le plan de la sécurité, il n'y a aucune équipe gouvernementale qui puisse  tenir avec notre seule et fragile police nationale. Il est sûr que des efforts ont été consentis pour la mettre sur le chemin de la professionalisation. Il est sûr que son directeur général, la secrétairerie d'Etat à la sécurité publique et des secteurs etrangers font un travail  appréciable pour séparer le bon grain de l'ivraie, mais, ce n'est toujours pas assez, car il y a encore plein de brebis galeuses, plein de policiers ripoux qui freinent la marche de l'Institution.

Ce n'est pas assez, parce que la police nationale est encore très sous-équipée par rapport à la responsablité qu'elle doit assumer, en l'absence d'une autre force.

Pas de folklore! Assez de fanfaronnade! Tout le monde sait dans quelle pagaille,  la MINUSTAH laisserait le pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale, si elle partait avec le départ du président. Car, qu'est-ce qui a eté réellement fait pour nous aider à recommencer à nous prendre en main. La réalité est qu'on est plus demuni et plus dépendant  que jamais sur tous les plans, au point que même quand une école s'effondre, le premier réflexe est d'appeler les pays amis.

Ce n'est certainement pas à petits coups de 10, 15 ou 20 millions de dollars  versés à grands renforts de publicité dans cet océan de besoins que ceux qui ont une responsabilité morale envers Haïti, l'aideront à se remettre  sur les rails, lors même que la plus gande partie de ces pauvres millions est depensée en salaires et autres frais administratifs  par des ONG venues d'ailleurs.

Regardez comment les responsables de l'ONU peinent pour rassembler quelque 100 millions de dollars pour permettre au pays de souffler après les derniers ouragans

Malgré la crise financière mondiale, si la communauté internationale veut réellement qu'Haïti sorte de cette situation d'assisté pemanent, elle sait clairement quoi faire. Elle pourrait faire comme elle a procédé par exemple pour  la Géorgie en septembre dernier lors de la crise avec la Russie: 1 milliard de dollars d'aide venus d'ici, 30 millions de là et puis 40 autres millions.

On ne peut pas dire non plus qu'au niveau local, beaucoup ait eté fait pour redonner l'espoir, pour insufler un élan nouveau, quand le droit economique et le droit au travail sont méconnus. Comment donner le gøût du travail à ceux qui travaillent, quand travailler ne rapporte rien, quand le salaire minimum est encore aujourd'hui de 70 gourdes par jour, (moins de 2 dollars américains) et quand très peu de gens y voient un problème

Comment comprendre aussi que près de 3 ans après l'investiture du président Préval, aucun changement n'ait été effectué dans des secteurs clés. A titre d'exemple, c'est toujours la même diplomatie moribonde qui nous représente, alors qu'on est à l'heure de la diplomatie dynamique, toujours en quête d'opportunités

Ce sont aussi pratiquement les mêmes directeurs généraux, les mêmes délégués départementaux qui sont en poste depuis 2004.

Si Obama, ne reconduit pas tous les ministres de Bush, ce n'est pas parce qu'ils sont des incompétents, c'est plutôt parce qu'on ne construit pas du neuf sur de l'usé, c'est plutôt parce qu'il veut relancer l'optimisme, redonner au peuple américain en proie à sa plus grave crise économique depuis près de 80 ans, une nouvelle raison d'espérer et de croire en des lendemains meilleurs.

Il n'y aura donc vraisemblablement qu'une seule et longue mi-temps, mais sans buts, car on ne voit pas beaucoup de lumière poindre à l'horizon. La première ministre Michèle Pierre-Louis, arrivée il y a 3 mois,  pourra-t-elle permettre de voir le bout du tunnel dans un pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale


Après les effondrements: gare aux dispositions émotionnelles et abusives


Depuis l'effondrement meurtrier  du Collège La Promesse évangélique ( 7 novembre 2008), ayant fait près d'une centaine de morts, l'indignation est à son comble. Et dans différentes écoles de la capitale, les jeunes vivent dans une psychose proche de la paranoia.

Des secteurs divers accusent l'Etat haïtien de grave responsabilité dans cette hécatombe pour n'avoir jamais exercé aucun contrôle sur le secteur de la construction:

En effet, des gens construisent n'importe où et n'importe comment, dans des ravins et dans les lits des rivières,  sur le flanc des montagnes comme au bord de la mer.

Nos maisons sont construites généralement  dans des zones sans système de drainage, et les maisons n'ont, elles-même, aucun système d'évacuation  pour les eaux usées. Et que dire de la solidité des constructions d'où le fer et le ciment sont quasiment absents

Toute cette réalité se réveille soudain, comme si  elle datait seulement d'hier. Tous ne jurent que par les démolitions d'écoles et de maisons privées dont on découvre brusquement qu'elles ont été construites hors normes après le drame de Nérette.

Les mairies et d'autres instances de l'Etat pressent les propriétaires des maisons ou des écoles vétustes, supposées  représenter des dangers, de les consolider ou de les démolir, sinon, ce sont elles qui s'en chargeront aux frais des propriétaires.

Il est en effet, urgent de prendre des mesures pour prévenir des drames du genre " la promesse évangélique" susceptibles d'endeuiller le pays, mais l'Etat doit se garder de réagir de façon aveugle et éviter que le remède soit plus amer que le mal que l'on afirme vouloir  éradiquer.

Mais comment décider face à toutes ces écoles boîteuses, ces maisons que l'Etat a laissé  construire pendant des décennies dans le plus grand désordre dans les bidonvilles, les cités, les mornes dénudés, dans les ravines, mais aussi au coeur de la capitale, et qui font courir de graves dangers.

Va-t-on les démolir toutes? Ce serait jeter  des centaines de milliers de gens  dans la rue.

Mais comment faire le choix entre celles  qui doivent être renforcées, démolies ou gardées intactes malgré leur fraglité, car c'est un nombre important de maisons qui sont en situation de precarité à port-au-Prince

Nombre d'entre elles ont ete fragilisées et fissurées par les dernières inonnondations.

Comment démolir des maisons jugées dangereuses sans offrir d'alternatives à leurss proprietaires ou à ceux  qui les habitent par ces temps de grave crise économique. L'Etat devrait plutot les aider à consolider ces maisons  pour n'avoir pas été à la hauteur de ses responsablités pendant des dizaines d'années.

Les autorités ont pour devoir de protéger la population du danger,  mais doivent éviter dans le même temps des mesures émotionnelles, abusives et démagogiques qui pourraient avoir des conséquences tout à fait imprévisibles.


Nouvelles du 19 novembre 2008


Le drame des Haïtiens de Saint-Domingue: l'indifférence qui invite au pire

Environ 800.000 haïtiens résident en République dominicaine contre à peu près 20.000 dominicains en Haïti.
Les autorités des deux pays ne râtent pas une occasion pour se féliciter des bonnes relations existant au sommet, notamment entre les présidents René Préval et Léonel Fernández.

Et pourtant, il y a tellement d'interêts et même de vies sacrifiés à l'autel de ces supposées bonnes relations dont ne profitent, au bout du compte, que l'autre partie.

Les deux chefs persistent à fuir l'épineuse question migratoire  et la commission mixte bilatérale n'est toujours pas réactivée.

Entre temps, les conflits entre dominicains et migrants haïtiens- au cours desquels les haïtiens sont le plus souvent les victimes-  se multiplient dans différents points  du pays (RD) - et  récemment encore à Neyba et à Guayubin- au point qu'il ne se passe  pas un mois sans qu'il y ait des Haïtiens  tués ou dont les droits sont foulés aux pieds.

Les informations rapportent que de 2005 à nos jours, au moins 16 cas d'actes xénophobes ont eté commis contre des Haïtiens en République dominicaine.

Alors que les images de ces actes de violence  largement diffusées à la télévision, povoquent des réactions d'indignation et de colère à travers le monde, les autorités haïtiennes restent de glace et observent le plus grand mutisme. Certains disent même  qu'on peut  être soulagé qu'elles ne s'en prennent pas aux  organisations qui rapportent les mauvais traitements infligés au haïtiens.

Et la question de se poser automatiquement: qu'est-ce qui peut expliquer le silence des plus hautes autorités de l'Etat haïtien sur un dossier aussi crucial?

On relève  qu'en près de 10 rencontres entre les  présidents Préval et Fernández, aucune décision serieuse n'a été prise en rapport avec le thème migratoire.

Beaucoup en sont arrivés à dire que les deux hommes se seraient entendus pour ne pas aborder une question qu'ils jugeraient trop compliquée, trop embarassante  et de nature même à menacer leur pouvoir. C'est ce qui expliquerait qu'ils refusent d'en parler en public.

