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Nouvelles du 16 avril 2014


L'Evêque du diocèse des Nippes dénonce les mauvaises conditions de vie de la population et la concentration des richesses à la capitale: il déplore aussi le peu d'avancées obtenues du dialogue politique d'El Rancho

Miragoâne, le 16 avril 2014 – (AHP) - L'Evêque du diocèse des Nippes (sud-ouest), Mgr Piere-André Dumas, a déploré mercredi la  situation d'extrême pauvreté à la quelle fait face la population dans de nombreuses régions du pays, à l'occasiom de la période de carême et la fête de Pâque .

"Il y a beaucoup de situations où les jeunes sont désesperés, en raison notamment  de l'absence d'emplois et de la concentration des moyens financiers dans la seule  capitale, au détriment des habitants de la province " a fait savoir Mgr Dumas, ajoutant que même les villes de province comme Miragôane avec son port, qui peuvent générer des moyens, les voient acheminer  à Port-au-Prince, sans redistribution.

"Nous avons entendu les cris de la population. Et cela ne peut pas continuer, a-t-il encore averti, craignant une déterioration de la situation socio-politique du pays.

L'Evêque du diocèse des Nippes a également deploré le peu d'avancées obtenues du dialogue politique d'El Rancho, en mars dernier.

"Il y a eu une tentative de dialgque, mais ce dialogue n'a pas produit les fruits attendus. La facon dont les choses ont eté  faites crée beaucoup de mefiance. Le dialogue est fini. Un document a été signé. Mais, on n'en voit pas les résultats. On semble plutôt tourner en rond, comme dans un dialogue de sourds, Ce qui crée une situation délicate", a dit constater Mgr Dumas qui s'est refusé à faire plus de commentaires.

 Il a fait savoir que c'est à chacun aujourd'hui d'assumer ses responsabilites.

Quant à ceux qui ont des responsabilités, l'Evêque souligne qu'lls doivent dire quelque chose à la population et lui dire surtout où ils veulent la conduire.

 "Le peuple doit rester vigilant, revendiquer ce qui lui revient de droit de façon pacifique comme il le fait, pour pousser ceux qui ont des responsabilités à les assumer", a-t-il invité.

Mgr Dumas a rappelé que l'année 2014 est une année d'élections. Si elles n'ont pas lieu, le pays risque de faire face à de graves problèmes.  Et cette situation peut servir de pretexte aux étrangers qui rêvent de placer le pays definitivement  sous un véritable tutorat

D'où, a-t-il dit, la nécessité pour tous 
de se mettre ensemble pour trouver le véritable  changement que réclame la population.

Le carême est une grande oportunité offerte par Dieu pour que nous  passions à une  vie meilleure. Car n'y a pas de calvaire, pas de vendredi saint sans dimanche de Pâque,
assure Pierre André Dumas

Le député Guy Gérard Georges met en garde le ministre de la Commnicaton et des membres  de la commission de suivi de l’accord d’El Rancho qui menacent  d'appliquer l’article 12 dudit accord au mépris du parlement

Port-au-Prince, le 16 avril 2014 – (AHP) -
Le député Guy Gérard Georges a désapprouvé la position du ministre de la communication, Dr Rudy Hériveau et de certains membres de la commission de suivi de l’accord d’el Rancho qui menacent  d'appliquer l’article 12 dudit accord si le Sénat ne vote pas les amendements à la loi électorale.

Alors que la chambre basse s’est déjà prononcée sur le document, le grand corps a conditionné son vote à la mise sur pied d’un nouveau conseil électoral. Une position soutenue notamment par les 6 sénateurs de l’opposition selon lesquels, l’actuel CTCEP (Collège Transitoire du Conseil Electoral Permanent) serait caduc pour n’avoir pas réussi à organiser des élections en 2013., conformeement à son mandat.

L’article 12 de l’accord d’El Rancho soutient que le CTCEP peut mettre en veilleuse les articles de la loi électorale considérés comme des irritants et qui n’ont pas été amendés.

Guy Gérard Georges fait remarquer que son assemblée s’est, certes, déjà penchée sur la loi électorale. mais que le senat, notament un Groupe de 6 senateurs expriment une position contraire.

" Au lieu de discuter avec les sénateurs et cehrcher à trouver une slution au problèrme, des gens qui n'ont aucne qualité pour le faire, menacent de passer outre le parlement", s'est-il insurgé.

 C’est une loi qui peut en abroger une autre, a dit l’élu de Chantal/Torbeck qui dit souhaiter que la médiatrice et la commission de suivi de l’accord du 14 mars puissent trouver avec les père-conscrits une issue à ce problème.

Il rappelle que le president de la chambre basse et le sénateur Steven Benoit qui avait signé au nom du Grand corps,  avaitent émis tous deux  des réserves sur l’article 12 de l’accord d’El Rancho et de ce fait, elle ne saurait être applicable.

Cependant , l’Evêque auxiliaire de Port-au-Prince, Mgr Quesnel Alphonse, s’est montré optimiste quant à la possibilité qu’une solution puisse être trouvée à la crise politique.

Il met notamment en avant le rôle de médiatrice que joue la conférence épiscopale d’Haïti même s’il affirme reconnaitre que les acteurs n’ont pas réellement répondu aux attentes placées en eux.

Mais compte tenu des avancées qui ont déjà été réalisées, selon lui, Mgr Alphonse dit croire qu’une issue sera trouvée à la crise politique.

Bilan  des activités de la DCPJ pour la période du 15 mars au 15 avril: le meurtre du père de l'acteur Jimmy Jean-Louis, les dossiers Sonson lafamilia et Evinx Daniel, au menu

Port-au-Prince, le 16 avril 2014 – (AHP) – Le porte-parole adjoint de la police nationale d'Haïti, Garry Desrosiers, a fait savoir mercredi que des brigades de l'Institution  étaient à la recherche des bandits qui ont abattu la semaine dernière M. Louis L’Ephète Jean-Louis 78 ans, père de l’acteur haïtien d’Hollywood, Jimmy Jean-Louis.

Louis L’Ephète Jean-Louis a éte atteint lors du braquage d’une épicerie non loin de son domicile à Torcelles, dans la commune de Tabarre.

Blessé à l’abdomen le 6 avril, M. Jean-Louis allait décéder 4 jours plus tard.

"Nous recherchons activement les auteurs de ce crime, a dit  Garry Desrosiers, qui intervenait dans le cadre de la présentation du bilan des activités de la DCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire) pour la période allant du 15 mars au 15 avril.

Au cours de cette période, la PNH a enregistré une augmentation des cas de viols notamment sur mineurs, a affirmé Garry Desrosiers qui fait état d’une demi-douzaine de cas touchant des enfants de 3 à 14 ans et qui ont conduit à plusieurs arrestations.

Il a fait savoir que les agents de la DPPJ ont également traité 5 cas d’homicides et interpellé quelques-uns de leurs auteurs, parmi eux figurent des évadés de prison qui avaient été condamnés à perpétuité..

Les forces de l’ordre ont également confisqué 6 armes à feu, 4 véhicules, 623 kilogrammes de marijuana et 1.5 kilogramme de cocaïne, a indiqué l’inspecteur Desrosiers qui précise que ce sont en tout 59 personnes qui ont été appréhendées du 15 mars au 15 avril pour, entre autres, trafic illicite, faux et usage de faux, association de malfaiteurs et homicides.

Garry Desrosiers a par ailleurs indiqué que la DCPJ continue de rechercher activement le nommé Roodly Ethéart, dit Sonson Lafamilia, pour son implication présumée dans plusieurs cas d’enlèvement contre rançon.

Sonson Lafamilia est présenté comme le cerveau d’une association de malfaiteurs dénommée « Gang Galil » spécialisée dans le trafic de la drogue et les enlèvements contre rançons.

Tout citoyen qui aurait des informations susceptibles d’aider les forces de l’ordre à le localiser, est invité à contacter les forces de l’ordre, a dit Garry Desrosiers. (Toutefois, on ne sait si son epouse, Marie Thaissa Mazile qui avait été libére "arbitrairement "de la prison civile de Pétion-Ville avait réintégré sa cellule. Le juge qui instruit l'affaire, Sonel Jean-François avait justement conditionne son audition à son retour préalable en prison).

Pour ce qui est de l’enquête sur la disparition depuis le début du mois de janvier dernier de l’homme d’affaires Evinx Daniel, , les forces de l’ordre continuent leurs recherches chercher, a dit  M. Desrosiers qui dit souhaiter qu’il soit retrouvé en vie.

Sonson Lafamilia et Evinx Daniel  sont présentés comme des proches du président Michel Martelly et réputés pour leur implication présumée dans le trafic de la drogue.

Depuis le début du mois de janvier, M. Daniel est porté-disparu. Des membrs de sa famile dont son éouse kathia Simon, ont organisé plusieurs manifstations pour reclamer son retour. " Vous savez bien que ce n'est n'est pas lui qui est le responsable de ce dont vous l'accusez", avait lancé sa femme lors de la dernière manifstation le mois dernier à Port-Salut

Pour ce qui est de Sonson Lafamilia, copropriétaire d’un restaurant qui offrait des services-traiteurs au palais national et à plusieurs ministères, selon une enquête du RNDDH (Réseau Haïtien de Défense de Droits Humains), il serait activement  recherché par la police.

Son Epouse, Marie Taïssa Mazile Ethéart a été récemment libérée de la prison civile de Pétion-Ville par un substitut-commissaire du gouvernement alors qu’elle avait été enfermée sur ordre d’un juge d’instruction, ce qui a alimenté les accusations selon lesquelles, la famille Ethéart bénéficierait de la protection des autorités.

Vague de dénonciations d'organisations internationales après les menaces contre le directeur exécutif du RNDDH: le gouvernement dit prendre acte d'une note de la POHDH qui fait etat de ces menaces, tout en condamnant de "lâches procédés"

Port-au-Prince, le 16 avril 2014 – (AHP) –Amnesty International a dénoncé mercredi  les menaces qui pèsent  sur un activiste des droits de l' homme en Haïti pour  pour son travail dans le domain .

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des droits humains, Pierre Espérance a fait état de la réception  au bureau du réseau de defense ds droits humains (RNDDH),  à Port-au-Prince, d'une lettre menaçante  et contenant une balle .

Dans cette lettre, les auteurs auraient accusé M. Espérance de rediger de faux rapports dans le but de destabiliser le gouvernement, et de porter atteinte à l’honneur des autorités.

Les mêmes individus auraient également fait référence à une attaque subie par M. Espérance en 1999, en le menaçant de ne « pas le rater » la prochaine fois.

M. Espérance  a fait savoir que  " Ceux qui dénoncent la corruption et l'impunité en Haïti peuvent être victimes à tout moment..

Amnesty International a également fait savoir que des avocats ont également  déclaré avoir reçu des messages téléphoniques menaçants . Un avocat travaillant sur une affaire de corruption a été incarcéree toute une  nuit par la police.

En Février , un activiste et sa femme ont été abattus à Port -au-Prince , et ses collègues ont déclaré que le meurtre était lié à leur  travail . L'affaire est toujours sous enquête .

Plusieurs manifestations ont été organisées ces dernières semaines pour dénoncer la corruption et les attaques du pouvoir contre des opposants politiques, dont la plus recente, le 15 avril 2014, qui a eeté brutalement dispersée par la police.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), déclare également  avoir été informé par des sources fiables de menaces de mort à l’encontre de M. Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) et secrétaire général de la FIDH.

L’Observatoire dit dénoncer fermement ces menaces à l’encontre de M.  Espérance, et appelle les autorités haïtiennes à diligenter une enquête prompte, exhaustive, impartiale et transparente afin d’identifier tous les responsables et de les sanctionner conformément à la loi.

De son côté, l'organisation Reporters Sans frontières se déclare inquiete d'un communiqué du Conseil national des telécomunications menaçant de sanctionner des medias qui diffuseraient "de façon systématique de fausses informations susceptibles de troubler l'ordre public.

Selon Camille Soulier, responsable du bureau Amériques de Reporters sans frontières, le climat politique actuel met en évidence un désir de museler les medias critiques... et ce "discours répressif » ne peut avoir pour effet qu'une réaction contre-productive d'autocensure pour les journalistes.

Dans une note de presse, le gouvernement dit "avoir appris par voie de presse, selon une note rendue publique par la POHDH, que des menaces auraient été perpétrées contre des défenseurs de droits humains et des journalistes.

L’Administration Martelly  et le gouvernement Lamothe disent prendre acte de cette note de dénonciation et condamnent avec  la dernière rigueur ces lâches procédés. 

