Agence haitienne de presse (AHP)
www.ahphaiti.org
Captez Radio Solidarité,  le meilleur son sur les ondes et sur le net

radiosolidaritehaiti.net
         Sur CVL:     605- 475-6891
Et sur audio Now: 712-432-7073

Maison à vendre  au # 41 de la Rue Faustin 1er, Canapé-Vert
à proximité de Tag Market. Pour infos, appelez le 37-10-4703

Nouvelles du 18 décembre 2014

L'opposition continue de rendre la vie dure au president Michel Martelly: des miliers de personnes etaient de nouveau dans la rue jeudi pour reclamer sa démision, faisant savoir que tant qu'il sera là, les conditionas de paix nécessaires ne seront pas reunies pour l'organisation de bonnes elections


Port-au-Prince, le 18 décembre 2014 – (AHP) – Pour la 2e fois en moins de 48 heures, des responsables d’organisations de l’opposition ont mis des milliers de protestataires dans les rues à Port-au-Prince, pour continuer de réclamer le départ du président Michel Martelly. Ce dernier était à sa 2e journée de rencontre avec des personalités issues des principauxpartis politiques  de l’opposition qui, jusque-là, n’avaient jamais accepté de discuter avec lui.

La manifestation, déroulée sous haute protection des forces de l’ordre, malgré des ataques attribuées à dse prochs du pouvoir, était partie du Boulevard La Saline pour loger l’autoroute de Delmas, atteindre la commune  aisée de Pétion-Ville où réside le président Michel Martelly avant de redescendre au Centre-Ville où se trouve le palais presidentiel.

Tout le long du parcours, les manifestants ont scandé des propos hostiles au président Michel Martelly dont ils continuent de réclamer la démission, malgré l’annonce du retrait du premier ministre Laurent Lamothe qui n'aurait toujours pas remis sa lettre démission.

Ils se sont arrêtés devant la Radio Television Nationale d'Haïti où ils ont lancé des slogans hostiles au directeur général, Ernest Harisson accusé entre autres  de harcèlements sexuels

Ils ont par ailleurs appelé à l’élargissement de tous les prisonniers politiques et se sont démarqués des dirigeants politiques qu'ils ont mis en garde contre toute velléité de négocier avec le président Michel Martelly.

"Aucune négociation n’est possible avec le président Martelly, en dehors de discussions pour lui permettre de préparer son départ du palais présidentiel", ont indiqué des membrs de la Table de concertation.


Ils appellent à la formation d’un gouvernement de transition devant organiser des élections  génerales avec un nouveau conseil électoral provisoire et dans le meileur delai.

" Tant que Michel Martelly sera au palais,  la paix et la sérenité qu'il faut pour organiser de bones élections" ne viendront pas, ont-ils fait savoir.

Les proches du pouvoir ne sont pas restés inactifs: les manifstants ont  en effet essuyé des jets de pierres plusoeurs fois sur le parcours, notamment au boulevard Jean Jacques Dessaline et  à Delmas 60, sans arriver à decourager les protestataires.

Entretemps, le chef de l'Etat, rencontrait les responsables d’un groupe de formations de l’opposition dite modérée dont "Ansanm Nou Fò et Aimer Haïti

Ils ont appelé le président Martelly à dialoguer également avec les leaders des partis qui continuent de manifester dans différentes régions du pays et à implémenter des programmes d’apaisement social à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Le président Michel Martelly a, en fin de journée rencontré une délégation de l’OPL conduite par son coordonnateur national Sauveur-Pierre qui aurait été invité à rejoindre le prochain gouvernement.

Ces rencontres ont fait suite au round de discussions la veille  entre des conseillers du président Martelly et des leaders de 4 des principaux partis et organisations politiques.

Il s’agissait en réalité d’une rencontre de suivi pour permettre de mieux implémenter les recommandations de la commission consultative présidentielle, ont indiqué Sorel Jacinthe et Paul Dennis de la Plateforme INITE.

Ces derniers qui restent optimistes quant à une sortie de crise, assurent que, pour l’instant, aucun accord n’a été trouvé, précisant avoir passé en revue les différents points figurant dans les recommandations de la commission consultative notamment en ce qui concerne le Conseil du pouvoir judiciare ( CSPJ) et le conseil électoral provisoire.

Mardi, en fin de journée, le chef de l'Etat s'est entretenu séparément avec des responsables de Fanmi Lavalas, dont la coordonatrice du Comité exécutif, le Dr Maryse Narcisse . Clele -ci a indiqué qu'il s'agissait pour l'organisation d'écoiuter l'Executif, tout en ecoutant et accompagant les revendicatons de la p[opulation.

A une question d'un journaliste qui demandait pourquoi Fanmi Lavalas avait demandé à être reçu seul comme l'affirme le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, la coordonnatrice  a indiqué que la lettre d'invitation êst là et que s'il y a des gens qui ont choisi de ne pas dire la vérité, c'est leur affaire.

La plateforme "Pitit Desalin " (les enfants de Dessalines) a pour sa part  boudé une invitation du président Martelly qui demandait a rencontrer ses représentants ce jeudi autour de la crise politique.

L’un des représentants de la plateforme Assad Volcy a banalisé cette invitation ainsi que le type de démarches entreprises par le chef de l’état pour tenter de resoudre la crise.


M. Volcy indique que la Plateforme Pitit Desalin n’adhère pas à la formule de sortie de crise du chef de l’état et continue d’appeler à la démission de ce drenier

Et sur la question des consultations à n'en plus finir, , le sénateur Joel Joël Joseph  estime que l’heure n’est plus à faire passer le temps, mais à l’entame des négociations en vue de la nomination d'un nouveau premier ministre.

Le parlementaire dit croire que le successeur de M. Laurent Lamothe à la Primature, doit être une personnalité qui inspire confiance et qui soit en mesure de dégager un consensus dans la perspective de la formation du prochain cabinet ministériel.

Il déplore que, plus de 5 jours après l’annonce de son retrait, le premier ministre Laurent Lamothe n’a toujours pas acheminé au parlement sa lettre de démission.

L’élu du département de l‘Ouest affirme avoir également noté que le président Martelly n’a pas encore levé le voile sur l’identité de la personne susceptible de remplacer M. Lamothe et il banalise la mise en circulation d’une liste de 12 personnalités qui seraient en pole position pour succéder au premier ministre démissionnaire.

Pour beaucoup de secteurs qui sont intervenus ces derniers jours dans les différentes émissions radio, la plupart ds individus cités dont des membres du cabinet miniseriel demisionaire, sont des proches du president de la Republique, imp;qués selon eux dans de graves detournements de fonds et la mauvaise gestion du pays et le pillage du trésor public pour payer des lobbiyistes, particulièrement américains et britanniques, ces dernières années.


Le collectif 4 décembre demande une trêve à l’occasion de la noël.

Port-au-Prince, le 18 décembre 2014- (AHP) – Le collectif 4 décembre  appelle les acteurs politiques dans la crise à observer une trêve à l’occasion de la noël.

Le coordonnateur du collectif Jean Robert Argant appelle les responsables de l’opposition et les dirigeants à signer et respecter un accord de trêve afin de permettre à la population de bien jouir des fêtes de fin d’année.

M. Argant encourage le chef de l’Etat à continuer de dialoguer avec les différents acteurs concernés en vue de résoudre la crise. Il affirme  que c’est dans la Paix et la Sérénité que les protagonistes arriveront à  des solutions efficaces  capables de garantir un lendemain bien meilleur à  la nation.

De leur côté, des chauffeurs du transport public  menacent d’entrer en grève  pour presser les acteurs concernés de trouver une solution à la crise politique.
L’organisation dénommée Secteur Transport Terrestre Haïtien (STTH) s’indigne contre la perpétuation de la crise, déplorant le fait que ses membres sont souvent souvent victimes  de casses lors des manifestations de rues.

Le responsable des relations publiques au STTH, Marcelin Jean-Philippe, appelle la communauté internationale à mieux  accompagner les nationaux dans  la résolution de la crise.

M. Jean-Philippe appelle tous les secteurs de la vie nationale à rejoindre le STTH pour  travailler en faveur d’un climat serein et sécuritaire.


***L’association des Propriétaires et Chauffeurs Haïtiens (APCH) se réjouit d’une opération menée la semaine dernière  par la Direction Centrale de la Police Judiciaire qui a conduit au démantèlement d’un puissant  gang spécialisé dans des vols de véhicules, dont faisait partie un membre de l’association.

Le président de l’APCH, Méhu Changeux, a fait savoir qu’il n’existe aucun lien entre ce gang et l’association et dénonce la manipulation des institutions de l’Etat qui fournissaient, a-t-il dit, des documents illégaux pour les véhicules volés. Il appelle  donc la DCPJ à poursuivre ses recherches.

Méhu Changeux appelle, par ailleurs, la direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR) à redoubler de vigilance sur les routes nationales  à l’occasion des fêtes de fin d’année pour éviter des accidents.                                                             

Journée internationale de la migration: plusieurs activités organisées à l'occasion, à l'initiative du GARR , de l'OIM et de l'ONM: le gouvernement  haïtien pressé d’élaborer une politique migratoire qui prenne en compte les besoins réels des migrants haïtien

Port-au-Prince, le 18 décembre 2014- (AHP) – La journée internationale de la migration a été célébré ce jeudi à Port-au-Prince, autour du thème : « Sauver la vie des migrants ».

De nombreuses activités ont, à cette occasion, été organisées.

Le groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés  (GARR) en a profité pour demander, une nouvelle fois, aux dirigeants haïtiens d’élaborer une politique migratoire qui prenne en compte les besoins réels des migrants haïtiens vivant dans des pays où leurs droits sont systématiquement violés,

Le GARR cite entre autres la République dominicaine et des Bahamas et presse lle gouvernement haïtien de redéfinir ses relations diplomatiques avec ces pays afin que les intérêts des migrants soient mieux protégés.

Jean-Baptiste Azolin et Jean Thomas Philippe respectivement coordonnateur et président du conseil d’administration du GARR,  ont dénoncé des cas de violation des droits des migrants haïtiens dans des pays voisins.

L’organisation internationale de la migration et l’office nationale pour la migration ont également organisé des activités commémoratives au cours de cete  journée.

Un colloque a été organisé à Port-au-Prince sur la problématique migratoire touchant Haïti avec notamment des projections de  documentaires, des ateliers de réflexion et une conférence-débats sur les tragédies de la migration, au Karibe Convention Center.

Différents acteurs dont le gouvernement, la société civile, la diaspora et le monde des affaires ont été encouragés à jouer leur partition pour freiner la migration clandestine d’Haïtiens vers les pays de la région notamment, ont rapporté Grégoire Goodstein et Adelson Lorgeat respectivement chef de mission de l’OIM en Haïti et directeur technique et de recherche à l’ONM.

Le chef de mission de l’organisation internationale de la migration en Haïti Grégoire Goodstein a appelé les autorités dominicaines à renationaliser leurs citoyens d’origine haïtienne frappés d’apatridie suite à l’arrêt TC-168-13.

Ce sont des citoyens qui ont contribué dans le développement économique de leur pays, a dit M. Goodstein qui dit souhaiter que ces derniers restent en République Dominicaine.

De son côté, le directeur technique et de recherches de l‘organisation nationale de la migration Adelson Lorgeat assure que le gouvernement haïtien continue de suivre le dossier et d'accompagner ses ressortissants susceptibles de bénéficier du plan de régularisation de leur situation de l’autre côté de la frontière.


Nouvelles du 16 décembre 2014
24 ème anniversaire des premières élections libres et démocratiques en Haïti: Milliers de  manifestants dans les rues pour réclamer le départ du président Michel Martelly, mais violemment dispersés par la police

Port-au-Prince, le 16 décembre 2014 – (AHP) – Pour la énième fois, des agents d’unités spécialisés de la police nationale d’Haïti, CIMO et UDMO, ont dispersé à coup de gaz lacrymogène, une manifestation de l’opposition à quelques mètres de l’entrée principale du palais national, alors quela marche se déroulait jusque-là de façon pacifique, à l'occasion du 24 ème anniversaire des premières élections libres et démocratiques ayant porté le père Jean Bertrand Aristide au pouvoir.
 
De nombreux manifestants ont été blessés  par des balles en caoutchouc lancées en direction de la grande foule qui était une nouvelle fois deteminée à se rendre devant le palais présidentiel pour exiger la démission du président Michel Martelly.
 
Les protestataires ont accusé la police de se mettre aveuglément au service du pouvoir exécutif, oubliant qu'elle a le devoir constitutionnel  de protéger et  servir.

" Les policiers se servent de l'arme de la violence pour mâter toutes les marches pacifiques de l'opposition, se consacrant de plus en plus à la défense des intérêts de la minorité au pouvoir", ont dénoncé des secteurs de l'opposition, soulignant que c'est la violence qui provoque toujours les manifestants.

 
Le député de Delmas/Tabarre qui était, une fois de plus, parmi la foule de manifestants, a plaidé en faveur de la poursuite de  la mobilisation anti-Tèt kale, malgré la démission annoncée du premier ministre Laurent Lamothe.
 
C’était une  fois de plus, la grande affluence dans la capitale haïtienne, théâtre depuis plusieurs mois de manifestations anti-gouvernementales de plus en plus denses.
 
Partis des points de départ habituels, les manifestants avaient parcouru différents quartiers notamment populaires de Port-au-Prince pour continuer d’exiger le départ du président Martelly.
 
Devant les locaux du ministère de la justice et de la sécurité publique à l’avenue Charles Sumner, ils ont réclamé l’arrestation du titulaire du MJSP, Me Jean Renel Sanon qu’ils ont accusé d’implication dans l'arrestation de militants pour leurs opinions politiques.
 
De nombreux leaders des partis de l’opposition dont Maryse Narcisse et Louis Gérald Gilles de Fanmi Lavalas, Serge Jean-Louis et Turneb Delpé du MOPOD, ont fait le parcours de la manifestation aux côtés des militants Assad Volcy de l’OTAN, Rony Timothée et Biron Odigé de la FOPARC et des avocats André Michel et Newton Saint-Juste.
 
Tous, ils ont promis que l'opposition  restera mobilisée pacifiquement dans les rues jusqu’à ce que le président Martelly quitte le pouvoir et confirment que la manifestation du 18 décembre mettra le cap sur la commune de Pétion-Ville, notamment à Péguy-Ville où réside le chef de l’Etat.
 
Par ailleurs, la police nationale informe avoir ouvert une enquête sur les circonstances ayant entrainé le décès d’un jeune garçon lors de la manifestation de l’opposition le samedi 13 décembre dernier.

L'opposition ainsi que la mère de la victime accusent la police de ce meurtre. Les policiers des corps spécialises postés sur  les barrages policiers,pour empêcher les manifestants de se rendre devant les grilles du palais présidentiel, avaient preuve ce jour-là d'une rare violence.
 
Mais, le porte-parole adjoint de la PNH, Garry Desrosiers a tenté d'expliquer que, selon les premiers éléments d’information, il s’agirait d’un cadavre découvert à une bonne distance de l’endroit où se déroulait la manifestation.
 
Il affirme toutefois reconnaitre que des agents de la PNH sont aussi accusés d’avoir exécuté le jeune homme présenté comme un militant de l’opposition mais assure que c’est suite à l’enquête qu’on saura la vérité sur les circonstances du décès, faisant savoir  que la police n’a pas la vocation de tuer mais de protéger et servir.

Le président Michel Martelly sur la sellette  estime que la solution à la crise politique n’est pas dans l’organisation de manifestations de rue, mais dans la  négociation

Port-au-Prince, le 16 décembre 2014 – (AHP) – Le président Michel Martelly sur la sellette depuis des mois, a indiqué mardi que la solution à la crise politique n’est pas dans l’organisation de manifestations de rue, mais dans la  négociation.
 
Pour l’instant, le chef de l’Etat dit travailler à la mise en application des recommandations de la commission consultative présidentielle qui avait entre autres recommandé la démission des membres du CEP, du premier ministre, des membres du CEP et du président du CSPJ.
 
Michel Martelly a indiqué que la démission du premier ministre est désormais officielle même s’il confirme n’avoir pas encore reçu sa lettre de démission.
 
Pour ce qui est des membres du CEP, ils ont promis de démissionner en bloc avant la fin de cette semaine, a dit le président Martelly ajoutant qu’en ce qui concerne le président du CSPJ, Anel Alexis Joseph, il ne serait pas non plus contre une telle démarche, a dit Martelly.
 
Le chef de l'Etat qui dit avoir entendu les manifestants, affirme vouloir inclure tous les secteurs politiques dans les affaires de l’Etat afin que les revendications ne soient pas exprimées à travers des manifestations de rue. 
 
Le sénateur Francisco De La Cruz a pour sa part indiqué que le premier ministre avait déjà d’démissionné de son poste depuis le 1er octobre 2014.
 
Le parlementaire dit fonder ses déclarations sur le contenu du numéro 213 du journal officiel Le Moniteur sorti le  7 novembre dernier et dans lequel, le premier ministre informait avoir délégué au secrétaire général de la Primature le pouvoir de liquider les affaires courantes.
 
Une attitude que l’élu du Plateau Central juge suspecte. Il soutient que le pays a besoin, dans le meilleur délai, d’un premier ministre de consensus avec une feuille de route bien définie et qui puisse inspirer confiance à tous les acteurs.
 
Sur le plan international, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, a pris ses distances de l’ancien président américain Bill Clinton qui avait déclaré la semaine dernière que la démission du premier ministre Laurent Lamothe serait une erreur.
 
Le chef de la diplomatie américaine dit au contraire accueillir favorablement l’annonce de la démission de Laurent Lamothe, en application des recommandations de la commission consultative présidentielle.
 
Kerry a indiqué que le depart de Laurent Lamothe (suite aux manifestations non stop de l'opposition) est une preuve de l’engagement de l’exécutif haïtien à résoudre la crise .
 
Il exhorte l’ensemble des parties à trouver sans délai un accord définitif sur tous les problèmes non résolus et à ouvrir la voie sur l’organisation des élections le plus vite possible.

Mais, de nombreux secteurs, notamment des droits de l'homme et de la société civile dénoncent cependant un piège dans les recommandations de la commission consultative, qui ouvriraient la voie à la désignation d'une assemblée constituante et à une réforme de la constitution, au grand dam du parlement, alors que la loi-mère définit les voies et moyens de son amendement.

La coordonatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas salue la participation  massive de la population à la manifestation du 16 décembre pour marquer le 24ème  anniversaire de l'avènement du père Jean Bertrand Aristide au pouvoir

Port-au-Prince, le 16 décembre 2014 – (AHP) – La coordonatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas, le Dr Maryse Narcisse a salué la participation  massive de la population à la manifestation du 16 décembre pour marquer le 24ème anniversaire de l'avènement du père Jean Bertrand Aristide au pouvoir, à l'occasion des premières élections libres et démocratiques de toute l'histoire du pays.

Le Dr Narcisse qui réclame l’organisation d’élections crédibles dans le meilleur délai, a fait savoir que Fanmi Lavalas est déterminé à continuer d’accompagner la population qui réclame de meilleures conditions de vie.

Le coordonateur général du Mouvement National de l’Opposition Populaire (MONOP), André Fadot, a  dénoncé les brutalités qui ont caractérisé l’intervention de la police, déplorant les incidents qui ont fait au moins deux blessés transportés d’urgence à l` hôpital.

André Fadot fait savoir que la contestation continueront de prendre de l’ampleur, jusqu’à provoquer le renversement du pouvoir Martelly.

Une nouvelle manifestation est prévue ce 18 décembre, rappelle-t-il.

 

 Le coordonnateur adjoint du Mopod salue la décision de la cour  d'appel de port au prince de maintenir la décision du juge Jean Serge Joseph dans le dossier  de l’enquête sur  les accusations de corruption  contre la famille présidentielle

Port-au-Prince, le 16 décembre 2014 – (AHP) –Le coordonateur adjoint du Mopod, Turneb Delpe a salué la décision de la cour  d'appel de port au prince de maintenir la décision du juge instructeur aujourd;hui décédé, Jean Serge Joseph, d’exiger la convocation de hauts fonctionnaires de l’Etat dans le cadre de l’enquête sur  les accusations de corruption  contre la famille présidentielle.

Turneb Delpee estime que cette décision démontre qu’il existe encore des personnes crédibles dans le système judiciaire et plaide  en faveur la poursuite de cette affaire.

Note de la présidence
"Participation du Président  de la République  aux ateliers sur le système d'appui au développement de l'entreprenariat en Haïti

Port-au-Prince, mardi 16 Décembre 2014 : Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Michel Joseph Martelly, a participé, ce mardi 16 Décembre, à l'hôtel Ritz Kinam, à l’atelier de travail sur le système d’appui à l’entreprenariat en Haïti et au lancement des Programmes d’Appui à la modernisation des Entreprises (PAME) et de soutien aux micro-entreprises (PSME).
 
En présence des représentants de la Banque Mondiale, du gouvernement japonais, d'institutions de finances publiques et de la société civile, notamment le Fonds de Développement Industriel (FDI), le Chef de l'Etat a salué les efforts du Ministère du Commerce et de l'Industrie qui encourage à travers ce programme la création d'emplois et de richesses, la dynamisation et l'efficacité des micros, petites et moyennes entreprises (MPME). Le Président  Martelly  a profité de l’occasion pour encourager la production et la consommation locales.  Il a enfin invité les Haïtiens à changer de comportement vis-à-vis du développement d'Haïti. 

Pour sa part, le Ministre du Commerce et de l'Industrie, M. Wilson Laleau, a rappelé que ce Programme d'appui à la modernisation des entreprises (PAME) vise à augmenter l'investissement, la productivité et la création d'emplois dans les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), en fournissant des services d'aide aux entreprises et de formation. Le Ministère entend, aux termes de ce programme, améliorer l'accès au crédit aux MPME, renforcer leur capacité de gestion technique et commerciale, optimiser leur performance et accroître leur capacité de remboursement. 

Le séminaire-atelier sur le système d’appui à l’entreprenariat en Haïti qui s'est déroulé pendant deux jours, 15 et 16 Décembre, à l'hôtel Kinam, a en effet pour objectif de s'enquérir du plan d'intervention des différents partenaires impliqués dans la promotion de l'entreprenariat et de partager avec eux la vision et les priorités du gouvernement dans ce domaine."

Nouvelles du 15 décembre 2014
Le président Michel Martelly lance les discussions dans le cadre de l’application des recommandations de la commission consultative présidentielle: l'opposition lance parallèlement de nouvelles manifestations pour obtenir sa démission

Port-au-Prince, le 15 décembre 2014 – (AHP)- Le président Michel Martelly a lancé ce lundi, comme prévu, les discussions avec différents acteurs impliqués dans l’application des recommandations de la commission consultative présidentielle, alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour les 16 et 18 decembre en vue de réclamer sa démission.
 
Ce lundi au palais national, le chef de l’Etat s’est entretenu séparément avec les conseillers électoraux, les président des deux chambres du parlement et le président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Anel Alexis Joseph.
 
Selon le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, les membres du conseil électoral provisoire dont la démission a été recommandée par la commission présidentielle, seraient tous prêts à se démettre de leurs fonctions et leur démission ne serait qu’une question de jour, a-t-il dit.

"Nous voulons faire partie de la solution et non du problème, auraient encore indiqué des conseillers électoraux dont le porte-parole affirme citer les  propos.

 
Pour ce qui est du président du CSPJ entré illégalement à la cour de cassation et au CSPJ, il aurait promis au président Martelly de réfléchir encore quelques temps, alors que les discussions n’auraient pas trop avancé avec les présidents du sénat et de la chambre basse autour du choix du premier ministre, informe Lucien Jura.
 
Renouvelant la volonté du chef de l’Etat de faire d’énormes sacrifices pour permettre la résolution de la crise, Lucien Jura a appelé les autres acteurs concernés à emboîter le pas.
 