Et c'est ce qui expliquerat aussi cette nonchalance (du côté haitien surtout) à réactiver   la Commission mixte dont  un sous -groupe devrait justement s'occuper des questions migratoires et frontalières

Jusqu'ici, seules deux  ententes mineures ont ete signées dans le cadre de la question migratoire. La première ( juin 1998) concerne  les modalités de recrutement des travailleurs saisonniers haitiens  et les dominicains qui viennent travailler en Haïti dans différentes sphères d'activités

La deuxième (déc 1999) concerne les conditions de rapariements des Haïtiens.

Aucune des deux parties ne respectent ces ententes: les Dominicains se livrent à des opérations de  recrutements clandestines et sans contrat et les Haïtiens ne mettent pas en place les conditions qui devraient favoriser l'immigration régulière.

Beaucoup estiment qu'en enterrant le dossier migratoire et en ignorant  les nombreuses exactions commises contre les haïtiens en République dominicaine, le président Préval pourrait vouloir dire qu'il n'entend pas laisser quelques violations  déranger son amitié avec  Fernández.

En effet, les atrocités perpétrées  contre les haïtiens en République dominicaine seraient très dévastatrices pour ce pays et  son tourisme si le gouvernement haïtien décidait de les dénoncer de façon officielle

Mais, qu'est-ce que Fernández pourrait payer pour  le silence de Préval?
Pourrait-il lui promettre que rien ne serait tenté contre lui à partir de la République dominicaine, contrairement à ce qui a été fait sous  Hippolito Mejía contre le gouvernement Aristide?

Pour faire une telle promesse, il faudrait que le président dominicain oublie que nous avons un mandat de 5 ans sous haute protection de la MINUSTASH.

Dans des milieux haïtiens et dominicains, on affirme que  Fernández aurait persuadé Préval que le plus important pour lui , c'est de terminer paisiblement ce mandat sans manipuler des charbons ardents et que lui, il continuerait entre temps, en "bon papa bon coeur" de réclamer des fonds pour Haïti dans tous les forums internationaux.

 Car après tout, seul le développement d'Haïti et la création d'emplois peuvent  inciter les Haïtiens à rester chez eux.

Il faut être honnête: même si les travailleurs haïtiens ont beaucoup contribué dans la richesse de la République dominicaine, en travaillant dans les champs de canne, dans l'agriculture, la construction et l'hotellerie, aucun état qui commence à se faire un nom sur le plan international, qui  attire des investisseurs étrangers, qui crée des structures pour faire venir des touristes et dont les dirigeants politiques et les leaders du secteur des affaires, toutes tendances confondues, acceptent de faire des compromis pour lancer leur pays sur la voie du développement, ne peut accepter que des gens en guenilles, des mendiants viennent quémander dans les rues de ses principales villes et déambuler aux abords des hôtels.

Si les autorités haïtiennes au premier chef et les secteurs privés et politiques ensuite  ne sentent aucune gêne à voir la fierté haïtienne, s'il en reste encore, trainée là-bas dans la boue, s'ils ne sentent aucun besoin  d'agir en toute urgence et de commencer à créer les conditions pour que les haïtiens  les plus vulnérables commencent à rester chez eux,  il faudra s'attendre à la poursuite  du processus de   mépris et de rejet  des haitiens et à de nouveaux drames.

 Nous continuerons tout simplement d'être considérés comme des dirigeants incompétents et sans prestige, des hommes d'affaires rétrogrades et des leaders politiques sans vision, mais nos victimes à Saint-Domingue comme ailleurs, n'auront comme aujourd'hui personne pour les défendre, chacun s'occupant de ses petits intérêts et relations personnels.


Nouvelles du 16 novembre 2008

Quand la démobilisation vient d'en haut

Nous avons fait l'expérience  de ces présidents ou de ces premiers ministres dont le fort était  les grandes promesses jamais tenues, les grands rendez-vous toujours manqués.

En effet, promettre la création de centaines de milliers d'emplois, promettre l'électricité 24 sur 24, la baisse du côut de la vie ou la construction ici et là de routes à 4 voies et ne rien réaliser de tel: Voilà qui s'appelle de la démagogie et de l'irespect pour une population.

Mais d'aucuns disent que certains de  nos dirigeants ont le don des extrêmes: ou bien ils font des promesses totalement illusoires  qu'ils savent irréalisables, pour  tromper ou dans le meilleur des cas pour entretenir un certain espoir, avec le risque de provoquer l'effet contraire, ou bien ils entrainent le pays entier dans le défaitisme et le découragement le plus révoltant.

En effet, s'il faut éviter de créer de fausses attentes et  de pousser à des rêves sans lendemain, les dirigeants n'ont pas le droit d'inciter à la résignation et de se plaindre au même titre que ceux pour lesquels ils sont censés être des leaders, des modèles.

Il est   inadmissible de leur distiller   le poison du laxisme, de la nonchalance et du découragement

Cette fausse modestie qui a pour nom "honnêteté" et qui consisterait à dire un type de vérité au peuple, du genre  "quoi que tu fasses, tu n'iras nulle part",  est dévastateur et contre-productif.

Si le rôle d'un dirigeant authentique, n'est pas de mentir, il n'est pas non plus de démobiliser, car la démobilisation ne peut et ne doit venir d'en haut.

Malheureusement, dans de nombreuses déclarations, nos dirigeants ne râtent pas une occasion pour dire à la population qu'elle doit accepter  la situation comme elle est. C'est comme leur dire que s'ils crèvent de faim, si des marchés pullulent dans les rues, si les rues sont sales et remplis  de fatras, c'est notre réalité et c'est le résultat de X années de dictature et Y années de désordre géneralisé.

Et de fait, comme si  le fatalisme prôné avait produit ses fruits, le pays ne cesse d'aller à reculons, comme dévoré depuis septembre par une grande malédiction: dégradation accélérée de la situation socio-économique, ouragans dévastateurs en cascades et effondrement meurtrier d'écoles.

Le défaitisme semble avoir fait ici son oeuvre, alors que nulle part ailleurs, le citoyen -président, sénateur, député ou maire- n'est  élu pour dire qu'il ne peut pas. Il peut certes échouer dans une entreprise, mais il faut qu'il pose des actions, fasse des déclarations non pas démagogiques, mais de nature à dynamiser la population.

On a connu de ces gouvernements qui se sont refusés à se colleter à une réalité nocive, à un système désuet,  laissant pourrir des situations insupportables, juste par complicité ou pour ne pas s'exposer au mécontenement des tenants du statu quo, oubliant que mandat bouclé n'est pa synonyme de succès ou de mission accomplie.

Aujourd'hui, beaucoup sont  à se demander pourquoi certains, pour ne pas citer leurs noms, avaient supporté ou endossé les bouleversements d'avril, et laissé le pays à la dérive sans gouvernement pendant 4 longs mois, si la deuxième mi-temps présente des signes bien plus négatifs que la première et si les rivalités sont  en train d'entraver le minimum qu'on pourrait espérer.

Beaucoup estiment qu'au lieu de  persister à vouloir faire croire que le désastre auquel nous assistons n'est imputable qu'aux anciens dirigeants,  les actuelles autorités doivent plutôt se metre à la tache pendant les "un peu plus de 24 mois" qu'il leur reste pour commencer à revitaliser l'autorité de l'état, inverser la tendance défaitiste, raviver l'espoir, persuader les haïtiens que rien n'est encore perdu et que le pays peut et doit sortir du bourbier par le travail, la solidarité et le respect de la loi .


Pauvres mais propres

Nul ne doit avoir honte de porter des vêtements modestes et coûtant très peu cher, car il n'y a aucun déshonneur à être pauvre. Cependant, déambuler avec des vêtements sales et puants, même de marque, est une honte et relève de la malpropreté.

Haïti est un pays pauvre, reputé pauvre ou appauvri dont la majeure partie de la populationm mène une vie difficile et pénible. Mais cette situation n'explique pas que le pays doive êre sale ni qu 'il faille marcher dans la crasse et sur du fatras dans des rues nauséabondes.

Malheureusement, vivre avec les immondices est devenue la grande pratique pour toutes les couches de la société. "Mes fatras, je ne peux m'en passer".

On les retrouve partout et persone ne semble plus s'en soucier: dans le centre commercial, dans les quartiers déshérites, dans les quartiers résidentiels, à proximité des ministères, et même dans les parages du palais présidentiel.