Ils invitent les  organisations de défense des droits humains à porter plainte afin de permettre la tenue d’une enquête pour que les vrais auteurs de ces menaces soient identifiés et poursuivis conformément à la loi, indique encore la note, ajoutant que 'Administration Martelly et le Gouvernement Lamothe, par le biais du Bureau de la Ministre déléguée chargée des droits humains et de la lutte contre la pauvreté extrême, rappellent à tous et à toutes leur ferme volonté de continuer à œuvrer pour le respect absolu du droit à la protection des citoyens  et des citoyennes au pays ainsi que tous les autres droits garantis par la constitution.

Des centaines de personnes manifestent de nouveau à Port-au-Pince pour dénoncer la corruption et réclamer la démission du président Michel Martelly: Nouvelle manifestation annoncée pour le 26 avril


Port-au-Prince, le 16 avril 2014 – (AHP) – Des centaines de personnes ont manifesté  mardi à Port-au-Prince pour continuer d’exiger la démission de l’équipe en place et l’organisation d’élections générales anticipées dans le pays.

La manifestation qui adémarré dans le quartier populaire de Bel-air a parcouru plusieurs quartiers de la capitale avant de prendre fin au Champ-de-Mars sans atteindre les ruines du palais présidentiel devant lequel les protestataires compter se rendre, pour mieux se faire entendre par les dirigeants dont ils ne cessent de réclamer le départ.

Exhibant des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des slogans hostiles au president Michel Martelly et au premier ministre Laurent laqmothe  accusés de dilapider les fonds publics et de nourrir la population de propagande et de promesses on tenues,  les manifstants ont aussi scandé sur tout le parcours  des slogans  appelant les deuxs hommes à partir  après avoir vidé les caises de l'Etat, alusion aux declarations faites recemment par le chef de l'Eat selon lesquelles le trésor public était vide.

"C’est  irresponsable et criminel pour un président de tout accaparer alors que nous abordons à peine le 2e semestre de l’année fiscale, ont denoncé les protestataires qui exigent des comptes sur la façon dont les fonds du trésor public ont été dépensés.

Ils ont fait remarquer que, contrairement aux affirmations du président Martelly qui avaient mis en avant les différents chantiers en cours d’exécution pour justifier le fait que les caisses de l’Etat soient vides, les manifestants soutienent  ne pas remarquer que le pays est  effectivement en chantier.

Il promettent de rester mobilisés, à travers notamment des manifestations pacifiques, jusqu’à ce qu’ils obtiennent le départ de l’équipe au pouvoir et son remplacement par un gouvernement de transition dont le mandat serait de réaliser les prochaines compétitions électorales, des élections générales anticipées, ont-ils dit.

Une nouvelle manifestation est annoncée pour le 26 avril.

Un des responsables du MOPODH, l'ancien sénateur Turneb Delpé a fait  savoir que le président Martelly et son équipe ont prouvé éloquement qu'llss ne sont plus capables de diriger le pays. Il a egalement critiqué une partie de la communauté internationale qui soutient, a-t-il dit, aveuglément et à ses propres fins, les dérives du président Martelly.

Le sénateur Moïse Jean-Charles, farouche opposant au président Martelly et qui a pris part à la manifestation, a réitéré sa volonté de maintenir allumé le flambeau de la mobilisation jusqu’au départ du président Martelly qui, a-t-il, devrait se faire avant le coup d’envoi de la coupe du monde de football, le 12 juin prochain.

Quelques manifestants ont tenté d’ériger des barricades de pneus enflammés le long du parcours mais la police  est intervenue à chaque fois pour les en empêcher.

Arrivée au champ-de-Mars, quelques manifestants ont lancé des pierres en direction de l’annexe du ministère de l’intérieur et les agents qui étaient de garde dans l’enceinte ont répliques par des tirs nourris.

Un vent de panique a soufflé à ce moment sur le champ-de-mars.

Les forces de l’ordre ont filnaament dispersé la foule à coup de gaz lacrymogène. Un journaliste étranger a été légèrement blessé à l'oreille

Le président Michel Martelly, arrivé au pouvoir à la faveur notamment d’une série de manifestations pour la plupart violentes, est de plus en plus décrié par différents secteurs de la vie nationale. Ses récentes déclarations selon lesquelles les caisses de l’Etat sont vides, sont considérés com
me une aubaine pour l’opposition qui denoncait dejà la corupton .

Le président Martelly va commémorer le 14 mai prochain, le 3e anniversaire de son investiture.
La petite formation   politique REPONS PEYIZAN, sous le label delaquelle il s’était porté candidat à la présidence en 2010 avant de fonder  son propre parti,  le PHTK, (pati Ayisyen tet kale),  continue de lui apporter son soutien et projette d’organiser une semaine de solidarité avec le président Martelly du 12 au 19 mai.

Son coordonnateur Fednel Mont-Chéry informe également avoir élaboré une pétition pour recueillir des signatures de citoyens qui apportent leur soutien au président Martelly, déplorant qu’une autre organisation, l’Amicale des Juriste, ait mis en circulation une pétition pour recueillir l’adhésion des citoyens au projet de destitution du chef de l’Etat orchestré par certains parlementaires.


Fonds CIRH: Me Newton Saint-Juste réclame  de la CSCCA un audit sur la co-gestion des fonds de la CIRH par l'ancien président Bill Clinton

Port-au-Prince, le 15 avril 2014 – (AHP) – L'avocat et militant politique Newton Saint Juste a annoncé lundi avoir écrit à  la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC.CA) pour réclamer un audit sur la gestion de l'ancien président américain Bill Clinton à la tête de la CIRH.

M. Clinton avait au lendeman du tremblement de terre de 2010 en haïti co-presidé
avec le premier ministre Jean-Max Bellerive, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) .

Me Newton St Juste qui affirme  citer un article du journal américain New York Times, indique qu'environ 9.5 milliards de dollars auraient été débloqués pour la reconstruction d'Haïti suite au séisme.


Le fait  par Bill Cliton d'avoir co-drigé une institution haïtienne a fait de lui un fonctionnaire haïtien. Et que  de ce fait , il doit rendre des comptes, a souligné Me Satnt-Juste qui informe également avoir  demandé a l'ambassadeur américain en Haïti, Pamela White, d'exiger des ONG américaines qui ont débloqué des fonds en faveur d`Haïti qu'elles mettent leur sdossiers disponibles dans le cadre de  l`enquête.

Nouvelles du 14 avril 2014
Renouvellement du mot d'ordre de manifestation anti-gouvernementale pour  ce mardi à Port-au-Prince

Port-au-Prince, le 14 avril 2014 – (AHP) – Des militants de plusieurs organisations populaires de l’opposition ont renouvelé lundi le mot d'ordre manifestation prévue ce mardi 15 avril à Port-au-Prince pour continuer d’exiger la démission de l’équipe en place et son remplacement par un gouvernement provisoire dont la mission serait d’organiser des élections générales anticipées dans le pays.

Cette manifestation sera organisée à l’initiative du Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique, MOPOD et de  l’organisation Force Patriotique pour le Respect de la Constitution et alliés .

Le porte-parole de l’organisation Force Patriotique pour le Respect de la Constitution (FOPARK), Rosny Timothée, informe que les militants de cette organisation populaire de l’opposition prendront une part active à la manifestation du 15 avril qui doit démarrer dans le quartier populaire de Bel-air.

"Nous allons participer à cette manifestation malgré les informations selon lesquelles, des membres du pouvoir en place, -il a cité nommément le nouveau ministre de la communication Dr Rudy Hériveau-, seraient en train de distribuer armes à feu et argent, pour perturber le mouvement.

Il promet que la manifestation prendra fin devant les ruines du palais présidentiel, au Champ-de-Mars, lieu généralement interdit aux manifestants antigouvernementales.
Rosny Timothée s'est une nouvelle fois élevé contre  l’accord  d'El Rancho. Il a également réclamé la libération des frères Florestal (Enol et Josué) et du militant Jean-Robert Vincent qu’il considère comme des prisonniers politiques

Il appelle a une conjuguaison de toutes les forces pour aboutir au départ de l'eequipe en place.

Rencontre entre les sénateurs du groupe des 6 et un groupe de partis de l'opposition

Port-au-Prince, le 14 avril 2014 – (AHP) –Une délégation composée de plusieurs responsables de partis politiques de l’opposition s’est entretenue ce lundi avec le groupe des six sénateurs qui se réclament eux aussi de l’opposition démocratique.

Les discussions ont notamment porté sur la manifestation annoncée pour ce mardi 15 avril et la question relative au vote des amendements à la loi électorale au Sénat de la république.

La secrétaire générale du RNDP, Mirlande Manigat a fait savoir que l’opposition partage la position du groupe des six qui conditionnent leur vote aux amendements à la loi électorale à la mise en place d’un conseil électoral qui puisse inspirer confiance.

Elle a dit souhaiter que l’ensemble des groupes qui se réclament de l’opposition participent à la manifestation prévue ce mardi à Port-au-Prince.
 
Pour sa part, le coordonnateur du parti Ayisyen Pou Ayiti, Jonas Coffy  soutient que le gouvernement est l’unique responsable des retards enregistrés dans le processus électoral depuis l’arrivée du président Martelly au pouvoir.

Ce ne sont ni les partis politiques ni les parlementaires qui devraient porter le chapeau, a dit l’ancien parlementaires qui affirme que son parti est prêt à prendre part aux élections pourvu qu’elles soient justes, honnêtes, inclusives et démocratiques.

Jonas Coffy demande lui aussi la démission du premier ministre Laurent Lamothe, arguant que l’actuel gouvernement n’inspire aucune confiance.

Le sénateur Francky Exius a redit que pour l'instant il n'y a pas de  conseil électoral , le mandat du colège transitoire du Conseil electoral permanent (CTCEP) a pris fin.

Et comme le document final du dialogue d'El Rancho parle de conseil électoral provisoire, il faut  s'en remettre à l'esprit de l'article 289 de la constitution qui définit les mécanismes de formation d'un tel conseil, a dit M Exius.



Plus un sou dans les caisses de l'Etat: ces déclarations du président Michel Martelly n'en finissent pas de susciter des réactions et des demandes d'explications

Port-au-Prince, le 14 avril 2014 – (AHP) –
Les déclarations du président Michel Martelly selon lesquelles, les caisses de l’Etat seraient vides, n'en finissent pas de provoquer des réactions.

Le député de Jean-Rabel, Johnson Dieujuste demande des explications estimant que le chef de l’Etat ne peut se contenter de dire qu’il n’y a plus un sous dans les caisses sans donner des explications sur les fonds qui étaient à la disposition du gouvernement.

Reconnaissant que le parlement a failli à sa mission de contrôle de l’action de l’exécutif, le député Dieujuste dit croire qu’il appartient maintenant à la population d’assumer ses responsabilités en exigeant des comptes aux autorités haïtiennes.

Il déplore également la non tenue des élections depuis 2011 dans le pays et appelle à l’adoption de mesures pour empêcher que l’exécution du budget national dépende à plus de 50% de la coopération externe.
Pour l’économiste Kesner Pharel, on devrait s’attendre à une certaine austérité durant le second semestre de l’exercice fiscale en cours, les recettes de l’état étant en dessous des prévisions, a-t-il dit.

Alors que le gouvernement tablait sur environ 53 milliards de gourdes de recettes, il ne pourra collecter que 47 milliards, a dit l’économiste qui intervenait au dernier jour d’un sommet sur la finance, organisé par le Group croissance SA.

Ce qui fait que le budjet 2014/2015 devrait être en deça de 120 milliards de gourdes.

Le président de l`Association des Économistes Haïtiens, le Dr Eddy Labossiere, a dit croire que les déclarations du président du chef de l'Etat font douter de la crédibilité de l`équipe au pouvoir surtout dans le contexte actuel marqué  par la mise en place d`un gouvernement pléthorique et budgétivore.

Il a fait savoir lui ausi que la grande morosité sde l'éconmies’explique  en grande  partie par la mauvaise performance des institutions appelées a collecter les recettes de l`état a savoir la Douane et la Direction générale des Impôts
.

 Pour l’opposition, la gabegie administratives et la corruption au sein du gouvernement sont responsable de la mauvaise situation du pays et es conditions  désasatreuse de vie de la population.

Le Mouvement Patriotique de l’Opposition démocratique MOPOD annonce pour le mardi 15 avril 2014 une manifestation à Port-au-Prince en vue de continuer d’exiger des changements à la tête du pays.

Le porte-parole du MOPOD, Serge Jean-Louis, appelle les militants de l’ensemble des organisations politiques de l’opposition notamment ceux qui avaient quitté prématurément le dialogue dit inter haïtien d’El Rancho dont Fanmi Lavalas à prendre part à cette manifestation.

Pour sa part, le Dr Turneb Delpé, coordonnateur adjoint du comité de pilotage du MOPOD, précise que cette invitation s’étend à tous les secteurs vitaux de la société dont les syndicalistes, les ouvriers, les paysans et les étudiants en vue, dit-il, d'empêcher le  retour de la dictature.