Mais la table de concertation  de l'opposition ne serait pas prête à abandonner les rues, estimant impossible  d'avancer dans le sens de la démocratie avec l'équipe au pouvoir. Elle a programmé deux nouvelles manifestations à Port-au-Prince, les 16 et 18 décembre dans le cadre de la poursuite de la mobilisation contre le régime Tèt Kale.
 
La manifestation du 16 décembre s'inscrit dans le cadre d’un ensemble d’activités devant marquer le 24ème anniversaire des premières élections démocratiques qui ont porté Jean Bertrand Aristide au pouvoir en 1990.
 
Elle est censée prendre fin devant le palais présidentiel, alors que celle du 18 décembre mettra le cap sur Péguy-Ville où réside le chef de l’Etat, annoncent Assad Volcy, Serge Jean-Louis et André Fadot.

 
Mettant en garde contre toute tentative d’utiliser le mouvement à des fins personnelles notamment dans le but de négocier des postes ministériels, ils exigent l’arrestation du premier ministre démissionnaire Laurent Lamothe, rappelant que ce dernier a été contraint à la démission grâce à la mobilisation contre le régime en place.
 
Les militants de l’opposition, Rony Timothée et Biron Odigé, récemment libérés après plus d’un mois de détention suite à leur arrestation en marge d’une manifestation, le 26 octobre, ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la mobilisation jusqu’à la démission suivie de l’arrestation du président Michel Martelly.
 
Ils ont une fois de plus accusé des hauts cadres de l’exécutif d'avoir dilapidé les caisses de l’Etat et d’avoir investi des sommes farmineuses  dans la construction d’infrastructures hôtelières en République dominicaine.


Journée de réflexion  à l'occasion du 24e anniversaire des premières élections libres et democratiques ayant conduit Jean Bertrand Aristide à la présidence d’Haïti: la coordonatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas a déploré  la perpétration de deux coups d'Etat qui ont causé d'énormes torts au pays sur les plans politique, social et économique

Port-au-Prince, le 15 décembre 2014 – (AHP)-Le comité exécutif de Fanmi Lavalas a organisé ce lundi une journée de réflexion à laquelle ont participé les principaux représentants régionaux de l’organisation politique à l'occasion de la célébration du 24e anniversaire des premières elections libres et democratiques élections qui ont conduit Jean Bertrand Aristide à la présidence d’Haïti.

La coordonatrice du comité exécutif de l'organisation, le Dr Maryse Narcisse, dans son allocution de criconstance, a déploré  la perpétration des coups d'Etat qui ont évincé le président Aristide du pouvoir en 1991 et 2004 , des événements qui ont gravement détérioré la situation politique du pays et qui l'ont fait régresser  de dizaines d'années sur le plan économique

Le DR Maryse Narcisse a plaidé en faveur de l’organisation de bonnes élections et dans le meilleur délai, compétitions   que  l'organisation Fanmi lavalas se prépare à remporter.

A la publication des résultats définitifs de la présidentielle de 1990,  M Aristide obtenait 67, 48% avec 1.102.000 votes sur quelque 2 miliuons d'haïtiens en âge de voter à l'époque,

Les 1.102.000 votes obtenus par M.Aristide aux élections de 1990, demeure le plus fort score obtenu par un président élu democratiquement en Haïti.

Aux présidentielles de 1995, le présient René. Préval a bien obtenu un pourcentage de 89%, mais avec quelque 300,000 voix. Pour son 2ème mandat en 2006, il a obtenu 992.766 votes (51.21%).

En 2011, au 2eme tour où il n'y avait que 2 candidats, le president Michel Joseph Martelly a eu 67,57% de pourcentage mais avec 716.986 votes sur un total de plus de 4 millions de citoyens en âge de voter.

Mais, plus encore, les deux candidats au 2ème tour en 2011: Michel Martelly et Myrlande H. Manigat ont cumulé 1.061.0 89 votes, score additionné, mais inférieur au 1.102.000 obtenus par Aristide en 1990.

La coordonatrice du comité exécutif s'est déclaré par ailleurs favorable à la poursuite des contestations contre le pouvoir Martelly afin de lui faire respecter les revendications de la population. Elle indique toutefois que son organisation est ouverte à  dialogue franc et constructif, qui vise à faire avancer le pays.

Pour sa part, l'ancien Senateur Lavalas  Louis Gerald GILLES   a fait état de la manifestation anti-gouvernementale annoncée pou ce 16 décembre à l'occasion du 24e anniversaire des premières  élections libres et démocratiques de toute l'histoire du pays

L'ancien parlementaire a rappelé  que cette manifestation débutera devant les ruines de l`'église saint Jean Bosco au boulevard Jean JACQUES Dessalines pour s’achever dans les parages du palais national.

Il a dénoncé des actes de corruption et de violation de droits humains dont le pouvoir en place se rend coupable .


Casques bleus  jordaniens tirant à hauteur d'homme sur des manifestants haïtiens: la MINUSTAH donne la garantie que des agents de la mission coupables d’exactions seront jugés et punis, mais  dans leurs pays.

Port-au-Prince, le 15 décembre 2014 – (AHP) – La porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilité d’Haïti (MINUSTAH), Sophie Buteau Delacombe informe de l’ouverture d’une enquête autour d’une vidéo mise en circulation sur les réseaux sociaux, montrant un agent de la mission onusienne en train de tirer à hauteur d’homme et d’agresser un journaliste lors d’une manifestation antigouvernementale.

Elle fait savoir que la MINUSTHA prend très au sérieux toutes les accusations contre les casques bleus, faisant savoir  que les casques bleus ont la mission d’œuvrer en faveur du développement.\


Mme De La Combe a donné la garantie que des agents de la mission coupables d’exactions seront jugés et punis, mais  dans leurs pays.

Des images publiés sur les réseaux sociaux montrent des soldats jordaniens en train de tirer à hauteur d'hommes suerdes manifestants le vendredi  12 décembre lors d'une manifestation anti-gouvernementale

 L'étau se resserre sur l'ancien premier ministyre demissionnaire: Des parlementaires exigent qu'il rende des coptes de sa gestion; des avocats déposent parallèlement une plainte contre lui à la cour des comptes et du contentieux administratif pour corruption, dilapidation et détournement de fonds publics

Port-au-Prince, le 15 décembre 2014 – (AHP) – L’étau se resserre autour du premier ministre démissionnaire Laurent Lamothe un peu plus  de 24 heures après avoir annoncé sa décision de se démettre de ses fonctions. Des parlementaires de l’opposition exigent qu’il rende compte de sa gestion des fonds publics.
 
Le sénateur du Nord-Est, Jean-Baptiste Bien-Aimé presse les organes de lutte contre la corruption et les crimes financiers,  l’ULCC et l’UCREF de diligenter une enquête sur la gestion du premier ministre démissionnaire afin de faire le jour entre autres sur l’utilisation des fonds PetroCaribe, du Fond national de l'Education (FNE), des fonds d’urgence post cyclone en 2012 et du fonds bolivarien de solidarité avec Haïti.
 
Le parlementaire a rapelé que le premier ministre démissionnaire a toujours refusé de se soumettre à l’exercice de reddition des comptes, en boudant les différentes invitations et convocations qui lui ont été faites en ce sens au grand corps.
 
Il soutient qu’il ne devrait y avoir aucune impunité dans le traitement des  dossiers sus-cités et déplore l’attitude du Dr Réginald Boulos qui aurait refusé d’insérer dans le rapport de la commission présidentielle dont il était le coordonnateur, l’obligation d’enquêter sur la gestion du chef du gouvernement.
 
Le président de la commission justice du Sénat Pierre Francky Exius réclame pour sa part, du président Michel Martelly qu'il s’assure que le premier ministre démissionnaire ne quitte pas le pays avant la désignation de son successeur.
 
Des informations font état du refus de Laurent Lamothe de liquider les affaires courantes, en attendant la désignation du prochain premier ministre. Des noms de plusieurs membres du cabinet demisionaire sont cités pour le remplacer entretemps, à titre intérimaire. Le nom le plus cité est celui du ministre demissionnaire des Affaires Sociales,  Charles Jean-Jacques, qui aurait la bénédiction de la première Dame.
 
Si le chef de l’Etat acceptait une telle décision, il démontrerait qu’il n’est pas réellement intéressé à favoriser le dénouement de la crise, a dit le parlementaire pour qui la démission du premier ministre est un pas mais qu'il reste beaucoup d’autres à faire, a-t-il dit.

Le député Arnel Bélizaire informe avoir renouvelé ce lundi sa plainte déposée en mars dernier au Parquet de Port-au-Prince contre le premier ministre démissionnaire Laurent Lamothe, son conseiller Salim Soukar et le directeur général de la douane Fresnel Jean-Baptiste pour trafic international d’armes, détournement de fonds, blanchiment d’argent, association de malfaiteurs et usurpation de titre.
 
Le parlementaire accuse M. Lamothe d’avoir commandé, avec la complicité du patron de la douane, des armes de guerre en dehors des dispositions légales, sans respect des normes.
 
Il a aussi déploré le silence complice du chef de l’Exécutif dans le cadre de ce dossier et dit croire que la justice va finir par triompher.

Le parlementaire était accompagné de son avocat Newton Saint-Juste qui était déjà à ses côtés lorsque la plainte a été déposée pour la première fois au Parquet, en mars dernier.
 
Me Saint-Juste affirme que Laurent Lamothe fait également l'objet, au même titre que les autres membres du gouvernement démissionnaire, d’une plainte déposée ce lundi à la cour des comptes et du contentieux administratif pour corruption, dilapidation et détournement de fonds publics.
 
Il est aussi demandé aux juges de la CSC/CA d’enquêter sur l’ensemble des fonds dépensés par l’administration du président Michel Martelly. 

La Cour d’Appel de Port-au-Prince maintient la décision de feu juge Jean-Serge Joseph dans le cadre du dossier de corruption et de détournement de fonds impliquant des membres de la famille présidentielle: le dossier renvoyé au tribunal de première instance

Port-au-Prince, le 15 décembre 2014 – (AHP) – L’avocat Newton Saint-Juste a informé lundi que la Cour d’Appel de Port-au-Prince a maintenu ce lundi, la décision de feu juge Jean-Serge Joseph dans le cadre du dossier de corruption et de détournement de fonds impliquant des membres de la famille présidentielle.
 
Suivant cette décision rendue en mai 2013, le juge Jean-Serge Joseph avait recommandé la comparution de plusieurs membres du gouvernement dont le premier ministre Laurent Lamothe, à titre de témoins à charge dans ce dossier épineux.
 
Il allait peu après décéder dans des circonstances jusqu’ici confuses.

 
Ce lundi, la Cour d’Appel a confirmé la décision du juge Joseph et renvoyé le dossier au tribunal de première instance, affirme Me Newton Saint-Juste, avocat des citoyens qui avaient endossé la plainte contre l’épouse et le fils ainé du chef de l’Etat.
 
L’homme de loi a réaffirmé sa détermination à utiliser les voies et moyens légaux qui sont à sa disposition pour forcer les proches du président Martelly à rendre compte.
 
L’avocat a aussi déploré que les plaignants, notamment les frères Florestal, Enold et Josué, continuent de croupir en prison alors que ceux qui ont été montrés du doigt n’ont pas été inquiétés.

Nouvelles du 14 décembre 2014

AHP-Haïti/grave crise politique: Laurent Lamothe poussé à quitter immédiatement la table: Martelly a-t-il une chance?


Le premier ministre haïtien Laurent Lamothe a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche, sa démission et celle de son équipe  un peu plus de 24 heures après que le président Michel Martelly dont la démission est également réclamée quotidiennemt par des milliers de manifestants, eut fait savoir dans une adresse à la nation, que son chef de gouvernement avait accepté de partir, pour favoriser une issue à la crise politique.

Toutefois, Michel Matelly n'avait pas dit quand exactement  Lamothe partirait, et comptait probablement, selon une source proche du gouvernement, que le premier ministre expédierait les affaires courantes pour un temps indéterminé, puisqu'il estimait  "compliqué de respecter à la lettre le calendrier proposé par la commission présidentielle consultative, beaucoup de points ne dépendant pas du président", a-t-il dit.

Cependant pressuré par les manifestations-monstre et aussi par des secteurs internationaux dont le gouvernement américain, qui lui auraient fait savoir, ainsi qu'au chef de l'Etat, qu'il n'y a pas de sursis et qu'il devait partir tout de suite, Laurent Lamothe a dû vite s'exécuter, après avoir été lâché par une frange importante du secteur des affaires qui est sorti divisé sur la question.

Selon des sources, l'administration américaine aurait pesé sur l'accélérateur, après les déclarations pro-Lamothe de Bill  Clinton, dont on dit qu'elles visaient à saper les efforts de John Kerry qui a dû annuler vendredi une visite en Haïti. Les deux hommes auraient un contentieux depuis les primaires démocrates musclées de 2008, ayant mis face à face Barack Obama et Hillary Clinton.

"Je quitte mes fonctions de Premier ministre ce soir avec le sentiment du devoir accompli", a dit Lamothe qui occupe ce poste depuis mai 2012 après la parenthèse  Garry Conille, qui a dû démisionner après avoir dénoncé l'octroi de contrats jugés illégaux à des compagnies dominicaines.

Laurent Lamothe a déclaré partir" avec un sentiment que "nous avons fait tout ce que nous étions capable pour le pays"... et
que nous avons engagé ce pays dans une dynamique de mutation profonde et de changements réels au bénéfice de la population..

Toutefois, ce ne semble  pas l'avis d'un large secteur de la population. En témoignent les manifstations fleuves organisées ces derniers mois  contre les deux chefs de l'Exécutif, accusés par les manifestants d'avoir appauvri le pays, liquidé ses ressourcs minières et vendu d'importantes portions de terre dans différentes régions du pays.

Samedi encore, lors d'une manifstations qui a rassemblé une  dizaine de milliers de personnes, des participants ont fait savoir que la situation socio-économique n'a jamais été aussi difficile et qu'ils n'avaient jamais vu un tel apartheid, une petite clique composée de membres et de proches du pouvoir concentrant tous les moyens économiques, et pénalisant tous ceux qui ne sont pas du mênme bord ou qu'ils considèrent comme des adversaires politiques.

Des manifestants ont ainsi scandé: la politique de  ce pouvoir, c'est :  tout pour le gouvernement et rien pour la population,  ironisant sur un un réfrain du premier ministre démissionnaire, lors de ses interventions: "tout pou pèp la a , anyen pou gouvènman an".

Dimanche, un ministre démissionnaire a confié à l'AHP: même  si beaucoup d'entre nous sont restés en poste , jusqu'à ce jour, en réalité on ne gérait rien. Car, si tel ou tel projet était entrepris au nom de tel ou tel ministère, ce sont des gens de la présidence ou de la primature qui de toute façon, géraient l'argent.

" Les ministères sont sous l'emprise de proches du pouvoir et de petits "bambaucheurs-résidents floridiens" qui partent chaque vendredi faire la fête à Miami pour revenir le lundi ou le mardi suivant", a dit le ministre.

Il faut dire aussi que les rivalités  et les attaques à répétition entre le premier ministre  et des proches de la première dame  ont miné l'existence du PM au cours de ces derniers mois .

Pour beaucoup, si la propagande massive pro-président et pro-premier ministre mais anti-opposition, faite par des secteurs grassement rémunérés, a semblé marcher un certain temps, mais  au final, elle n'a, visiblement, pas produit les effets escomptés, puisque que c'est la première fois qu'un président et un premier ministre sont autant vilipendés, banalisés et traités avec aussi peu d'égards.

Maintenant, puisque c'est de lui qu'il s'agit surtout maintenant, Lamothe a-t-il encore un avenir politique, lui qui était pressenti comme le dauphin du chef de l'Etat et pour  qui celui-ci  faisait déjà - sincèrement ou hypocritement- campagne, au grand dam de ses adversaires au palais.

Selon des sources, Lamothe ferait déjà partie du passé, lui qui est accusé par l'internationale, de graves exagérations dans la gestion du pays, lui qui serait dejà sous enquête pour " sérieuses présomptions de corruption, détournement et dilapidation des fonds publics", lui qui a été si souvent à couteaux tirés avec la ministre des finances.

Va-t-il rester muet ou a-t-il aujourd'hui des révélations à faire, puisque, si c'est de brebis galeuses qu'il s'agit, il ne serait sans doute pas la seule.

Par ailleurs, concernant la situation sur le terrain, il est clair pour beaucoup, que ce sont les manifestations de rues qui ont fait sauter Lamothe,  le fusible qui protégeait le président.

La commission consultative n'a été qu'un moyen utilisé par le chef de l'Etat pour ne pas avoir à prendre personnellement contre son ami, la décision que lui a imposé la communauté internationale, pour tenter de le maintenir (Martelly) en selle.

La participation massive aux manifestations des 12 et 13 décembre et l'assassinat par balles samedi d'un manifestant, risquent de compliquer la situation et déterminer davantage l'opposition  à réclamer lors des prochaines journées de manifestation cette semaine, la tête du chef de l'Etat.

Des manifestants ont relevé  samedi que les corps de la police, censés chargés de la sécurité, lors des deux dernières manifestations, se sont montrés très brutaux vis-à-vis des manifstants. Ils ont lié ce comportement aux "récentes et maladroites déclarations dans le Miami Herald, de l'ancien président Bill Clinton, en faveur du premier miniistre Laurent Lamothe".

Maintenant, concernant l'après-Lamothe, les fuites en avant dans la désignation d'un nouveau premier ministre,  sans tenir compte, des forces qui occupent la rue, pourraient être très risquées.

Et dans le cas où le chef de l'Etat avait encore une chance, il pourrait la voir filer sous sa main, s'il s'avise de poursuivre la politique de l'apartheid, de l'exclusion, du "tout pour un seul petit groupe", et s'il s'avise de continuer à s'en remettre aux conseillers-bidon qui le poussent droit au gouffre, ceux, sénateurs, députés ou autres, qui l'ont aidé et conseillé à violer la constitution pour la perpétuation de son camp au pouvoir.

Des milliers de personnes vendredi et samedi dans les rues de Port-au-Prince pour réclamer le départ du président Michel Martelly et de son premier ministre: un manifestant tué, des soldats de la Minustah filmés en train de tirer à hauteur d'homme sur des manifestants


Port-au-Prince, le 13 décembre, 2014 - Plusieurs milliers  de personnes  ont gagné une nouvelle fois  les rues de Port-au-Prince vendredi et samedi pour réclamer le départ du président Michel Martelly et de son premier ministre.

Les manifestants ont fait peu cas samedi de l'annonce la veille du chef de l'Etat que le premier minisre Laurent Lamothe avait accepté de démisionner.

Sur tout le parcours, les protestataires exigeaient le départ suivi de l’arrestation des deux chefs de l’Exécutif, Michel Martelly et Laurent Lamothe, accusés de corruption, d'instrumentalisation de la justice et de nommination de juges pour persécuter leurs supposés adversaires politiques.


Les deux dernières manifestations ont été émaillées de violents incidents. La police qui s'était montrée profesionnelle lors de recentes marches, est accusée d'avoir fait preuve d'exactions, comportement, qui selon les manifestants, serait lié aux dernières déclarations de l'amncien président Bill Clinton en faveur du premier mninistre Lamothe.

L'ancien président américain avait fait savoir que ce serait une erreur de renvoyer le premier ministre dont le gouvernement est en train d'atterrir, selon lui,

Pour le premier jour, des soldats de la Minustah ont été filmés en train de tirer à hauteur d’homme en direction d’une foule de manifestants alors que,  le 2e jour, un manifestant a été tué de trois balles dont l’une au cœur.

Des agents sur les lieux sont accusés d'avoir commis le meurtre, alors que des manifestants tentaient de forcer un barrage policier pour se rendre devant les grilles du palais national.

L'opposition réclame une enquête pour fixer les responsabilités dans cet assasinat, tout en  dénonçant l’attitude des policiers   pendant les dernières  manifestations de l’opposition.

La Minustah informe pour sa part, avoir été informée d’une allégation relative à un possible usage excessif de la force par ds casques bleus vis-à-vis de manifestants qui auraient, selon elle, visé les forces de l’ordre et ayant occasionné des blessés et des destructions de matériel.

Lors des dernières manifestations à Port-au-Princde et en province, des manifestants renversent des clôtures en tôles rouges, achetées au prix fort  de fournisseurs réputés proches du pouvoir, pour dissimumer des chantiers qui n'existeraient pas en realité. C'et pourquoi, ici, Tôle rouge est synonyme de bloffeur.

La mission onusienne dit prendre les accusation de violence contre les casques bleus, très au sérieux, et affirme avoir immédiatement ouvert une enquête pour établir les faits.

Mais le fait, que des  casques bleus aient eté filmés vendredi en train de  tirer à hauteur d'homme sur des manifstants, met la mision onusienne dans une situation embarrasante, qui devrait pas  lui permettre de couvrir ses hommes.
 

Nouvelles du 11 décembre  2014

Haïti, Première analyse de la pauvreté post-séisme: les grandes villes se'n sortent mieux que la campagne

Port-au-Prince, le 11 décembre, 2014 -  Un nouveau rapport publié ce jeudi par l'Observatoire national de la pauvreté et l'exclusion sociale (ONPES) et la Banque mondiale souligne limportance dune croissance plus inclusive pour
accroître l'accès aux services de base, les moyens de subsistance et la protection sociale pour les pauvres en Haïti, comme meilleur moyens pour  accélérer la réduction de la pauvreté dans le pays.

Le rapport Haïti : Investir dans l'humain pour combattre la pauvreté, souligne que le taux de pauvreté extrême a diminué de 31 à 24 pour cent au niveau national et de 20 à 5 pour cent dans la région de Port-au-Prince entre
2000 et 2012. Les gains les plus importants en matière d'accès aux services de base ont été dans l'éducation où les taux de participation à l'école ont augmenté de 78 à 90 pour cent.

Il est clair que laire Métropolitaine a bénéficié dune plus grande attention ces dernières années, mais lon remarque également que de plus en plus dactions sont dirigées vers les provinces. Si ces actions sont soutenues  et entrent dans un cadre politique global favorisant le développement des zones rurales, on ira indubitablement vers un taux de pauvreté plus régressif,  a déclaré Shirley Augustin, coordonnatrice de l'ONPES.

Cependant, la pauvreté demeure encore un fléau, l'accès et la qualité des  services de base restent quant à eux, un souci majeur, en particulier dans les  zones rurales.  Plus de 6 millions d Haïtiens  soit près 60 pour cent de la
population - vivent avec seulement deux dollars par jour et  20 pour cent des plus riches détiennent 64 pour cent du revenu total du pays.

Les auteurs constatent que les principaux moteurs de la réduction de la pauvreté depuis 2000 ont été notamment l'augmentation des emplois mieux rémunérés dans la construction, les transports et les télécommunications, en particulier dans la région de Port-au-Prince, ainsi que d'importants flux de transferts dargent et d'aide internationale.

Entre 2001 et 2012, les salaires dans le secteur formel étaient quatre fois supérieurs à ceux du secteur de l'agriculture, et la part des ménages qui recevaient des fonds a augmenté de 42 à 69 pour cent.

"En dépit des progrès, les possibilités pour les familles haïtiennes
daméliorer leur statut économique et social restent limités par rapport au reste de l'Amérique latine et les Caraïbes. Loin de la capitale, la plupart des familles ont un accès très limité aux services de base et ne peuvent souvent pas payer leurs factures médicales ou envoyer leurs enfants à l'école , a déclaré Mary Barton-Dock, la Banque mondiale Envoyée spéciale en Haïti.

"Près
de cinq ans après le séisme dévastateur, cette analyse met en lumière des actions prioritaires pour lutter contre la pauvreté et promouvoir une croissance inclusive dans le pays".