C'est dans ce quartier que cet homme d'affaire fait son beurre, il doit traverser 6 piles de fatras pour arriver à son business. Il a l'habitude, ca ne le derange pas. Dans ce marché public, le petit commerçant fait sa pénitence, le dos appuyé sur un lot d'immondices, il ne s'en rend même pas compte.

Ce passant se penche sur un des véhicules garés sur le trottoir et pisse,  Qu'aurait-il à craindre s'il voulait plutôt déféquer?

Les pelures de mangues, de vivres alimentaires et tous autres déchets sont jetés dans la rue. Il va pleuvoir, l'eau de pluie s'en chargera.

Au milieu de la nuit, un camion de fatras arrivé tout droit d'une décharge est deversé en pleine rue: ça, c'est de la politique.

Celui-ci trouve un contrat juteux pour "construire des trottoirs et élargir des rues trop exigües", mais les débris de murs cassés ou de fouilles sont abandonnés sur la chaussée, jusqu'à la prochaine pluie qui les emmène obstruer les canaux d'écoulement. Et pire, les espaces libérés sont vite envahis par de nouveaux marchands  

Les mairies n'ont presque  plus aucune autorité pour interdire les marchés de rue. Et on est à 2 doigts de dire que les autorités ne semblent pas  très préoccupées  par cette situation.

C'est dans ce contexte qu'est lancée une campagne de nettoyage et d'assainissement de la capitale (Port-au-Prince). Tout le monde a intérêt à mettre la main à la pâte, car dans la saleté, nous sommes tous égaux. Et il n'y a, en plus aucune fierté à avoir des villas et des maisons luxueuses quand les fatras sont à nos portes.  

Nous n'avons pas le droit de nous habituer à la puanteur et à un environnement sale et fétide plus nuisibles que la pauvreté et l'insécurité. Il y va de notre prestige, du respect que nous devons inspirer et surtout de notre santé.

Il nous faut avoir des rues propres, des routes saines et  bien construites qui nous permettent d'aller d'une ville à une autre: C'est de cette façon que nous pouvons comme la République dominicaine et comme Cuba attirer les touristes.
Nouvelles du 29 septembre 2008


Aux Haïtiens de se prendre en main


Pays le plus pauvre,  le plus corrompu,  le plus dangereux, le plus anti-democratique... le plus en faillite de l'hémisphère: vous voyez, ce ne sont pas les épithètes et les qualificatifs qui manquent pour taxer Haïti. Mais quand vient le moment d'aider ce pays à se tirer du mauvais pas, les plus enclins à pondre des accusations paradent,  font 1000 pas en arrière pour finalement envoyer des miettes, comme si on pouvait construire un pays en lambeaux et renforcer sa démocratie avec des reliefs.

En effet, 5, 10, 20, 30 millions de dollars d'aide humanitaire, quelques milliers de  tonnes de riz, de haricot, quelques milliers de caisses de conserve, d'eau, de lait et de jus, sont bienvenus, mais ne peuvent malheureusement qu'aider les autorités, pour un temps très court,  à donner, tant bien que mal, à manger à une population dont près d'1 million se sont retrouvés totalement démunis dans un pays dont la plupart des infrastructures ont eté détruites ou endommagées par les assauts de 4 ouragans.

Et pourtant des milliards de dollars sont dépensés, certains disent gaspillés, bien souvent à des fins de destruction. Et pourtant, les plus nantis aujourd'hui de la planète ont certainement des responsabilités, voire des dettes vis-à-vis d'Haïti. Et comme le disait justement vendredi, le président René Préval à la tribune de l'ONU à New-York, "les Indiens qui ont habité nos terres et les Africains qui les y ont remplacés par la suite, ont aidé une bonne partie de l'humanité à édifier son opulence actuelle".

Haïti doit aujourd'hui avoir tout juste pour qu'elle soit perçue comme un pays en failite, incapable de s'assumer et pour qu'elle soit la proie de toutes les "transparency" internationales

Il faut l'admettre,  nous ne pouvons prétendre n'avoir rien fait pour mériter cà. Les Haïtiens sont souvent accusés d'être en grande partie responsables de leurs maux de toutes sortes, en raison de divisions, de luttes intestines, de la politique d'exclusion, du manque de solidarité, et de cette sotte pratique de collaboration avec les détracteurs étrangers d'Haïti.

Mais, nous faisons la plus grave erreur, de croire  que l'etranger fera notre travail à notre place, de confier les yeux fermée nos destinées à l'internationale, de compter exclusivement sur elle pour la constructon ou la reconstruction de notre pays.

Et pour preuve, un appel deux fois renouvelé de l'ONU en faveur de projets d'urgence en Haïti après les intempéries n'a eu  qu'un peu plus de 6% de reponse. Et un appel du PAM semble être en train de connaitre le même sort.

Ainsi donc, si l'ONU n'est pas écoutée, si ses appels en faveur d'Haïti sont ignorés, qui sensibilisera les nantis sur le sort d'Haïti. Il ne s'agit bien sûr pas de demander qu'on nous fasse la charité par le biais d'ONG dévorantes, mais pour repéter le mot du président Préval, d'aider le pays à mettre son potentiel en valeur.

Beaucoup dénoncent en effet le fait que l'aide décaissée théoriquement en faveur d'Haïti, soit gérée   par ces mêmes ONG, ce qui fait que, une bonne partie de cette aide dépensée en salaires et autres frais adminisratifs pour des "experts étrangers"(pour le même travail et la même compétence, dit-on, l'expert étranger perçoit 10 à 20 fois plus que l'haïtien), retourne malheureusement à sa source.

Beaucoup, haïtiens et etrangers, estiment que si certains pays de la communauté internationale  refusent de se défaire de l'idée que le dévelopement peut se construire à coups de  miettes, s'ils refusent d'admettre que dans le cas d'Haïti aussi, misère et pauvreté ne riment pas avec démocratie, alors elle devra se resoudre à taire certaines grandes envolées à propos de démocratie et de respect de droits de l'homme.

En tout cas, la timide réceptivité vis-à-vis d'Haïti aura permis une chose: la sensiblisation de secteurs haïtiens à la cause d'Haïti.

Le radio-téléthon du 14 septembre, les différentes mobilisations dans la diaspora, les appels à un partenariat secteur public/secteur privé en sont de premières manifestations.

Pourvu que l'engouement aujourd'hui constaté chez les Haïtiens dure et porte fruit.

Car en définitive c'est aux Haïtiens qu'il revient de construire le pays et leur futur, même si l'aide de l'étranger est nécessaire. L'internationale devrait commencer par l'annulation de la dette externe d'Haïti qui se monte à un peu plus d'un milliard de dollars.


Nouvelles du 14 avril 2008

Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?

Il faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le renvoi samedi du premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1 mois et que la production nationale va bientôt arriver.

A l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression d'échouer...

Ce qui signifie que faute de lui donner tout de suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il veut vraiment avoir du riz, non?

Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de riz.

La vie chère tout réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs tout ausssi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.

Il y a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à savoir que l'Etat ne peut pas subventionnner les produits importés, pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures ponctuelles pour faire passer l'orage.

Il y a également eu, selon les mêmes sources, cette lenteur inexplicable à approuver le programme d'urgence et à décaisser le premier chèque de 400 millions de gourdes dont on disait pourtant qu'il etait disponible... (1US$= 37,75 gourdes)

C'est comme si quelque part, on attendait le pire pour que le départ d'Alexis soit irréversible. Et le pire est arivé le 8 avril avec les scènes de violence et de pillage qui ont contribué à ternir davantage l'image du pays.

Mais le plus surprenant dans tout cela, dit-on, c'est que tout ce qui paraissait difficile à faire, est devenu soudain possible le jour-même où au parlement, on achevait un bouc-émissaire.

Et tout aussi surprenant, on dit que le programme annoncé samedi au palais, ne serait qu'une copie conforme de celui d'Alexis. Mais ce programme ne sera appliqué qu'après son départ, comme si tout etait arrangé pour qu'il ne bénéficie pas de ses retombées. Toute chose qui pourrait pousser certains à croire à la thèse de complot interne contre Alexis, dont le député Steven Benoit a fait état la semaine dernière.

Bien évidemment, il ne peut s'agir que de spéculations, car il n'est pas pensable que des ministres, ou des gens de l'entourage du président se soient prêtés à ce type de jeu et à des alliances pour provoquer le départ du premier ministre.

Des gens avancent d'autres argumentations pour expliquer cette forme d'unité faite contre l'ancien PM : Certains estiment qu'il aurait commis l'erreur de laisser paraître trop prématurément ses légitimes ambitions pour les prochaines présidentielles. Ses récents voyages à Washingtion n'auraient pas vraiment plu. Les aspirants-dauphins tout comme d'autres adversaires politiques pourraient avoir pensé qu'ils profitaient de sa position pour préparer 2011.