Selon de nombreux autres secteurs, avec l'aveu du chef de l'Eat que les caisses de l'Etat sont vides, le gouvernement devrait s'abstenir d'engager de nouveaux fonds de l'Etat dans des projets qui ne profitent pas à la population. Il ont cité ente autres  l'organisatons du  carnaval des Fleurs créé sous Duvalier et ressuscité depuis l'arrivée au pouvoir du président Martelly. 

Pour eux, quoi qu'en disent les autorités, le carnaval haïtien ne rapporte  rien à l'Etat, en dépit de nombreuses dépenses qui ne profitent qu'à des particuliers.


En ce qui a trait au Carnaval traidionnel, s'il demeure  le plus grand événement culturel haïtien, il doit être mieux oganisé pour être utile non seulement sur le plan culturel mais aussi et surtout sur le plan financier.

Le porte-parole du premier ministre tente d'expliquer ce que le chef de l'Etat vouliat dire quand il a fait savoir que les caisses de l'Etat sont vides


Port-au-Prince, le 14 avril 2014 – (AHP) - Le porte-parole du premier ministre, Me Pierre Michel Brunache, a tenté ce lundi d'expliquer déclarations du président Michel Martelly qui a récemment affirmé que les caisses de l’Etat sont vides.

Ce n’est pas que nous n’ayons rien dans nos caisses, mais il y a tellement de choses à faire qu’il nous manque les moyens de les réaliser de manière immédiate, a dit l’ex-ministre de la justice qui appelle le sénat de la république à voter le projet de budget de l’exercice en cours afin de permettre au gouvernement de mobiliser, dans un cadre légal, les ressources disponibles.

Me Brunache informe que le gouvernement dispose d’un plan de réduction de la pauvreté d’ici les 5 prochaines années et souligne qu’il lui faudrait pour cela, mobiliser environ 4 milliards de gourdes l’an, rappelant que selon des statistiques de la banque mondiale, 56% de la population haïtienne vit avec moins de 1 dollar US par jour.

En tout cas, ces déclarations ne semblent pas convaincre de de nombreux secteurs et personnalités.

Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé a fait savoir que les caisses de l’Etat ne peuvent pas être vides à environ 4 mois de la fin de l’exercice fiscal.

Il exige des explications sur la façon dont les fonds du trésor public ont été engagés, soulignant que ces fonds n’auraient pas été utilisés de manière adéquate.

Jean-Baptiste Bien-Aimé plaide en faveur du renvoi de l’équipe en place et de son remplacement par un gouvernement provisoire de transition dont la mission serait d’organiser des élections  générales anticipées.


"Le Premier ministre poursuit ses visites de promotion des investissements
« L’administration Martelly veut promouvoir et supporter la production nationale et les entreprises locales », assure le chef du gouvernement.

Port-au-Prince, le lundi 14 avril 2014.- Le Premier ministre, S.E.M. Laurent Lamothe, dans le cadre de sa politique de promotion des investissements, effectue depuis une semaine une série de visites dans les usines et entreprises haïtiennes en vue de supporter le secteur privé haïtien dans ses efforts de création d'emplois en faveur de la population. Aussi, a- t-il visité, ce lundi 14 avril les installations du Rhum Barbancourt et le campus industriel du Groupe Coles comprenant Tropic S.A, Cannex et Sun Food.

Au cours de sa visite à l'usine Barbancourt, le chef du gouvernement s'est entretenu avec le PDG de Rhum Barbancourt, M. Thierry Gardère. Il en a profité pour renouveler la volonté de son gouvernement de continuer à appuyer la production nationale et à encourager les entreprises locales dans leurs stratégies de création de richesses indispensables à l'économie nationale.

« Mon gouvernement veut continuer à supporter toutes les compagnies, dont le Rhum Barbancourt déclare-t-il. Cette visite est pour nous au niveau du gouvernement, une manière de nous informer du fonctionnement des entreprises afin de pouvoir avancer avec tous les investisseurs ».

Lors de son bref passage chez le Groupe Coles, le Premier ministre Lamothe  a félicité Serge Coles et Stéphane Coles pour avoir investi, sur une période de quatre ans, plus de $ 20 millions de dollars américains en Haïti. Ces investissements, a rappelé le chef du gouvernement, ont créé plusieurs milliers d'emplois dans le pays.

Ces déplacements du Premier ministre vers les entreprises locales rentrent dans le cadre de la promotion des investissements et de la création d’emplois massifs visant à réduire la pauvreté extrême sur toute l’étendue du territoire national.
Bureau de communication
de la Primature"


POUR UN RETOUR AU CALME A L’ONA

La Direction Générale de l'ONA s'excuse une fois de plus auprès des assurés, pensionnés, entreprises-partenaires et de la clientèle en général, pour la paralysie partielle constatée au niveau de certains services offerts par l'Office.

Elle tient à exprimer sa solidarité envers les collaborateurs qui se voient contraints de ne pouvoir exercer leur droit à travailler.

Cette regrettable situation découle d'un arrêt de travail d'un ensemble d’employés charriant revendications et frustrations.

La Direction Générale, pleinement consciente de son rôle de garantir un climat de travail sécuritaire en mettant tout un chacun en confiance, entend faciliter leur retour au travail dans le calme et la discipline.

A ce compte, elle s'est mise à leur écoute prenant l’initiative d’un dialogue devant aboutir à la normalisation de la situation.


A l’instar du Conseil d’Administration des Organes de Sécurité Sociale (CAOSS), la Direction Générale de l’ONA en appelle à un esprit d’apaisement. Elle invite tous les collaborateurs à favoriser le chemin du dialogue afin qu'un accord de principe soit dégagé entre les parties, assurant le fonctionnement de l’ONA. Ce, dans le strict respect de la Loi et des autorités constituées.

Bernard DEGRAFF
Directeur Général

Nouvelles du 10  avril 2014

Un communiqué du CONATEL ressuscitant un decret daté de l'époque de Duvalier pour menacer de sanctions les stations de radio accusées de diffuser de fausses informations, crée le scandale


Port-au-Prince, le 10 avril 2014- (AHP) – Le communiqué du 8 avril 2014 dans lequel le Conseil National des télécommunications CONATEL  menace de sanctionner avec les provisions d'un décret daté du 12 octobre 1977, les stations de radiodiffusion qui s’aviseraient de diffuser de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public, continue de provoquer des réactions. 

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, assimile ce communiqué à une atteinte à la liberté d’expression acquise de haute lutte, (avec notamment, la  bataille menée par ce qu'il restait de la presse (après la râfle du 28 novmbre 1980) pour aboutir au départ de Jean-Claude Duvalier et à  la libération de la parole et de toutes les autres libertés).

Le responsable du RNDDH juge anormal que le pouvoir en place considère les médias indépendants comme des médias de l’opposition, soulignant que les citoyens sont libres de dénoncer les dérives au sein de l’administration publique.

Il a également critiqué l’équipe au pouvoir qui, dit-il, exerce une répression économique sur des commanditaires qui placent leurs publicités dans des médiats indépendants .

Pour Pierre Espérance, le communiqué du CONATEL est une menace grave contre les libertés d’expression et d’association.

Le responsable du service juridique du CONATEL, Me Edwin Coq a tenté, de son côté de justifier la décision de l’organe régulateur des télécommunications en Haïti.

Me Coq affirme qu’il ne s’agit nullement d’une atteinte à la liberté d’expression mais de  dérives qui seraient constatées au niveau de certaines stations de radiodiffusion en Haïti.

"Ce sont des informations qui risquent de troubler l’ordre public", a dit  Coq, ajoutant que le CONATEL a non seulement demandé à Radio Télé Zenith de cesser ces genre de pratique sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de son autorisation de fonctionner mais a aussi rappelé à l’intention de tous les médias leur obligation de ne diffuser que des informations jugées exactes.

Le Mouvement Patriotique de l`Opposition Démocratique (MOPOD) dénonce également le communiqué du CONATEL.
 

Le Coordonateur adjoint du Comite Pilotage du MOPOD Turneb Delpe estime que ce communiqué est une menace pour la liberté de la presse en Haïti, soulignant que le Gouvernement actuel veut rétablir la dictature dans le pays.

Pour sa part, le porte parole du MOPOD Serge Jean Louis rappelle que le décret du 12 octobre 1977 a été adopté en pleine dictature. Il a fait savoir que la population a enterré la dictature avec le renversement de Jean-Claude Duvalier et  le vote de la constitution de 29 mars 1987.


Il soutient que ce document n`est pas adapté a la réalité actuelle du pays, et appelle les différents secteurs de la vie nationale a la vigilance.

Le nouveau ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Réginald Delva a  indiqué que personne ne peut aujourd’hui porter atteinte à la liberté d’expression en Haïti, une liberté acquise, a-t-il dit, au prix de nombreux sacrifices.

Intervenant en marge d’une rencontre avec des membres de la commission intérieur et collectivités territoriales, le nouveau titulaire du MICT qui informe n’avoir pris connaissance du communiqué du CONATEL que par voie de presse, annonce qu’il va sous peu s’entretenir avec le directeur général de cette institution pour une meilleure appréciation du contenu du communiqué du 8 avril.

Se présentant comme un ami de la presse et des médias auxquels il dit devoir sa notoriété, Réginald Delva donne la garantie que personne ne peut porter atteinte à la liberté d’expression.

Cependant, les différents secteurs qui condamnent le communiqué du CONATEL, ont relevé qu'il  a été publié quelques jours seulement après les déclarations du nouveau ministre de la communication, Rudy Hériveau qui avait, la semaine dernière, lors de son installation, accusé ce qu'il appelle une certaine presse d'intoxiquer la population et de traiter sans manière le president et le premier ministre. Il avait dû coup promis d'aporter des correctifs à ces dérives.

Un commissaire du gouvernement, aujourd'hui mis à l'écart, Me Francisco René, avait lors de son installation, l'année dernière, annoncé la fin de la récréation et du théâtre radiophonique.

Libérée de façon irrégulière de la prison civile de Petion-Ville, l'épouse d'un présumé kidnappeur n'a pas été auditionnée  une 2ème fois par le juge instructeur qui  conseille à son avocat de la reconduire en prison

Port-au-Prince, le 10 avril 2014- (AHP) – La valse de l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, aujourd’hui  avocat de Marie Taïssa Mazile Ethéart, s’est poursuivie ce jeudi au palais de justice.

Pour la 2e fois en 24 heures, Me Gassant s’est présenté en vain au cabinet du juge instructeur Jean Sonel François, pour obtenir  l'audition de sa cliente, inculpée de blanchiment des avoirs en provenance du trafic de drogue et d'actes d’enlèvements.

Madame Ethéart avait été libérée, dans des conditions jugées irrégulières, le 29 mars dernier, de la prison civile de Pétion-Ville par le substitut commissaire du gouvernement, Gérald Norgaisse, qui allait quelques jours plus tard, démissionner de son poste.

Une fois de plus, le juge instructeur Jean Sonel François qui avait émis le mandat de dépôt contre l'épouse du presumé kidnappeur, woodleey Etheart, n’a pas auditionné madame Ethéart dont la présence n’a d’ailleurs pas été remarquée au palais de justice même si son avocat, Me Claudy Gassant, a assuré qu’elle y était.

Me Gassant dément que sa cliente soit une évadée. "Si tel était le cas, le juge d’instruction, le juge de paix ou n’importe quel policier ou simple citoyen, aurait pu l’arrêter pour qu’elle soit remise en détention", a-t-il argué.

Toutefois, Me Gassant informe que le juge lui aurait conseillé de la reconduire en prison.

Le président de l’association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH), Me Durin Duret prend le contrepied des déclarations de Me Claudy Gassant qui tente de faire savoir que sa cliente  n’est pas une fugitive.

Me Duret souligne que madame Ethéart n’avait bénéficié d’aucune décision de justice  l’autorisant à quitter la prison civile de Pétion-Ville. Elle a été libérée de façon irrégulière et sera considérée comme une évadée, un repris de justice tant qu’elle n’aura pas bénéficié d’une ordonnance de libération en bonne et due forme.

Le président de l’ANAMAH a lui aussi déploré l’attitude du substitut commissaire du gouvernement Gérald Norgaisse qui a procédé à la libération de madame Ethéart dans des conditions irrégulières.

Le directeur exécutif du réseau national de défense de droits humains Pierre Espérance assimile de son coté à de la  comédie  la décision de madame Marie Taïssa Mazile Ethéart de se rendre au cabinet du juge d’instruction Jean Sonel François pour y être entendue.