Le rapport suggère trois orientations prioritaires pour soutenir les progrès pour combler le fossé de la pauvreté et étendre les opportunités à tous les Haïtiens à travers le pays:

" Stimuler laugmentation des revenus et des opportunités économiques : Les revenus ont stagné dans les zones rurales, où 80 pour cent des pauvres sont concentrés. Laugmentation de la productivité de l'agriculture grâce à la diversification et l'amélioration de l'accès aux marchés, aux compétences et aux entrées telles que les engrais, les pesticides et les semences générerait davantage d'opportunités économiques. Dans les zones urbaines, les travailleurs ayant une meilleure formation obtiennent de bien meilleurs emplois et revenus.

L'analyse souligne la nécessité d'améliorer les conditions de travail dans le
secteur informel par le biais dun meilleur environnement des affaires et de la formation professionnelle.

" Améliorer l'accès et la qualité des services de santé et d'éducation : En dépit de progrès non négligeables, les indicateurs de santé maternelle et  infantile restent faibles par rapport au reste de la région et environ 200 000
enfants âgés de 6 à 14 sont actuellement non scolarisés. Le coût élevé de l'accès aux services est encore un obstacle. En moyenne les familles consacrent 10 pour cent de leur budget à l'éducation et 3 pour cent  aux soins de santé.

Le rapport suggère que l'augmentation de l'accès aux soins de santé primaires
rentable, tout en améliorant la qualité de la prestation de services en matière de santé et déducation, ce qui aurait un impact significatif sur la réduction
de la pauvreté.

" Protéger les pauvres et vulnérables contre les chocs. Le gouvernement a déjà annoncé une nouvelle stratégie de protection sociale pour consolider et améliorer le ciblage et la couverture des filets de sécurité sociale existants.

Des efforts soutenus sont nécessaires pour répondre aux besoins des plus
vulnérables. Les progrès durement acquis en matière de développement  par le pays sont souvent compromis par des événements naturels ou socio-politiques
adverses.

Une meilleure compréhension et réponse aux risques de désastres est
nécessaire, notamment par lintégration de la notion de gestion des désastres dans les  politiques publiques et dinvestissements.

Ce diagnostic conjoint de la pauvreté ONPES/ Banque mondiale est basé sur l'enquête 2012 des ménages réalisée parl'Institut haïtien de statistique et dinformatique (IHSI) pour aider à identifier les priorités pour les investissements publics et améliorer la prestation des services aux pauvres.
Il

sera pris en compte également lors de lélaboration de la prochaine stratégie pays du Groupe de la Banque mondiale pour 2015-2021.

Nouvelles du 10 décembre 2014

Le prisonnier politique Biron Odigé répond  une nouvelle fois aux questions du juge Lamarre Bélizaire: son élargissement attendu incessamment, aucune charge réelle ne pesant contre lui, selon son avocat

Port-au-Prince, le 10 décembre 2014 – (AHP) – Le militant politique de l’opposition Biron Odigé a, une nouvelle fois, répondu mercredi aux questions du juge d’instruction Lamarre Bélizaire et a été reconduit au pénitencier national.

Le président de l’organisation FOPARK (Force Patriotique pour le Respect de la Constitution) ainsi que le porte-parole de cette structure Rony Timothée, sont emprisonnés depuis leur arrestation, le 26 octobre dernier lors d’une manifestation de l’opposition, sous  prétexte qu'ils auraient été impliqués dans des violences  lors d’une précédente manifestation.

Toutefois, les accusateurs des deux hommes ne sont jusqu'ici pas en mesure de fournir des preuves de leurs accusations.

Biron Odigé affirme avoir répondu correctement aux questions du juge instructeur qui devrait lui rendre sa liberté.

Son avocat, Mario Beauvoir, croit  lui aussi que le prisonnier politique sera incessamment relaxé, vu qu'il n'y a aucune réelle charge contre lui.

Il sera libéré mais va rester à la disposition de la justice, a dit l’homme de loi.

Le député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire s’était lui aussi rendu au palais de justice en signe de solidarité avec le prisonnier politique, à l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme.


Le parlementaire assure que ce ne sont pas les recommandations de la commission consultative présidentielles appelant à la libération des prisonniers d'opinion qui vont les faire sortir de prison, mais la poursuite de la mobilisation  à Port-au-Prince et  en province.

La table de concertation de l’opposition  rejette le rapport de la commission présidentielle et appelle à la poursuite de la mobilisation pour obtenir le départ du président et de son premier ministre; entre temps, rumeurs de gel de comptes

Port-au-Prince, le 10 décembre 2014 – (AHP) –La table de concertation de l’opposition a rejeté d’un revers de main mercredi  le rapport de la commission présidentielle, invitant les militants à rester dans les rues jusqu’à ce que les deux chefs de l’exécutif quittent le pouvoir.

Outre  la démission du premier ministre recommandée dans le rapport final, le départ du chef de l’Etat, tenu pour principal responsable du blocage politique, est une grande nécessité, selon l’opposition.

L’un des membres de la plateforme « pitit dessalin», Assad Volcy, plaide en faveur de la poursuite des contestations qui doivent  aboutir à la chute du pouvoir et la mise en place d’un gouvernement  pour organiser des élections générales, a-t-il dit.

Concernant les prisonniers politiques, le responsable de OTAN a indiqué que l'opposition n’a pas besoin de l’aide d’une commission pour obtenir la libération des camarades emprisonnés à cause de leurs convictions politiques, parce que  tôt ou tard, le régime sera renversé et les s camarades recouveront leur liberté.

De son côté André Fadot, également membre de la table de concertation, croit savoir que toute négociation avec le chef de l’État devrait porter sur les modalités de sa démission.

André Fadot appelle tous les secteurs de la vie nationale à rejoindre le mouvement« mobilisation Burkina-Faso» qui vise à contraindre au départ  l’équipe au pouvoir, tout en demandant à la police d'assumer ses responsabilités lors des prochaines marches-anti-gouvernementales qui devraient aboutir devant le palais présidentiel..

L'ancien député Serge Jean-Louis appellent les citoyens à rester mobilisés jusqu’à ce que le tandem Martelly/Lamothe quittent le pouvoir.


Il informe que les deux journées de manifestations annoncées pour les 12 et 13 décembre à Port-au-Prince, sont maintenues.

Les lieux de rassemblement restent inchangés, à savoir La Saline et le Bel-air et la destination finale sera le palais présidentiel, ont-ils annoncé.


Le directeur exécutif du RNNDH estime que le départ du premier ministre Laurent Lamothe n'est pas réclamé en réponse aux manifestations anti-gouvernementales, mais parce que le secteur mafieux proche du palais national incarné notamment par  « Kiko » Saint-Rémy,  le demande

Port-au-Prince, le 10 décembre 2014 – (AHP) –Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains, (RNDDH) Pierre Espérance, a fait savoir mercredi qu'il n'etait pas du tout emballé par le rapport de la commission présidentielle, recomandant la démision du premier ministre Laurent Lamothe.

Il a  plutôt souligné que les revendications populaires ont été utilisées pour servir les intérêts du président Michel Martelly qui veut conserver le pouvoir.


La tête de Laurent Lamothe n’a pas été réclamée en réponse aux manifestations antigouvernementales mais parce que le secteur mafieux proche du palais national incarné notamment par Charles « Kiko » Saint-Rémy  le demande, croit savoir le militant des droits humains.

Le président de la chambre des députés Stevenson Jacques Timoléon (pro-gouvernemental) souvent accusé de graves complicités avec le pouvoir, a indiqué que le parlement n’est aucunement lié au rapport des commissaires, ajoutant que toute solution à la crise passe par le dialogue et des compromis et qu’aucune commission ne peut remplacer le parlement, co-dépositaire de la souveraineté nationale.

Le rapport de la commission présidentielle consultative, présenté mardi au chef de l’Etat appelle l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve de sacrifices dans le but de favoriser un dégel de la situation marquée notamment par la multiplication des manifestations de l’opposition et un risque de vide institutionnel à partir du 12 janvier 2015.

Ce rapport préconise des mesures d’apaisement, conjoncturelles et structurelles allant de la démission du premier ministre au vote des amendements à la loi électorale en passant par la démission du président du CSPJ, des membres du conseil électoral provisoire et la libération immédiate des prisonniers  politiques.

Le nouveau CEP devrait être constitué suivant l’esprit de l’article 289 de la constitution et des discussions devraient être engagées pour organiser au plus vite les élections municipales et législatives partielles ainsi que le scrutin présidentiel à la date constitutionnelle du dernier dimanche d’octobre 2015.

Et ce sont tous les acteurs politiques qui doivent être prêts à consentir des sacrifices pour sortir le pays de l’impasse, selon les commissaires qui demandent au premier ministre Laurent Lamothe de comprendre la nécessiter de se retirer, appelant le chef de l’Etat dont la tête est également réclamée, à ouvrir le gouvernement aux partis de l’opposition.

La commission fixe un délai d’application des propositions de sortie de crise allant du 11 décembre 2014 au 7 février 2015.

Le président Michel Martelly qui a toujours fait savoir  qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour chercher à resoudre la crise politique, devrait reagir au plus tard vendredi au rapport de la commission.

Selon les informations circulant à Port-au-Prince, le premier ministre devrait avoir démissionné avant cette date qui coïncide avec la visite du secrétaire d'Etat américain John Kerry en Haïti.
 
Un des Conseiller de M.  Kerry, 
Thomas Shannon, est à  Port-au-Prince depuis mardi après-midi.

Mais certains se demandent s'il s'agit d'un 2 camps réel ou de manoeuvres de diversion de la part de la présidence et de la primature: en effet, des proches de la primature, dont des deputés et des sénateurs, désavouent les recommandations de la  commission consultative. Alors, que cette commission est la création du président de la République.

Cependant, des rumeurs circulent à Port-au-Prince, selon lesquelles, des comptes au service de certaines institutions dont un changement de direction est recommandé, auraient été bloqués.

Sit-in devant le Ministère des Affaires sociales  à l'occasion du soixante-seizième anniversaire de l'adoption de la déclaration universelle des droits de l'homme: le MOLEGHAF déplore que les autorités haïtiennes n'aient toujours pas  adopté des mesures efficaces pour garantir les droits  de la population

 
Port-au-Prince, le 10 décembre 2014 – (AHP) –Ce mercredi 10 décembre marque le soixante seizième anniversaire de l`adoption de la déclaration universelle des droits de l` homme. A cette occasion le Mouvement  Liberté, Egalité des haïtiens pour la Fraternité(MOLEHAF) a organisé un sit in devant les locaux du ministère des affaires sociales et du travail(MAST) en vue de dénoncer la dégradation de la situation du pays  en matière de respect des droits humains .

Le coordonnateur général du MOLEGHAF, David Oxygène déplore le fait que, plus d` un demi siècle après l` adoption de la déclaration universelle des droits de l` homme par l` Organisation des Nations Unies, les autorités haïtiennes n'ont toujours pas  adopté des mesures efficaces pour garantir les droits  de la population.

M. Oxygène renouvelle l’engagement de son organisation à continuer de lutter contre les violations des droits des haïtiens et appellent les autorités à changer leur fusil d’épaule.

La Plateforme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) a appelé pour sa part à l'intensification de la lute en faveur du rspect des droits de l'homme.

Elle a dénoncé les assassinats perpétrés sur la personne de défenseurs de droits humains restés jusqu'ici impunis, citant notamment  les cas de Daniel Dorsainvil et de son épouse , et  Girldy Larêche Dorsainvil assassinés le 8 février 2014 et les menaces de morts proférées contre  le Directeur Exécutif du Reseau national de défense des droits humains, Pierre Espérance

La POHDH a appelé à une grande mobilisation en faveur de la promotion et la protection des valeurs relatives aux droits fondamentaux et libertés publiques.

 Le directeur exécutif du Centre d’analyses et de recherches en droits humains,  Gédéon Jean, a  dressé Jean un tableau sombre de la situation en Haïti., même s'il reconnait que certaines avancées timides ont été faites  dans le domaine.

 Dizaines d'employés en sit-in devant le Ministère de l'Economie et des Finances: Ils demandent à être régulièrement nommés  agents de la fonction publique


Port-au-Prince, le 10 décembre 2014 – (AHP) –Des dizaines d`employés du centre national des  équipements(CNE) ont organisé ce mercredi un sit- in devant le ministère de l'Economie et des finances(MEF) en vue de dénoncer un plan qui viserait à les licencier.

Ils demandaient à être régulièrement nommés  agents de la fonction publique.

Ce  mouvement de protestation a paralysé pendant plus d`'une heure le fonctionnement du Ministère, les protestataires ayant organisé un concert de klaxons.

Le délégué du comité des employés protestataires du CNE, Jn Ronald Saint Fort, appelle la ministre de l'Economie et des finances, Marie Carmelle Jean Marie, à se pencher sur les revendications exprimées, promettant que les protestataires n’en resteront pas là et poursuivront leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
 

Nouvelles du 9 décembre 2014


  Crise politique: la Commission Consultative Présidentielle remet son rapport au président Michel Martelly et sa principale recommandation est la démission du premier ministre; rejeté à l'avance par l'opposition, le rapport compte aussi des ennemis au sein même du gouvernement

Port-au-Prince, le 8 décembre 2014 – (AHP) –   9 des 11 membres  de la Commission Consultative Présidentielle, ont remis mardi en fin de journée les travaux de ladite Commission au Président Michel Martelly et dont la principale  recommandation est le départ du premier ministre Laurent Lamothe et de son gouvernement.

Cependant, l'opposition persiste et signe et réclame également le départ du président Michel Martelly, estimant que le renforcement de la democratie n'a aucune chance avec lui. En ce sens, elle confirme l''organisation de deux nouvelles manifestations les 15 et 13 décembre.

La Commission a d'autres ennemis. Et ils se trouvent au sein même du gouvernement qui ne digèrent pas la demande de démision du premier ministre.

Dans sa proposition qui aurait été signée par ses 11 membres, la Commission Consultative recommande aussi  la désignation au plus vite d'un nouveau Premier Ministre et la formation d'un gouvernement de consensus, la démission du Président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), le mal désigné Anel Alexis Joseph, la libération immédiate à travers le pays des prisonniers politiques qui n'ont pas été déférés devant leur juge naturel et un arrêté de grâce en faveur de tout ceux qui sont déjà engagés dans une instance judiciaire, la démission des membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et la formation d'une nouveau CEP sur la base de l'article 289 de la constitution.

La commission recommande des mesures conjoncturelles dont  la convocation de la Chambre des députés en session extraordinaire portant sur un agenda précis comprenant entre autres le vote des amendements à la loi électorale de 2013 et l'adoption de la déclaration de Politique Générale du nouveau gouvernement, un accord politique pour réaliser de bonnes élections inclusives et harmoniser le temps électoral au temps institutionnel ; la mise en place du Conseil Électoral Provisoire (CEP) selon l'esprit de l'article 289 de la Constitution de 1987 et ayant pour mission d'organiser au plus vite des élections législatives et des collectivité territoriales [...]

Le rapport recommande aussi la convocation des États généraux de la Nation afin d'établir un pacte national patriotique qui devrait inclure un protocole de bonne gouvernance portant sur la rationalisation de la gestion publique et la moralisation du fonctionnement des institutions publiques, un protocole de croissance et de compétitivité en vue de la création d'emplois durables, la promotion et la protection de la production nationale et la réduction de la pauvreté,  un protocole de révision constitutionnelle qui devra définir le cadre dans lequel pourront s’opérer des amendements à la Constitution, en aucun cas le Président en exercice ne pourra bénéficier de ses éventuels amendements ; les réformes nécessaires au niveau de l'appareil judiciaire pour établir la confiance de tout les citoyens dans le système, la réforme passe obligatoirement par la reconstitution du CSPJ et la mise en place d'un processus d'évaluation non-partisans des juges du système judiciaire ; le renforcement de la Cour Supérieure des Comptes dans sa mission de contrôle et de vérification des institutions publiques. Les mesures structurelles ne pourront être implémentées qu'après la mise en place des mesures conjoncturelles.

Il reste à savoir si ces mesures sont capables de ramener le calme  et la serénité dans le pays et si le premier ministre suffit à l'opposition et à une bone partie importante de la population confrontée  à une situation économique et sociale désastreuse.

Y aura-t-il suffisamment de calme au pays pour permettre  la realisation de la visite  du secretaire d'Etat américain, John Kerry

 


Nouvelles du 8 décembre 2014
Crise politique: la commission présidentielle consultative dévorée par des divisions internes devrait remettre son rapport lundi soir au président Michel Martelly

Port-au-Prince, le 8 décembre 2014 – (AHP) – La commission présidentielle chargée de faire des propositions au chef de l’Etat dans la perspective de la résolution de la crise politique, s’apprête à remettre son rapport au président Martelly.

Mais elle est minée par des divisions internes qui ont éclaté au grand jour, disons en pleine nuit, avec les révélations dimanche soir, d’un des commissaires, l’ancien sénateur Jean-Gabriel Fortuné.


L’ex-délégué départemental du Sud, qui avait déjà quitté avec fracas le gouvernement en février 2012 et qui, avec le senateur Youri Latortue, avait joué un grand rôle dans la destitution du sénateur Rudolph Boulos 4 ans plus tôt, a dénoncé l’attitude d’un autre commissaire, Réginald Boulos qu’il accuse de vouloir s’opposer à la mise en place d’une commission chargée d’auditer la gestion faite par l’équipe de Laurent Lamothe, des fonds du programme PetroCaribe et du FNE (Fonds National de l’Education).

Selon M. Fortuné, les commissaires proposeraient comme mesures d’apaisement à la conjoncture marquée par des manifestations à répétition de l’opposition, la démission du premier ministre Laurent Lamothe, le départ des conseillers électoraux et du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Anel Alexis Joseph ainsi que la libération militants arrêtes  pour leurs convictions politiques.

Mais l’une des pierres d’achoppement à la finalisation du rapport serait la mise sur pied de la commission d’enquête autour de la gestion de M. Lamothe, a rapporté Jean Gabriel Fortuné.

Des révélations ou des accusations vite récupérées par des opposants au pouvoir en place dont les avocats et militants de l’opposition André Michel et Newton Saint-Juste.

Pour Me Michel, l’attitude de M Boulos parait suspecte. Comment refuser qu’un audit soit réalisé sur la gestion de M. Lamothe, s’est interrogé celui qui ne rate aucune occasion pour dénoncer des gabegies administratives, des détournements de fonds publics dont il accuse l’équipe Tèt Kale de s’être rendue coupable.

Il a renouvelé son appel à la démission des deux chefs de l’exécutif et plaidé en faveur de la mise en place d’une commission chargée d’enquêter sur la gestion de l’équipe en place afin de fixer les responsabilités et punir tout fonctionnaire qui se serait rendu coupable de dilapidation des ressources publiques.

Pour sa part, Me Newton Saint-Juste dénonce l’attitude de l’homme d’affaires Réginald Boulos qu’il accuse d’avoir intégré la commission présidentielle uniquement pour défendre les intérêts d’une minorité détentrice du pouvoir économique.

Pour Me Saint-Juste, la mise en place de la commission présidentielle ne visait qu’à favoriser l’accession à la Primature, de M. Thierry Mayard-Paul ou de l’ancien premier ministre Jean-Max Bellerive en remplacement de chef du gouvernement Laurent Lamothe.

L’éventuelle nomination de Thierry Mayard-Paul au poste de premier ministre ne serait pas du tout du gout de l’ex-parlementaire qui avait traité de nul M. Mayard Paul lorsque ce dernier occupait le poste de ministre de l’intérieur alors que lui, il venait de quitter la délégation départementale du sud.

.M. Bellerive, qui avait éte chef de ouvernement sous Preval,  serait lui impliqué dans la gestion
d'une partie des fonds Petrocaribe.

La Commission presiedentielle consultative est composée en grande partie de personalites réputées proches du pouvoir ou  qui collaboraient dejà avec le pouvoir.


Les journalistes  qui se trouvaient en fin de journée à l'Hotel Kinam où travaille la commision ont éte priés de regagner leur media, par des commissaires qui leur ont demandé de revenir mardi.

L'opposition  qui banalise le travail de la commission a dans le même temps renouvelé ses appels à manifester avec des rendez-vous les 15 et 16 decembre, dates qui coincident avec la visite  du secrétaire d'Etat américain John Kerry, en Haïti.


Des secteurs de l'opposition trouvent anormal que des gens s'opposent à un audit sur des actes de corruption  présumée, mais banalisent la formation de la ' commission présidentielle consultative"

Port-au-Prince, le 8 décembre 2014 – (AHP) –L’avocat et militant politique, André Michel,  a indiqué lundi que le refus oppopsé par des membres de la commission présidentielle chargée de proposer une solution à la crise politique, à un éventuel audit sur la gestion des fonds petro caribe et sur le fond national de l’éducation,   sont une preuve supplémentaire  que le pays est dirigé par une équipe de corrompus.

Le militant politique continue de réclamer la démission du chef de l’état et du premier ministre, et la mise en place d’une commission d’enquête sur la gestion des ressources de l’état pendant les trois dernières années,  annonçant son intention d’écrire en ce sens à la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif .

L'un des responsables de la plateforme politique Inite, Paul Denis, a estimé anormal que des gens s'opposent à un audit sur des actes de corruption présumée. Mais il a dit dans le même temps que sa plateforme ne se sent pas concernée par des divergences au sein d'une pseudo commission qu'elle ne reconnait pas.
                                           

La plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (POHDH) banalise elle aussi  la formation de la commission présidentielle qu’elle assimile à une manœuvre dilatoire

Le secrétaire exécutif de la plateforme, Antonal Mortimé  dit ne s’attendre à aucun résultat concret et presse le  chef de l’Etat d’assumer ses responsabilités de  garantir la bonne marche des institutions.

M. Mortimé estime que les problèmes actuels sont d’ordre structurel indiquant qu’il revient d’abord aux autorités de l’Etat de manifester leur volonté de trouver un dénouement à la crise. Il affirme qu’aucune solution n’est envisageable sans la libération des militants de l’opposition en prison.
 
La plateforme des organisations haïtiennes de défense de droits humains (POHDH) dénonce par ailleurs  des agression et des menaces de mort dont feraient  l’objet des défenseurs de droits humains.

Le secrétaire exécutif de la plateforme dénonce une tentative d’assassinat  perpétré, le 23 novembre dernier, contre Me Jaccéus Joseph, membre du Groupe d’Alternative et de justices (GAJ) affilié à  la POHDH.

M. Mortimé qui se déclare préoccupé par cette situation a fait savoir qu’il y a une main politique derrière ces menaces, indiquant que Me Joseph est l’un des  membres du conseil de défense des prisonnoiers politiques et des victimes du régime des Duvalier.
 
La POHDH a aussi lancé, ce lundi, une quinzaine d’activités à l’occasion du 23ème anniversaire de la plateforme le 10 décembre prochain.

Antonal Mortimé informe que des journées de plaidoirie sur les droits civils, politiques et économiques de la population seront organisées au cours de cette période.

 Des journées  portes ouvertes sont également prévues au  menu cadre de  la célébration du 23ème anniversaire de la POHDH, a fait savoir M. Mortimé.

Inauguration à Port-au-Prince  d’une usine de production de sel iodé grâce à un partenariat avec l` Université Notre Dame d'Indiana des Etats Unis


Port-au-Prince, le 8 décembre 2014 – (AHP) –Ouverture ce lundi par le ministère de la santé publique et de la population(MSPP) d’une usine de production de sel iodé a Delmas 2,  construite grâce à un partenariat avec l` Université Notre Dame d'Indiana des Etats Unis.

La  cérémonie d'nauguration s'est déroulé en présence de la première dame, Sophia Martelly.

La ministre de la Santé, le Dr Florence Duperval Guillaume, a fait savoir à l'occasion  que ce projet vise à acheter du sel produit en Haïti pour le traiter et l’emballer, selon les normes hygiéniques. 

La ministre a expliqué qu’une déficience en iode peut provoquer entre autres la filariose lymphatique,  des avortements  et le syndrome de fatigue.

Elle a indiqué qu` en Haïti, on compte environ 1 millions de personnes souffrant d` une carence en iode.