D'autres disent que le premier ministre était devenu la bête noire de certains secteurs, en raison du fait que c'est lui qui apparaissait en première ligne de la lutte contre la coruption et des trafics de toutes sortes: drogue, contrebande et autres..., le président Préval parlant très peu.

Et lors des premières émeutes de début avril aux Cayes, c'est encore lui qui est monté au créneau pour dénoncer des infiltrateurs de tous poils. Ce qui, natutrellement, a fait sortir plusieurs de leurs gonds.

Autres motifs éventuels: l'actuelle composition du CEP et l'organisaton des sénatoriales partielles pour lesquelles aucune date ne peut encore être fixé, le dossier de la nationalité étrangère de députes et sénateurs pourraient avoir joué un rôle dans son départ.

Quoi qu'il en soit, il faut souhaiter qu'il n'y ait aucune nouvelle fronde en perspective ou personnne d'autre dans la ligne de mire après le départ d'Alexis et que son départ favorise l'avènement d'un gouvernement susceptible de mieux répondre aux attentes de la population.

Mais quel sera la marge de manoeuvre de ce gouvernement? Un sénateur a déjà fait savoir que le prochain gouvernement devra suivre une feuille de route à preparer par différents secteurs de la société. Ce qui pourrait impliquer que le prochain premier ministre n'aurait pas besoin de politique générale.

Quant aux émeutes de la faim et surtout la terrible journée du 8 avril, en dehors de la flambée des prix, il faut bien sûr chercher à savoir qui d'autres tiraient les ficelles. Une bonne enquête pourraient permetttre de découvrir qu'ils sont issus d'ici et là.

Il y a sans doute eu des gens qui sont restés muets comme carpe jusqu'au jour où leurs biens se sont retrouvés menacés, attaqués. il y a eu ceux auxquels le mouvement a échappé après y avoirr pris au tout début une part active.

Il y a également ceux qui sont toujours à l'affût, attendant le momment opportun pour passer à l'action, ceux qui ne trouvent leur salut que dans la confusion et le black-out, comme dit la chanson.

C'etait la période de toutes les alliances, même celles qui sont les plus contre nature. J'allais oublier... il y a eu ausssi ceux qui ont attisé, sans doute inocemment, la fureur de la journée du 8 avril, en citant nommément des quartiers qui n'avaient pas encore été atteints par le feu, la violence et les pillages.

Beauoup croient que si le calme est revenu, c'est loin d'être en raison du départ du premier ministre ou des annonces du président: c'est surtout parce que de gros intérêts étaient menacés.

... Pourvu que les plus hautes autorités comprennent qu'on peut facilement tomber dans le fossé qu'on a contribué à creuser.Et la conjuguaison de toutes ces forces pour faire tomber Alexis pourrait n'avoir fait que le grandir.

Il n'y a pas à sortir de là: le gouvernement a fait preuve d'une lenteur insupportable à adopter des mesures d'accompagnemment pour soulager les souffrances des couches les plus défavorisées qui gémissent sous le poids de la vie chère.

Si les fonds dont on annonce le déblocage imminent étaient disponibles pourquoi s'est-on perdu tout ce temps en palabres et réunions, vu l'urgence de la situation.

Les autorités sont accusées de laxisme, nonchalance, refus d'opérer les changements réclamés ou de trop d'excès de confiance.

C'est vrai que le prix des produits alimentaires augmentent à l'échelle internationale: C'est vrai que la hausse des prix affecte la vie des peuples même dans des pays développés dont la France, mais est-ce une raison pour trainer les pieds avant de faire le minimum possible.

Les autorités ont en ce sens une grande part de responsabilité, si des individus pousuivant des objectifs politiciens ou autres ont pu effectivement infiltrer et manipuler les justes revendications contre la vie chère.

Si la hausse vertigineuse des prix en Haïti est guidée par la tendance mondiale, il faut quand même dénoncer la rapacité de certains gros commerçants.

En effet, au nom de la rangaine: c'est partout pareil, ils ne se gênent pas pour tripler, voire quadrupler les prix, du jour au lendemain.

" S'ils refusent que nous les triplions, alors nous stockerons les produits et provoquerons une rareté artificielle, doivent-ils se dire, surtout que pour beaucoup, la hausse exagérée des prix ne vise pas uniquement des objectifs économiques.

Concernant le dossier des pillages enregistrés dans la ville des Cayes (sud) et les mesures musclées prises vendredi: C'est vrai que les manifestants contre le coût de la vie ont de justes revendications. Mais les autorités ont un choix à faire: Si elles laissent des individus en profiter pour piller des magasins et des depots, violer des femmes, et se livrer à d'autres types de violences, à ce moment, les adversaires politiques, principalemment ceux qui sont accusés de tirer les ficelles et d'être les manipulateurs seront les premiers à crier: on est en présence d'autorités incapables de protéger les vies et les biens, qui de ce fait, ne sont plus aptes à diriger.

Et l'internationale ne perdrait pas de temps pour affirmer ou réaffirmer que les intérets des étrangers sont en danger et qu'Haïti est un pays à éviter.

Si les autorités passent des instructions aux forces de l'ordre pour ramener la paix et que ces dernières passent effectivement à l'action, en utilisant les manières fortes, les mêmes voix vont s'élever pour "claironner" que les droits démocratiques du peuple haïtien sont violés et que le peuple est interdit de manifestation et toute une kyrielle de gros mots.

Le gouvernement a de fait un choix difficile à faire, pour avoir trop longtemps stagné.

Cependant, des sources gouvernementales affirment que les autorités sont et seront toujours respectueuses des droits legitimes de la population, mais n'accepteront pas que des individus poursuivant d'autres objectifs, mettent en péril des vies et des biens.

En fait de respect de droits humains: Ouvrir le feu sur des milliers de gens qui manifestent pacifiquement, comme ce fut le cas entre 2004 et 2006, dans l'indifférence de nombreux secteurs ici et là, voilà qui s'appelle violer des prérogatives constitutionnelles.

Aux cayes, on relève qu'aucune action, n'avait été dirigée contre les manifestants qui protestaient jeudi en début de journée contre la vie chère et scandaient des slogans anti-gouvernementaux.

Les choses allaient plutôt changer un peu plus tard dans la journée et le lendemain, quand des pillages, des violences et des cas de viols ont été enregistrés avec l'entrée en lice d'éléments "venus d'ailleurs" et dont on dit qu'ils étaient en mission.

De fait, invité à réagir sur les interventions ayant entrainé la mort de 4 personnes aux Cayes, un diplomate étranger a affirmé qu'il faut bien admettre que quelque soit le pays y compris: les Etats-Unis, le Canada et la France, quand des gens, même pour faire de justes revendications, font usage d'une forme de violence qui apportent bien plus d'insécurité que celle dénoncée, alors ils sont malheureusement traités de manière proportionnelle comme ce fut le cas dans les banlieues françaises.

Mais, le gouvernement après avoir tardé à entreprendre des actions ponctuelles à caractère social pour enlever des prétextes à ceux dont on dit qu'ils ne cherchent que ça, a aujourd'hui du pain sur la planche. On sait que dans ce genre de situation, quand on a trop attendu pour agir, plus vous donnez plus on vous en demande.

Et de plus, beaucoup relèvent que lorsqu'on lance la lutte contre la drogue, la contrebande et autres traffics illicites, et qu'on n'ait pas les moyens de sa lutte ou qu'on ne soit pas assez ou pas du tout soutenu par ceux qui ont le plus d'intérêts dans cette bataille, on peut alors s'attendre à toutes sortes d'attaques qui prendront probablement des formes diverses: manifestations de rues, violences, casses dans les rues et pillages, paralysie des activités, augmentation abusive des prix.

Il va falloir qu'un jour on s'arrête pour réfléchir et se dire que la violence et les coups de force pour faire main basse sur le pouvoir n'ont pas de lendemains et ne mènent nulle part. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Il faut aussi que les autorités légitimes sachent définir les vraies priorités, suppriment la politique de clans, arrêtent de scier les branches pleines de sève sur lesquelles elles sont assises au profit de branches sèches et cessent de jouer à l'excès de fausse suffisance.

Nouvelles du 26 février 2008

Haiti: quand des parlementaires font de l'augmentation du coût de la vie une arme politicienne

Après le renversement par la chambre basse d'un ministre de la culture pour une distribution jugée non équitable des 80 millions de gourdes affectées au carnaval 2007, aujourd'hui, des députés estiment avoir trouvé leprétexte tant recherché, pour rendre libre et disponible le poste de premier ministre.