On ne peut s’évader d’une prison et se rendre par la suite au cabinet d’instruction du juge qui avait émis le mandat de dépôt contre vous, a soutenu le militant des droits humains.

Selon lui, le substitut commissaire du gouvernement Me Gérald Norgaisse qui avait libéré Madame Ethéart de la prison civile de Pétion-Ville, est un magistrat sans caractère et sans personnalité.

                  Des secteurs de l'opposition convoquent une manifstation pour le 15 avril en vue de relancer officiellement  la mobilisation anti-gouvernementale      
 
Port-au-Prince, le 10 avril 2014- (AHP) – Des Organisations de l`opposition: Le Mouvement Patriotique de l`Opposition Démocratique (MOPOD), Fos Patriyotik pou Respe Konstitisyon an (FOPARK) et alliés ont annoncé conjointement jeudi une manifestation de rue le 15 avril en vue de relancer officiellement  la mobilisation anti-gouvernementale.

Le Coordonateur adjoint du Comité de pilotage du MOPOD Turneb Delpe a fait savoir  que la décision des organisations de l`opposition de se regrouper dans le cadre de la lutte, a été prise à la suite de plusieurs rencontres

Pour sa part, le Porte-Parole de l`Organisation FOPARK Rony Timothe estime que la manifestation prévue le 15 avril marquera la dernière phase de la lutte anti-gouvernementale.
                                                                                     
Quant au Sénateur  Moise Jean Charles, il a réaffirmé sa détermination de poursuivre la mobilisation visant a renverser le régime de Martelly.

Le parlementaire a redit que l`équipe en place devrait partir avant le lancement de la coupe du monde de 2014.

Il appelle la population, les organisations de la société civile et le secteur privé des affaires à faire bloc  contre l`administration Martelly qu`il accuse de corruption et de mauvaise gestion.
                                                                                             

Accident mortel en plein coeur de la capitale: au moins 1 mort et une demi-douzaine de blessés: les feux de signalisation pointés du doigt

Port-au-Prince, le 10 avril 2014- (AHP) -  1 personne a ete tuée et plusieurs autres blessées dans un grave accident survenu mercredi soir à Port-au-Prince à l'angle de Lalue et et de la Rue Alix Roy.

Un camion citerne  qui arrivait de Nazon  a heurté de plein fouet un tap-tap bondé de passagers qui revenait du centre-ville, en raison du fait que les  feux de signalisation ne fonctionnent  pas.

Le  véhicule de transport en cmun a heurté à son tour deux autres véhicules.

C'est pratiquement partout dans la capitale que la plupart des feux ne fonctionnent plus depuis un certain temps. Ce qui a déjà causé de nombreux autres accidents

Nouvelles du 9  avril 2014

L'épouse de Sonson la Familia "arbitrairement libérée de prison" refait surface et se présente devant le juge d'instruction Sonel Jean-François accompagnée de ses avocats

Port-au-Prince, le 9 avril 2014- (AHP) - Marie Taïssa Mazile Ethéart, épouse de Roodley Ethéart dit Sonson La Familia qui, lui, est "activement recherché" pour blanchiment des avoirs, s’est présentée ce mercredi au cabinet d’instruction accompagnée de ses avocats.

Considérée comme une évadée de prison, Madame Ethéart a voulu se présenter comme quelqu’un de respectuieux de la justice et des lois de son pays.

L’un de ses avocats, Me Claudy Gassant affirme qu’il n’y a aucun rapport de l’institution pénitentiaire pouvant prouver l’évasion de sa cliente qui, dit-il, n’est pas une fugitive.

" Vous lui reprochez de s'être évadée de prison, maintenant elle revient de son propre chef et prête à répondre aux questions de la justice, qu'est-ce que vous lui voulez encore", a lancé Me Gassant, un ancien chef du Parquet de Port-au-prince.

Comme  le dossier n’était pas à l’ordre du jour ce mercredi, Madame Ethéart est attendue ce jeudi au cabinet d’instruction.

"Elle sera là, a assure Claudy Gassant qui affirme que sa cliente reste à la disposition de la justice.

Marie Taïssa Mazile Ethéart avait été écrouée sur ordre du juge d'instruction, Sonel Jean -François, qui estimait qu'elle était une pièce importante dans l'enquête ouverte sur son mari accusé d'implication dans plusieurs cas de kidnapping dans le cadre du " gang galil".

C'est le substitut commissaire du gouvernement Gérald Norgaisse qui l'a fait sortir de prison le samedi 29 mars, de façon arbitraire, selon des organisations de droits de l'homme qui assimilent sa liberation à une évasion.

Me Norgaisse qui est accusé d'avoir agi pour le compte du pouvoir, a été obligé de remetre sa demission au ministre de la justice


Le Sénat dans l'impossibilité de plancher sur les amendements à la loi électorale tels que proposés dans le cadre de l’accord d’El Rancho, affirme le president du Grand Corps: proposition d'un conseil avec des représentants de 9 secteurs

Port-au-Prince, le 9 avril 2014- (AHP) - Le président du Sénat Dieuseul Simon Desras a reconnu ce mercredi que son assemblée est dans l’impossibilité de plancher sur les amendements à la loi électorale tels que proposés dans le cadre de l’accord d’El Rancho, fruit du "dialogue inter haïtien".

Une position soutenue notamment par les membres du groupes des six sénateurs de l’opposition qui proposent la mise sur pied d’un conseil électoral de 9 membres avec 1 représentant de l’Exécutif, du Sénat, de la chambre des députés, de l’université d’Etat d’Haïti, des secteurs féminin et des droits humains, du CSPJ,  de la fédération des barreaux d’Haïti et d'un représentant des médias.

Pour le groupe des 6 et d'autres secteurs de l'opposition,  le mandat du CTCEP est arrivé à terme sans qu'il ait pu réaliser les elections dans le delai qui lui etait imparti. Et que de ce fait, il doit êre dissous.

M. Desras informe qu’il va sous peu envoyer une correspondance à la présidence pour la mettre au courant de la position du grand corps, tout en exprimant le souhait que des dispositions soient prises pour la tenue des prochaines élections.

"Il y a aujourd'hui tellement de désaccords qu'on ne peut nullement parler d'accord, a dit Simon Dieusel Desras qui rappelle que le Sénat avait fomulé des reserves quant à son implication la formaion d'un conseil electoral, tel que  prévu dans le document d'El Rancho

Lancement officiel ce mercredi de l’ENAPP: le premier ministre Laurent lamothe affirme la volonté de son gouvernement de doter le pays des outils pouvant supporter le projet de développement et de modernité du pays

Port-au-Prince, le 9 avril 2014- (AHP) - Le gouvernement haïtien a lancé officiellement ce mercredi l’Ecole nationale d’administration et de politique publique (ENAPP), une institution qui doit former les cadres de l’administration en vue du renforcement de l’administration publique

Le premier ministre  Laurent Lamothe a réitéré la volonté de son gouvernement de doter le pays des outils pouvant supporter le projet de développement et de modernité du pays.

Il   soutient que l’efficacité du gouvernement repose sur une administration publique efficace pouvant apporter des réponses aux besoins de la population.

L’ENAPP doit notamment assurer la formation continue des cadres, encourager le développement de la connaissance dans le secteur public. Ce  qui peut influencer l'action gouvernementale, a souligné le chef du gouvernement.

Laurent lamothe  a également fait savoir  que l’ENAPP doit également encourager le développement de la recherche appliquée, contribuer par son expertise à la résolution des problèmes auxquels font face les institutions publiques et contribuer au renforcement des capacités managériales des cadres de la Fonction Publique.

L’ENAPP est placée sous la tutelle du Conseil Supérieur de l’Administration et de la Fonction
Publique et l’administration est assurée par un Conseil d’Administration, des coordinations, une direction des affaires administratives et une direction des études.

Le coordonnateur ai de l’ENAPP, le professeur Harold Mompoint Jeune, a indiqué que l’institution a pour principal objectif de garantir la formation et le perfectionnement des cadres de la fonction publique.

Il a en outre mentionné que l’ENAPP doit également promouvoir la bonne gouvernance.
 
Pour sa part, le directeur de l’ENAP du Québec, Nelson Michaud dit croire que la mise en place de ce genre de structures dans l’institution publique haïtienne favorisera le franchissement d’une étape importante et symbolique qui renforcera les capacités de la fonction publique haïtienne.

Des milliers de personnes manifestent  de nouveau à Miragoâne pour réclamer l'arrestation et le jugement des assassins d'un militant politique Lavalas

Miragoâne, le 9 avril 2014 – (AHP) – Plusieurs milliers de personnes ont  manifesté de nouveau ce mercredi à Miragoâne (nippes, sud-ouest) pou réclamer  l'arrestation et le jugement des assassins d'un militant politique de Fanmi Lavalas, Fritz Gérald Civil, abattu vendredi , ont-ils dit, par des agents du corps UDMO de la police nationale.

Les manifestants qui scandaient des slogans hostiles aux policiers  accusés d'avoir commis le meurtre,  ont rappelé que la victime a été maîtrisée par des balles aux pieds avant d'être achevée, au coeur d'une grêle de tirs pour affoler la population et l'empêcher de lui venir en aide.

Ils ont  ainsi accusé les autorités de n'avoir rien fait jusqu'ici pour favoriser l'arrestation  des meurtriers de M. Civil.

"Les autorités cherchent plutôt à les protéger en tentant de faire croire que la police n'a rien à voir dans l'assassinat du militant", ont dénoncé les protestataires qui ont pointé du doigt le délegué départemental des Nippes, Alex Tropnas, qu'ils accusent d'être derrière ce crime.

Selon les manifestants, le militant Lavalas a éte tué, parce que  c'est quelqu'un d'influent, de bonne réputation et qui peut faire la  différence dans la région,  lors des élections legislatives et municipales annoncées pour avant  la fin de l'anee 2014

Faisant savoir que ses meurtriers sont des individus qui sont entrés dans la police pour pouvoir  commettre impunément des crimes, ils ont également  accusé le chef de la police, Godson Aurélus, de tolérer des bandits au sein de l'institution .

Le directeur général de la police nationale et le directeur de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) étaient justement convoqués ce mercredi au Sénat pour donner des explication sur  la marche d'enquêtes policières en cours et sur  des  actes de violences commis ces dernrières semaines à travers le pays, notamment ceux de Miragoâne.

La population de Miragoâne en colère promet de rester mobilisée jusqu'à l'arrestation des meurtriers de
Fritz Gérald Civil.

La commission juridique  de Fanmi Lavalas, plusieurs parlementaires et anciens parlemenaires ainsi que des membres de la société civile et d'organisations de droits humains manifestent leur solidarité avec la famille de la vctime et pressent le régme en place d'assumer ses responsabilités.


Nouvelles du 8 avril 2014


Des Dominicains d'origine haïtienne touchés par le verdict de la Cour constitutionnelle manifestent devant le Palais national pour réclamer le rétablissement de leur nationalité

Santo-Domingo, le 8 avril 2014 – (AHP) Des  Dominicains d'origine haïtienne touchés par l'arrêt 168/13 de la  Cour constitutionnelle ont manifesté une nouvelle fois mardi devant le Palais national, pour demander que le président Danilo Medina dépose au Congrès un projet de loi confirmant leur  nationalité dominicaine .

Des personnalités connues comme Lorac Elena, membre du Mouvement Reconocidos , Mercedes Manuel Medina, militante des droits de l'homme et Liliana Dolis, coordonnatrice du Mouvement des femmes dominico haïtiennes ( MUDHA ) ont remis une lettre adressée au Président qui détaille leur proposition de confirmation de la nationalité dominicaine des descendants d'Haïtiens frappés par le tribunal constitutionnel.

Lorac a salué la démarche du président de consulter des  personnalités dans le cadre de la préparation de son projet de loi dit de naturalisation, mais elle a fait savoir que le chef de l'Etat a oublié de consuslter le secteur le plus important du pays qu'est la population,

Une  loi de naturalisation c'est pour les étrangers,  mais des dominicaines et domincains n'accepteront rien d'autre que le retablissement de leur nationalté", a-t-elle fait savoir.

Pour sa part, Mercedes Medina a déclaré que le mouvement se poursuivra jusqu'à ce que le problème créé par le 168/13 soit résolu.

La militante des droits de l'homme a déclaré que la manifestation de mardi n'est que le début d'un long processus de mobilisation qui s'étendra dans les  32 provinces et qui impliquera des visites aux gouverneurs , sénateurs et autres représentants, afin de les sensibiliser sur la question .

"Une solution doit être trouvée en toute urgence, parce quil s'agit d'un problème de droits de l'homme ,  d'un problème de droits fondamentaux , de vies mises enre parenthèses. et cela ne peut pas continuer , a-t-elle martelé, appelant  le président à assumer ses responsablites.