Haïti/République Dominicaine : Un présumé cambrioleur dominicain appréhendé à la frontière de Boc Banic

Une situation  de tension  a régné tôt ce lundi 8 décembre 2014 à la frontière de Boc Banic (localité de Losiane, section communale de Thomassique), dans le Haut Plateau central aux environs de 6 heures 30 du matin. A l’origine, la population de cette localité frontalière a intercepté Athanael Gierra Cordero, un citoyen dominicain qui est accusé d’avoir volé deux sacs appartenant à deux commerçantes haïtiennes. Ces dernières traversaient la localité dominicaine Banica pour se rendre au marché d’Elias Piña, a appris le GARR.

Athanael Gierra Cordero qui était activement recherché par la police de son pays a braqué les commerçantes haïtiennes. Il s’est emparé de leurs sacs pour ensuite prendre le maquis dans la direction de Boc Banic, territoire haïtien, a rapporté Cenise Acinth, animatrice du GARR à Thomassique.
 
En réaction, les commerçantes haïtiennes ont immédiatement alerté des militaires dominicains qui se trouvaient sur le côté dominicain de la frontière (Banica). Elles ont aussi mobilisé les agents environnementaux haïtiens  de  Thomassique qui travaillent habituellement à la frontière de Boc Banic pendant les jours de marché.

La population n’a pas mis du temps à appréhender le présumé voleur dominicain. Si n’était-ce l’intervention des membres du Comité de Droits Humains du Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) de Thomassique, elle aurait enlevé la vie au citoyen dominicain.
 
Athanael Gierra Cordero a été remis à la police haïtienne. Il est pour le moment en garde à vue au commissariat de la commune de Hinche, dans le Bas Plateau central.

Nouvelles du 4 décembre 2014

La commission présidentielle consultative a-t-elle reçu un mandat secret?A-t-elle une surprise pour la constitution?

La Commission présidentielle consultative formée récemment par le président Michel Martelly pour officiellement lui  faire des propositions de sortie de crise, est déjà au coeur de tous  les questionnements .

Déjà mercredi, le président du Sénat la mettait en garde contre toute recommandation qui ne tiendriat pas compte  du Sénat de la République, soulignant que  le Grand Corps existera  tant que la constitution sera en vigueur.


De son côté, le Directeur exécutif de l'Initiative de la sociéte civile appelait  la commission présidentielle à faire  des recommandations qui favorisent la création d’un climat favorable à la tenue des prochaines élections.

Cependant, plusieurs secteurs soupçonnent cette commission dont la plupart des membres sont presentés comme des proches du pouvoir, d'avoir des ambitions qui ne sont pas de son ressort.

Elle  est entre autres  accusée de  vouloir recommander la  formaton d'une assemblée constituante  pour remodeler la constitution. Et l'objectif qui lui est prêté est de chercher à permettre au chef de l'Etat de briguer un 2ème mandat consécutif, alors que celui-ci aurait déjà le contrôle  d'au moins 6 conseillers dans l'actuel organisme électoral. Tout cela, pendant que l'opposition est dans la rue pour réclamer son départ.

Une source diplomatique, a indiqué à l'AHP que lors des récentes consultations qui ont duré deux mois, le chef de l'Etat avait déjà fait cette approche auprès d'un ancien président, lui proposant que non seulement lui-même, mais d'autres anciens présidents  dont René Préval et  Jean Bertrande Aristide auraient aussi la possiblité de revenir au pouvoir, avec une éventuelle réforme de la constitution.

Offre empoisonnée. La  source a indiqué que la communauté internationale serait hostile à une telle démarche qui jetterait davantage de l'huile sur le feu et  compromettrait pendant longtemps la tenue de nouvelles élections,  alors que le pays connait déjà une situation explosive. D'autant que  les différents secteurs rencontrés par des diplomates étangers ces derniers jours  se plaignent que  non seulement le CEP est contrôlé par l'Exécutif, mais ce dernier  domine aussi l'appareil judiciaire  et l'institution policière.

Alors, pourquoi des candidats à la présidence et à d'autres postes électifs investiraient-ils des fonds dans des élections dont ils connaissent déjà l'issue et qui ne peuvent que déboucher, une fois de plus,  sur le chaos?.

Les leaders ont ainsi rappelé aux diplomates que le président en fonction n'a pu lui-même arriver au pouvoir qu'au prix de  violentes manifestations et de nombreuses  casses et incendies dans plusieurs régions du pays, au prétexte qu'on essayait de lui voler la victoire.

Des diplomates auraient  aussi confié à des laders rencontrés  qu'il y a aussi grogne  au sein d'une partie du secteur des affaires.

Mise à part, la gestion de la chose publique, plusieurs d'entre eux dont  les parents ont souffert ou ont été tués  sous le régime des Duvalier auraient  mal digéré que le président ait voulu organiser des funérailles officielles et nationales pour Jean-Claude Baby Doc Duvalier.  Alors que d'autres seraient, eux, furieux, du fait que  le président se serait  arrangé pour ne  pas être  présent aux funérailles privées organisées pour l'ancien president à vie.

Lé mécontement gagnerait aussi lse rangs de certains secteurs de la PNH qui seraient traités en parents pauvrse.

On apprend que des diplomates accrédités en Haïti, ont éte renvoyés à leur cahier et auraient reçu consigne de tout mettre en oeuvre pour trouver des solutions susceptibles  de calmer effectivement la situation. Et la formation d'une assemblée constituante ne serait pas au nombre  de ces solutions.

En particulier, le gouvernement démocrate américain, après la mésaventure des élections de mi-mandat le mois dernier, ne voudrait pas prendre de risques, car la situation cahotique en Haïti
où les Clinton ne seraient déjà pas en odeur de sainteté, pourrait être une sérieuse épine aux pieds de la  probable candidate à la présidence , Hillary Clinton.

L'adminisration américaine serait ainsi  prête à toute chirurgie possible pour éviter l'hécatombe, dans ses intérêts, en premier.

Et ce serait la consigne à la fois du Département d'Etat et du Black Caucus

De plus, tout diplomate en poste dans un pays en ébullition a  intérêt à corriger son devoir et  aider à trouver la stabilité , s'il veut  voir l'avenir plus que rose devant lui et occuper  des fonctions plus importantes  dans son pays. 

Les jours à venir pourraient cacher des surprises... bonnes ou mauvaises.
Tout dépend bien sûr du côté où l'on se trouve.

Nouvelle manifestation anti-gouvernementale ce vendredi à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province: Fanmi Lavalas apporte son soutien pour réclamer aussi justice pour les victimes du 5 décembre 1991

Port-au-Prince, le 4 décembre 2014 – (AHP) -  L’Organisation Politique Fanmi Lavalas apporte son plein soutien à la manifestation anti-gouvernementale annoncée pour demain 05 décembre rappelant que cette date marque  le 24eme anniversaire de l’attaque armée survenue au cours d’un meeting du candidat à la presidence, Jean Bertrand Aristide, à Pétion ville.

L’ancien sénateur Lavalas Louis Gérald Gilles a fait savoir que cette manifestation sera l’occasion de réclamer justice pour les victimes de cette attaque, et celles du régime de Martelly, appelant la population à prendre part en grand nombre  à ce mouvement.

Louis Gerald Gilles indique que la manifestation devrait parcourir plusieurs quartiers populaires, passer devant les locaux du parlement, de la primature, de l’ambassade de France pour aboutir devant le palais national.

Des manifestations anti-gouvernementales sont également prévues ce vendredi  à Petit-Goiave et à Jacmel.

D'autres manifestations sont annoncées à Port-au-Prince les 12 et 13 décembre, à l’occasion de la visite du secretaire d'Etat John Kerry à Port-au-Prince.

Entretemps, la commission présidentielle formée par le president Michel Martelly a  poursuivi sa série de rencontre. Ses membres  se sont entretenus  ce jeudi avec le premier ministre Laurent Salvador Lamothe

Pour sa part, le spécialiste en politiques publiques, Camille Edouard Jr questionne la méthodologie de travail de cette commission, estimant que l'heure est plutôt aux décisions énergiques, après les deux mois de consultations dupresident Michel Martelly.

"La situation actuelle exige des  mesures exceptionnelles", a lancé M.
Edouard.

Pour l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis, la création de ladite commission est un acte d`amateurisme et de manque de courage  du chef de l`Etat qui se cache derrrière elle  pour  prendre des décisions à sa place, après avoir gaspillé deux mois à tergiverser. 

L'ancien candidat à la présidence réclame plutôt la démission du chef de l'Etat pour permettre  la realisation d'élections honêtes et credibles avec un conseil electoral qui inspire confiance à tous les secteurs de la population .


Le Ministre de l'Intérieur et ds Collectivités territoriales dément les acusations d'un ancien conseiller et ami, selon lesquelles, un dispositif serait mis en place au MICT pour espionner l'opposition


Port-au-Prince, le 4 décembre 2014 – (AHP) - 
Le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales Réginald Delva a  démenti jeudi les accusations de son ancien conseiller et ami Robert Thomas, relayées par le sénateur Steven Benoit autour de la mise sur écoute des membres de l’opposition et en particulier des parlementaires.

Nous sommes à l’écoute de la population mais la population n’est pas sur écoute, a-t-il dit, mettant en défi quiconque de prouver le contraire.

L’ex-secrétaire d’Etat à la sécurité publique a fait savoir  que le gouvernement ne dispose pas de la technologie necessaaire pour placer sur écoute des citoyens sans l’appui des compagnies de téléphonie qui elles, ont indiqué n’avoir placé personne sur écoute.

Comment aurais-pu instituer au ministère une pratique illégale et m’exposer à une mise sur écoute une fois que j’aurais quitté le ministère, s’est interrogé Réginald Delva qui fait état d’éventuelles poursuites contre l’auteur de ces accusations.

Pour l’instant mon avocat s’occupe de la question, a ditle titulaire du MICT.

Le sénateur Steven a récemment révélé qu’un ancien conseiller du ministre Delva, lorsqu’il était secrétaire d’Etat à la sécurité publique, avait indiqué que du matériels a été installé au Ministère de l’intérieur et à la primature pour écouter les conversations téléphoniques de plusieurs membres de l’oppositions dont des parlementaires.


Avant Robert Thomas, plusieurs parlementaires avaient denoncé l'existence de pratiques d'écoute.

En réaction aux acusations de l'ancien conseiller de Reginald Delva, un responsable d’organisation de droits humains, Anthonal Mortimé avait indiqué que si de telles allégations venaient à être confirmées, ce serait une violation grave des droits des citoyens et il affirmait avoir lui aussi la sensation d’être entendu par une tierce personne lorsqu’il est au téléphone.

Il appelle à l'ouverture d'une enquête indépendante pour faire la lumière autour de la question.


La plateforme politique Repons Peyizan s'élève contre des manifestants ayant lance des propos hostiles contre l'ambassadeur Pamela White après une rencontre avec l'opposition


Port-au-Prince, le 4 décembre 2014 – (AHP) - 
La plateforme politique pro-gouvernementale REPONS PEYIZAN, s'est declaré jeudi furieux contre  des militants de l’opposition pour avoir chahuté mardi l’ambassadeur des Etats-Unis, Pamela White, à sa sortie d’une rencontre avec des responsables des principaux partis politiques de l'opposition.

Cette rencontre avait lieu au local de la FUSION devant lequel des dizaines de militants avaient improvisé un sit-in pour dénoncer ce qu’ils appellent la complaisance des autorités américaines vis-à-vis du régime en place et leur immixtion dans les affaires internes du pays.

Pour le président de la plateforme pro-Martelly, il s’agit d’un comportement antidémocratique et inacceptable.
Fednel Monchéry est allé jusqu’à exiger des excuses publiques, à la fois des responsables de la FUSION qui recevaient la diplomate et des militants de l’opposition.

Les protestations de M. Monchéry sont venues après celle du gouvernement qui voyait dans la manifestaion des militants, une violation flagrante de conventions internationales. Toutefois, dans un comuniqué, l'ambassade américaine ne fait etat d'aucun acte d'agresion, mais a plutôt relevé que l'ambassadeur Pamela White a été i"mpressionnée du dévouement des leaders de l'opposition en faveur du futur d’Haiti, et de leur réelle  volonté  de négociation pour le bien de leur pays".

Le sénateur Moïse Jean-Charles a estimé pour sa part que la rencontre entre l’ambassadeur américain  et les responsables des principaux partis  de l’opposition n’a été qu’une tentative de réhabilitation du président Michel Martelly actuellement en grande difficulté, a-t-il dit, sur la scène politique.

L’administration américaine est généralement montrée du doigt par les opposants au président Michel Martelly qui l’accusent de cautionner ce qu’ils appellent les dérives du régime Tèt Kale.

L’ancien ambassadeur Kenneth Merten avait été vivement critiqué lorsque, au début de la présidence Martelly, alors que ce dernier était accusé d’avoir la nationalité américaine, ce qui est incompatible à sa fonction de chef d’Etat haïtien, Kenneth Merten avait été appelé au palais présidentiel pour informer, en direct à la télévision, que Michel Martelly est un citoyen haïtien, sans toutefois dire qu’il n’était pas américain.

En aout 2013, Pamela White avait elle aussi essuyé des critiques pour pour sa trop grande proximité avec le premier ministre Laurent Lamothe.

Le New England Human Rights Organization, une organisation de droits humains avait, à l’époque, écrit au secrétaire d’Etat John Kerry lui demandant de rappeler à l’ordre la diplomate.




15 de la vingtaine de militants politiques arrêtés lors des manifestations anti-gouvernementales des 17 et 26 octobre liberés, après les 7 relaxés mecredi: Me Evelt Fanfan,  dit attendre la libération de tous ceux qui sont encore injustement derrière les barreaux

Port-au-Prince, le 4 décembre 2014 – (AHP) – 7 autres  militants de l’opposition ont été relaxés mercredi. Ce  porte a 15 le nombre total des libérés sur une vingtaine de personnes arrêtées lors des manifestations anti-gouvernementales des 17 et 26 octobre.

L’avocat des militants, Me Evelt Fanfan, se déclare satisfait de  cette évolution du dossier, mais dit attendre la libération de tous ceux qui sont encore derrière les barreaux.

Me Fanfan a souligné que les militants arrêtés les 17 et 26 octobre sont victimes de mesures arbitraires. Il appelle la population à rester vigilante pour protéger les acquis démocratiques, notamment le respect des droits civils et politiques.

Les parents des responsables du FOPAK, Rony Timothée et Biron Odigé attendent depuis mercredi leur libération qu'on dit imminente, vu qu'aucune véritable charge n'est retenue contre eux.

L’organisation  « International Dread » dénonce une  opération de la police nationale visant à couper les tresses des dread: plusieurs dread auraient été blessés lors de leur rasage

Port-au-Prince, le 4 décembre 2014 – (AHP) – L’organisation  « International Dread » dénonce une  opération de la police nationale qui consisterait couper les tresses  des dread.

Selon le président de l’organisation, Bastia Guerchang,  souligne qu'en plus de leur couper les cheveux,  qu'un nombre important de "dread" ont subi de mauvais traitements de la part d’agents encagoulés, soulignant que  plusieurs d'entre eux ont ete blessés, alors que des policiers les rasaient brutalement.

Il s’agit d’une grave violation des libertés individuelles et  de l’intégrité physique des personnes concernées, a dénoncé Bastia Guerchang.

Plus d'une centaine de personnes ont gagné les rues mercredi pour denoncer les abus et l'ontolerace des policiers.

M. Guerchang dit craindre un retour aux temps anciens où l'on chassait des individus pour leur coiffure sous prétexte qu’il serait des « kamoken » faisant remarquer  que le président arbore un look crâne rasé « Tèt kale » et personne ne s'y oppose.

Il fait savoir que la communauté dread ne compte pas rester inactive, soulignant que la marche pacifique qui a eu lieu hier en guise de protestation, n'est qu'un début.

L
e président de l’organisation dénonce la tentative de banalisiaton par le porte-parole de la PNH, des abus comis par les policiers.

Le porte-parole aurait fait savoir, selon Bastia Guerchang,  que l'Institution n'a pris aucune decison en ce sens, et que des policiers auraient agi de leur propre chef.


Nouvelles du 3 décembre 2014


Crise haïtienne: rebrasser toutes les cartes ou faire sauter un fusible


La Communauté internationale vient-elle à peine de réaliser que la crise politique haïtienne  est  à un point avancé de pourrissement, avec risques d'explosion? C'est la question que se posent beaucoup de secteurs et personnalités ces derniers jours.

Les manifestations quasi-quotidienennes, la répression violente de manifestations notamment  dans le Nord-est, les arrestations de militants politiques, les accusations de corruption et le mauvais fonctionnement de l'appareil judiciaire empoisonnent la vie des Haïtiens.

Une frange importante de la communauté internationale qui a paru pendant longtemps indifférente aux revendications de l'opposition,  se limitant uniquement à l'accuser de blocage au vote des amendements à la loi électorale et à la tenue des élections sénatoriales, législatives et municipales, donnent aujourd'hui l'impression de s'être rendue compte d'avoir mal évalué l'ampleur  et la profondeur de la crise.

En effet, même  si la police est accusé de continuer à réprimer des manifestants  dans plusieurs régions du pays,  même si  aucune condamanation n'a été faite suite à l'assassinat ou à l'arrestation  de militants de l'opposition,  la représentante du Secrétaire général de l'ONU en Haïti, Sandra Honoré, est quand même sortie de sa léthargie  pour rappeler aux autorités haïtiennes  que " la liberté de manifester et la liberté d’expression sont des droits garantis par les conventions internationales, inscrits dans la constitution haïtienne et soutenus par la loi".

Et Sandra Honoré ne s'est  certainement pas exprimée en son nom propre, mais au nom,  sans aucun doute,  du CORE Group qui réunit entre autres,  les Etats-Unis, la  France et le Canada.

Ce qui signifierait, selon les observateurs, que  ces pays se sont rendus à l'évidence, même tard, qu'ils risquent de perdre gros, en continuant de  soutenir aveuglément toutes les actions d'un régime accusé de corruption, de non respect des normes judiciaires et  qui montre en plus,  des signes d'une volonté de diriger sans partage, au profit exclusif de petits clans.

.....Le gouvernement est ainsi  accusé de pratiquer l'exclusion à outrance,  en ce sens qu'il va jusqu'à  révoquer arbitrairement et priver de tavail des gens qui ne soutiennent pas la politique et la gestion de la chose publique  à la mode Tèt kale.

Et pour donner une idée de cette politique, des gens ironisent  en disant que même l'embauche d'un jardinier, d'un cuisinier ou d'un laveur de voiture est faite, selon la philosophie du régime.

En ce sens, sont aussi  interdits de publicités de l'Etat, par de jeunes loups du régime, trônant  particulièrement à la primaure, les médias non considérés comme des fidèles du  pouvoir... Ils sont arrivés à persuader leurs chefs que c'est à travers l'exclusion qu'on aide un président et un premier ministre à être bien vus.

En tout cas, le gouvernement américain se serait-il rendu compte d'avoir  trop flirté avec le gouvernement haïtien et d'avoir  quelque part contribué  à la  détérioration de la situation constatée aujourd'hui.

Selon des sources  bien nformées, le président Michel Martelly aurait serieusement embarrassé ses soutiens occidentaux, lors de son voyage en Europe, en laissant comprendre, sans gueule de bois aux journalistes l'ayant interviewé, qu'il n'attendait  que le 12 janvier 2015, date de la fin du mandat du 2ème tiers du Sénat pour diriger par décret.

Ces déclarations sont perçues comme une manifstation de la volonté d'un homme pressé de diriger seul, au lieu de chercher à trouver des solutions pour que cela n'arrive pas, alors que tout pays  soucieux de renforcer sa démocratie, travaille au renforcement de ses institutions.

Les mêmes sources affirment que  des représentants du gouvernement US en Haïti auraient reçu leur portion de salade de la part de leurs supérieurs hierarchiques pour leur trop grande proximité avec les dirigeants haïtiens.

 Les autorités américaines  chercheraient-elles à limiter les dégats? Est-ce dans cette perspective que se serait tenue la rencontre de mardi entre des leaders des principaux partis politiques de l'opposition et
l'ambassadeur Ann Pamela White qui s'est declarée impressionnée par la volonté de ces derniers, souvent qualifiée d'aile dure par leurs adversaires, de chercher à trouver une solution à la crise politique?.

Et c'est aussi dans ce sens
qu'interviendra, disent les sources, la visite prochaine en Haïti du secrétaire d'Etat américain, John Kerry.

Quelle est la  solution envisagée? Il est clair que la solution dont on dit qui aurait été confiée à la commission presidentielle  post-consultations, de recommander le changement de quelques ministres, n'est plus envisageable
.

La prorogation du mandat des parlementaires, peut-elle aussi être envisagée, le président du Sénat estimant qu'aucune recommandation de la commission consultative présidentielle ne peut être viable sans l'aval d'un sénat fonctionnel, qui continuera d'exister, a-t-il dit, tant que la constitution sera en vigueur.

Alors!

En dépit des déclarations d'amour du chef de l'Etat à son "frère", il semblerait que celui-ci ait été identifié, mais  par  qui? comme le fusible qui doit sauter.

Le projet serait d'autant plus vraisemblable que ce sont des sénateurs proches du premier ministre Laurent Lamothe et son porte-parole qui ont vendu la mêche, en estimant inappropriée et inopportune une telle démarche,
et que ce serait greffer une crise gouvernementale sur  une crise parlementaire.

A moins que l'un ne veuille partir sans l'autre, a lancé mardi un député de l'opposition. Ils apporteraient ainsi de l'eau au moulin de la table de concertation de l’opposition qui entend occuper la rue jusqu'au départ
des deux chefs de l'Exécutif

Bien que jugé pas crédible par l'opposition, étant donné la proximité de la plupart de ses membres avec le pouvoir, la commission consultative presidentielle a intérêt  à présenter un rapport qui tienne compte de la réalité  actuelle du pays, si ses membres ne veulent pas exposer leur "crédibilité" et perdre leurs plumes comme les organisateurs de la conférence d'El Rancho tenue en mars dernier et qui n'a apporté aucun résultat.

Enfin, imaginez que l'opposition obtienne ce qu'elle réclame. Attention aux batailles rangées!!!


 
Rencontre avec des leaders des principaux partis de l'opposition: l'ambassadeur américain Pamela White  "impressionnée de leur dévouement pour le futur d’Haiti, et leur réelle  volonté  de négociation pour le bien de leur pays"

Port-au-Prince, le 3 décembre 2014 – (AHP) –
L’Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti  Pamela White s'est déclare mercredi extrêmement impressionnée par l'analyse de la situation politique actuelle, des neuf représentants de l’opposition qui ont pris part à une rencontre avec elle, le mardi  2 decembre pendant  plus d’une heure d’horloge.

Dans une note de presse, elle s'est déclarée impressionnée de leur dévouement pour le futur d’Haiti, et leur réelle  volonté  de négociation pour le bien de leur pays.

Elle déclare avoir quitté la rencontre, optimiste qu’il existe une voie pour avancer.

           
L’Ambassadeur qui a également remercié les representants de l'opposition, a exprimé l'espoir  de rencontrer un large éventail d’organisations politiques et de continuer à apporter le ferme soutien des Etats-Unis à  une solution haïtienne aux nombreux problèmes politiques actuels.

En marge de la  rencontre, plusieurs dizaines de personnes s’étaient massées devant les locaux de la FUSION où elle avait lieu, pour dénoncer l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires haïtiennes.
 
Ils en ont profité pour réclamer la démission de l’équipe au pouvoir et la mise sur pied d’un gouvernement de transition dans la perspective de l’organisation d'élections générales anticipées en 2015.

 
Alors qu’elle quittait les locaux de la FUSION , l’ambassadeur des Etats-Unis, a essuyé les critiques des protestataires qui l'ont accusée de connivence avec le pouvoir.
 