Et cette trouvaille s'apelle le coût de la vie.

En effet, un groupe de députés accusent le premier ministre Jacques Edouard Alexis d'être responsable de l'augmentation du coût de la vie: si les prix de la farine, du riz, du maïs et du carburant ont augmenté, il n'y a qu'un responsable: le premier misnistre. Que leur importe si le prix du fuel atteint des niveaux record sur le marché international. Peut-être ne le savent-ils même pas.

La position de ces députés est à rapprocher avec la conclusion du circuit d'un reporter de radio en juillet 1991.

Après avoir informé que le tonnerre avait foudroyé 3 jeunes dans un quartier de la capitale, notre reporter s'indignait: c'est la mauvaise foi et l'inaction de nos dirigeants qui sont la cause de ce grand malheur.

Hier, dans les couloirs du grand corps, un sénateur ironisait: il ne faudrait pas s'étonner de voir un jour des parlementaires infliger un vote de censure à un ministtre en raison du fait que le soleil est trop chaud en Haïti.

Il y a bien sûr des secteurs étudiants, politiques et d'autres acteurs des manifestations anti-gouvernementales de janvier/février 2004 qui refont surface pour prêter main forte aux braves et courageux députés.

Peu importe si l'objectif poursuivi peut causer plus de torts que toute autre chose au pays, l'essentiel est que le job soit libre et disponible.

Et déjà, une demi-douzaine de noms sont cités et sont pour la plupart issus de partis formant le guvernement pluriel, formations politiques qui devraient pourtant partager tous les reproches et accusations lancés contre ce dernier.

Mais l'unanimté est loin d'être faite autour de la demarche des députés: Il y a de nombreux secteurs et personnalités qui trouvent leur raisonnnement enfantin et puéril, pas parce que le problème de la cherté de la vie n'est pas préoccupant, mais parce que les parlementaires donnent l'impression de vouloir l'utiliser à des fins injustes et personnelles.

Les opposants à la position des députés interpellateurs se retrouvent d'abord au parlement même. Mais il y a aussi des gens du monde des affaires, de la société civile et du secteur diplomatique qui les appellent à la raison.

Plus encore, ce sont les masses defavorisées au nom desquelles, les deputés affirment parler qui élèvent le plus haut la voix pour dire aux parlementaires d'arrêter d'exploiter leur misère pour tenter d'assouvir leur soif de pouvoir et d'argent.

Ce sont ces gens défavorisés comme hier encore des centaines de femmes venues de quartiers populaires qui ont demandé aux députés de mettre un terme à ce qu'elles considèrent comme un " simulacre".

Mais, des députés tentent de s'expliquer. Ils seraient indignés du fait que le président et son premier ministre ont déclaré qu'ils n'avaient pas de baguete magique et qu'ils ne pouvaient pas faire de miracles.

Apparement plus en colère que ceux qui croupissent dans la misère, ils auraient peut-être voulu entendre les deux hommes dire que dans un mois, tout serait fait pour mettre un terme à la cherté de la vie.

Mais, les députés à la base de l'iinterpellation sont accusés de trahir le véritable mobile de leur action, car sans même attendre les discussions qui doivent être engagées jeudi au cours de la séance d'inerpellation, ils ont déjà decidé que leur vote sera de censure. Comme s'ils admettaient à l'avance que les raisons agitées officiellement ne sont que des pretextes.

En effet, beaucoup estiment qu'il y aurait des objectifs inavoués.

Si des députés inscrivent l'interpellation dans le cadre de la lutte pour un poste, beaucoup de gens affirment que cette nouvelle orientation des choses avec d'abord des menaces repétées d'interpellation suivies d'une interpellation réelle du premier ministre, a pour but de détourner l'attention d'un ensemble d'objectifs que le président et le premier ministre avaient declaré prioritaires.

Où sont passées les luttes contre le trafic de la drogue et la corruption sous toutes ses formes lancées en mai dernier? Renvoyées aux calendes grecques.

On dit que seuls les plus malchanceux commme l'homme d'affaires Franck Ciné se retrouvvent en prison pour corruption présumée.

Mais pour ce qui est de la vie chère, il n'est certainement pas question de donner un blanc-seing au gouvernement.

S'il y a des gens qui utilisent ce problème réel pour tenter de faire du capital politique, il faut reconnaitre que l'executif et le gouvernement n'ont pas fait beaucoup pour éviter certaines complications.

Beaucoup estiment que l'action de ce gouvernement se situe dans la droite ligne de celui qui l'a précédé. C'est-à-dire que les avantages se sont maintenus dans la même direction au détriment de ceux qui ont été mis au rancart entre 2004 et 2006.

Tout en reconnaisant que l'ouverture est une bonne chose, certains estiment que tout president qui arrive au pouvoir par la voie démocratique, doit prendre des dispositions pour appliquer avec son équipe le programme sur lequel il avait axé sa campagne.

Mais, comment le faire quand chaque ministre pourrait être tenté d'appliquer la politique de son propre parti qui a echoué aux élections. mais comment le faire quand la plupart des directeurs généraux sont maintenus en poste, quand la dipomatie est inefficace en raison d'une absence de changement.

De ce point de vue , il y a des gens qui ont péché qui doivent reconnaitre leurs erreurs.

Il se dit aussi que la question de l'interpellation qui dommine aujourd'hui toutes les conversations viserait à détourner l'atention du dossier de la nationalite étrangère dont plusieurs deputés seraient détenteurs.

De fait, même si le ton du président et du premier ministre a été jugé trop cavalier et trop cassant, il n'y a effectivement aucun remède magique pour contrer la flambée des prix en Haïti et à l'echelle mondiale.

La solution doit commencer en Haiti par l'augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs.

En ce sens, le secteur privé doit consentir des efforts pour favoriser l'augmentation du salaire minmum qui devrait passer de 70 gourdes à 150 gourdes par jour.

Et si les députés croient pouvoir changer les choses différemment, ils pourraient se retrouver dans de sales draps, car, en fait de performances, ils n'ont aucune raison de s'enorgueillir, occupés qu'ils sont, dit-on, pour la plupart à courir les ministères et les directions générales en quête d'avantages personnels.

Et si les populations des différentes régions du pays décidaient à partir de ce mois de février de demander au député de leur circonscription de leur présenter un bilan du travail réalisé à la chambre et en faveur de leur communauté?


Nouvelles du 25 septembre 2007

CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie

Le mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire Latortue qui l'a nommé.

Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il fait partie du passé.

Cependant, la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.

En l'absence du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester en selle.

Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.

Des sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.

Parallèlement, les déclarations de parlementaires et de responsables de la société civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour organiser lesdites élections".

"Si ces elections ne sont pas organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide institutionnel".

En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un accident de la route.

Il n'y a pas que des anciens conseillers électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la cloche de bois sans attendre la publication des résultats des municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait une réapparition soudaine.

M. Bernard qui a fait, à tort ou à raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce poste comme directeur général ai.

Toutefois, d'autres sons de cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la constitution.

En effet, des accusations de corruption et de détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages à l'étranger.

Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre 3 de leurs collègues.

L'ULCC a publié les résultats de son enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le rapport.

Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un certain secteur politique au parlement.

La première conseillere à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.

La situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.

Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un secteur déterminé.

De fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.

Aujourd'hui, on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?

Y aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine immunité ?.

Si les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil permanent.


Nouvelles du 22 août 2007

Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!

Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.

Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.

Des parlementaires accusent même certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du gouvernement.

A la veille de la convocation de M. Boulos, la commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.

La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission justice et irrite certains d'entre eux...

Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.

Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.

En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".

Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.

Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!

Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds possibiitlites de règlements de compte.

Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.

La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.

Même quand le président affirmait par la suite que ce n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.

La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs convictions politiques.

Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.

Il faut auussi que toute la société se convainque de cette réálité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.


Reviser les stratégies

Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..

Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations musclées menées dans les quartiers populaires.

Cependant, des secteurs de la comunauté internationale ont fait savoir que la MINUSTHA devrait regarder aussi un peu plus près, si l'oobjectif est bien de combattre la violence et le phénomène du kidnapping.

Les haïtiens ont une une double question à laquelle il leur faut trouver réponse et un choix difficile mais lucide à faire.

Voulez-vous continuer à vous laisser berner et induire en erreur par des gens qui vous disent des choses que vous souhaitez entendre comme par exemple:les responsables de tous vos malheurs sont des personnes que vous n'avez jamais aimés....