Funérailles mardi à Port-au-Prince du journaliste Duly Lambert

Port-au-Prince, 8 avril 2014- (AHP)- Les funérailles du reporter et présentateur de Radio Ibo,  Duly Lambert, ont été chantées mardi a l`Église du Sacré-Cœur de Turgeau, à Port-au-Prince.

Des membres de la famille, des confrères et amis du défunt, des personnalités de la société civile ont assisté à la cérémonie.

La Directrice de l'Information à Radio Ibo, Marie Raphaëlle Pierre, a présenté la biographie de Duliy Lambert, né le 2 novembre 1982 a P-au-P où il a fait ses études classiques et universitaires.

" C'était  l`un des meilleurs journalistes haïtiens de sa génération, un bilant travailleur qui aimait partager ses connaissances avec ses collègues.", a-t-elle fait savoir, rapelant qu'il avait un master en journalisme.

Duly Lambert est décédé d'un cancer du système lymphatique,  le 3 avril dernier .


Le Premier ministre  Lamothe présidera mercredi  son vingt-huitième Conseil de Gouvernement

Port-au-Prince, le mardi 8 avril 2014.- Le Premier ministre Laurent LAMOTHE présidera, ce mercredi 9 avril 2014, à compter de 5 heures p.m. à la Primature, son vingt-huitième Conseil de Gouvernement.

Au cours de ce Conseil, le plan de réduction de la pauvreté extrême et les mécanismes à mettre en place pour continuer à améliorer les conditions de vie de la population seront abordés.

« Pandan konsèy la map pwofite prezante tout nouvo minis gouvènman ouvèti a bay pèp la pou yo ka pran angajman devan nasyon an ak tout sitwayen pou bay rezilta», a affirmé le Premier ministre Lamothe.
Ce sera également l’occasion pour le chef du Gouvernement haïtien de passer en revue les différents projets en cours dans le cadre du programme « Gouvènman an Lakay ou ».

Ce vingt-huitième Conseil de Gouvernement sera retransmis, comme à l’accoutumée, en direct, par plusieurs médias de la capitale, des villes de province ainsi que ceux de la diaspora.
                                                        

Nouvelles du 7 avril 2014

Les 10 nouveaux juges de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif finalement installés après toute une saga

Port-au-Prince, le 7 avril 2014 – (AHP) – C’est finalement ce lundi que les nouveaux juges de la cour des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) ont prêté serment avant d’être installés dans leurs nouvelles fonctions.

La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée au local du conseil supérieur du pouvoir judiciaire CSPJ dans la matinée, quelques heures avant leur installation au local de la CSC/CA au Centre-Ville.

La présidente sortante de la cour des comptes, Madame Nonie Mathieu, qui fait également partie des 10 juges élus en septembre dernier par le Sénat, a rappelé à ses collègues, notamment aux nouveaux, que la tâche qui les attend est loin d’être facile.

Mais elle s'est déclarée convaincue que tous les conseillers à la cour des comptes sauront se montrer à la hauteur des exigences de leurs fonctions. "Nous devons travailler à la bonne marche de cette institution de contrôle des différentes émanations de l’Etat", a-t-elle encore rappelé.

« Tant vaut la cours des comptes, tant vaut l’administration publique », a lancé Nonie Mathieu.

Participant à la cérémonie d’installation des nouveaux juges, le président Michel Martelly qui a eté longtemps très reticent à publier la liste des élus dans le journal officiel Le Moniteur,  a demandé aux conseillers de transcender amitié, préférence, sympathie ou antipathie dans l’accomplissement de leur mission et d’avoir la loi et les règlements pour boussole.

Il leur a également conseillé de faire preuve d’impartialité, de sang-froid et de sens de la communauté afin de veiller au bon usage des fonds publics, de manière régulière et efficace.

Michel Martelly a renouvelé sa volonté d’appuyer l’action de la cour des comptes chargée notamment du contrôle administratif et juridictionnel des recettes et des dépenses de l’Etat.

Le respect des règles établies facilitera la bonne marche de l’appareil étatique du point de vue financier, a ajouté M. Martelly qui dit croire dans la capacité et les compétences des juges du tribunal administratif pour se placer à la hauteur des exigences de leur mission.

Les juges de la cour des comptes ont été élus par le Sénat de la République en septembre dernier mais n’avaient jamais pu entrer en fonction car leurs noms n’avaient pas été publiés dans le journal officiel le Moniteur par le président Martelly.

Il avait demandé aux juges dont le mandat arrivait à terme, de rester à leurs postes en attendant un vetting sur 7 des 10 conseillers. Le président avait notamment déploré que la plupart des nouveaux juges désignés étaient des anciens parlementaires ou anciens fonctionnaires du parlement alors que le dossier de candidature de 25 autres citoyens dont des employés de la cours des comptes aurait été rejeté en bloc.

C’est finalement à la faveur du dialogue dit inter haïtien que le chef de l’Etat a été contraint de publier dans le moniteur, les noms des 10 juges élus.

Une publication faite en deux temps car le chef de l’Etat avait continué à émettre des réserves sur 3 d’entre eux.

Selon l'opposition, le chef de l'Etat aurait craint que les nouveaux venus lèvent le voile sur certains cas flagrants de corruption.

Leur prestation de serment intervient environ un mois après la publication de leurs noms dans le moniteur.

Sur les 10 nouveaux juges de la cour des comptes, 7 sont des hommes. Ces conseillers répondent aux noms de Fritz Robert St-Paul, Jean Ariel Joseph, Sain-Juste Juste Monprévil, Marie France Mondésir, Volmar Desmesyeux, Nonie Mathieu, Méhu Mélius Garçon, Marie Nelta Féthière et Rogavil Boisguene.

Le sénateur Moïse Jean-Charles réaffirme  sa détermination à bloquer le processus d’adoption des amendements à la loi électorale par le grand corps
Port-au-Prince, le 7 avril 2014 – (AHP) - Le sénateur Moïse Jean-Charles, connu pour sa position très critique vis-à-vis du gouvernement, a réaffirmé lundi sa détermination à bloquer le processus d’adoption des amendements à la loi électorale par le grand corps.

Le texte, fruit du dialogue dit inter haïtien qui a abouti à l’accord du 14 mars, avait été approuvé la semaine dernière, à l’unanimité des membres présents à la chambre des députés (63/63).

Pour le sénateur Jean-Charles, il n’est pas question que son assemblée entérine à son tour le document. « Je serai chaque jour présent au parlement, y compris les samedis  et dimanches s’il le faut, pour m’assurer que le texte ne soit même pas inscrit à l’ordre du jour », a indiqué le parlementaire.

Il plaide en faveur de la dissolution de l’organisme électoral considérant que le CTCEP (Collège Transitoire du Conseil électoral Permanent, appelé à devenir Conseil électoral Provisoire CEP en vertu de l’accord d’El Rancho) a failli à sa mission de réaliser les élections en 2013 et est de fait caduc, selon lui.

Si le président Martelly entend réellement organiser des  élections en 2014, il doit mettre sur pied un nouveau conseil électoral sur la base de l’article 289 de la constitution, a dit le sénateur Jean-Charles.

Moïse Jean-Charles fait partie  avec Jean-Baptiste Bien-Aimé, Pierre Francky Exius, Joseph Joël John, Wesner Polycarpe et Jean-William Jeanty, d’un groupe de 6 sénateurs, qui avaient signé une résolution demandant au président du grand corps de ne pas valider l’accord d’El Rancho si le président Martelly ne publie pas dans le Moniteur des résolutions adoptées par le Sénat autour de différents dossiers.

Plus d'un millier de peronnes manifestent à Miragoane pour réclamer justice en faveur d'un militant politique assassiné


Miragoâne, le 7 avril 2014 – (AHP) – Plus d'un millier de personnes dont des membres et sympathisants de Fanmi Lavalas ont manifesté bruyamment ce lundi à Miragoâne pour dénoncer ce qu'ils appellent "l'exécution", vendredi,  d'un militant Lavalas répondant au nom de Fritz Gérald Civil.

Selon tous les témoignages, le militant a éte tué  le 4 avril par des agents de l'UDMO, alors que  la population manifestait, comme elle le fait depuis plus d'une semaine, pour réclamer  des services publics dont l'eau et l'électricité.

Partie de Gros Trou où la victime habitait, en passant par le centre-ville, la manifestation s'est rendue  devant le Parquet où les parents de la victime appuyés par la commision jurdique de Fanmi lavalas, ont porté plainte contre  les meurtriers présumés.

Sur tout le parcours, les manifestants ont lancé des slogans hostiles aux agents de la police nationale cantonnés dans la zone, notamment contre les deux agents de l'UDMO accusés d'avoir tué Fritz Gérald Civil, dans la localité de Petite-Anse

L'ancien  député Lavalas Ulrick Saint-Cyr a condamné l'exécution du jeune militant. "Quand une personne sans arme, de surcroit dejà aux mains de la police, est abattue, ça n'a pas d'autres noms que exécution", s'est indigné  M. Saint-Cyr qui demande  à la justice d'assumer ses responsabltés.

Trop de luttes ont été menées dans le pays en faveur de  l'Etat de droit pour qu'on ait encore à déplorer des exécutions sommaires, a-t-il encore fait savoir.

Depuis la mort du militant politique, la situation est tendue dans toute la région

Un autre jeune était décédé tout au début du mouvement de protestattin après avoir inhalé du gaz lacrymogène lancé par la police.

Le sénateur Moïse Jean-Charles a également denoncé lundi les graves incidents enregistrés ces derniers jours à Miragoâne (sud-ouest, Nippes)

Le parlemenaire a  fait savoir que le militant politique a eté exécuté dans le cadre d'une vague de représailles contre l'opposition, en raison des manifestations déclenchées contre le pouvoir.

Fritz Gérald Civil a été blessé au pied, maitrisé puis exécuté, a dénoncé le sénateur qui affirme voir la main du pouvoir  à travers cet acte commis par des agents de la police.

Un ancien chef du parquet de Port-au-Prince denonce un plan qui viserait à libérer de dangereux criminels  à travers une "pseudo mesure de grâce"

Port-au-Prince, le 7 avril 2014 – (AHP) – Un ancien chef du parquet de Port-au-Prince, Me Manès Louis, a fait état lundi d'un plan    qui viserait à libérer de dangereux bandits  incarcérés au pénitencier national, à travers une mesure de grâce que les autorités s'apprêteraient à adopter, officiellement pour décongestionner la prison centrale, suite au dernier  rapport très accablant du département d'Etat.

La loi prévoit que le chef de l'Etat peut grâcier des prisonniers.  Mais dans ce cas précis, la mesure en préparation n'a rien a voir avec la loi  et l'Etat de droit, puisque la  liste  contiendrait des individus condamnés pour kidnapping, a indiqué Me Louis.

Manès Louis   a cité entre autres  le cas d'un  certain Vagner Saint-Hilaire de Cabaret,  qui terrorisait  la population et qu'on s'apprêterait à libérer. Ce qui laisse croire qu'il  s'agit de toute autre chose que d'une mesure de grâce et de commutation de peine, a-t-il dénoncé.

" On ne peut adopter pareille mesure dans le cas d'individus condamné à perpétuité pour kidnaping, a-til dit
dénonçant une mesure  cosmétique qui viserit a faire croire que l'Etat de droit est en vigueur dans le pays.

Lancien magistrat a également fait savoir que ces individus une fois liberés pourraient jouer un rôle très nocif lors des élections anoncées pour cette année.

Joint au téléphone, un haut responsable du gouvernement s'est refusé à toute réaction, faisant savoir qu'il s'agit de propos sans importance.

Le premier ministre Laurent Lamothe " impressionné" lors d'une visite à la BRANA recemment achetée par le groupe Heineken

Port-au-Prince, le 7 avril 2014 – (AHP) – Le premier ministre Laurent Lamothe a visité ce lundi les locaux de la Brasserie Nationale (BRANA) qui vient d’augmenter sa capacité de production grâce à un premier investissement de 20 millions de dollars US consenti par le groupe Heineken.

Heineken a récemment acheté la compagnie productrice de la bière Prestige  pour 40 millions de dollars.

Le chef du gouvernement s’est dit impressionné  notamment par la salle de brassage et  les laboratoires de la BRANA et a affirmé se réjouir que la compagnie veuille  investir jusqu’à 100 millions de dollars dans l’économie haïtienne d’ici les 5 prochaines années.

Cet investissement est en droite ligne de la politique du gouvernement et de la stratégie de notre administration de continuer à ouvrir le pays aux investissements, a-t-il dit, rappelant que la meilleure façon de lutter contre la pauvreté et la faim pour améliorer les conditions de vie de la population, consiste à créer des emplois.

Aussi, Laurent Lamothe a appelé les parlementaires à voter le projet de loi portant sur le commerce électronique afin de moderniser le cadre des affaires en Haïti.