Le gouvernement a aussitôt,  dans un communiqué, accusé ce qu'il appelle des  groupes radicaux du paysage politique d'avoir agressé l'ambassadeur et d'avoir fait preuve de comportements violents, tout en présentant ses excuses à Madame White qu'il a présenté comme une grande amie d’Haïti,  qui a toujours manifesté sa volonté de contribuer à la stabilité politique du pays

Toutefois, dans son communiqué, l'ambassade des Etats-Unis ne fait aucune  allusion à l'agression dont fait etat le gouvernement.


Rencontre entre les membres de la commission présidentielle consultative  et un groupe de sénateurs: le president du Sénat appelle le chef de l'Etat à accepter ls recomnadations de la commission et rappelle que le Senat existera tant que la constitution sera en vigueur

Port-au-Prince, le 3 décembre 2014 – (AHP) –
Une rencontre s’est tenue  mercredi au Sénat de la république sur la crise préélectorale, entre les membres de la commission présidentielle consultative  et un groupe de sénateurs dont le président du grand corps, Dieuseul Simon Desras.
 
Il s’agissait d’une rencontre d’information, a précisé un des commissaires, Evans Paul, ajoutant que d’autres acteurs concernés par la crise seront également visités dans le cadre du travail de la commission.
 
On ne saurait produire un rapport qui concerne un groupe de citoyens sans jamais les rencontrer, a-t-il dit.
 
Pour sa part, l’ancien sénateur Gabriel Fortuné a fait remarquer que les dirigeants politiques aussi bien que les élus doivent être prêts à faire des sacrifices pour le bien du pays.
 
Il promet, au noms de tous les membres de la commission, de travailler de manière à proposer la solution la plus crédible aux yeux de la nation, ajoutant qu’il appartiendra au chef de l’Etat de décider de ce qu’il fera de ses avis.

Le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras a indiqué , pour sa part souhaiter que le président Martelly tienne compte des recommandations des commissaires.
 
La rencontre de ce mercredi a également été l’occasion pour lui d’évoquer de nombreuses questions dont celles portant sur les prisonniers politiques, le fonctionnement du CSPJ ainsi que le fonctionnement du parlement, a fait savoir M Desras, ajoutant que tant que la constitution sera en vigueur le parlement continuera d’exister.
 
Le directeur exécutif de l’initiative de la société civile, Rosny Desroches, a dit souhaiter que les membres de la commission présidentielle fassent des recommandations qui favorisent la création d’un climat favorable à la tenue des prochaines élections.
 
Il a toutefois fait remarquer que la mise en place de la commission consultative ne devrait pas écarter la nécessité que les protagonistes se retrouvent à la table des négociations pour favoriser une issue à la crise.
 
Ces négociations, a-t-il ajouté, devraient avoir lieu suivant un agenda consensuel établi par les deux parties. Il a fait néanmoins remarquer que le temps presse.
 
Si l’ambassadeur des Etats-Unis a pu discuter avec les responsables des principaux partis  de l’opposition, le chef de l’Etat peut aussi le faire, a-t-il dit.
 
En Effet, les responsables des partis de l’opposition démocratique et de la résistance patriotiques se sont entretenus mardi soir au local de la FUSION, avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Anne Pamela White.

Les discussions ont surtout porté sur la crise préélectorale.

 
Madame White n’a fait aucune déclaration à sa sortie de la rencontre déroulée, portes closes.
 
Le coordonnateur adjoint du MOPOD, le Dr Turneb Delpé, a assuré que la position de l’opposition n’a pas changé après sa rencontre avec la diplomate américaine. La solution, dit-il, ne peut être trouvée sans la participation des citoyens.
 
Pour sa part, Paul Denis de la plateforme INITE a plaidé en faveur de négociations entre les vrais acteurs de la crise dans le but d’aboutir à un accord global.
 
Pour le député Sorel Jacinthe, également membre de la plateforme INITE, il s’agissait d’une rencontre d’information avec la diplomate américaine. Il affirme lui aussi que la solution à la crise préélectorale passe par des négociations.
 
C’est une crise haïtienne, donc la réponse doit être trouvée par les acteurs haïtiens, a dit le parlementaire, ajoutant qu’avant l’entame des négociations, il faut au préalable préparer un agenda dans lequel le départ du président Michel Martelly dpoit être clairement évoqué.
 
Le coordonnateur du MOPOD, l’agronome Jean André Victor, qui reconnait que le pays aura toujours besoin de ses partenaires étrangers, a lui aussi insisté sur le fait que la solution à la crise devrait être trouvée par les acteurs haïtiens à travers des négociations.
 
Il a toutefois souligné que l’ambassadeur des Etats-Unis est sortie édifiée de sa rencontre avec l’opposition.

 
Le premier ministre  et le ministre de l’éducation nationale installent les membres  de la commission nationale pour la réforme du curriculum: il s'agit d'un curriculum permettant aux écoliers haïtiens de recevoir une formation pour mieux développer leur potentiel et et se mettre au service de la société


Port-au-Prince, le 3 décembre 2014 – (AHP) - Le premier ministre Laurent Lamothe et le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Nesmy Manigat, ont procédé ce mercredi à l’installation de la commission nationale pour la réforme du curriculum.

Il s’agit d’une commission composée de 27 personnalités issues en majorité du monde éducatif. Michèle Pierre-Louis, Guy Etienne, Samuel Pierre, Jacky Lumarque, Wesner Emmanuel, Michelle Oriol, Josué Mérilien, Grégory Brandt, Léo Litolu, madame Franck Paul, Sabine Manigat, Pierre Buteau et Elie Blaise, sont entre autres  membres de la commission.

Elle aura à travailler à l’élaboration d’un curriculum qui prenne en compte les besoins de la société, de manière à ce que les écoliers haïtiens puissent recevoir une formation en vue de mieux développer leur potentiel et se mettre au service de la société, informe le chef du gouvernement.

Laurent Lamothe qui s'est félicite de l’importance que son administration accorde au secteur éducatif, faisant savoir que  1.4 million d’enfants bénéficient du programme de scolarisation gratuite et universelle, dit compter sur le courage et le dynamisme des  membres de la commission nationale.

Pour sa part, le ministre Nesmy Manigat affirme que les commissaires sont investis d’une mission importante consistant, dit-il, à réinventer le système éducatif.

Il y a aujourd’hui trop d’échecs, trop de professeurs mal formés et peu rémunérés, trop de directeurs n’ayant pas de projet pédagogique, affirme le titulaire du MENFP qui rappelle toutefois que les 27 mille enseignants des écoles publiques viennent d’avoir une augmentation moyenne de 40%.

Nesmy Manigat assure que le travail de la commission sur la réforme du curriculum sera profitable à de nombreuses générations d’Haïtiens.

De son côté, le Dr en éducation Samuel Pierre a plaidé en faveur d’un système éducatif qui soit capable d’aider les écoliers à développer pleinement leur potentiel et permette aux enfants d’avoir des chances égales de réussite.
Il a aussi mis l’accent sur la formation de maitres capables de mieux guider les écoliers.

La PNH lance un avis de recherche contre 6 des 34 prisonniers  évadés de la prison de Saint-Marc et confirme le décès de 3 personnes au cours d'affrontements lundi à Cité Soleil

Port-au-Prince, le 3 décembre 2014 – (AHP) – La police nationale d’Haïti a informé mercredi avoir lancé un avis de recherche contre 6 des 34 prisonniers qui s’étaient évadés de la prison de Saint-Marc dans la nuit du dimanche 30 novembre au lundi  1er décembre dernier. 
 
Il s’agit de Mardochée Baptiste qui était écroué pour enlèvement, Félix Célestin  pour meurtre, James Casséus assassinat, Taman Pierre, pour viol, Jonathan St-Cyr, agression sexuelle et Evens Saint-Phar pour meurtre, a précisé le porte-parole adjoint de la PNH, l’inspecteur Garry Desrosiers.
 
Il affirme que ces fugitifs s’étaient servis d’une scie à métaux qui aurait été introduite par un parent d’un détenu à la prison,  pour s’évader. 4 d’entre eux ont déjà été récupérés, a-t-il dit.
 
L’inspecteur Desrosiers a aussi indiqué que  5 policiers sont en garde à vue, sur ordre du commissaire du gouvernement et que 6 autres sont actuellement en isolement.
 
Concernant les évènements survenus à Cité Soleil, Garry Desrosiers a confirmé le décès de 3 personnes au cours des affrontements lundi entre deux groupes armés. Ces affrontement ont également fait 3 blessés, toutes des victimes collatérales dont un enfant de 10 ans, a-t-il dit.
 
L’inspecteur Desrosiers a aussi indiqué que deux autres cadavres ont également été retrouvés sur la chaussée dans le plus grand bidonville du pays mais il s’agirait d’individus n’ayant rien à voir avec les affrontements meurtriers.
 
Des avis de recherches ont été émis à l’encontre de plusieurs présumés bandits opérant à Cité Soleil.

La police a procédé,  par ailleurs, au cours de ses récentes opérations, à la saisie de 2 véhicules, 148 kilogrammes de marijuana, d’une arme à feu et à l’arrestation de 35 personnes impliquées dans des actes de kidnapping, assassinats, viols et vol à main armée.

Le porte-parole adjoint de la PNH, l’inspecteur Garry Desrosiers informe que la police a également intercepté Grown Yves Charles, un ressortissant américain qui était activement recherché par la justice américaine pour viol.

En ce qui a trait aux violences perpétrées dans le Nord’Est au cours de manifestations pour réclamer l'électricité, l’inspecteur Garry Desrosiers a fait savoir qu’une enquête est en cours en vue de faire la lumière sur cette affaire.


Crise politique: nouveau soutien au premier ministre perçu comme le fusible à sauter: son porte-parole estime que ce serait une décision inopportune qui ne ferait qu’empirer la situation, alors que l'opposition en veut bien plus

Port-au-Prince, le 3 décembre 2014 – (AHP) -  Le porte-parole de la primature, Michel Brunache a jugé lundi inappropriés les nombreux appels à la démission du premier ministre Laurent Lamothe.

L’ex-ministre de la justice a jugé inopportune une éventuelle  démission du chef du gouvernement au motif que cela ne ferait qu’empirer la situation.


Ce serait greffer une crise gouvernementale à la crise du parlement bientôt dysfonctionnel, a estimé Me Brunache, estimant que le premier ministre Lamothe a toujours la confiance du chef de l‘Etat.

Plusieurs secteurs pro-gouvernementaux sont dejà montés cette semaine au créneau pour tenter de prendre la défense du premier ministre designé comme celui  qui doit servir de fusible,  pour tenter de calmer les revendications de la rue.

Le president Michel Martelly avait lui-même inscrit en première position, la démission de son premier ministre, au nombre des propositions que lui auraient faites les personnalités qu'il a rencontrées dans le cadre de sa serie de consultations. Il avait toutefois omis de souligner  que sa démission etait aussi réclamée par l'opposition comme solution à la crise.

Lors de sa rencontre lundi avec la presse, Michel Brunache a fait savoir que le pays a aujourd’hui un gouvernement légitime dirigé par un premier ministre qui a toute la confiance du président de la république qui soutient son travail  pour l'amélioration des conditions de vie des citoyens.

En effet, le président Martelly avait, en marge d’une cérémonie déroulée lundi au palais national, réaffirmé son soutien au chef du gouvernement.

Nous sommes deux frères et nous avons le même objectif et nous sommes prêts à faire des sacrifices pour le bien du pays, avait dit Michel Martelly évoquant un éventuel départ du tandem qu’il forme avec Laurent Lamothe avant d'ajouter qu’il n’y a aucune logique qu'un président,investi d’un mandat,  soit obligé de démissionner.

Le président de la commission justice de la chambre basse, le député Emmanuel Fritz-Gérald Bourjolly, a fait savoir qu’il n’est pas favorable à la démission du premier ministre Laurent Lamothe.

Mais, il continue de plaider en faveur de l’application de l’article 289 de la constitution pour ce qui est de la mise sur pied d’un nouveau CEP (Conseil Electoral Provisoire) dans la perspective de l’organisation du prochain scrutin.

S’agissant de la commission présidentielle consultative sur la crise préélectorale, l’élu d’Aquin a relevé la présence en son sein de nombreuses personnalités qui avaient, lors des consultations au palais national, fait des propositions allant dans le sens du président Michel Martelly.

Pour de nombreux secteurs, cette commision composée dans sa quasi-totalité de proches du pouvoir, ne peut apporter aucune solution valable à la crise.

Entre temps, la table de concertation de l’opposition affirme vouloir bien plus que la tête de Lamothe. Elle projette de nouvelles manifstations pour obtenir aussi  le départ  du président Michel Martelly.

La table de concertation de l’opposition lance la 2e phase de l'opération Burkina Faso devant se dérouler du 5 au 18 décembre pour obtenir la démission du président Martelly et de son premier ministre.

Port-au-Prince, le 3 décembre 2014 – (AHP) – La table de concertation de l’opposition a dressé lundi un bilan positif de la première phase de l’opération Burkina Faso réalisé du 18 au 29 novembre dernier et annonce la 2e phase de ladite opération devant se dérouler du 5 au 18 décembre.

Au moins 4 manifestations ont été organisées à Port-au-Prince au cours du mois de novembre et la population a répondu massivement à l’appel de l’opposition, s’est réjoui Serge Jean-Louis, porte-parole du MOPOD.


Il déplore toutefois que plusieurs blessés et des morts ont été enregistrés au cours de la première phase de ladite opération.

De leur côté, Assad Volcy, José Benoit et André Fadot annoncent l’organisation d’au moins 6 manifestations de rue à Port-au-Prince au cours du mois de décembre pour obtenir le depart  du chef de l'Etat.

Pour ce vendredi 5 novembre, la manifestation partira des deux points de départ habituels, à La Saline et au Bel-air pour aboutir devant l’ambassade de France au Champ-de-Mars, celle du 6 décembre se dirigera vers l’ambassade du Canada à Delmas.

Precisant que toutes leurs demarches seront toujours pacifiques, les manifestants disent vouloir dénoncer l’attitude qu’ils qualifient de complaisante de ces pays face à toutes les dérives des autorités.

Il y aura par la suite une journée de solidarité le 11 décembre, avec les prisonniers politiques qui recevront en cette occasion la visite d’une délégation de la table de concertation. Puis deux autres manifestations seront organisés les 12 et 13 décembre à Port-au-Prince, à l’occasion de la visite annoncée du secrétaire d’Etat américain John Kerry en Haïti.

Deux autres manifestations seront organisées dans la capitale les 18 et 19 décembre, informent encore  les opposants au régime en place.


Sit-in de dizaines de chauffeurs de taxis-motos devant le parlement au Bicentenaire pour dénoncer  la surfacturation des droits à payer pour l’obtention de la nouvelle plaque d’immatriculation

Port-au-Prince, le 2 décembre 2014 – (AHP) – Plusieurs dizaines de chauffeurs de taxis-motos ont organisé mardi à la mi-journée, un sit-in devant le parlement au Bicentenaire pour dénoncer ce qu’ils appellent la surfacturation des droits à payer pour l’obtention de la nouvelle plaque d’immatriculation exigée par les autorités fiscales.

"Les protestataires affirment noter que le prix de ladite plaque a plus que quadruplé en l’espace d’une année, passant de 1500 à un peu plus de 6000 gourdes alors que d’autres frais leurs sont exigés pour pouvoir circuler sur la voie publique.

Ils appellent les parlementaires à faire en sorte que le gouvernement révise sa position et assurent qu’ils resteront mobilisés jusqu’à satisfaction de leurs revendications, soulignant qu’ils n’ont aucune autre source de revenus dans un contexte déjà marqué par l’augmentation du cout de la vie.

Le sénateur Moïse Jean-Charles  affirme appuyer le mouvement des chauffeurs de taxis-motos qui défendent, a-t-il dit, une cause juste.

L’élu du département du Nord souligne que les protestataires font partie de ce groupe de citoyens qui se rendent compte et qui dénoncent ce qu’il appelle l’acharnement des autorités haïtiennes à prélever des taxes sur leurs revenus sans pour autant leur offrir un meilleur cadre de vie.

Le sénateur Jean-Charles les  appelle à rejoindre le vaste mouvement de l’opposition qui lutte en faveur de la chute du régime en place


*** 7 militants de l’opposition ont été relaxés ce mercredi, ce qui  porte a 14 le nombre total des persones qui avaient été arrêtés pour leurs opinions politiques sur plus  d'une vingtaine qui avaient été arrêtés les 17 et 26 octobre dernier. Selon des sources proches du dossier, la libération du porte-parole de la FOPARK  Rony Timothée serait imminente. Son avocat Me Gervais Charles se disait optimiste madi.



***  Décès mecredi du Bâtonnier de l'ordre ds avocats des Cayes, Maître Pierre Thomas Saint-Fort.

Nouvelles du 1er décembre 2014
Message de Noel: la CEH appelle les Haïtiens à arrêter  la  pratique  du  marronnage,  de  la  duplicité  et  de  la démagogie, mais à oeuvrer en faveur de  l'unité, de la sauvegarde et de la défense de leur  dignité  pour "empêcher que  d’autres  continuent de nous   asservir et nous vassaliser".

Port-au-Prince, le 1er décembre 2014 – (AHP) –
La Conférence des Evêques haïtiens appelle  les haïtiens à saisir l'occasion que leur offre  le temps de la Noel pour s'unir,  promouvoir et défendre leur  dignité comme personne et comme peuple, sinon ils  permettront à d’autres de continuer à les  asservir et à les vassaliser.

Dans leur message de Noel délivré   au terme de leur  assemblée plenière le 27 novembre  au  Siège  de  la  Conférence  Épiscopale à Lilavoie, et rendu public lundi, les Evêques ont fait savoir que pour sortir de la  situation catastrophique à laquelle le pays se trouve confronté, leur  mission de pasteurs leur  impose le devoir de rappeler qu'il est temps d’emprunter le chemin du respect, de l’écoute, de la confiance et de l’entente jusqu’à en faire une culture dans la résolution de nos conflits; qu'il est temps de nous dépasser et de nous élever pour ne pas répéter les erreurs du passé et inventer les avenues d’un lendemain meilleur en cherchant et en trouvant nous-mêmes, Haïtiens et Haïtiennes, les solutions à nos problèmes.

Les évêques soulignent egalement  qu'il est  temps  de  comprendre  que  l’aide  internationale  ou  tout  support  de l’étranger ne saurait remplacer la conscience citoyenne, élément indispensable à la survie et au sauvetage national, qu'il  est temps de tout entreprendre pour éviter la déstabilisation de nos faibles institutions, le chaos à quelque niveau que ce soit;  et  qu'il est aussi temps d’arrêter  l'escalade  de  la  violence,  du  banditisme  et  de l’insécurité.

 
"La politique est un moyen pour organiser le bien commun en tant que perfection morale  et ordonnance matérielle" soulignent-ils encore, citant  plus loin le Pape François   « La politique  est  la  forme la  plus  haute  de  la  charité,  car  elle  cherche  le  bien commun »

Si les Evêques rappellent que la conjoncture sociale, politique et religieuse de l’époque de Jésus n’était pas des plus rassurantes, avec des rivalités sociales, des factions politiques, la polarisation religieuse, la domination étrangère, mais soulignent aussitôt que c'était le temps, le temps favorable à la proclamation de la Bonne Nouvelle, le temps du renouveau intégral.

Mais, aujourd'hui, deplorent-ils
, nous ne cessons  de nous entredéchirer, de ruiner notre pays et de compromettre l’avenir de nos générations, entretenant un  bras  de  fer  interminable  au  détriment  des  intérêts supérieurs de la nation.

"Comme peuple et comme nation savons-nous découvrir les temps propices et les moments favorables au mieux-être de notre pays?  Savons-nous profiter des grandes opportunités qui nous sont offertes pour notre avancement et notre plein développement", interrogent-ils, citant un ensemble d'exemples qui empoisonnent la vie sociale, politique et économique du pays:

 L
a non-organisation d’élections au temps fixé et l’inflexibilité des uns et des autres ne permettant pas de les tenir jusqu’à maintenant, la  cherté   des  produits  de  première  nécessité  et  son  corollaire, l’insécurité alimentaire, la dégradation accélérée de l’environnement due à la déforestation progressive et à l’érosion massive, le désespoir de la grande majorité de la population et des jeunes en particulier à cause, notamment, du chômage et du sous-emploi!

Ils citent également l'émigration croissante et  l’exode clandestin qui détruisent  les familles,  attirant contre notre peuple des humiliations et des vexations désshumanisantes, la  précarité  des  systèmes  éducatif,  judiciaire  et  sanitaire  entraînant  un dysfonctionnement de l’administration publique, le manque et parfois l’absence d’encadrement offerts à nos étudiants et nos professionnels.

Les évêques soulignent enfin que l’heure  est  grave  et 
qu'il  est  temps  d’arrêter  la  pratique  du  marronnage,  de  la  duplicité  et  de  la démagogie; et que  si  nous  ne  saisissons  pas l’occasion que ce temps nous offre de nous unir pour promouvoir et défendre notre dignité comme personne et comme peuple, nous permettrons à d’autres de continuer à nous asservir et à nous vassaliser.


Le président Michel Martelly installe une commission présidentielle chargée de lui faire des propositions de sortie de crise dans un délai de 8 jours: l'opposition banalise et affirme s'en tenir à sa revendications de départ de l'équipe en place

Port-au-Prince, le 1er décembre 2014 – (AHP) – Le président Michel Martelly a donné investiture  lundi 1er décembre 2014 au palais national, à la commission présidentielle chargée de lui faire des recommandations en vue de la résolution de la crise préélectorale.

La cérémonie s’est notamment déroulée en présence du premier ministre Laurent Lamothe, du président du CSPJ Anel Alexis Joseph et du vice-président du sénat Andrice Riché.

Composée de 11 personnalités de la société civile, du secteur religieux et de la classe des affaires notamment, cette commission dispose d’un délai de 8 jours pour soumettre au président Martelly ses recommandations. Un délai certes court mais qui témoigne de l’urgence de la situation, a indiqué le chef de l’Etat.

Toutefois,  l'opposition relève que le chef de l'Etat avait pris deux mois pour organiser des consultations avec pour la plupart des amis et des personnalités de son entourage.

Michel Martelly a fait savoir  que la mise sur pied de cette commission traduit sa volonté d’œuvrer à l’établissement d’un climat stable favorable à la tenue d’élections inclusives et transparentes dans le pays en 2015. Des élections pour renouveler la chambre basse,  2e tiers du Sénat et les collectivités territoriales ainsi que le scrutin présidentiel

Il déplore qu’en dépit des efforts qu’il affirme avoir déployés pour que le scrutin ait lieu cette année, le parlement n’a toujours pas voté les amendements à la loi électorale.

Pour sa part, l’ancien candidat à la présidence et membre de ladite commission, Evans Paul, a appelé les acteurs politiques à déployer un effort patriotique pour que les élections puissent avoir lieu en 2015.

Il rappelle qu’aucun pays ne peut se développer dans un climat d’instabilité mais dans la paix sociale.

Plaidant en faveur d’une entente et d’un compromis historique entre les forces rivales, M. Paul a réaffirmé sa volonté de travailler de manière à proposer au chef de l’Etat des propositions de sortie de crise qui puissent avoir l’adhésion et le support de tous les acteurs concernés.

Egalement membre de la commission, le porte-parole du comité de médiation de l’accord d’El Rancho, Mgr Patrick Aris a lui aussi promis de travailler de manière à favoriser une sortie de crise qui puisse permettre au pays de respirer  notamment pendant les fêtes de fin d’année et du nouvel an.

Mgr Aris qui dit avoir mesuré l’ampleur de la tâche qui lui est confiée ainsi qu'à ses collègues, a promis que les recommandations tiendront à la fois compte aussi bien de la synthèse des consultations effectuées par la présidence que de la réalité haïtienne.

De son coté, Me Gérard Gourgue (89 ans) a parlé de recommandations impératives qui seront faites par des commissaires travaillant, a-t-il dit, en toute indépendance.