Ou voulez-vous connaitre toute la vérité sur l'origine de vos malheurs, même quand ces malheurs pourraientt être issus de votre sein même?

L'arrestation le 23 juin dans les hauteurs de Thomassin d'un certain Jerry Narcius, si c'est effectivement son nom, devrait contribuer à désiller les yeux de plus d''un.

Cette arrestation a provoqué tout un tollé.

On a tout de suite entendu des gens réclamer de la porte-parole de la PNH qu'elle dise toute la vérité sur cet individu, qu'elle révèle par exemple son identité, commme on le fait d'habitude pour les quidams.

On a réclamé que l'individu soit connfié à la police et à la justice haïtienne. On a ensuite, le lendemain à l'Aéroport, accusé la mission onusiennne de vouloir soustraire le narcius à la poliice parce qu'il serait un de ses employés.

Mais de l'avis de proches de la minustha, la chose n'était pas aussi simple. En réalité, toute la question aurait été d'arriver à atteindre la Mission et du coup montrér que cettte institution qui a désormais tout contrôle sur le statut et le recrutement des policiers haïtiens, a aussi comme on dit chez nous " grenn Zanno ka òfèv et serait donc loin d'être blanche comme neige. Mais certainement pas.

La Mission a rejeté les accusations selon lesquelles Narcius travaillerait pour elle de même que les rumeurs selon lesquelles il serait de nationalité canadienne.

La force onuusienne a fait savoir que si elle a décidé de prendre en main le dossier c'est uniquement pour protéger l'individu qui est désomais une pièce importante dans le cadre de la lutte contre kiidnapping.

On le soupçonne même d'implication dans l'enlèvement de la montréalaise, Huguette Goulet.

Selon les informations, il aurait même déjà fait des revélations qui pourraient conduire à des gens du même milieu que lui et issus d'autres secteurs.... pas n'importe lesquels.

Comme consequence de ces derniers dévelopements dans le dossier du kidnaping, la MINUSTHA aurait reconnu désormais la nécesité de regarder aussi en direction des quartiers résidentiels.

Plusieurs de ces quartiers ont été passés au peigne finle week-end dernier par des policiers de la CIVPOL qui ont fait dans certains cas du porte-à-porte à la recherche de personnes enlevées dont la propriétaire d'un très grand hôitel de la capitale.

La porte-parole de la PNH a droit cette fois à des compliments pour des déclations qu'elle a faites récemment autour de la multiciplicité de secteurs impliqués dans le kidnapping. Des gens connus pour respectables et même de hauts gradés de la PNH ne sont pas à exclure, avait-elle confié..

Mais on se plaint ces dernierrs jours du fait que beaucoup de ceux qui ont éte arrêtés en rapport avec des actions louches, ont pu quitter le pays, alors que ce sont des sulbalternes qui sont écroués.

L'arrestation de Narciuus si elle ne fait pas tomber tous les masques, elle aura aura au moins permis une chose: découvrir l'hypocrisie, contourrner les faussses pistes et permettre à ceux qui veulent effectivement la fin de la violence en Haïti s'orienter vers les vraies pistes, celles qui mènent aux sources..

Parallèlement, la décision du conseil de sécurité de confier le contrôle de la police à la MINUSTHA n'a pas fait grand bruit officiellement du côté des autorités intérimaires et de la classe politique.

Il y a toutefois, des bougonnements en privé: Ce n'est pas ce que nous avions demandé. Ce n'est pas non plus ce qui nous avait été promis. On nous avait plutôt dit qu'on nous débarasserait "d'une dictature", a dit un leader, ajoutant: voilà qu'on nous prend tout comme si ceux qui nous dirigent aujourd'hui et nos institutions seraient des nullités absolues.

L'animateur d'une émission politique a dénoncé ce week-end l'indifférence des leaders politiques face à ce qu'il considère comme un affront de la part du conseil de sécurité. Et du coup, les élections à venir ne peuvent être soudain que" bouyi vide" (bidon).

Volà qui s'appelle récolter les fruits amers d'une grande folie.
29 février: un anniversaire gênant à célébrer...
...Il y a pratiquement 1 an aujourd'hui, que le président Jean Bertrand Aristide était contraint de quitter le pouvoir, sous la pression de certains pays de la communauté internationale qui affirmaient vouloir ainsi éviter un bain de sang.

Ce presssing a été exercé sur Aristide au moment où justement les rebelles, s'il faut les appeler ainsi, qui réunissaient, des anciens militaires, des membres du front de résistance des Gonaïves et autres attachés liés à l'ancienne opposition, hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé la terreur dans plusieurs autres villles du pays, notamment les Gonaïves, le Cap-haïtien, et Hinche où de nombreux membres de la population dont des policiers ont été tués et où de nombreux bureaux de l'Etat dont ceux de la DGI, de la douane, de l'APN, de l'ducation nationale et de la santé ont éte pillés et incendiés.

Mais l'ancienne opposition politique conduite par le groupe des 184 qui comprenait entre autres des institutioms du secteur des Affaires, des oganisations d'étudiants et de professurs, des mouvements paysans , des médias et des ONG des droits de l'hommme avaient alors ses objectifs qu'elle disait ou croyait justes: se debarrasser , disait-elle du tyran Aristide, faire fleurir les droits de l'homme, éradiquer la corruption, offrir au pays un nouveau contrat social qui favorise la reconciliation nationale et qui fasse entrer le pays dans une ère où il n'y ait plus de persécutions politiques, plus d'impunité et où les richesses du pays soient distibuées équitablemment.

Promesses on ne peut plus alléchantes au demeurant.

Si si ces promesses n'avaient pas l'air d'avoir ébranlé les grandes masses et une bonne partie de la classe moyenne qui sont restées attachées à Aristide, d'autres secteurs par contre ont été tentés, notamment une bonne partie du milieu estudiantin. Et l'on sait que lorsque les étudiants se mêlent d'une lutte, ça peut faire mal.

Et justement, le mouvement de l'ancienne opposition qui battait de l'aile jusque-là, allait être relancé à la faveur d'une attaque perpétrée par des individus violents le 5 décembre 2003 à la faculté des sciences humaines et à l'INAGHEI au cours de laquelle des étudiants ont reçu de graves blessures et le recteur de l'Université de l'état a eu les deux jambes fracturées.

Qui étaient exactement ces hommes qui s'en sont pris aux étudiants et au recteur. Qui a effectivement dirigé le commando et d'où est-il parti?

Peut-être, toute la verité éclatera un jour.

Toutefois, le 5 decembre 2003, le coupable était tout indiqué. Il ne pouvait être autre que le gouvernement Aristide, ce pelé, ce galeux....., la cause de tous les malheurs du pays.

Les choses ayant été perçues de cette manière, la filère estudiantine allait être exploitée au maximum.

De fait le 11 décembre, l'opposition à Aristide allait réaliser sa plus grande manifestation, une manifstation de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec sutout la participation d'étudiants de facultés privées et et publiques, car tout le monde était furieux et avec raison. Et c'était la série qui débutait.

Rosemond Jean, un leader de la plateforme de l'ancienne opposition fera savoir mais bien plus tard que 120 millions de dollars avaient eté moblisées dans le cadre des diférents mouvements anti-Aristide, même s'il se plaindra d'avoir été traité en parent pauvre.

Mais... peu importe les stratégies et les moyens qui ont été utilisés, le mouvement politique des 184 avec en son sein un nombre important de médias a su orienter une bonne partie de l'opinion et revigorer une opposition politique jusque-là moribonde, même si les manifstations pro-Aristide ont toujours été de loin plus imposantes que celles de l'ancienne opposition.

Il faut dire aussi que tous les moyens étaient bons dans le cadre de cette lutte et des deux côtes": attaques pysiques, violences à l'arme à feu ou contondante, passage à tabac jusqu'à ce que mort s'en suive: il y a eu aussi, des histoires de menaces jamais vérifiées, des disparitions étranges et des retours tout auussi étranges ou encore des histoires d'utilisation de seringues par la police... des bébés déclarés calcinés sans même qu'ills aient existé, tout était permis même l'utilisation de pipi, de matières fécales ou de violentes manifstations le jour-même de la celébration du bicentenaire de l'independance.

Ce fut ensuite le retrait officiel de l'opposition politique pour laisser la place aus secteurs armés: FRAPH, anciens militaires et autres bandes.

Mais surprise! le 29 février, l'opposition est prise de court, elle apprend tout comme les partisans du pouvoir d'alors qu'Aristide avait eté emmené par des étrangers. Ils ne seront pas ceux qui nommeront les futurs dirigeants.