Le premier ministre  a encouragé les investisseurs à venir en Haïti et à réaliser des partenariats avec les entrepreneurs haïtiens qui sont pleins d’idées mais décapitalisés  à cause notamment d’une série de catastrophes ayant frappé le pays.

De leur côté, la directrice générale de la BRANA José Matthjisse et  la manager des affaires de la compagnie, Régine René, se sont  félicitées des travaux réalisés au sein de la société, grâce aux investissements du groupe Heineken.

Elles ont fait savoir que ces investissements ont déjà favorisé une augmentation d’environ 50% de la capacité de production et d’embouteillage de la BRANA pour répondre aux demandes locales et internationales.

"Sur les 1200 employés réguliers de la compagnie, 99% sont des Haïtiens, ont-elles assuré,  tout en rappelant que, grâce à son partenariat avec des universités haïtiennes, l’entreprise attire une force de travail de qualité dans le pays.

Le groupe Heineken a fait l’acquisition de la BRANA pour 40 millions de dollars US. La compagnie produit la bière Prestige, de renommée internationale, qui a déjà gagné deux médailles d’or, en 2000 et en 2012, au World Beer Cup.

Le Ministère de la justice nomme un autre substitut commissaire du gouvernement pour remplacer Gérald Norgaisse forcé à la démission après avoir libéré l'épouse d'un présumé kidnapeur, mise en dépot par un juge d'instruction

Port-au-Prince, le 7 avril 2014- (AHP) – Le ministère de la justice et de la sécurité publique a procédé ce lundi au remplacement du substitut commissaire du gouvernement Gérald Norgaisse qui avait démissionné après avoir libéré "arbitrairement" Marie Taïssa Mazile Ethéart, l’épouse d’un présumé kidnappeur et trafiquant de drogue (Roodley Etheart), alias Sonson la familia, alors qu’elle était en dépôt sur ordre du juge d’instruction Sonel Jean  François.

Il s’agit de Me Claude Jean qui, comme Me Norgaisse avant lui, va assurer l’intérim à la tête du parquet jusqu’au retour de Kerson Charles Darius, le commissaire du gouvernement qui est en voyage d’études aux Etats-Unis, selon une note du ministère de la justice.

Le ministère de la justice qui a dénoncé des spéculations dans le dossier,  qu’il qualifie de méchantes, a réaffirmé sa volonté de poursuivre, conformément aux instructions du président Michel Martelly et du premier ministre Laurent Lamothe, la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, notamment le viol, les enlèvements et le trafic de stupéfiants.

Il a aussi plaidé en faveur  d’un pouvoir judiciaire indépendant et d’une justice non tyrannique mais respectueuse de la propriété privée.

Me Norgaisse a démissionné quelques jours après avoir libéré de la prison civile de Pétion-ville Marie Taïssa Mazile Ethéart, l’épouse de Sonson la familia censé activement recherché par la police.

Madame Ethéart était emprisonnée sur ordre d’un juge d’instruction après une perquisition de ce dernier au domicile de la famille Ethéart à Pétion-ville.

Sa libération considerée comme une evasion a suscité de vives critiques contre le  gouvernement qui, selon des organisations et des avocats  de droits humains, aurait des relations de proximité avec la famille Ethéart.

Selon le RNDDH, le réseau national de Défense de Droit Humains, le restaurant la Souvenance qui se trouvait au rez-de-chaussée de la maison familiale des Ethéart, serait une copropriété de Roodly Ethéart et de Charles « Kiko » Saint-Rémy, beau-frère du chef de l’Etat.

4ème report de la 3ème rencontre haïtiano-dominicaine dans le cadre des discussions de haut niveau engagées entre les deux pays, suite à l'arrêt "raciste" de la cour constitutionnelle domininicaine


Port-au-Prince, 7 avril 2014- (AHP)- La troisième rrencontre du dialogue haïtiano-dominicain préalablement fixé au premier lundi de mars puis au 16 mars,  avant d'être reporté au 20 mars, puis  au 8 avril 2014, a de nouveau été  différée au 22 avril.

Sans expliquer les raisons de ce report, le gouvernement haïtien affirme continuer de croire que cet espace d'échanges entre les deux pays, constitue un cadre viable leur permettant de traiter leurs différends afin d'aboutir au respect scrupuleux des accords signés au cours de ces pourparlers.

Deux rencontres qui se sont soldés par des resulats mitigés voire insignifiants pour la partie haïtienne ont dejà eu lieu à Ouanaminthe (janvier) et Jimani (fevrier), notamment dans le dossier de la dénatioalisation de centaines de milliers de Dominicains d'origine haïtienne.

Une note de la Primature soutient que les les deux parties continuent de travailler sans relâche en vue de la mise en œuvre des protocoles d’accord paraphés à Jimani.

Le Gouvernement haïtien qui dit renouveler sa volonté d’œuvrer pour le bien-être de sa population, appelle "tous les secteurs de la vie nationale à supporter les efforts de l’État visant à maintenir le pays sur la voie de la stabilité et du progrès".

Si la note de presse du bureau de communication de la Primature n'indique pas les raisons de ce 4e report de la reunion de Jacmel, beaucoup estiment que le retard mis par les autorités dominicaines pour deposer devant leur parlement un "projet de loi additionelle "pour réparer les dégats causés  par la sentence 168/13, pourrait en être la véritable raison

Quant aux autorités dominicaines, ells parlent plutôt d'un projet de loi de naturalisation à soumettre au parlement. Ce qu'il n'ont pas fait jusqu'ici, près de 4 mois après la rencontrre du premier lundi de janvier à Ouanaminthe (nord-est)

Les autorités dominicaines  mettent du temps à honorer les engagements pris dans le cadre du projet  de loi additionnelle traitant de la situation des personnes affectées par l’arrêt de la cour constitutionnelle dominicaine.

Quelle est la date exacte de la prochaine rencontre? 22 avril our 6 mai.

La presse dominicaine affirme que la troisième réunion de haut niveau , a été reportée au 6 mai , affirmant citer le Premier ministre haïtien Laurent Lamothe , à travers son compte Twitter , information confirmée par présidence dominicaine.

Le gouvernement dominicain a indiqué que le report a été décidé  à la demande des autorités haïtiennes .

Des questions importantes qui préoccupent les deux pays dont le commerce , la production agricole , ainsi que l'immigration sont au menu de la 3ème série de  discussions 4 fois renvoyée.

" La reforme du cabinet minsteriel est à l'origine du report de la rencontre », a fait savoir la présidence domnicaine dans un autre tweet citée par la presse dominicaine.

Le gouvernement haïtien a mis en place à la fin de la semaine dernière un gouvernement dit d'ouverture avec la nomination de dix nouveaux ministres et d'une dizaine de secrétaires d'Etat  et de directeurs géneraux proches du pouvoir.

Deux ministres qui faisaient partie de la Commission ad hoc de disccussions avec les autorités dominicaines, Pierre-Richard Casimir (Affaires étrangères) et David Bazile ( Intérieur) ont eté remplacés respectivement par l'ambassadeur Duly Brutus et l'ancien secretaire d'Etat à la Securité publique, Réginald Delva.

Un autre membre  de la Commission, l'économiste Nesmy Manigat, a été nommé ministre de l'Education nationale,

Nouvelles du  2 avril 2014

Un  substitut commissaire du gouvernement ayant fait libérer  un présumé trafiquant de drogue et kidnappeur, démissionne, mais les organisations de droits humains affirment qu'elles n'en resteront pas là

Port-au-Prince, 2 avril 2014 - (AHP)- Le Substitut Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince,  Gérald Norgaisse, a remis mardi sa démission au Ministre de la justice pour "convenance  personnelle", dans une lettre adressée au  titulaire de la justice, Me Jean Renel Sanon.

" J'ai le regret de vous présenter  ma démission en ma qualité de substitut commissaire du gouvenement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince pour des motifs de convenance personelle", écrit Gérald Norgaisse qui assure dans le même temps de sa "disponiblité pour les combats à mener pour le bien du pays", écrit-il encore.

Me Norgaisse se trouve au coeur d'une  vague de dénonciations pour avoir libéré de la prison civile de Pétion-Viller où elle était détenue,  l'épouse d'un présumé trafiquant de drogue et kidnappeur,  Woodly Ethéart, censé activement recherché par la police.

Sur ordre du juge instructeur Sonel Jean-Francois, Marie Thaissa Mazile Ethéart, était incarcéré   pour blanchiment des avoirs provenant du trafic illicite de stupéfiants et actes d’enlèvement.

Les organisations de droits humains estiment  que la démission de Gérald Norgaisse est bien loin de pouvoir alléger le fardeau  qui pèse sur lui pour la libération d'une pièce maitresse  dans le cadre d'une enquête sur les méfaits de la base Galil, responsable, selon la police, de nombreux enlèvements qui lui ont rapporté des millions de dollars, dont celui du commerçant  Sami El Azzi.

Le réseau national de defense des droits humains RNDDH a fait savoir mercredi que la démision de Me Norgaisse n'avait aucune valeur et  accuse plutôt celui-ci de connivence  avec le pouvoir dans le dossier
Marie Thaissa Mazile Ethéart et qu'à ce compte, il doit rendre des comptes.

La responsable de programmes au  RNDDH, Marie-Yolène Gilles, a promis que   toutes les pressions seront exercées pour que le dossier suive son cours.


Une dominicaine  informe du kidnapping lundi de son époux en Haïti

Higuey, 2 avril 2014- (AHP)- Une citoyenne dominicaine a dénoncé mardi  l'enlèvement  la veille de son mari en Haïti.  Les auteurs du kidnapping réclameraient une rançon de 3,5 millions de dollars pour le libérer, rapporte la presse dominicaine.

Laudita Reyna Castillo a indiqué que  son mari , Francisco Castillo Caraballo , 64 ans, était rentré lundi matin en Haïti pour vendre des produits agricoles, comme il le fait régulièrement. .

"Mais, que depuis  ce jour, je n'ai aucune  nouvelle de lui
",  a-t-elle fait savoir, soulignant qu'elle reçoit des appels d'inconnus qui prétendent avoir enlevé Castillo Caraballo et réclament ladite somme.

Madame Castillo a déclaré que son mari résidait  à la rue  Primera , au numéro 14, dans le Secteur Los Rosales et possède une propriété dans la ville de Vicente Noble, province de Barahona .

Laudita Reyna Castillo a declaré avoir déposé immédiatement une plainte au commissariat de police de cette province d'où elle devrait être acheminée à Santo-Domingo.

     
Nouvelles du  1er avril 2014 
         Dialogue d'El Rancho:    Expiration ce mercredi du délai imparti pour opérer les amendements prévus à la loi électorale 2013: A quoi s'attendre?
                                    
Port-au-Prince, 1er avril 2014 - (AHP)- Le délai imparti par le document final du dialogue d'El Rancho aux deux chambres du parlement pour voter les amendements prévus à la loi électorale de 2013, expire ce mercredi 2 avril.

Le Secrétariat Général de la Présidence  informe que le président Michel Martelly  a  transmis  lundi aux deux branches du Pouvoir Législatif,  le  Projet d'amendement  à  la loi électorale.

En son article 12, le document final prévoit que  les parties signataires et l'organisme électoral peuvent ne pas tenir compte des  amendements s'ils  ne sont pas opérés par le parlement  dans le délai de 10 jours prévus.

Au nombre de ces amendements figurent le changement de l'appellation du Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) qui deviendrait "conseil électoral provisoire" (CEP) et le rappel par les parties (Exécutif, législatif et judiciaire) d'un des 3 conseillers qu'elles ont respectivement désignés.

Le document final tout comme le dialogue dont il est issu, continue de faire l'objet de contestations, même si pour limiter les dégats, le parlement est favorable à l'amendement de la loi électorale, mais pas forcément dans le délai fixé.

Du côté du judiciaire, l`un des membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) Me Jacques Letang a déclaré ne pas reconnaitre l`accord final du dialogue d`El Rancho, selon lequel le Conseil tout comme les deux autres pouvoirs,  devrait remplacer un de ces trois (3) représentants au Conseil Électoral. 

Rappelant que le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire est indépendant, Me Jacques Letang a fait savoir que le CSPJ ne saurait approuver l`accord final du dialogue dit inter-haïtien puisqu'il n'y était pas partie prenante.

M. Letang a souligné que jusqu'à mardi,  les membres du CSPJ ne s'étaient pas  réunis autour de  l`accord d`El Rancho.

La question que beaucoup se posent est la suivante: l'Exécutif va-t-il faire  flèche de tout bois, dans le cas où les 2  chambres n'auraient pas, dans le délai imparti, opéré les amendements prévus.