Entretemps, et alors que la démission du premier ministre Laurent Lamothe est de plus en plus réclamée pour un dégel de la situation, ses plus fervents défenseurs au Sénat mettent en garde contre toute idée de recommander la mise à l’écart du chef de la Primature.

Le chef de file du G5 +, Wencesclas Lambert rappelle que c’est du parlement que le chef du gouvernement tient sa légitimité et que son avenir à la primature ne devrait pas dépendre des recommandations de la commission présidentielle.

L’élu du Sud-Est réaffirme sa volonté ainsi que celle des autres membres de son groupe, de continuer à soutenir le premier ministre Laurent Lamothe et son gouvernement.

Mais, le responsable la plateforme politique Repons Peyizan (pro-gouvernementale), Fednel Montchéry, salue la formation de la commission presidentielle, annonce une sortie de crise pour avant le 24 décembre

De son côté, l'opposition banalise la formation de cette comission qui ne vise, selon elle, qu'à faire passer le temps. Pour l'ancien deputé Serge Jean Louis du Mouvement patriotique de l'opposition (MOPOD), cette comisssion est une vaste blague. Il s'agit de gens dont la plupart sont des proches du pouvoir et des magouileurs, a-t-il asséné.

De son côté, le militant politique André Fadot a fait savoir que  l'opposition est en train de finaliser un nouveau calendrier pour les  prochaines manifestations pour continuer de réclamer la démission des deux chefs de l'Exécutif.


A la veille de la rencontre  entre l'ambassadeur des Etats-Unis et les principaux partis politiques de l'oposition, les avocats André Michel et Newton Saint-Juste réaffirment que la solution à la crise passe entre autres par le départ du président Martelly, la création d’un Conseil Electoral crédible inspiré de l’article 289 de la Constitution.
et ’organisation d’élections générales en 2015


Port-au-Prince, le 1er décembre 2014 – (AHP)-Les avocats et militants politiques dee l'opposition André Michel et Newton Louis St Juste réaffirment que la solution à la crise actuelle passe inévitablement par la démission volontaire ou forcée du Président Martelly, la libération sans condition de tous les prisonniers politiques, la mise en place d’un Gouvernement de transition, la création d’un Conseil Electoral crédible inspiré de l’article 289 de la Constitution et l’organisation d’élections générales en 2015.
 
Mes. André Michel et Newton Louis St Juste rappellent que les représentants des pays  regroupés au sein du CORE GROUPE n’ont jamais dénoncé les taxes illégales collectées par le CONATEL, la BRH et la Firme Suisse, Société Générale de Surveillance S.A (SGS) sur les appels et transferts internationaux du 1er juin 2011 à date, estimées à prés de 500 Millions de dollars américains, les contrats jugés mafieux remportés par les compagnies dominicaines établies en Haïti, notamment ceux conclus clandestinement avec Estrella, Contructora HADOM, Constructiones y Disenos RMNSA, Constructora Rofi SA.

Ils ont également dénoncé l’utilisation et la destination de 9,5 Milliards de dollars reçus par Haïti dans le cadre de la CIRH sous la Coprésidence de Bill Clinton et de Jean Max Bellerive, de
432 Millions de Dollars américains décaissés pour venir en aide aux victimes de l’ouragan  Sandy mais détournés, selon eux  par le Régime Martelly/Lamothe, les fonds de Pétro Caribe dilapidés de 2011 à nos jours.

Autres actes que le CORE groupe n'aurait jamais dénoncé: "Les 15 Millions de dollars américains dépensés, ont-ils dit, par le premier ministreLaurent Lamothe en dehors des normes de Comptabilité Publique pour l’achat  d’armes de guerre, la disparition suspecte du Citoyen américain, dirigeant du PHTK, Evinx Daniel, depuis le 5 janvier 2014".
 
Les avocats André Michel et Newton Louis St Juste lancent un  appel aux Haïtiens de tous les Départements du Pays et de la Diaspora aux fins d’intensifier la mobilisation pour provoquer l’émergence d’un projet national reposant, ont-ils dit,  sur :la reconquête de notre Souveraineté du pays, la consolidation des Institutions Républicaines l’intégration de la Jeunesse, des Femmes, des masses populaires et rurales, la disparition des inégalités sociales, l’Indépendance du Pouvoir Judiciaire, la Sauvegarde des acquis démocratiques, la Bonne Gouvernance politique, économique et administrative
.


L’élection de l’ex-gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean à la tête de l'OIF saluée avec chaleur en Haïti

Port-au-Prince, le 1er décembre 2014 – (AHP) – L’élection dimanche de l’ex-gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, d’origine haïtienne, à la tête de l’organisation internationale de la francophonie OIF, est vivement saluée en Haiti.

Du président Michel Martelly aux étudiants de l’université d’Etat en passant par le premier ministre Laurent Lamothe et des acteurs politiques, les messages de félicitation ont afflué au cours de ces dernières 48 heures.

Déjà dimanche, juste après l’annonce de la victoire de la native de Jacmel (sud-est d'Haïti) au scrutin organisé pour désigner le successeur de l‘ancien président sénégalais Abdou Diouf lors du 15e sommet de la francophonie tenu à Dakar, le premier ministre Laurent Lamothe avait tenu à féliciter cette femme remarquable née sur la terre d’Haïti et qui a toujours manifesté sa solidarité avec peuple haïtien.

Le chef du gouvernement en avait profité pour réaffirmer la volonté de son administration de renforcer sa coopération avec l’OIF espérant que madame Jean place le développement humain au centre de ses préoccupations.

Le président Michel Martelly, il a lui aussi publié une note dimanche pour adresser ses chaleureuses félicitations à Madame Jean pour cet exploit et souligner l’engagement exceptionnel de cette haïtiano-canadienne aux côtés des jeunes et des femmes, sans oublier sa détermination à promouvoir l’usage de la langue française et renforcer l’action économique dans l’espace francophone.

Ce lundi, en marge d’une cérémonie au Palais National, le président Martelly a, une fois de plus félicité la native de Jacmel pour son élection au secrétariat général de l’OIF.

Michel Martelly a indiqué que cette victoire est le fruit d’une longue campagne menée en faveur de madame Jean et rappelle qu’il avait personnellement fait des interventions en ce sens auprès de ses homologue de l’Afrique francophone et du président François Hollande lors de ses deux voyages à Paris, cette année.

Son élection à l’OIF est à la fois une fierté pour le Canada mais également pour la ville de Jacmel et Haiti qui l’ont vue naitre, a dit Michel Martelly.

Pour le coordonnateur national de l‘OPL (Organisation du Peuple en Lutte), Sauveur Pierre Etienne, l’élection de madame Jean n’a pas du tout été une surprise. Le politologue parle d’une victoire susceptible de rapprocher l’Amérique, la France et l’Afrique.

L’accession de Michaëlle Jean au sommet de la francophonie a également été salué par des étudiants de l‘Université d’Etat d’Haïti qui affirment voir en elle, un modèle. Ils ont également appelé les jeunes à suivre les traces de l'ancoienne gouverneure générale du Canada qui a gravi les échelons en accordant beaucoup d’importance à ses études.

C'est le ministre des Affaires etrangères Duly Brutus qui a pris part au 15 ème sommet de la francophonie, en l'absence du président Martelly et de son premier ministre.



Nouvelles du 27 novembre 2014

L'opposition renouvelle son appel à manifester les 28 et 29 novembre pour continuer de réclamer le départ du président Michel Martelly et de son premier ministre Laurent Lamothe  : la premiere manifestation devrait prendre fin devant le palais presidentiel et la 2ème devant l'ambassade des Etas-Unis

Port-au-Prince, le 27 novembre 2014 – (AHP) – L'opposition a appelé une nouvelle fois mercredi  la population  à manifester les  28 et  29 novembre dans le cadre de la poursuite de l’opération baptisée Burkina Faso, pour continuer de réclamer le depart du président Michel Martelly et de son premier ministre Laurent Lamothe.

Selon les organisateurs qui étaient en conference de presse ce 27 novembre,  la première manifestation devrait faire des escales devant le parlement, la primature et le Parquet  au bicentenaire, avant de se diriger vers le palais présidentiel, alors que la seconde devrait prendre fin  devant les siège de l’ambassade des Etats-Unis à Tabarre.

L'opposition dit vouloir interpeller le gouvernement américain pour qu'il se désolidarise d'un gouvernement anti-démocratique, coupable de corruption et impliqué, selon elle, dans des affaires louches.

Les organisateurs de la manifestation dont André Fadot du MONOP et Jose Benoit de la FOPARC, se sont  se félicités du comportement  de la police nationale, lors de la manifestation du mardi 25 novembre dernier, contrairement aux précédentes manifestations qui avait été dispersées à coup de gaz lacrymogène et de canons à eau les 17 et 26 octobre ainsi que celle du 18 novembre dispersée dans le sang à Delmas 32.

André Fadot et Jose Benoit se déclarent  contre toute proposition de prolongation du mandat des parlementaires, réclamant le départ sans condition de l’équipe au pouvoir.

Le porte-parole du MOPOD, Serge Jean-Louis affirme que les forces de l’ordre ont fait preuve de professionnalisme lors de la manif du 25 novembre et parle de réussite totale, compte tenu notamment du nombre de manifestants qui avaient foulé l’asphalte et du fait que les protestataires ont pu, pour la première fois depuis le début des contestations, atteindre l'aire du palais présidentiel.

Assad Volcy, le coordonnateur de l’organisation tèt ansanm nasyonal (OTAN), affirme que le pouvoir en place est dans ses petits soliers  et subirait des pressions de secteurs de la communauté internatioale.c’est ce qui expliquerait, en partie, le bon deroulement de la manifstation du 25 novembre.

Le coordonnateur de l’Organisation Tet Ansanm Nasyonal, Assad Volcy, a indiqué par ailleurs  que la libération de certains militants politiques de l’Opposition, soit un total de 7 sur plusieurs dizaines, ne suffit pas. Il reclame la liberation sans condition, de tous les prisonniers politiques.

Faisant savoir  que le chef de l’état s’apprêterait à opérerun remaniement ministériel pour tenter de calmer l’opposition, Assad Volcy a souligné  que la mobilisation va se poursuivre jusqu’au départ anticipé du chef de l’état et du premier ministre, accusant Michel Martelly de vouloir liquider les ressources minières du pays.

D’autres responsables de l’opposition dont Hugues Célestin du nord, affirment que le pouvoir en place continue de réprimer et de persécuter ses opposants.

La police a une nouvelle fois dispersé mercredi à Petit-Goâve   à coups de gaz lacrymogène, une manifestation anti-gouvernementale pour réclamer l'installation d'un nouveau conseil municipal. Les manifstants  en ont profité pour appeler au départ du chef de l'Etat et du premier ministre.

Crise politique : Une vingtaine d'organisations de droits humains appellent les protagonistes à trouver au plus vite une solution consensuelle: elles accusent les autorités  politiques  de ne pas s'inquiéter de la situation politique qui annonce des moments encore plus difficiles durant l’année 2015


Port-au-Prince, le 27 novembre 2014 – (AHP) –Une vingtaine d'organisations de droits humains ont demandé solennellement jeudi  à la population  particulier de redoubler de vigilance pour éviter au pays toute forme de gouvernance antidémocratique et d’œuvrer à la sauvegarde des acquis démocratiques d’après 1986, date de la chute de la dictature de Duvalier.

Ces organisations de droits humains dont la POHDH, le RNDDH,  JILAP,  le Centre oecuménique des droits humaims et le Cresfed ont exprimé  dans une note conjointe leur crainte d'une aggravation de la crise politique.

Elle ont recommandé  aux autorités des trois pouvoirs de l’État de s’asseoir  avec les acteurs socio-politiques, dans le plus bref délai, pour trouver une solution consensuelle à la crise politique actuelle.

Pour les organisations signataires , la crise politique aiguë à laquelle le pays a fait face durant les trois dernières années (2011-2014) est due à la non organisation des élections dans le pays.

" Les élections législatives et locales, prévues par la constitution, n’ont pas eu lieu. Les municipalités sont actuellement dirigées par des Agents exécutifs, nommés par le Président de la République. Le Sénat, branche permanente du pouvoir législatif, est amputé d’un tiers de ses membres et fonctionne difficilement", dénoncent  les organisations qui s'étonnent  que les autorités politiques ne semblent pas s'inquiéter de la situation politique qui annonce des moments encore plus difficiles et incertains  durant l’année 2015.


Elles ont soulgné que la crise politique affectera pleinement les conditions socio-économiques, déjà très précaires, de la grande majorité de la population.
 
Le budget pour l’année en cours (2014-2015), qui, par ailleurs, n’a pas été votée par le parlement conformément à la constitution, ne sera probablement pas effectif, car les troubles politiques qui s’annoncent ne permettront pas de collecter les recettes prévues. », avertissent les organisations qui demandent aux acteurs de trouver une solution qui satisfasse toutes les parties

Les avocats Newton Saint-Juste et André Michel accusé les autorités de persécuter des militants de Cité Soleil qui  se seraient opposés à la tenuedu  programme gouvènman an lakay ou dans cette commune. Ils informent qu’il vont déposer une plainte devant l’OACI) contre le premier ministre Laurent Lamothe

Port-au-Prince, le 27 novembre 2014 – (AHP) – Les avocats et mliitants de l'opposition Newton Saint-Juste et André Michel, ont accusé jeudi  les autorités de persécuter des militants de Cité Soleil qui  se seraient opposés à la tenue le 6 décembre prochain, du  programme gouvènman an lakay ou dans cette commune.

Me St Juste a ainsi dénoncé l’arrestation mercredi  de 15 militants politiques dans le quartier populaire de la Saline et l’émission de 27 mandats d’amener contre des militants de Cité Soleil.

L’homme de loi annonce qu’il va déposer une plainte devant l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) contre le premier ministre Laurent Lamothe qui aurait  empêché des agents douaniers de vérifier ses bagages à l’aéroport, accusant ce dernier de transporter du materiel et des produits suspects à bord des avions.

Le député des Gonaïves Sadrack Dieudonné presse le président Martelly de former  un nouveau gouvernement et un nouveau CEP, sinon, il pourait être lui aussi obligé de partir

Port-au-Prince, le 27 novembre 2014 (AHP) – Le député des Gonaïves Sadrack Dieudonné a indiqué ce jeudi que l’actuel conseil électoral provisoire, dirigé par Max Mathurin, ne pourra pas organiser les prochaines élections.

Des déclarations faites au lendemain de l’appel du patron du CEP qui demandait aux acteurs politique de se surpasser pour permettre l’organisation du scrutin, ajoutant que le CEP n’attendrait que le vote des amendements à la loi électorale pour fixer la date du scrutin.

Le deputé estime que le président Mathurin ainsi que les conseillers Léopold Berlanger et Néhémie Joseph pouraient bien être animés de bonne volonté, mais c’est l’Exécutif qui tire les ficelles car il contrôle la majorité des membres du collègue électoral.

Selon lui, la crise politique ne connaitra pas de dénouement tant que ce gouvernement sera en fonction et aussi longtemps que l’actuel conseil électoral demeurera. Il a aussi plaidé en faveur de la révision des actes posés par l’actuel CEP, notamment la mise en place des bureaux électoraux départementaux et communaux, les BEC et les BED.
 
Sadrack Dieudonné demande au président Michel Martelly de comprendre qu’il doit avancer dans cette voie, à savoir la mise sur pied d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau CEP sinon, prévient-il,  la situation risque de pourrir au point qu’il sera lui aussi obligé de rendre le tablier.

Le gouvernement accusé d'avoir placé sur écoute l’ensemble des acteurs politiques  de l’opposition, les parlementaires en particulier: le ministre de l'Interieur et le premier ministre pointés du doigt

Port-au-Prince, le 27 novembre 2014 – (AHP) - Le sénateur Steven Benoit a dénoncé ce jeudi des pratiques du gouvernement qui aurait placé sur écoute l’ensemble des acteurs politiques  de l’opposition, les parlementaires en particulier.

L’élu de l’ouest dit avoir la confirmation et affirme s’être entretenu sur la question, avec M. Robert Thomas, un ancien conseiller du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Réginald Delva, lorsque ce dernier était secrétaire d’Etat à la sécurité publique.

Ces écoutes, a-t-il dit, sont effectuées à la Primature et au ministère de l’intérieur. Il s’agit, déplore Steven Benoit, d’une violation grave de la constitution et de la vie privée des citoyens, effectuée avec la complicité des opérateurs téléphoniques et du conseil national des télécommunications, CONATEL.

Le senateur qui accuse aussi le premier ministre de responsabilitédans ces pratiques, annoncé la convocation, la semaine prochaine, du ministre Delva et du directeur général de la PNH, Police Nationale d’Haïti, Godson Orélus.

Le président de la commission justice et sécurité du grand corps, Pierre Francky Exius confirme que le patron de la PNH est convoqué, une nouvelle fois, pour le mardi 2 décembre au grand corps.

Toutefois, il souligne que cette nouvelle convocation a été faite dans le but d’inviter M. Orélus à s’expliquer sur le climat sécuritaire au Centre-Ville et de la situation à Fort-Liberté où une quinzaine de personnes, 7 selon les forces de l’ordre, ont été blessées mercredi par balles, par des agents de la brigade d’intervention motorisée BIM, alors que ds milliers de manifestants étaient dans la rue pour réclamer l'électricité
Une quinzaine de personnes blessées par balles, lors d'une manifestation pour reclamer l'électricité: Le porte-parole de l’inspection générale de la PNH,  annonce l'envoi d’une équipe d’enquêteurs dans la région

Port-au-Prince, le 267novembre 2014 – (AHP) – Le porte-parole de l’inspection générale de la PNH, Marc Wilkens Jean a indiqué  jeudi qu’une équipe d’enquêteurs a été dépêchée à Fort-Liberté (nord-est) pour  s’enquérir de la situation, après  que des policiers eurent blessé par balles une quinzaine de personnes lors d'une manifstation pour reclamer l'électricite.

Le travail  de la comission devrait démarrer dès ce vendredi, a-t-il dit.


Marc-Wilkens Jean,  qui dit attendre le rapport de la direction départementale du nord-est autour de ces incidents, a quand mêne fait savoir  dans le même temps que, selon les premiers éléments d’informations dont il affirme disposer, les policiers qui assuraient la sécurité d’un convoi du parc industriel de Caracol, auraient riposté après avoir essuyé des tirs.

Mais, selon selon de nombreux témoignages, la police aurait plutôt essuyé des jets de pierres, après être intervenus contre des manifstants qui tentaient de bloquer un pont pour empêcher le passage du convoi.

Les  manifstations sont  organisées regulièrement à Fort-Liberté  et à Ouanaminthe suite à ds promesses nn tenules de fournir de l'énergie à ces deux communes à partir de la centrale de Caracol.

Suite aux violents incidents de mercredi, on apprend qu'une réunion de haut niveau présidée par le premier ministre Laurent Lamothe   a été organisée  pour décider des moyens de  venir en aide aux communes de Ouanaminthe et  de Fort-liberté, en matière d'electricité.

Marc Wilkens Jean a aussi indiqué que l’enquête de l’IGPNH sur l’agression de la journaliste Gerdy Jérémie à Jacmel le 10 novembre dernier est à une phase très avancée.

La journaliste avait été violemment frappée par les policiers de l’UDMO Aly Alex Casséus et Jean Daniel Erickson. Selon l’inspecteur Marc Wilkens Jean, les 2 hommes et la journaliste ont été auditionnés séparément et une enquête de terrain a été conduite.

Vu les contradictions que l’IGPNH affirme avoir relevées dans les différentes déclarations, elle a décidé d'organiser  une confrontation entre les policiers, ce que  la journaliste aurait refusé refusé, a ajouté Marc Wilkens Jean qui fait seulement état d'une bousculade subie  par Gerdy Jérémie.
Le sénateur John Joël Joseph  dénonce  un plan qui viserait à assassiner  des militants de l’opposition et des responsables  de droits humains

Port-au-Prince, le 27 novembre 2014 – (AHP) - Le sénateur John Joël Joseph a dénoncé jeudi  un plan qui viserait à assassiner  des militants politiques de l’opposition et des responsables  de droits humains dont le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH), Pierre Esperance.

Le parlementaire informe que des réunions auraient eu lieu en ce sens , sous la direction de l’actuel agent intérimaire de Port-au-Prince, Pierre Richerd Duplan, au cimetière de Port-au-Prince en vue de planifier les  assassinats.

Il indique que cette mission serait confié au directeur du cimetière de Port-au-Prince, un certain  Elius et «je bande », ainsi connu.

John Joël Joseph appelle les organisations de droits humains à la vigilance et demande aux autorités policières  d'assumer leurs responsablités en vue de neutraliser les assassins


"Haïti-Energie: Une réunion de haut niveau pour venir en aide aux communes de Ouanaminthe et  de Fort-liberté

Port-au-Prince, le jeudi 27 novembre 2014.- Le Premier ministre, Laurent Lamothe a présidé une réunion de haut niveau ce jeudi, à la Primature, autour des événements survenus dans le département du Nord-est au cours de ces dernières heures.

Toujours dans le souci de répondre aux préoccupations de la population et d'y apporter des solutions durables, les discussions ont été très animées entre le Premier ministre et les dignitaires qui ont participé à cette rencontre. Ont pris part à cette assise, les ministres de la justice, Me. Jean Renel Sanon, de l'intérieur, M. Réginald Delva, de la communication M. Rudy Hériveaux, ainsi que le Directeur de la Police Nationale, M. Godson Orélus et le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, M. Carl Alexandre. Au terme de  cette séance de travail, les dispositions suivantes ont été adoptées:

1- Une rencontre extraordinaire se tiendra, ce lundi 1er décembre, entre le Gouvernement et l'USAID pour déterminer les modalités de raccordement de Fort-liberté et de Ouanamithe à l'usine de Caracol ;

2- Une mission technique  de la firme NRECA se rendra à Fort-liberté, ce mardi 2 décembre, dans le but  d'évaluer la situation;
3- L'Ed'H va procéder à la réparation des quatre groupes énergétiques de la centrale de Chevry;

4- En attendant les résultats des discussions avec la firme NRECA, ces travaux de réparation de la centrale Chevry permettront l'alimentation en électricité des communes de Fort-liberté et de Ouanaminthe pendant environ 6 heures par jour;

5- La police a été instruite de prendre  toutes les dispositions légales afin de permettre à la population de vaquer en toute quiétude à ses occupations.
Par ailleurs, tout en étant solidaire des revendications de la population de Fort-liberté et de Ouanaminthe, le Gouvernement lance un appel au calme et invite les citoyens  à ne pas répondre aux incitations à la violence.
Bureau de communication
 de la Primature

 Nouvelles du 26 novembre 2014

Le président du CEP apelle les acteurs politiques à se surpasser pour favoriser une issue à la crise politique et favoriser ainsi la tenue ds élections: Max Mathurin se dit disposé à rendre le tablier, si tel est le vœu des acteurs, exprimé dans le cadre d’un consensus

Port-au-Prince, le 26 novembre 2014 – (AHP) – Le président du conseil électoral provisoire, Max Mathurin, a lancé ce mercredi un appel aux acteurs politiques les invitant à se surpasser de manière à trouver une issue convenable et favorable à tous, à la crise politique qui bloque le processus électoral.

L'ancien president du CEP de 2006 soutient la nécessité d’œuvrer de manière à éviter que le pays ne sombre, en janvier 2015, dans une catastrophe aux conséquences incalculables.

"Il est urgent que les autorités entament de véritables discussions capables d’éviter l’aggravation de la situation politique  à partir du 12 janvier 2015, date qui marquera la fin du mandat des députés et du deuxième tiers du sénat", a lancé M Mathurin,  faisant savoir que le CEP compte lancer des pourparlers avec les différents acteurs impliqués dans le processus électoral afin de les mettre en confiance.

Le president du CEP a indiqué que le conseil électoral  attend toujours le vote des amendements à la loi électorale de manière à fixer la date des prochaines compétitions électorale, rappelant qu’une fois cette loi votées, le conseil aura besoin d’environ 5 mois  pour organiser le scrutin.