Pour la façade, le president de la Cour de Cassation est vite nommé. Et un prremier ministre non directement impliqué dans la lutte vint directement de Boca Raton. Une insulte qui reste aujoud'hui encore dans la gorge du groupe des 184.

Aujourd'hui 1 an après quel est le bilan?

Il a éte dressé d'abord par les secteurs qui ont enfanté ce pouvoir ou qui y sont représentés.

D'abord le groupe des 184 par la voix de son numéro 2 qui fait savoir que la situation s'est détériorée sous l'actuel gouvernement dans tous les domaines, que la corruption connait ses plus beaux jours et "qu'il y a une frustation générale à travers le pays".

Une autre composante de l'ancienne opposition réunissant une cinquantaine d'organisations dont le PADEM, MODEREH, MNP 28, Ranfò exige la démission du gouvernement intérimaire, estimant qu'il gère mal la chose publique, promeut l'impunité, fait augmenter l'insécurité, la vie chere, le chômage, la corruption... Une douzaine d'autres oganisations de la mouvance du 29 févrrier sont également à l'oeuvre pour trouver une alternative à Latortue.

La situation économique du pays, notamment celle des masses est des plus catastrophiques, de l'avis même des déçus. Partout c'est le désenchantement, notamment dans les rangs des étudiants dont de nombreux ont juré que jamais on ne les y prendrait plus. De nombreux citoyens ont quitté le pays par déception.

A Mapou, dans le Sud-est, lesw victimes des graves inondations d'avril vivent encore sous des tentes. Et les Gonaïviens qui ont perdu 3000 ds leurs lors des inondations meurtrières de septembre, attendent toujours une améloration de leurs conditions de vie... et surtout la relocalisation promise.

Cependant, l'une des actions d'éclat du gouvernement a éte d'exonérer le secteur des affaires de toute taxe avec en plus, d'autres avantages économiques. Il faut aussi mettre à son actif la création de nombreuses commissions, celle-ci pour gérer le dossier des militaires, celle-là pour fêter en 2005 le bicentenaire de 2004, ou encore des commmissons pour dédommager des victimes enregistrées parmi les Gnbistes ou pour faire la promotion du dialogue national.

Les membrees de ces commissions sont surtout recrutés, dit-on, parmi des leaders ou membres de l'ancienne opposition, ou des responsables d'ONG de droits de l'hommme actives par occasion.

On a également eu droit pour la première fois dans l'histoire du pays à toute une saga pour la nomination de 3 nouveaux ministres et d'un secrétaire d'Etat: des ministres nommés en route vers le palais national pour leur investititure mais qui apprennent en chemin qu'ils peuvent oublier ça.

Si le gouvernement peine à recevoir l'aide etrangère promise dans le cadre du CCI, ses mauvaises relations avec le groupe des 184 ne l'aident pas non plus dans la réalisation de la tâche qu'elle s'était fixée.

Certains secteurs de l'ancienne opposition déçus, dit-on, de ne pas pouvoir contrôler Latortue, auraient effectué des demarches chez qui l'on sait pour tenter de le faire partir.

Ce qui a été à la base d'une violente réacton de la part de Latortue, appelant les hommes et les femmes d'affaire à ne pas se mêler de politique et à faire ce qu'ils savent farre le mieux: le commmerce.

Et les choses devaient aller plus loin, la semaine dernière quand latortue a assimilé ceux qui veulent provoquer sa démission à des frustrés à qui il a refusé des monopoles ou qui ne peuvent plus continuer à voler.

Voilà le tableau que nous offrent nos dirigeants. mais il n'y a pas que ça, il y a eu aussi les scandales qui ont pavé les 12 premiers mois de l'après-Aristide: scandale de gaz, de riz, de primes de risques...

Entre temps, les anciens militaires qui ont fait la lutte aux côtés de l'opposition officielle continuent de defier le gouvernement. Ils occupent toujours la plupart de leurs posittions à travers le pays. Et ils ont toujours leurs armes, le désarmement dont on s'époustoufle à parler ne les concrrnant pas. L'un d'entre eux, "Grenn Sonnen" est allé jusqu'à promettre 3 millions de gourdes pour quiconque aiderait à arrêter le premier ministre. Sacré coup pour l'autorité de l'Etat.

Et puis, il y a la repression contre les partisans d'Aristide qui a atteint des proportions alarmantes. La police est accusée d'avoir formé des brigades tolérance Zéro pour perpétrer des exécutions sommaires.

Ainsi, de nombreux jeunes ont eté tués dans les quartiers populaires notamment au Bel-Air, au Fort national, à Village de Dieu.

Des gens arrêtes puis remis à la police, comme Jimmy Charles, sont retrouvés à la morgue criblés de balles. Certains sont tout bonnement présentés comme des bandits tués dans des échanges de tirs avec la police, même s'ils n'avaient pas d'armes.

Des journalistes ne sont pas exempts. Il y a eu tués et blessés comme Abdias Jean, des menaces de mort, des médias attaqués physiquement ou sous d'autres formes, des interpellations et des saisies de matériel.

Des organisations de défense de droits de l'homme et des groupes de pression hier encore très actifs son accusés de complicité directe ou indirecte.

C'est en effet, le responsable d'une organisation de droits de l'homme membre d'une de ces commissions gouvernementales citées plus haut, qui a fait la fameuse invention de "l'opération Bagdad" pour tenter, dit-on, de justifier la répression.

Et la MINUSTHA, cette mission mandatée par le conseil de sécurité pour stabiliser Haïti? Certains de ses soldats sont souvent accusés de complicité directe avec les policiers en couvrant leurs opérations dites de la mort dans les quartiers populaires, d'autres sont accusés de tolérance vis-a-vis de ceux qui sèment la mort au quotidien, en ne faisant rien pour secourir des personnes en danger, en promettant des enquêtes dont les résultats se font toujours attendre ou en menant ses raids de désarmement uniquement jusqu'ici dans les "favelas".

Voici, un état des lieux 1 an après le départ forcé d'Aristide fêté avec force champagne. Il n' y a rien là qui mérite d'être célébré, estiment nombre de ceux qui étaient à l'avant-garde du GNbiisme. C'est plutôt la désillution et le désenchantement le plus total , même si certaains secteurs pro-gouvernementaux hostiles à toute critique, tentent de voiler la honte en continuant de dire: même s'il n'est plus là depuis 12 mois, c'est toujours lui le responsable de ce qui nous arrive aujoud'hui et de ce qui nous arrivera demain.

C'est dans ce contexte d'intolérance, de jusqu'auboutisme et de haine que des élections sont en préparation, des élections qui seront realisées par un conseil électoral dont la plupart des membres sont issus de partis politiques qui vont aux élections...et en l'absence probable du parti Lavalas dont la plupart des responsables et cadres sont incarcérés pour des motifs politiques ou ont été contraints à l'exil.

Aristide a certainement commis ds erreurs, de graves erreurs, erreurs surtout d'avoir voulu contrôler tous les espaces de pouvoir, erreur d'avoir sous-estimé la capacité de nuisance de ses adversaires politiques de tous bords, en s'appuyant sur sa grande popularité, erreur d'avoir refusé de faire confiance à ceux qui étaient sincères et honnêtes pour se livrer pieds et mains liés dans les bras d'opportunistes qui ont exploité malhonnêtement leur position et qui se fondent aujourd'hui dans la nature, ni vus ni connus, quand ils ne sont pas parmi les pluus grands pourfendeurs de Lavalas.

Mais ces ereurs sont loin de pouvoir justifier ce qui s'est passé le 29 février 2004, au regard surtout de ce qui se passe aujourd'hui.

Après tous nos drames, toutes nos déceptions, toutes nos aventures sans lendemain, nous avons aujourd'hui pour devoir de comprendre que les solutions qui durent, sont celles qui respectent les lois et la constitution du pays et non les solutions cosmétiques qui ne peuvvent être que de nouvelles sources de problèmes.

Quand allons-nous comprendre que nous n'avons d'autre choix, si nous voulons laisser un héritage de dignité à nos fillles et à nos fils.

Le 7 novembre 2003, nous écrivions "Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.

Pensons-y bien!

Nouvelles du 9 novembre 2003

De quel pays venons-nous?

 
Il est tout à fait normal de critiquer pour corriger. Nous avons le devoir de dénoncer les tares qui rongent notre société si nous voulons réellement qu'elle se transforme.

Toutefois, je ne sais plus qui disait : Si les courtisans ne peuvent que contribuer à la perpétuation de statu quo, les cassandres, les alarmistes et les frustrés ne peuvent guère non plus faire avancer les choses.