Quelle serait la conséquence d'une telle décision dans un contexte déjà fragile, marqué par des scandales dont la libération de l'épouse du présumé trafiquant de drogue et présumé kidnappeur, Sonson la Famlia, activement recherché.

Par ailleurs,  c'est la grande expectative au niveau des partis politiques signataires de l'accord d'El Rancho. Ils sont plus d'une trentaine à s'agiter pur obtenir un poste, ( ministre, secrétaire d'Etat ou directeur général), dans le gouvernement d'ouverture promis.  Il y a dans cette trentaine, des  partisans connus du pouvoir et ceux qui l'ont récemment rejoints.

Mais de toute cette bande d'appelés,  à coups sûrs très peu seront élus

                                                    
La libération  de Marie Thaissa Etheart fait des vagues et embarrasse au plus au point: le ministre chargé d'harmoniser les relations entre l'Exécutif et le Législatif dément toute implication de la présidence

Port-au-Prince, 1er avril 2014- (AHP)- La libération "scandaleuse" samedi de Marie Thaissa Etheart, épouse du présumé kidnappeur et trafiquant de drogue Roodly Etheart alias Sonson la familiacontinue de faire des vagues, au point d'inquiéter des secteurs de la communauté inernationale qui soutiennent pourtant l'action gouvernementale.

On affirme même que l'alerte sur la libération de Marie Thaissa Etheart, pièce maitresse dans l'enquête ouverte pour retrouver son époux,  a été donnée par un membre   d'une mission diplomatique "sidérée de l'élargissement arbitraire d'une personne dont le dossier se trouvait déjà au cabinet d'instruction"..

La décision prise par le Substitut Commissaire du Gouvernement,  Gérald Norgaisse, d'ordonner cette  libération,  est à ce point scandaleuse que  la présidence,  par le biais de son ministre chargé d'harmoniser ls relations entre l'Exécutif et le Législatif, Ralph Théano, a fait savoir qu'elle n'a rien à y voir. Et que c'est une affaire qui concerne l'appareil judiciaire.

Le député Arnel Bélizaire  qui s'était rendu samedi à la prison civile de Pétion-Ville d'où la prévenue a été libérée, avait fait savoir que  le substitut commissaire avait le back-up de la présidence,  alors que des avocats et des responsables d'organisations de droits humains dont Me Newton Saint-Juste, affirmaient l'existence de liens étroits entre "Sonson et le chef de l'Etat".
 
Après le réseau national de défense des droits humains (RNDDH), l'Association des magistrats haïtiens, la Plateforme des organisation de droits humains et de nombreux autres secteurs, c'est un des membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) Me Jacques Létang, qui dénonce une " évasion" à travers la décision du Substitut Commissaire du Gouvernement Me Gérald Norgaisse d`ordonner la libération de l`épouse du présumé kidnappeur Roodly Ethéart.

Marie Thaissa Ethéart avait été arrêtée le 26 mars dernier  sur ordre du juge d'instruction Sonel Jean François dans le cadre de l`enquête sur le Gang Galil, responsable présumé de très nombreux cas de kidnapping.

Me Jacques Létang estime lui aussi que la démarche du Substitut Commissaire du Gouvernement est contraire aux prescrits de la loi, et viole le principe de séparation du droit de poursuivre et d`informer.

Nouvelles du 27 mars 2014

Crise vénézuelienne: la PAPDA dit déplorer que les fonds Petro Caribe n'aient pas été engagés dans des projets  viables, qui répondent à  un ensemble de questions sociales

Port-au-Prince, 27 mars 2014.- (AHP)-Le secrétaire exécutif de la plateforme de plaidoyer pour un dévelopement alternatif (PAPDA), Camille Chalmers, a fait savoir jeudi que la crise politique  actuelle au Vénezuéla pourrait avoir de graves conséquencs sur l'avenir de l'accord Petro Caribe dont les fonds financent plusieurs projets en Haïti.

L'accord signé entre le Venezuela et 15 pays de la Caraïbe dont Haïti, leur permet d'avoir des disponibiltés de fonds, de l'ordre de  500 à 600  milions de dollars l'an dans le cas d'Haiti. Ce qui devrait permettre au pays d'avoir d'abondantes disponibilités  pour  prendre des  initiatives autonomes.

L'économiste a indiqué que ce genre  d'accord est   complèment différent des coopérations traditionnelles avec par exemple la Banque mondiale et le FMI  qui ,l'orsqu'ils  prêtent  de l'argent,  vous dictent  clairement ce que vous devez en faire et vous imposent  des conditionnalites tres fortes dont la  privatisation d'entreprises, la libeéalisation des secteur commercial et financier,, Ce qui  contribue à la destruction de l'économie et de l'Etat..

Mais il a dit deplorer  le fait que malgré tous ces avantages en vigueur depuis 2006,  les autorités haïtiennes n'aient pas suffisamment exploité l'accord en faveur du dévelopement durable,  dans l'interet de la population, alors que la dette ne fait qu'augmenter, a-t-il dit.

"Aujourd'hui, la dette augmente, depassant le milliard de dollars. Et le plus grave, c'est que rien n'a  été fait pour des investissements serieux qui repondent à  un ensemble de questions sociales dont la faim, et le logement", a-t-il accusé, soulgnant que le pays a affaire  avec un état irresponsable qui n'utilise pas les fonds à sa disposition dans le sens des intérêts de la nation.

Selon des sources, le Venezuela aurait un contrat avec la Chine qui absorberait une très importante quantité du gaz vendu sur le marché international.

La quantité de pétrole  à livrer à Haïti serait ainsi  réduite à environ 40%. Et les 60% restants devraient être trouvés ailleurs au prix fort.


Dépréciation accelérée de la gourde:  le docteur en économie Eddy Labossière  déplore la dépendance quasi-totale de l'économie haïtienne des autres économies et appelle au changement  du modèle économique anti-développement

Port-au-Prince, 27 mars 2014.- (AHP)-Le président de l'association des économistes haïtiens,  Eddy Labossière,  a déploré jeudi la dépréciation accélerée de la gourde par rapport au dollar US.

Il faut aujourd'hui 45 gourdes pour se procurer un dollar.


Le docteur en économie explique que l'appareil productif haïtien n'est pas performant pour produire des biens et services  et ainsi  permettre de limiter les importations.

Le modèle mis en place ne peut   produire des biens et services même pour la consommation intérieure, a-t-il dénoncé,  soulignant le pays  dispose d'
une économie  presque totalement dépendante  des autres économies pour la consomation intérieure.

Haïti importe aujourd'hui  jusqu'à  la papaye,  le coco, l'avocat  et le citron dominicain.

"On ne peut donc s'étonner que la gourde se déprécie chaque jour un peu plus. Et, c'est dejà assez  qu'elle ne se soit pas dépreciée davantage,  jusqu'à 50 gourdes pour un dollar, a dit Labossiere qui croit qu'il  faut changer le modele économique, et le modèle de croissance qui sont contre le développement du pays, qui créent la misère, qui nourissent davantage la pauvreté et permettent uniquement  à des petits groupes d'accumer des richesses.

Il a indiqué que la dégringolade va se poursuivre, car  pour l'importation de tout ce dont on a besoin, il y a une pression sur la gourde qu'il faut trouver  pour changer en dollars


Mais le pire, a-t-il dit, c'est qu'il n'y a aucune perspective.

Ce qu'il y a comme solution, ce serait presqu'une révolution économique avec des mesures structurelles, selon le president de l'AEH qui croit qu'il faudait changer le modèle économique et le modèle de croissance.

Mais, ajoute M. Labosière,  les possédants, les quelques familles qui détiennent toute la richesse du pays et  qui arrivent a se tirer d'affaires, ne sont pas prets pour cette révolution. 

"Et comme conséquence, la richesse du pays pourrait  risquer  pour longtemps encore de n'être  pas  au service du développement".


L’Expert indépendant  aux droits l'homme des Nations-Unies pour  Haïti  dénonce de graves violations des droits de l'homme et  propose un traitement  de choc pour apporter des correctifs


Port-au-Prince, 27 mars 2014.- (AHP)-
L’Expert indépendant  aux droits l'homme des Nations-Uniess pour  Haïti,  Gustavo Gallón, propose un traitement de choc  pour  remédier à certains aspects clés de la situation des droits humains dans le pays, qu’il considère comme très complexe mais surmontable.

L’Expert indépendant nommé en juin 2013 par le Conseil des droits de l’homme, a mené une mission en Haïti en septembre 2013, à Port-au-Prince et à Jacmel.

Se basant sur les diagnostics établis par ses prédécesseurs, qu’il partage, Gustavo Gallón dit avoir  identifié cinq principaux problèmes qui contribuent à la perpétration  de violations des droits de l’homme en Haïti et qui méritent des mesures urgentes:

Il a cité en premier lieu, les inégalités sociales, domaine dans lequel Haïti  bat des records et qui fait qu’une grande partie de la population manque de ressources et n’a pas accès aux droits économiques, sociaux et culturels, de même que les inégalités de genres et l'analphabétisme.

Vient en deuxième lieu, la situation déplorable des personnes privées de liberté, en particulier le problème de la détention préventive prolongée.

En troisième et en 4ème  positions, les faiblesses de l’état de droit et les violations des droits humains commises dans le passé.

Et en cinquième lieu, l’impact sur les droits de l’homme des catastrophes qui ont frappé Haïti.

L’Expert indépendant a abordé en particulier la situation des personnes déplacées dans des camps principalement à la suite du séisme de 2010, l’épidémie de choléra et la situation des personnes d’origine haïtienne qui pourraient se retrouver apatrides, suite à une décision de la Cour constitutionelle dominicaine.

L’Expert indépendant dit espérer, tout en offrant son concours, que le traitement de choc qu’il propose, contribuera à mettre fin aux violations qui persistent dans les cinq domaines sus-cités, enverra un message d’engagement fort en faveur du redressement de la situation et servira à paver la route vers la mise en œuvre des recommandations formulées pendant les dernières décennies.

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Danilo Medina cherche le soutien de l'ancien président Hipolito Mejia et  du président du PRD Miguel Vargas,  dans le dossier de la dénationalisation


Sano-Domingo, 27 mars 2014.- (AHP)-Le Président Danilo Medina a rencontré séparément mecredi   l'ancien président Hipolito Mejia et le chef  du Parti révolutionnaire dominicain ( PRD ) , Miguel Vargas , pour un échange de vues sur le projet de loi dit de naturalisation qui doit être soumis au Congrès la semaine prochaine., suite  au problème créé par la sentence  de la Cour constitutionnelle dominicaine qui dénationalise des centaines de milliers de Dominicains d'origine haitienne

«Nous avons eu une réunion très fructueuse avec le président Mejía , j'ai exprimé mes idées et lui,  les siennes.  Et je pense que la semaine prochaine, nous aurons le projet de loi de naturalisation prêt à soumettre au Congrès " , a déclaré Medina qui se popose également de consulter, si nécessaire, d'autres secteurs de la société civile sur le projet .

 Mejia a dit avoir offert son soutien à Medina . «J'ai des relations avec Haïti et je sais ce qui se passe dans  le cadre  de ce problème , j'ai donc proposé mon soutien au président Medina , parce que nous  sommes confrontés a un sérieux probleme et je veux faire partie de sa solution " , a-t-il dit .

Après cette réunion, le Président Médina a également rencontre ée president du Parti Révolutionnaire dominicain (PRD), Miguel  Vargas, qui  déclare avoir réitéré le respect absolu pour la souveraineté nationale .

La migration a causé un problème non seulement juridique, mais également social  qui nécessite  une solution humaine, , où la Constitution et les droits de l'homme soient erspectés , ainsi que  les décisions de la Cour constitutionnelle, a-t-il fait savoir..

En Haïti, les autorités qui reclament plutôt une loi aditionnelle  pour corriger le problème, ont à maintes reprisee répété qu'on qu'on ne peut naturaliser une personne qui a dejà la nationalité.

La 3ème rencontre binationale enre les deux pays, prévue à  jacmel (sud-est) a été reportée à deux reprises, avant d'être fixée au 8 avril, en raison des retards mis par les dominicains pour soumettre le projet de loi au congrès


Nouvelles du 26 mars 2014

Inquiétudes sur l'applicabilité du document issu de l'Accord d'El Rancho:  le cardinal Chibly Langlois tente de concilier les parties


Port-au-Prince, 26 mars 2014.- (AHP)- Le cardinal Chibly Langlois , président de la Conférence épiscopale d'Haïti (CEH), continue  de jouer de son influence pour tenter de sauver  l'accord final issu du dialogue politique d'El Rancho, arbitré par la  hierarchie catholique, mais qui fait l'objet  de nombreuses contestations, à la fois au Sénat, à la chambre et au sein des partis politiques.