Cependant, le CEP fait face à des difficultés  financières  alors qu’il doit aménager les locaux des BED et BEC et rémunérer les employés. .

Il a indiqué que  des démarches ont été entreprises auprès du ministère des finances dans le but de dégager des fonds  pour payer les salaires des fonctionnaires des organes déconcentrés dont les  bureaux électoraux départementaux et communaux. 

Max Mathurin affirme qu’il est disposé à rendre le tablier, si tel est le vœu des acteurs, exprimé dans le cadre d’un consensus. Pour l’instant, ajoute-il, nous continuerons à œuvrer pour maintenir en marche la machine électorale.

Nous avons été appelés pour servir la population et nous continuerons à le faire aussi longtemps que ce sera sera nécessaire, a indiqué le président du CEP dont la démission pour cause de maladie a, à un certain moment été réclamée.

Les principales formations de l'opposition qui réclament des négociations franches pour accepter de  rencontrer le chef de l'Etat,  exgent la  formation d'un CEP  dont les membres  seront choisis par 9 secteurs de la socitéé daqns l'esprit de l'aticle 289 de la consitution, come gage minmum de la realisation d'életions libres hnnêts democatiques et inclusives.

Ce sont aujourd'hui, 3 secteurs: executif, législaif et judiciaire qui ont choisi les membres du CEP. Pour l'opposition, le judiciaire et 2/3 du législatif sont à la solde de l'Exécutif.

Pour l'instant, le dialogue est dans l'impasse, puisque l'oppositionreclame la lbération des prisoniers poliiques, avant toute negociation avec le chef de l'Etat dont le depart est reclamé par la rue.

Crise politique: Le sénateur pro-gouvernemental François Lucas Saint-Vil affirme que tout est négociable, hormis le départ du président Martelly

Port-au-Prince, le 26 novembre 2014 – (AHP) –Le sénateur pro-gouvernemental François Lucas Saint-Vil a rejeté les appels à la démission du président Michel Martelly arguant que ce dernier a été élu par la population pour un mandat de 5 ans.

Il a fait savoir que tout était négociable, saufle départ du président Martelly",  sans donner plus de precison.


Ce n'est pas la première fois que le départ d'un président  t élu est reclamé en Haïti. C'était le cas avec le président Jean Bertrand Aristide  qui a été forcé au départ, en fevrier 2004 par des secteurs de la communauté internationale.

Ironie du sort: au coeur hier des  mouvements pour le départ d'un élu, mais aujourd'hui dans le collimateur.


Lucas Saint-Vil appelle l’opposition à comprendre la nécessité d’avancer sur la voie du dialogue de manière à résoudre la crise préélectorale.

Tôt au tard, le dialogue doit avoir lieu, a-t-il indiqué, estimant que la solution ne viendra pas de la rue.


Les consultations étant terminées, le parlementaire dit attendre la synthèse du président Martelly qui, dit-il, devrait intervenir avant la fin de cette semaine.


Toutefois, pour l'opposition, les consultations ont été engagées avec, en grande partie,  des secteurs  proches du gouvernement. " Les pansements n'ont pas été appliqués là où il y a effectivement des blessures, avait récemment fait savoir le president de l'assemblée nationale, alors que d'autres parlementaires estiment que le chef de l'Etat n'est jamais réceptif avec ceux qui lui disent la vérite, citant entre aures sa reaction jugée peu élégante lors de sa récente renconre avec des secteurs religieux et de la société civile.


Le porte-parole de la police nationale d’Haïti, Frantz Leurbourg,  salue  le comportement des partisans de l’opposition lors de la manifestation anti-gouvernementale du 25 juillet: des secteurs se déclarent persuadés que  la police n'aura pas besoin de mot d'ordre venant d'institutons etrangères pour respecter la constitution

Port-au-Prince, le 26 novembre 2014 – (AHP) – Le porte-parole de la police nationale d’Haïti, Frantz Leurbourg, a salué mercredi, le comportement des partisans de l’opposition lors de la manifestation anti-gouvernementale organisée la veille, dans la capitale haïtienne.

 Les protestataires avaient eux aussi, félicité la police pour le professionnalisme démontré au cours de la manifestation qui s’est terminée sans incidents majeurs.

Frantz Leurbourg qui s’est également félicité du comportement jugé exemplaire des agents de la police nationale, a toutefois assuré que les forces de l’ordre sont déterminées à respecter les droits de tout citoyen de manifester, mais également à remplir, dans le même temps, leur devoir de maintien d’ordre.

Aussi, il appelle les manifestants à toujours se montrer respectueux de la loi, notamment pour ce qui est du port d’arme.

La police est régulièrement été montrée du doigt dans l'avortement des manifestations de l’opposition, dispersées souvent sans raison apparente, à coups de gaz lacrymogène notamment, alors que les rassemblements des proches du pouvoir se sont toujours bien déroulés.


Une situation qui a provoqué recemment la convocation du DG de la PNH par la commission justice et sécurité du Sénat. Mais, cete  rencontre qui n’a jamais eu lieu, en raison de l’indisponibilité de M. Godson Orélus , qui fait toujours  état de problèmes de santé.

Des responsables de l'opposition qui ont renouvelé mercredi le mot d'ordre de manifstations des 28 et 29 novembre, se sont declarés persuadés que la police va continuer à respecter le droit ds citoyens de s'exprimer et de manifster de façon pacifique, et qu'elle n'aura pas besoin de mot d'ordre venant d'institutons etrangères pour respecter la constitution.

Dans son édition du 26 novembre, le quotidien Le Nouveliste a titré: "Sandra Honoré a parlé et la manif de l'opposition s'est bien déroulée..."

                  L'ANATRAF) organise un forum sur la sécurité alimentaire pour   sensibiliser les différents secteurs de la vie nationale sur la problématique de l’insécurité alimentaire et faire des propositions: le secrétaire d’Etat à la production animale Michel Chancy informe à l'occasion que  52% de la population haïtienne vit dans l’insécurité alimentaire


Port-au-Prince, le 26 novembre 2014 – (AHP) – L’Association Nationale des Transformateurs de Fruits (ANATRAF)  a organisé ce mercredi, un forum sur la sécurité alimentaire autour du thème : «la sécurité alimentaire en Haïti : la terre, une source de richesse.»

Le coordonnateur de l’ANATRAF, Yvon Faustin, a  fait savoir que ce forum s’inscrit dans le cadre d’un projet, lancé en 2012 et financé par l’union européenne, à travers son Programme d’Appui pour le Renforcement de la Société Civile (PARSCH), pour un montant de 4 millions de gourdes.

M. Faustin informe que l’objectif de ce forum était de sensibiliser les différents secteurs de la vie nationale sur la problématique de l’insécurité alimentaire et faire des propositions pouvant aider au renforcement de la  production agricole.

Le secrétaire d’Etat à la production animale Michel Chancy a rappelé à l'occasion que  52% de la population haïtienne vit dans l’insécurité alimentaire . Ce qui est, selon lui,  l’un des défis majeurs auquel fait face le pays. Il  appelle les différents secteurs de la vie nationale à contribuer à  relever ce défi.

M, Chancy dit craindre que les récentes inondations enregistrées dans plusieurs régions du pays ne compliquent la situation dans ce domaine pour les prochains mois.

Il a cependant assuré de l’engagement des autorités à continuer d’appuyer les efforts visant à renforcer la production nationale.

Note de presse

" Quatre projets du plan spécial de Port-de-Paix seront inaugurés le 8 décembre prochain

Port-au-Prince, le mercredi 26 novembre 2014.- Une délégation gouvernementale, dirigée par le secrétaire général de la Primature M. Lucien Francoeur, a procédé, le samedi 22 novembre, à une visite d'évaluation des neuf (9) projets d'infrastructures du plan spécial de Port-de-Paix. Seront inaugurés le 8 décembre prochain quatre de ces projets : la place d'Armes, le parc sportif de Capois La Mort,  le Mémorial de Capois La Mort et la belle entrée de Port-de-Paix, a informé M. Francoeur, coordonnateur de ce plan spécial.

Par ailleurs, d'autres projets, comme la construction d'un parc sportif,  la réhabilitation du marché en Fer, la construction de sept kilomètres de route et la réhabilitation de cinq kilomètres de trottoirs, la construction d'un sous-commissariat, des travaux de conservation de sol, sont en cours d'exécution.

Le  plan spécial de Port-de-Paix est l'une des plus grandes réussites des 14 plans spéciaux initiés depuis 2011 dans huit départements géographiques du pays par le Gouvernement Martelly/Lamothe, estime M. Francoeur. « Jamais auparavant, selon lui, des travaux d'infrastructures d'envergure n'avaient été entrepris à Port-de Paix. »


Estimé à cinq millions de dollars américains, le plan spécial de Port-de-Paix a pour objectif de refaire l'image de cette commune, longtemps délaissée par les Gouvernements antérieurs. Cette initiative vise à améliorer durablement les conditions de vie de la population.

Bureau de communication

de la Primature"

 "Participation du Président de la République au lancement de la collection de musiques folkloriques « Culture et Tradition » du Chef d'orchestre haïtien Jean Jean-Pierre

 
Port-au-Prince, mercredi 26 Novembre 2014 : Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Michel Joseph Martelly, a participé, le mardi 25 Novembre 2014, au Karibe Convention Center, au concert, suivi du lancement d'une anthologie de musiques folkloriques haïtiennes intitulée « Culture et Tradition », dirigé par le compositeur et chef d'orchestre haïtien Jean Jean-Pierre. 
 
En présence d'une grande famille de musiciens, le Chef de l'Etat a salué le travail de Jean Jean-Pierre qu'il estime d'une grande valeur artistique. C'est pour le Président de la République « un grand effort de préservation et de récupération d'œuvres musicales majeures du répertoire folklorique haïtien». 
 
Pour sa part, le Chef d'orchestre et compositeur Jean Jean-Pierre, qui a pris la parole à l'occasion, a invité le Président à ne pas abandonner l'idée de création d'un village culturel à Port-au-Prince. Il s'est également exprimé sur le développement culturel en Haïti, notamment l'essor de la musique. Tout en saluant la création de  l'Institut National de Musique (INAMUH) dont il encourage la dynamisation, M. Jean-Pierre souhaite la  création de cadres propices à l'évolution des artistes haïtiens.
 
Composée de seize (16) chansons de musiciens haïtiens confirmés, cette œuvre a pour objectif de diffuser et de préserver la musique classique et traditionnelle inscrite dans le répertoire folklorique d'Haïti. Elle rassemble ainsi des productions du ballet Bacoulou d'Haïti, des Orchestres Riviera et Cabane Choucoune, des musiciens et artistes tels que Léon Dimanche, Jean Coulanges, Peniel Guerrier, Guy Durosiers, Nemours Jean-Baptiste, Auguste Candio Despradines, Micheline Laudun Denis, etc. "


Nouvelles du 25 novembre 2014


Le pape François organisera  le 10 janvier 2015 une conférence sur Haïti à l'occasion du 5ème anniversaire du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2014

 
Vatican , le 25 novembre 2014 – (AHP) – Le Pape François organisera une conférence de  solidarité  avec haïti    le 10 Janvier 2015, à l'occasion du cinquième anniversaire du tremblement de terre qui a coûté la vie à environ 300,000 personnes et affaecté plus de trois autres millions, selon le Vatican.

Le pape "veut garder le focus sur cette catastrophe humanitaire qui est encore loin d'être résolue et  réitérer le témoignage de proximité de l'Eglise au peuple haïtien", selon  un communiqué du Saint-Siège.

En effet, en dépit de la  constructions de quelques bâtiments publics et de quelques centaines d'habitations, la reconstruction est encore à venir, selon de nombreux secteurs en Haïti qui se questionnent sur l'utlisation des 5 milliards qu'auraient décaissé la communauté intenationale en faveur d'Haïti apres le séisme.

Même les institutions de l'Eglise catholiques et le palais nationale n'ont toujours pas éte reconstruites, pour la plupart. Une cathedrale transitoire a éte inaugurée samedi  à Port-au-Prince.  Cette construction provisoire est érigée dans l'espace de la vieille cathédrale détruite  en Janvier 1991

La conférence sur Haïti sera organisée par la Commission pontificale pour l'Amérique latine et le Conseil pontifical "Cor Unum", en collaboration avec les évêques haïtiens.

Pour cette raison, le président du Conseil, le cardinal Robert Sarah, sera  en Haïti du 25 au 29 Novembre.

"Autres objectifs de sa visite: apporter une proximité spirituelle particulière aux personnes qui sont encore confrontées aux conséquences du tremblement de terre et inaugurer l'école« Notre Dame des Anges "à Léogâne, construite avec des fonds envoyés au cours des cinq ans ayant suivi  le tremblement de terre.

Plusieurs milliers de personnes  dans les rues de Port-au-Prince pour réclamer le départ des autorités gouvernementales: stoppés dans l'aire du palais national, ils ont promis d'aller jusqu'au bout de leur objectif lors des manifestations des 28 et29 novembre

 
Port-au-Prince, le 25 novembre 2014 – (AHP) – Plusieurs milliers de personnes  ont gagné une nouvelle fois mardi les rues de la capitale dans le cadre de l’opération baptisée « Burkina Faso » visant à obtenir le départ du  tandem Martelly/Lamothe.

Déjà il y a une semaine le 18 novembre , une foule compacte avait manifesté à Port-au-Prince à l’initiative de la table de concertation de l’opposition pour réclamer le départ du régime tèt kale.

Si la manifestation du 18 novembre dernier a été dispersée dans le sang, avec 3 morts et 7 blessés selon les organisateurs mais seulement 3 blessés selon le bilan de la police, la protestation de ce mardi s’est déroulée sans incident majeur et pour la première fois, les opposants ont pu atteindre l'aire du palais présidentiel, sans toutefois pouvoir s'approcher de la grille du siège de la présidence .


Ils ont  été stoppés par la police non loin de la tour 2004. Mais ils se sont quand-même félicités du fait que l'écho de leurs slogans ait eté entendu jusqu'au palais.

Les manifestants ont promis que la prochaine fois, ils iront jusqu’au bout du parcours.


Cette énième manifestation de l'opposition a été organisée, alors que la chef de la mission onusienne en Haïti, Sandra Honoré, critiquée sevèrement pour son silence sur les  violences et autres abus et injustices dont le pouvoir est accusé d'avoir commis, a demandé aux autorités de respecter les droits d'expresion et de manifestation de la population.

Dans un communiqué  lu par la porte-parole de la MINUSTAH, Sophie Boutaud de La Combe, Sandra Honoré a souligné que le respect de ces droits ne peut  que contribuer au renforcement de la démocratie. Elle a aussi cndamné les violences ayant émaillé la manifestation du 18 novembre.

La manifestation du 25 novembre, partie des deux points de départ habituel, le Bel-air et La Salines, a pu réaliser en grande partie, le parcours préalablement défini.

Les militants et les dirigeants de l'opposition qui ont lancé des slogans anti-gouvernementaux sur tout le parcours, ont  accusé le pouvoir  de corruption et de gabegie administrative. Ils ont entonné le refrain bien connu " nou pa ka rayi san nou... (nous ne pouvons trahir notre propre sang...) . Ils ont promis de faire 7 tours du palais pour renverser le régime tèt kale, lors des prochaines manifestations annoncées pour  les 28 et 29 novembre.

Ils ont aussi salué l’attitude des forces de l’ordre qui, pour une fois, ont-ils dit, ont eu un comportement professionnel. Cela prouve qu’il y a  aussi de bons policiers au sein de la PNH, une institution dont ils critiquent le haut commandement.

Reagissant sur les récentes déclarations anti-Lamothe de Kiko Saint-Rémy, beau-frèwre du président, des manifestants ont estimé que si l'homme cherchait à regler des questions personnelles,  ses dénonciations de pratiques malsaines sont à prendre au sérieux, étant donné qu'il évolue dans les couloirs du pouvoir.

Plusieurs dirigeants de l’opposition dont le Dr Maryse Narcisse (Fanmi Lavalas), Serge Jean-Louis et Turneb Delpé  du MOPOD ainsi que des parlementairs et anhciens parlementaires ont accompagné les militants tout au long du parcours. Les manifestants ont également réclamé la libération de tous les prisonniers politiques, parmi eux Rony Timothée et Biron Odigé de la FOPARC.


****Le deuxième sénateur de l’Ouest Joseph Joël John a qualifié mardi de grande  réussite la  manifestation antigouvernementale estimant que la police s’est  bien acquittée de la sa tache.

Le parlementaire a lancé un appel à la mobilisation générale en vue de parvenir à la chute du régime en place qu’il accuse de corruption, dénonçant, par ailleurs, l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires interne du pays.


Le coordonnateur général du Mouvement National de l’Opposition Populaire (MONOP), André Fadot tout en se felicitant de la détermination des manifestants dans leur lutte contre le pouvoir,   a dit ne pas comprendre  le comportement de la PNH qui a les a empêchés    d’arriver devant le  palais national.

André Fadot  qui continue d’exiger le départ du président Martelly, rejette toute idée  de négociation entre le gouvernement et l’opposition ,  arguant que le chef de l’Etat ne manifeste aucune  volonté  de favoriser la résolution de la crise politique


Le sénateur Pierre Francky Exius  estime que toute négociation avec le président Martelly doit passer par la libération des prisonniers politiques: le sénateur Andris Riché rapelle au président Martelly qu’il n’est pas l’unique dépositaire de la souveraineté nationale

Port-au-Prince, le 25 novembre 2014 – (AHP) –Le sénateur Pierre Francky Exius  a fait savoir mardi que toute négociation avec le président Martelly doit passer par la libération des prisonniers politiques.

"Aucune négociation n'est possible dans l`état actuel de la situation, a dit l'élu du Sud, appelant Michel Martelly a créer une atmosphère de confiance pour ouvrir la voie à la tenue de nouvelles  élections.

Il affirme que ce serait immoral de négocier avec le chef de l’Etat pendant qu’une quarantaine de militants de l’opposition sont derrière les barreaux ou font l’objet de persécutions politique, a lancé  le parlementaire.

Pierre Francky Exius membre du groupe des 6 sénateurs de l`opposition-, s'est  réjoui dans le même temps de la mobilisation de ce mardi,. Il a dit s`attendre a une intensification de la mobilisation anti-gouvernementale vu la détérioration de la situation socio-économique et politique  globale du pays.

De son côté, le sénateur Andris Riché a appelé le pouvoir législatif, les organisations de la société civile et les partis politiques représentés au parlement à se concerter en vue de parvenir au dénouement de la crise.

Le parlementaire dit  espérer que la synthèse de la série de consultation promise par le chef de l'état dans les prochains jours, sera àla hauteur des enjeux de la crise actuelle.

Michel Martelly a  annoncé  lundi la fin de sa série de consultations entamée depuis le mois de septembre dernier, promettant au cours d`un conseil des ministres  cette semaine, de présenter les grandes lignes de sa synthèse.

 L’élu de la Grande-Anse a souligné pour le chef de l'Etat qu’il n’est pas l’unique dépositaire de la souveraineté nationale. "Il y a également les sénateurs qui, a-t-il dit, ont bénéficié de la confiance de la population.

Si les consultations ont pris fin, il y a toujours une possibilité que les protagonistes de la crise trouvent d’un commun accord, la meilleure façon de la résoudre, a-t-il ajouté.


La présidente de la commission épiscopale archidiocésaine Justice et Paix JILAP appelle les acteurs politiques à prioriser les intérêts supérieurs de la nation dans les débats portant sur l’avenir du pays.

Elle leur demande de chercher la paix et la justice pour bâtir une meilleure Haïti et presse l’Exécutif de faire une meilleure gestion des ressources publiques en cessant notamment de les utiliser à des fins de propagande.

De leur côté, des responsables de l’organisation féministe Solidarité des Femmes Haïtiennes (SOFA) qualifient de démagogique la démarche du président Michel Martelly qui a dit s’être entretenu avec tous les acteurs de la vie nationale pour trouver une issue à la crise politique.

Alors que le chef de l’Etat a rencontré lundi avec un groupe de femmes qui se sont réclamées du secteur féminin, les dirigeantes de la SOFA ont indiqué que les organisations féminines connues et expérimentées, n’ont été touchées par une quelconque invitation de la Présidence.

La Coordonnatrice de la SOFA Marie Frantz Joachim estime que le fait de n’avoir pas réalisé les élections  durant ces trois dernières années est la preuve que le président Martelly veut paralyser les  institutions républicaines
 

Plusieurs activités  organisées à Port-au-Prince, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale contre les violences faites aux femmes: SOFA juge  discriminatoires et  méprisables des propos tenus par le président Martelly dans une interview avec des journalistes français                                         
 Port-au-Prince, le 25 novembre 2014 – (AHP) – Plusieurs activités ont été organisées ce mardi 25 novembre à Port-au-Prince, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale contre les violences faites aux femmes.

L’organisation ‘’Solidarite Fanm Ayisyen’’ dénonce le fonctionnement jugé bancal du système judiciaire, déplorant le comportement de certains juges et autorités de la PNH à qui aficheraient  une grande  indifférence face à la situation des femmes victimes de violences.

Olga Benoit, chargée de programme et de la lutte contre violence sur les femmes, demande au gouvernement d’élaborer une politique de lutte contre toutes les  formes de violences faites aux femmes et aux adolescentes.

Elle a renouvelé la volonté de l’organisation SOFA de continuer d’accompagner les femmes victimes de violences.
                                                                             
                         
C’était également l’occasion pour la  SOFA, de critiquer le président Michel Martelly dont les propos tenus au cours d’une interview avec des journalistes français au début du mois sont qualifiés de discriminatoire et de méprisables.

Pour sa part, la députée Marie Jossie Etienne, appelle les femmes à intégrer les partis politiques de manière à favoriser une meilleure représentation de la gent féminine au parlement.

L’élue de Milot/Plaine du Nord soutient que cela favorisera le vote au parlement de plusieurs lois qui prennent en compte la problématique de la violence faite aux femmes.

Elle a dit regretter de n’avoir pas eu le temps de soumettre à son assemblée, le projet de loi traitant des violences faites aux femmes, avant la fin de son mandat.
                         

Forum de la FONHEP sur les conditions enseignantes en partenariat avec le programme d'appui au renforcement de la société civile en Haïti(PARSCH) et l'Union européenne(UE)
Port-au-Prince, le 24 novembre 2014 – (AHP) – La fondation haïtienne de l'enseignement prive(FONHEP) a organise ce mardi un forum sur les conditions enseignantes en partenariat avec le programme d` appui au renforcement de la société civile en Haïti(PARSCH) et l` union européenne(UE).

Le responsable de programme a la FONHEP, Daniel Marcelin a placé cette activité dans le cadre de la promotion du dialogue entre les différents syndicats d` enseignants et les responsables du ministère de l` éducation nationale et de la formation professionnelle(MENFP) autour des conditions de travail dans les écoles publiques et privées.

Daniel Marcelin dit croire que ce forum a permis aux autorités compétentes de recueillir  des informations pertinentes sur des problèmes auxquels la corporation enseignante faite face  et par conséquent de mieux orienter les interventions dans ce domaine.

Il affirme que la FONHEP n’entend pas en rester là, promettant des activités du même genre autour de cette problématique.


NOTE DE PRESSE
 
Participation du Président de la République au lancement des activités du Groupe Haïti Chérie
 
Port-au-Prince, mardi 25 novembre 2014 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accompagné des Ministres de l’Environnement et du Commerce, respectivement MM. Jean François Thomas et Wilson Laleau, a participé, ce lundi 24 novembre 2014, à l’hôtel Best Western, au lancement officiel des activités du Groupe Haïti Chérie dont la vision est de promouvoir l’entreprenariat et impulser la classe moyenne.
 