L'actuelle crise politique partie dont on ne sait quoi de réel, divise les Haïtiens, exacerbe les passions à un point tel que beaucoup ont perdu toute leur lucidité, n'ayant plus la capacité de distinguer le vrai du faux, la vérité du montage, la réalité des chimères.

C'est le cas de se demander combien d'institutions et de personnalités jadis réputées crédibles, garderont encore des plumes après le dénouement de cette "crise", car il faudra bien qu'elle se termine un jour.

Nous sommes tous aveuglés par la passion, oubliant même jusquà nos composantes, nos origines... notre nationalité.

De quel pays venons-nous?

Question absurde, diront plus d'un, mais combien  prouvent qu'ils le savent vraiment au vu de leurs actes et comportements?  

Combien de fois nous sommes-nous surpris de nous réjouir des maux qui frappent Haïti, des critiques vraies ou fausses dont on l'accable?.Et combien de fois n'avons-nous pas contribué à alimenter la propagande nocive faite contre notre pays?.

Les boat-people, les braceros, les gueux des rues, les "chimè" des bidonvilles, ce sont les autres, mais pas nous. Nous ne savons rien de  ces gens-là.

L'ironie, c'est que bien souvent, ceux qui tiennent de tels ldiscours, ceux qui se livrent à de tels dérapages sont justement ceux-là mêmes qui sont issus de la classe défavorisée.  

Mais de quel pays venons-nous?.

Beaucoup d'entre nous trépignent d'une sotte joie à chaque fois que des étrangers lancent des flèches venimeuses, écrivent des inexactitudes sur Haïti ou sur les Haïtiens.

Que nous importe! Ils parlent des Haïtiens mais pas de nous!  

Mais de quel pays venons-nous?

Il me vient tout de suite à l'esprit ce classement de pays dits corrompus publié dans le magazine nommé "Tranparancy".

Disons-le tout de suite : Il ne saurait être question de tenter de justifier des pratiques de corruption dans un pays, parce que ailleurs, il y a eu Enron, emplois fictifs et autre Baninter.  

Mais, il est pitoyable de voir combien notre réaction de joie a été démeusurée à l'annonce qu'Haïti a été inscrite sur la  première partie de la fameuse liste des " corrompus".  

Même si cela ne peut rien changer et même si la méthologie du travail de Transparency pourrait être sujette à questionnement, pourquoi avons-nous omis de dire que dans ce même classement il est également fait état de la dégradation de cette plaie qu'est  la corruption dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Luxembourg, Israël et que la France partage le 23è rang avec l'Espagne.

Encore une autre attitude qui fait pitié: Alors que partout à travers le monde notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, des centaines de milliers de gens vivent déjà à l'heure de 2004 qui marque les 200 ans de l'indépendance d'Haïti, estimant que c'est une fête qui dépasse les frontières d'Haïti, étant la fête de la liberté; alors que des centaines de milliers d'Haïtiens de la diaspora brûlent déjà de la fièvre 2004, certains d'entre nous en Haïti, dévorés par des passions politiciennes,  perdent la raison à un point tel qu'ils en arrivent à souhaiter l'échec, l'avortement de ce grand événement.

 Mais de quel pays venons-nous?

Quel héritage de bassesse et de mesquinerie voulons-nous donc laisser à notre progéniture. rappelons-nous que nous n'aurons aucune chance de nous racheter puisqu'il n'y aura pas d'autre centenaire pour nous. 2104 ne nous appartient pas.

Nous avons tendance à voir tout en noir, à vouloir tout chambarder parce nous ne sommes pas aux commandes.

Et parce que nous ne sommes pas aux commandes, nous exigeons tout du secteur d'en face. Comme des va-t-en-guerre, on ne râte pas une occasion pour partir à l'asssaut. Et les moindres failles des  institutions de l'administration publique qui gémit sous le poids de dizaines de décennnies de corruption, sont alors dénoncées avec la dernière rigueur.

Pendant ce temps, on avale sans mot dire les services ô combien médiocres mais payés très chers, fournis par des institutions souvent cinquantenaires ou centenaires du secteur privé.

Nous croyons avoir le droit de tout dire sur les autres et nous attendons toujours d'eux qu'ils se lient pieds et mains, qu'ils se cousent la bouche pour se laisser détruire.

Et s'ils osent tenter de se défendre, nous les accusons alors de vouloir nous enlever notre liberté d'expression..... j'allais dire, notre liberté de destruction.

"La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l'on soit sage avec sobriété".

Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.


Nouvelles du 4 avril 2003
Il y a trois ans ce jeudi 3 avril 2003 tombait sous des balles assassines le plus grand journaliste et éditorialiste qu'Haïti ait jamais connu: Jean Léopold Dominique.

 Il y a eu certes dans l'histoire du pays nombre d'assassinats révoltants de journalistes, entre autres ceux de Gasner Raymond et d'Ezékiel Abélard dont on ne connaît, plus de 30 ans après, ni les executants ni les auteurs intellectuels.

Cependant, l'assassinat de Jean Dominique a provoqué l'indignation et la révolte chez tous les vrais défenseurs de la vie  et du droit, chez tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui, ceux qui ont partagé et partagent aujourd'hui encore son idéal.

Jean était l'humaniste par excellence, l'infatigable qui était sur tous les fronts à la fois, le défenseur des opprimés.

Et personne n'avait encore rien dit tant que Jean Dominique ne s'était exprimé sur un dossier.- C'est pourquoi tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille ne pouvaient s'empêcher de trembloter à chaque fois que sonnait l'heure d'Inter Actualité à 7 heures du matin.

Content pas content, on était tous obligés d'écouter les analyses de Jean Dominique, certains pour se remettre à espérer, d'autres pour savoir si leurs injustices étaient encore au centre de l'éditorial du jour.

Jean Dominique était toujours disponible. Il faisait la différence avec sa façon de dire les choses. Et cette différence, il l'aurait certainement faite par cette période de crise interminable et de sanctions économiques. Il aurait à coups sûrs mis tous les points sur les i et aurait fait tomber tous les masques comme il les a fait tomber à la veille de 1980, lors des élections noyées dans le sang de 1987 ou encore à la veille des joutes de l'an 2000 auxquelles il ne  devait pas assister.

Son omniprésence , sa polyvalence et son acharnement à vouloir défendre toutes les victimes lui ont fait beaucoup d'amis tout comme beaucoup d'ennemis.

Ainsi, seul Jean Dominique pourrait dire,  de toutes les larmes versées aujourd'hui en son nom, lesquelles sont sincères et lesquelles sont de crocodile.

De toute façon, le plus important, c'est que la lumière soit faite sur le meurtre de Jean Dominique, c'est que les coupables, les vrais coupables paient.

Ce n'est pas parce que l'impunité existe depuis des temps et des temps en Haïti et ailleurs, ce n'est pas parce que les journalistes et les défenseurs de la vie continuent de faire les frais de conflits et de guerres ici et là qu'il nous faut trouver un prétexte à vouloir que l'impunité se perpétue en Haïti.

Beaucoup de gens croient qu'il faut que la vérité jaillisse: d'une part, parce que la démocratie ne s'accommode pas de crimes et d'impunité,  d'autre part, parce qu'il faut empêcher que des gens qui n'ont jamais combattu pour la démocratie et la liberté de la presse profitent de quelque dividende que ce soit à travers la mort de Jean Dominique.

Il faut empêcher, disent-ils, que des gens qui ont toujours été hostiles au travail de Jean Dominique et à sa personne utilisent sa mort à des fins politiciennes.

"Rien que la vérité peut empêcher toute cette exploitation éhontée".

 La famille de Jean Dominique, ceux qui continuent le travail objectif qu'il a accompli inlassablement, et toutes les masses défavorisées qu'il a défendues méritent et réclament justice.

Ce serait dommage et catastrophique si cette justice tardait à venir, car beaucoup de gens, même ceux qui soutiennent officiellement le contraire admettent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y aucune commune mesure entre la situation globale des libertés aujourd'hui et la situation qui a prévalu hier en Haïti, notamment sous le régime des Duvalier et pendant la période du coup d'Etat où beaucoup ont été forcés de se réfugier dans la politique des autres.  

De plus en plus de gens affirment reconnaitreque la gravité de l'assassinat de Jean Dominique contraste nettement avec la situation générale des libertés en Haïti. Ce brutal asssassinat est survenu comme une coulée de boue déversée sur un terrain débroussaillé.

Une fois de plus, seul l'éclatement de la vérité sur ce meurtre  pourra pousser toutes les pendules à se remettre à l'heure.