Composé d’une douzaine d’entrepreneurs, ce groupe entend contribuer à la stabilité sociale, économique et politique d'Haïti en accompagnant, pour débuter, une vingtaine de petites entreprises, à travers un fond de quatre millions de gourdes mis à la disposition du Ministère du Commerce et de l’Industrie. Selon ces entrepreneurs, cette élite pratique le sens civique à l'égard de l'Etat et de tous les citoyens et se distingue par son esprit de sacrifice et sa générosité.
 
Le Chef de l’Etat, qui a salué cette noble démarche du secteur privé, souhaite vivement que d’autres hommes d’affaires suivent cet exemple d’unité pour le progrès de la nation. Il a, par ailleurs réitéré, une nouvelle fois, son engagement à accompagner tous ceux et toutes celles qui, d’une façon ou d’une autre, posent des actions pouvant aider à améliorer les conditions de vie du peuple haïtien.
 
Le Groupe Haïti Chérie est composé des personnalités ci-après : M. Shérif Abdallah, M. Marc-Antoine Acra, M. Reuven Bigio, M. Kerly Blain, M. Christopher Handal, M. Stanley Handal, M. Gaëtan Jérôme, M. Steeve Khawly, M. Jean Lucien Ligondé, M. Franck Romain Jr., M. Réginald J.M. Vorbe, et M. Allan Zuraik.
 


Forum sur la sécurité alimentaire pour l’amélioration de la vie de la population d’Haïti
Note d’information

L’association Nationale des Transformateurs de Fruits (ANATRAF)  organise, dans le cadre du Programme d’Appui pour le Renforcement de la Société Civile en Haïti (PARSCH), un Forum sur la Sécurité Alimentaire en Haïti le mercredi 26 novembre 2014, de 9 :00 AM à 2 :00PM, à l’Hôtel Le Plaza au Champs de Mars.
 
Ce forum a pour objectif d’initier un dialogue sur la sécurité alimentaire et la nutrition en Haïti avec la participation des organes de la société civile et des pouvoirs publics, afin de dégager des solutions alternatives.
 
Au cours du forum, seront abordés les thèmes relatifs à la problématique du foncier ainsi que la crise agricole et la dégradation environnementale.
 
Ce sera également l’occasion d’analyser les moyens de mettre en place des stratégies de renforcement de la sécurité alimentaire des ménages haïtiens dans les zones urbaines et rurales.
 
ANATRAF veut ainsi susciter la réflexion, afin d’améliorer la qualité de vie de la population en encourageant le développement des activités d’agriculture et de transformation agroalimentaires, qui valorisent les produits de la terre.
 
Des représentants des institutions publiques et privées, qui interviennent sur les questions agricoles, financières et médicales, seront présents ainsi que les décideurs politiques, les organisations environnementales, les universités, les groupements de jeunesse, les organisations féministes et les plateformes de plaidoyers alternatifs.
 
Le forum sur la sécurité alimentaire fait partie de 5 forums et ateliers qui se tiennent du mardi 25 novembre au jeudi 4 décembre 2014 à Pétionville et Port-au-Prince, sur diverses thématiques , dont l’éducation, l’environnement et le cadre légal pour le fonctionnement des associations et des ONGs.
 
Le PARSCH est un programme conçu dans le cadre de la coopération entre l’Union Européenne (UE) et l’État haïtien à travers le Bureau de l’Ordonnateur National (BON).
 
 
Port-au-Prince, le 25 novembre 2014
Contacts :

Nouvelles du 24 novembre 2014


Nouvelles manifestations anti-gouvernementales ce mardi à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province pour réclamer le départ du gouvernement: l'opposition réaffirme que 3 personnes ont bien trouvé la mort le 18 novembre et accuse la police de cacher la vérité

Port-au-Prince, le 24 novembre 2014 – (AHP) – Une nouvelle manifestation anti-gouvernementale est prévue ce mardi 25 novembre à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de provnce, à l’initiative de la table de  concertation regroupant les forces politiques de l’opposition.

L’opposition a dans le même temps banalisé et rejeté le bilan de la manifestation du 18 novembre présenté par la police. la police Le porte-parole de l'Institution avait fait état de 3 blessé, faisant savoir qu'aucun mort n'avait été enregistré.

La
Table de Concertation de l’Opposition Démocratique et de la Résistance Patriotique persiste et signe: 3 personnes ont bien trouvé la mort et 7 autres blessées.  La photo d’une personne présentée comme un des tués de Delmas 32 a été présentée en ce sens a la presse par ds militants de l'opposition qui ont accusé la police de cacher la vérité sur les incidents et d'avoir fait disparaitre des morts

La manifestation de ce mardi à Pot-au-Prince partira, comme à l’accoutumée devant les ruines de l’ancienne église Saint-Jean Bosco à La Saline et dans le quartier populaire du Bel-air. Deux autres manifestations seront organisées les 28 et 29 novembre, selon les militants de l’opposition.

Ils invitent tous ceux et celles  qui s'estiment victimes du régime Tèt Kale" à participer massivement à ces manifestations qui entrent, ont-ils rappelé, dans le cadre de la mise en œuvre de l’opération « Burkina Faso » qui vise le renversement du gouvernement.

Ils ont aussi dénoncé les manœuvres de l’exécutif pour perturber les manifestations antigouvernementales. Mais les militants en conférence de presse ont demandé à la police d'assumer ses responsabilités pour empêcher toute répetition des violences du 18 novembre.

"Nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre la lutte visant le départ du régime de Martelly/Lamothe a martelé Assad Volcy, André Fadot ou encore Serge Jean-Louis, tous des militants et dirigeants d’organisations politiques de l’opposition.

De leur côté,  les avocats et militants politiques de l’opposition André Michel et Newton Saint-Juste ont dénoncé  la répression systématique  du pouvoir contre  ses opposants.

Ils ont cité entre autres, la mise à pied des huissiers, attachés à leur cabinet respectif et qui avaient l‘habitude d’apporter les notifications des manifestations à la police.

Dans le mêne temps, la police a refusé de recevoir la notification de la manifestation prévue ce mardi aux Gonaïves (nord).

De plus, ils ont  dénoncé une tentative d’assassinat dont l’avocat Jaccéus Joseph aurait été victime dimanche soir à Port-au-Prince.

L’avocat dont la voiture a été volée, fait partie du conseil constitué dans le cadre de la plainte pour corruption contre des proches du président Michel Martelly.

L’avocat et militant politique de l’opposition, Newton Saint-Juste dénonce un plan qui viserait à assassiner le présumé chef de gang Roudly Ethéart, dit Sonson Lafamilia: parallèlement, le président Michel Martelly donne l'impression de banaliser la présence de kiko parmi les opposants est ses propos anti-Lamothe

Port-au-Prince, le 24 novembre 2014 – (AHP)- L’avocat et militant politique de l’opposition, Newton Saint-Juste, a dénoncé un plan qui viserait à assassiner le présumé chef de gang Roudly Ethéart, dit Sonson Lafamilia, qui serait devenu encombrant pour les proches du président Michel Martelly.

Sonson Lafamilia, est incarcéré à la prison civile de la Croix-des-Bouquets depuis qu’il s’est rendu en mai dernier à la justice qui le poursuit pour son implication présumée dans le trafic illicite de drogue, enlèvement et séquestration et association de malfaiteurs.

Me Saint-Juste, qui a toujours dénoncé la complicité du baron du « gang galil » avec des proches de Michel Martelly, affirme que ces derniers chercheraient à l’éliminer avant un éventuel procès au cours duquel il risque fort de les balancer.

Suivant le plan orchestré à cette fin,  a dit Me Saint-Juste, les autorités pénitentiaires seraient sur le point de transférer le détenu à la prison civile de Port-au-Prince où elles simuleraient une mutinerie dans le seul but d’éliminer M. Ethéart.

Sa vie est actuellement en danger ainsi que celles des autres prisonniers politiques écroués au pénitencier national, a dit Me Saint-Juste, soulignant que récemment, un détenu du nom d’Orvil Gérard dont le numéro d’écrou est le 1307150, a été atteint d’une balle au pied à l’intérieur de sa cellule, sans qu’on ne sache la provenance du  tir.

Me Newton Saint-Juste qui affirme que l’un des complices de Sonson  Lafamilia n’est autre que Charles Saint-Rémy, le beau-frère du président Michel Martelly, qui a récemment aussi accusé le premier ministre Laurent Lamothe d'implication dans le dossier des "prisonniers politiques".

Le président Michel Martelly qui a mis une semaine pour réagir aux propos anti-Lamothe de son beau-frère, Charles « Kiko » Saint-Rémy lors de sa participation à la manifestation de l’opposition le 18 novembre dernier, a voulu donner l'impreszion de les  banaliser .

Michel Martelly s'est refusé à se prononcer sur la présence de ce dernier parmi ses opposants.

"Je ne parle même pas des protestations et encore moins d’un citoyen en particulier qui choisit d’y prendre part", a indiqué Michel Martelly qui affirme concentrer son attention sur des priorités comme l’éducation, l’agriculture et les élections.

Kiko avait accusé notamment  le premier ministre  d'instrumentaliser la justice, de  neutraliser ses compétiteurs et   d'implication dans l'arrestation des opposants politiques.

Le président Martelly rencontre des membres d'organisations paysannes et une délégation de femmes et annonce une synthèse des consultations lors d'un conseil des ministre la semaine prochaine: mais plusieurs secteurs toujours pessimistes quant à la volonté du président Martelly de permettre la résolution de la crise dans le dialogue et la négociation

Port-au-Prince, le 24 novembre 2014 – (AHP) – Une rencontre s’est tenue de lundi au palais national entre le président Michel Martelly et des membres d’organisations paysannes et d’une délégation de femmes professionnelles dans le cadre des consultations politiques lancées depuis septembre.

Le chef de l’Etat qui a une nouvelle fois  sa volonté d’être à l’écoute de tous les acteurs de la vie nationale, a indiqué qu’un conseil des ministres sera organisé cette semaine, dans le but de présenter aux membres du gouvernement, les grandes lignes des différentes rencontres autour de la crise politique.

Le président a du coup annoncé la fin de la série  de consultations, entamée depuis le mois de sept autour de la crise pré-électorale, sans exclure la possibilité que se tiennent d`autres rencontres  sur la crise pré-électorale.
.
Au terme de leur rencontre avec le président Martelly, Sinéas Marie Carme de la chambre de commerce des Nippes et Rose Trinita Louis, se sont déclarées  satisfaites d’avoir partagé avec le chef de l’Etat leurs points de vue sur la crise politique.

Elles ont salué  la volonté,
ont-elles dit, du président d’écouter les points de vue d’un grand nombre d’acteurs de manière à trouver une issue à la crise préélectorale.

En offrant une nouvelle fois, la semaime dernière la mediation de l'Eglise catholique, le porte-parole de la commission épiscopale de dialogue, Mgr Patrick Harris, réagissant sur la sybthèse des consultations promise par le président Martelly, avait indiqué que tout dépend de la teneur, du contenu de cette synyhèse.

Dans le même temps, pour de nombreux secteurs et personnalités, ces consulatations sont une perte de temps, car, selon eux, le président n'a toujours pas rencontré la véritable opposition.

En ce sens, le député de Port-Salut, Sinal Bertrand, continue de douter de la volonté du président Martelly de permettre la résolution de la crise dans le dialogue et la négociation.

C’est quelqu’un qui a des objectifs arrêtés et qui n’en fait qu’à sa tête, a dit le Dr Bertrand qui affirme que l'organisation politique  Fanmi Lavalas reste mobilisée et prête à participer à la mobilisation visant la sauvegarde de la démocratie, la préservation de la liberté d’expression et  la libération des prisonniers politiques.

Nous sommes pour les négociations mais si tel n’est pas le désir du régime en place, on optera pour le Tabula Rasa, affirme le parlementaire.
 

Frayeur ce lundi au Cap-haïtien avec l'arrivée d'une frégate  britannique dans les eaux territoriales haïtiennes sous le bruit assourdissant de coups de canon: une présence visant à renforcer les liens amicaux entre les deux pays, selon l'ambassadeur britannique, une provocation, selon le sénateur Moïse Jean-Charles

Panique hier dimanche au Cap-Haitien. En cause : une frégate  britannique dans les eaux territoriales haïtiennes. Officiellement : il s`agit d'une presence visant à renforcer les liens amicaux entre les deux pays, selon L’ambassadeur de la Grande Bretagne  en Haïti, Steven Mark Fisher.

 Le sénateur Moise Jean Charles y voit plutôt  une provocation, rappelant que le navire de guerre britannique a accosté sous le bruit assourdissant de coups de canon ayant provoqué une grande frayeur chez les habitant de la 2e ville du pays.

L`élu  du nord   appelle au départ immédiat des militaires de cette délégation de la marine britannique, tout en s`interrogeant sur la vraie mission de cette délégation de la marine anglaise sous couvert humanitaire.

La frégate devrait officiellement laisser le pays ce mardi 26 novembre
.

AVIS

La Direction Générale du Ministère de la Santé publique et de la Population avise les intéressés que le choix de postes pour la Résidence hospitalière qui devait commencer ce lundi 24 novembre 2014 est reporté à une date ultérieure qui sera communiquée incessamment, en raison des négociations entamées ce weekend entre les parties prenantes. 


La Direction Générale du Ministère compte sur la compréhension de tous.
Dr Georges Dubuche,
Directeur Général

Nouvelles du 20 novembre 2014

La Conférence des évêques haïtiens lance un nouvel appel aux acteurs politiques en vue de la reprise des négociations:  la CEH est prête à jouer son rôle de médiateur pour favoriser une issue à la crise, propose Mgr Patrick Harris

Port-au-Prince, le 20 novembre 2014 – (AHP) - La conférence épiscopale d’Haïti a lancé ce jeudi, un nouvel appel aux acteurs politiques en vue de la reprise des négociations.

Le porte-parole du conseil épiscopal de médiation, Mgr Patrick Harris, a fait savoir  que la conférence des évêques est prête à jouer son rôle de médiateur pour favoriser une issue à la crise.

Pour beaucoup le dialogue d'El Rancho arbitré en mars dernier  par la hiérarchie catholique n'avait débouché sur aucune solution, l'opposition estimant qu'il s'agissait d'un dialogue entre l'Exécutif et ses proches. .

Mais la CEH revient à la charge face au pourrisement de la situation:  "Nous devons trouver entre haïtiens  une solution à la crise sinon, on risque de se voir proposer une solution  qui ne sera pas forcément dans notre intérêt", a dit Mgr Harris.

Il a  également indiqué que pour affronter le 2e lundi de janvier (date de la fin du mandat de la chambre et du 2ème tiers du Sénat)   avec sérénité, il faut que les protagonistes comprennent la nécessité de dialoguer.

Les appels au dialogue fusent aussi au Sénat de la république.

Michel Martelly est le président de tous les haïtiens et en dépits des frustrations légitimes  de certains, ils doivent comprendre la nécessité de dialoguer, a indiqué le sénateur Francisco De La Cruz, deu paerti OPl que se réclame de ce qu'elle appelle l'opposition modérée.


Le parlementaire a toutefois reconnu qu’il n’est pas de bon qu’il y ait encore des prisonniers politiques.

Le sénateur Edwin Zenny a lui aussi appelé les protagonistes à faire preuve de responsabilité et à s’asseoir à la table des négociations.

Il déplore que chaque camp cherche, dans la constitution, les articles qui semblent appuyer sa position, alors que le temps ne fait que passer.

La police dresse son propre bilan de l'attaque par balles contre la manifestation de l'opposition du 18 novembre 2014: 3 blessés, selon le porte-parole adoint de l'Institution, Garry Desosiers


Port-au-Prince, le 20 novembre 2014 – (AHP) –La police nationale a  dressé jeudi  son propre bilan de l'attaque armée  contre la manifestation de l'opposition du 18 novembre 2014.

Selon le porte-parole de l'Institution, Garry Desrosiers, ce sont  3 manifestantsqui ont eté blessés par balles, dans les violences ayant émaillé la marche pacifique  de l`opposition à Delmas 32.

Dans un bilan dressé la veille, des organisateurs de la manifestation ont fait état de 3 morts et 7 blessés

Ce jeudi, M Desrosiers a annoncé l'arestation de 2 personnes et fait état d'une enquête en cours pour  déterminer les circonstances des incidents violents.
 
Lors du  43 ème conseil de gouvernement, mercredi soir, le  premier ministre  Laurent Lamothe a condamne les  violences du 18 novembre, pointant au passage la présence de parlementaires portant des armes au cours de la marche anti-gouvernementale.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince et d'autres responsables du gouvernement, sans citer l'oposition, ont tenté d'impliquer ce qu'ils appellent un secteur anti-démocratique, mais ne sont pas arivés à dédouaner les policiers qui étaient censé accompagner la manifstation du 18 novembre.

Mais où étaient-ils lors de l'attaque? pourquoi n'ont-ils pas vu ni neutralisé les membres de ce secteurs anti-democratique, interrogent des responsables de l'opposition.

Pour Pierre Esperance du Réseau national de defense des droits humains (RNDDH), les agents de la police  qui étaient de service ce jour-la  se sont, au moins, rendus complices des agresseurs  pour les avoir laissé faire, occupés plutôt à photographier et videograpier les manifestants.

Le RNDDH réclame une enquête sérieuse de l`inspection générale de la PNH pour faire la lumière sur les violents incidents du 18 novembre.

Et face aux condamnations du premier ministre, l'opposition dit espérer que les autorités demanderont aux agents de la police de s'abstenir de brimer  les  prochaines  manifestations pacifiques ani-gouverementales.

Lors de sa conférence de presse de ce jeudi, le porte-parole de la PNH a fait savoir sque  3 armes à feu, 17 cartouches et 156 Kg de marijuana ont été saisis, dans le cadre  des opérations menées par la police pour la période allant du 30 octobre au 19 novembre.

Garry Desrosiers fait aussi état de 3 cas de viols  et de 58 arrestations  durant cette période.

La plupart les personnes interpellées sont écrouées notamment pour vols de nuit, escroquerie, incendie criminel et trafic illicite de stupéfiants.

M. Desrosiers a aussi indiqué que des avis de recherche ont été émis contre plusieurs individus dont deux policiers pour assassinats.

Le directeur exécutif du RNDDH banalise la présence de Kiko St Rémy dans la manifestation de l'opposition  et l'accuse de connivence avec le gang Galil: Pierre Espérance dénonce aussi  la formation d’un groupe paramilitaire à la Mairie de Port-au-Prince

Port-au-Prince, le 20 novembre 2014 – (AHP) – Le directeur exécutif du réseau national de défense des droits humains, Pierre Espérance, a banalisé la présence du beau-frère du président Michel Martelly, Kiko St-Rémy dans la manifestation de l’opposition le 18 novembre dernier.

Le défenseur des droits humains soutient que M. St-Rémy n’a rien à voir avec les revendications des protestataires qui dénonçaient les arrestations illégales et réclamaient la libération des prisonniers politiques. Selon lui, le frère de la première dame était dans la manifestation de l’opposition dans le seul but de défendre ses propres intérêts.

Dénonçant une fois de plus l’implication du beau-frère du président Michel Martelly dans le narcotrafic en complicité notamment avec le « Gang Galil », une association de malfaiteurs, selon lui, proche du pouvoir,  Pierre Espérance affirme que M. St-Rémy se sent actuellement menacé depuis l’arrestation suivie de l’extradition vers les Etats-Unis, de l’ancien responsable du commissariat de Léogane.

Piere Espérance  a dénoncé  par ailleurs  la formation d’un groupe paramilitaire à la Mairie de Port-au-Prince. Des civils armés  recrutés  par les autorités municipales de la capitale empêchent les policiers de remplir convenablement leur mission.

Pour lui, cette situation n’est pas sans relation avec la recrudescence de l’insécurité constatée ces derniers mois dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Il rappelle que du 1er au 28 octobre, 33 personnes ont été tuées par balle alors que 12 autres sont tombées dans les mêmes circonstances entre le 6 et le 11 novembre.

Pierre Espérance appelle les forces de l’ordre à reprendre le contrôle de la sécurité notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.


Les propos de Charles  Kiko Saint-Rémy contre le premier ministre Lamothe  jettent le malaise au sein du pouvoir: le sénateur pro-gouvernemental Edwin Zenny  l'appelle à se ressaisir et lui rappelle que les linges sales se lavent en famille


Port-au-Prince, le 20 novembre 2014 – (AHP) – Même si plusieurs secteurs de l'opposition au pouvoir Martelly affirment que les récentes flèches  du beau-frère du président de la République, Charles Kiko Saint-Remy, contre le premier ministre Laurent Lamothe, ne leur font ni chaud ni froid,  n'empêche que ces déclarations ont provoqué un grand embarras dans différentes sphères du pouvoir.

M. Saint-Rémy dont la soeur ne porterait pas Laurent Lamothe dans son coeur, selon les rumeurs, a accusé le chef du gouvernement de nourrir un plan macabre, d'instrumentaliser la justice,  d'être derrière les arrestations de militants poltiques et de chercher à éliminer ses compétiteurs.

Profond malaise: D'abord, le président Martelly qui se trouvait le 18 novembre au Cap-Haïtien pour célébrer Vertières, a dû rentrer précipitamment à Port-au-Prince.

Surprise, la primature est restée sans mots, ne retrouvant la parole que plus de 24 heures après, vu que les attaques sont venues de l'intérieur.

Et les explications fournies aux propos de M. Saint-Rémy, selon lesquelles ce dernier chercherait à occulter des démêlés avec la justice dans le cadre du dossier Sonson Lafamilia,  chef présumé d'un puissant gang, ne font pas beaucoup de bien à son environnement politique.

L'affaire serait  à ce point délicate que le sénateur pro-gouvernemental Edwin Zenny, qui a, par le passé réclamé le départ du premier ministre, s'est déclaré étonné de la participation de KIKO Saint Remy à la marche anti-gouvernementale du 18  novembre et surtout de sa salve contre le premier ministre

L'élu du Sud-est a rappelé à Charles Saint-Rémy que les linges, une fois sales, doivent se laver en famille. Il appelle  donc le beau-frère du président à  se ressaisir.

Le parlementaire a toutefois démenti les accusations du directeur exécutif  du RNDDH Pierre Espérance autour de l’appartenance de M. St-Rémy à des  organisations mafieuses.

Pour lui, Pierre Espérance est un fou doux et son organisation, le RNDDH, n’est qu’un parti politique.


***Lancement ce jeudi d’un atelier de deux jours organisé par Le Réseau Alternatif National pour l’Intégration des Personnes Handicapées (RANIPH) de concert avec le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et la Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux (IFES), autour de la problématique de l’Intégration des personnes handicapées aux élections en Haïti.

Des représentants d’organisations de la société civile et des partis politiques y ont participé.

La conseillère électorale, Yolette Mengual a fait savoir que le CEP a  déjà commencé à   définir des stratégies en vue de faire de l’intégration des personnes handicapées une réalité  dans le processus électoral.

 Elle a indiqué que les articles 157, 157-1, 157-2 prévoient la participation des personnes à besoins spéciaux aux élections.


Mme Mengual encourage les partis politiques à soutenir  les personnes handicapées, et annonce une campagne de sensibilisation à ce sujet.

                                                                                            
Elle a lfait savoir que l’institution est encore dans l’attente de l’adoption du cadre légal pour réaliser les prochaines élections, rappelant que le conseil électoral a déjà installé les Bureaux électoraux Départementaux et Communaux.

Mme Mengual soutient  que le CEP est prêt à réaliser des élections démocratiques dans le pays.
 

***Plusieurs dizaines de médecins et d’étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie  de l’Université d’Etat ont marché ce jeudi à travers les rues de la capitale en vue de protester contre des manœuvres attribuées aux ministères de la santé publique et de l’éducation nationale qui empêcheraient un groupe de gradués d’entamer leur résidence à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti.

Les protestataires  ont accusé les autorités des ministères sus-cités  de chercher à exclure les médecins formés à l’UEH au profit de certaines universités privées.

Les manifestants appellent  les autorités à revenir sur leur deecision, menaçant de poursuivre les protestations jusqu’à satisfaction de leur revendication.