Le chef de l'Eglise catholique d'Haïti qui se trouvait au Sénat ce mercredi pour des discussions qui se sont deroulées à huis clos, a fait savoir que la Conférence des Evêques haïtiens continuent de privilégier le dialogue comme formule de sortie de crise.

ll a indiqué que sa présence au palement, temoigne de l'engagement de l'Eglise catholique à oeuvrer au deblocage de la crise politique qui paralyse le pays.

Après le dialogue auquel ont participé des partis politiques  en grande majorité proches du pouvoir, -dont certains ont ete fraichement créés-,  mais boudé par  un groupe  d'importantes formations politiques,  c'est  le  document final qui  fait aujourd'hui l'objet des plus grandes contestations.

D'abord, le président du Sénat a fait faux bond à deux reprises avant de le faire parapher par son premier secrétaire.  Ensuite, vint le tour du président de la chambre bassse, Stevenson Jacques Thimoléon de se montrer très réticent avant de le signer  avec force réserves, signe d'un profond malaise qui s'est exprimé avec l'annonce du bloc majoritaire pro-gouvernemenal dont  fait partie M. Thimoléon,  de relancer le dosier de mise en accusation du président de la République.

A l'issue de la rencontre de mercredi  avec le cardinal, le president du sénat , Simon Dieuseul Desras, a fait savoir qu'elle visait à faciliter des échanges sur les moyens de trouver un dénouement au conflit créé par le contesté  document final.

Si de nombreux secteurs  dont un  groupe de 6 sénaeurs de l'opposition ,expriment des reserves sur l'ensemble du texte final, c'est l'article 12 qui est considéré comme le plus nocif.

Il stipule que les parties signataires du document et l'organisme électoral peuvent passer outre,  au cas où les amendements prévus à la loi électorale ne sont pas réalisés  par le parlement  dans le délai de 10 jours prévus.

Cet article est d'autant plus mal vu que le sénateur Steven Benoit qui a signé le document "sans l'avoir lu", a juré qu'il y a été introduit frauduleusement  et au dernier moment par l'Exécutif.

Le doute persiste, même si le vice-president du Sénat, Andris Riché (OPL), a démenti les accusations portées lundi contre l'Executif, faisant savoir que son collègue Benoit était pleinement au courant de l'existence dudit article.

Andris Riché appelle quand même la conférence episcopale à convoquer les acteurs du dialogue en vue de favoriser une entente sur les points litigieux, tout en disant croire que le parlement peut opérer les amendements prévus à la loi électorale par l'article 12 de l'accord, dans le délai imparti, (désormais de moins de 10 jours), s'il y a de la volonté politique, a-t-il dit.

Il n'a toutefois pas évoqué les griefs avancés par les formations qui ont pris leurs distances du dialogue qu'ils ont considéré comme un "dialogue/monologue" ou un dialogue entre amis.

Le député Arnel Bélizaire sommé de ramener dans les 24 heures au Parquet une dizaines d'agents qu'il aurait libérés "manu militari": des employés de l'ONA soutiennent qu'il s'agit de  personnes arrêtées sans mandat


Port-au-Prince, 26 mars 2014.- (AHP)- 
Le substitut-commissaire du gouvernement  de Port-au-Prince , Gerald Norgaisse a donné mercredi  un  ultimatum de 24 heures au député Arnel Belizaire pour qu'il ramène au Parquet une dizaine d'agents de  sécurité  de l'Office national d'Assurance  vieillesse (ONA) arrêtés  lors de la première journée de contestation mardi d'un groupe d'employés, qui réclamaient  le renvoi du Directeur général Bernard Degraff accusé entre autres, d'abus de pouvoir.

Le député est accusé d'avoir libéré de force ces agents qui se trouvaient  au Parquet pour être interrogés sur des accusations de "séquestration de personnes".

Le substitut-commissaire menace de mettre l'action publique en mouvement contre le parlementaire et appelle la chambre à lever son immunité.

Pour sapart, le Ministère de la Justice assimile l'acte reproché au député Arnel Bélizaire à une grave violation du principe de la séparation des pouvoirs.

Le Ministère reclame également le retour des agents  au parquet pour y être interrogés

Si le parlementaire n'était pas joignable ce mercredi,  des employés de l'ONA ont pris  sa défense, faisant savoir  qu'il a permis  le départ d'un groupe de personnes  jetées dans un coin au Parquet, après avoir éte arrêtes sans mandat en l'absence d'un juge de paix, alors qu'ils manifestaient pacifiquement.

Les acivités au siège  central de l'ONA à Delmas sont  paralysées depuis deux jours dans le cadre du mouvement de contestation pour reclamer le départ du directeur general de l'Institution.

Une conférence de presse annoncée pour  mercredi par  le Directeur à la Primature,  a éte reportée.


Le RNDDH dénonce  "le caractère fantaisiste" des recours exercés par Jean-Claude Duvalier dans le cadre des acusations de crimes portées contre lui et appelle  la justice à assumer ses responsabilités

Port-au-Prince, 26 mars 2014.- (AHP)- Le réseau national de Defense des droits humains (RNDDH) a dénoncé mercredi dans un rapport " le caractère fantaisiste des recours exercés par  l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier  et son conseil d'avocats, par-devant la Cour de Cassation, dans le dossier des accusations qui pèsent contre lui

" Les dispositions légales, la jurisprudence et la doctrine démontrent clairement  que ces recours sont fantaisistes et ne visent  qu'à stopper l'instruction du dossier" à la Cour d'Appel, a indiqué  la responsable de Programmes au RNDDH, Marie-Yolène Gilles.

Jean-claude Duvalier   est accusé de malversation et concussion, mais surtout de crimes conre l'humanité. Et l'arrêt rendu le 20 fevrier par la cour d'appel ouvre la voie justement à un procès contre lui pour crimes contre l'humanité.

L'arrêt du 20 fevrier est dans la catégorie des arrêts d'instruction qui ne peuvent être attaqués qu'après l'arrêt de clôture, a fait savoir Marie Yolène Gilles qui appele à donner suite  à l'arrêt du 20 février qui exige des informations supplémentaires dans le cadre des accusations d'assassinats, disparitions, arrestations arbitraires, détournement de fonds publics qui pèsent contre Baby Doc.

Elle appelle les autorités judiciaires  à prendre toutes les dispositions nécessaires  pour que toute la lumièrde soit faite sur les différentes plaintes deposées contre l'ancien président à vie.

Nouvelles du 24 mars 2014
3 villes du pays sous haute tension lundi: 1 prévenu lynché à Gros Morne


Port-au-Prince, 24 mars 2014.- (AHP)- Une grande tension a régné toute la journee de lundi à  Jacmel (sud-est). Des barricades de pneus enflammés ont été érigées tôt dans  la matiné  sur plusieurs artères de la ville, paralysant ainsi une bonne partie des activités dont les écoles.

Les habitants qui projettent de manifester pendant 7 jours, réclament le reconstruction de ponts sur la rivière "Zoranje", demolis par les autorités depuis 4 ans.

Un petit peu plus tard dans la journée, des centaines de personnes  devaient gagner  les rues pour appuyer leurs revendications, à initiative de l'organisations "pèp anba lavil k ap lite" (OPALL).

Outre la reconstruction des ponts, la population  réclame aussi des dédomagements pour les habitants dont les maisons ont également été démolies au bord de la rivière

La ville de Miragoâne (Nippes, Sud-ouest) a connu, elle aussi,  une nouvelle  journée de tension ce lundi, lors d'une 3eme journée de manifestation pour  continuer d`exiger le  courant électrique et l'entretien des routes dans la commune.

Un jeune garçon avait trouvé la mort jeudi après avoir inhalé des gaz lacrymogènes lancés par la police pour tenter de disperser des manifestatant. Et jeudi, un policier avait tiré sur un jeune homme qui etait assis au seuil de sa maison  non loin d'une barricade de pneus enflammés.

Dans la ville de Gros-Morne aussi dans le département de l'Artibonite (nord), la journée a été  mouvementée ce lundi.

Des membres  de la population ont saccagé le commissariat de police   de la ville où ils se sont emparés  de deux prévenus, Mondestin Solon et Prince Jean, accusés dans l`assassinat dimanche  de Berthony Filemond , dans la localité de 3 poteaux.

L'un des détenus a été tué par une foule excitée, sans que le police ait pu l'en empêcher.

L'accord final du dialogue d'El Rancho continue de faire l'objet de contestations: le sénateur Steven Benoit dénonce des modifications frauduleuses


Port-au-Prince, 24 mars 2014.- (AHP)-  L'un des principaux signataires  de l'accord final du dialogue politique d'El Rancho,  le sénateur  Stevent Benoit (représentant du sénat) a affirmé lundi , lors d'une conférence de presse au Parlement, avoir été induit en erreur.

Le parlementaire qui faisait dejà l'objet de vives critiques de la part de plusieurs de ses pairs pour avoir paraphé le document,  a fait savoir qu'il a été trompé par l'exécutif qu'il accuse  d'y avoir introduit frauduleusement  l'article 12.

Cet article  stipule que les parties signataires du document et l'organisme électoral peuvent passer outre,  au cas où les amendements prévus à la loi électorale ne sont pas réalisés  par le parlement  dans le délai de 10 jours prévus.

" Il s'agit là d'un article contraire à la constitution", a lancé Benoit , faisant savoir que  les sénateurs avaient exprimé de sérieuses réserves sur ledit article.

Il reconnait- légèreté- avoir signé le document sans avoir eu le temps  de le lire, tout comme le président et le vice-president du Sénat , Dieuseul Simon Desras et Andris Riché, tente-t-il de justifier, faisant  savoir que c'est au moment de la signature qu'il a eu accès à l'accord.

Une erreur monumentale qui ne ressemble  pas  au sénateur méticuleux qu'est Steven benoit, relèvent plusieurs secteurs.

Le sénateur Jean-Baptiste-Bien-Aimé (nord-est) , du groupe des 6, hostile au dialogue tout à comme  au document final, a fait savoir que les sénateurs ayant pris part au dialogue, n'avaient pas été mandatés pour parapher la déclaration finale. Et il continue d'affirmer que la signature du senateur Benoit est nulle.

Pour sa part, le senateur Wetzner Plycarpe ,  un autre membre du groupe des 6, appelle son collègue Benoit  à présenter ses excuses à l'assemblée et à la nation  pour s'être laissé prendre au piège de l'Exécutif.

Il taxe d'ingénu le sénaeur Benoit et d'incorrect son comportement, tout en faisant savoir que  ce dialogue et le document final "modifié frauduleusement",  sont porteurs d'une crise encore plus aigüe, qui divisera davantage la nation.


Devant le Conseil de sécurité, la représentante  du Secrétaire général affirme qu'Haïti est le pays au monde où il y a le plus de cas de choléra, sans toutefois insister sur le fait que ce sont des casques bleus qui en ont introduit le virus


New-York, 24 mars 2014.- (AHP)- Présentant un rapport lundi  au Conseil de sécurité de l'ONU, la représentante du secrétaire général et cheffe de la mission onusienne en Haïti,    Sandra Honoré, a fait savoir que l'epidemie de cholera en haïti  demeure la pire au monde.

Mme Honoré dont le rapport portait sur des sujets  divers tels le taux de criminalité, la santé publique et l'épidémie de choléra, a déclaré aux journalistes que des  progrès avaient eté enregistrés.

"L'incidence globale de la maladie a été réduite de moitié, et le taux de mortalité est inférieur à 1% a-t-elle ajouté.

Mais Mme Honoré a dit au Conseil de sécurité qu'Haïti "a toujours le plus grand nombre de cas de choléra dans le monde, sans toutefois dire aussi  que la maladie qui a dejà fait environ 9.000 morts depuis son apparition en octobre 2010, a été introduite dans le pays par les troupes népalaises de la MINUSTAH, selon des etudes réalisées par de nombreux experts internationaux.

Face au refus de l'ONU de dedommager les victimes, un groupe d'Haïtiens accompagné de leurs avocats ont déposé au debut du mois, une deuxième plainte contre l'organisation internationale, cette fois devant un tribunal de Brooklyn (Etats-Unis)

"Le gouvernement  des Etats-Unis soutient  des activités
de lutte contre la tuberculose en Haïti

 
Le lundi 24 mars ramène la Journée mondiale de la tuberculose - anniversaire de l'annonce de la découverte de la bactérie causant la tuberculose (TB): Mycobacterium tuberculosis. La Journée mondiale de la tuberculose est l'occasion de sensibiliser sur les problèmes et solutions liés à la tuberculose et à soutenir les efforts mondiaux de lutte contre la tuberculose.
 
Le gouvernement des États-Unis en Haïti a soutenu d’énormes progrès liés au diagnostic et au traitement de la tuberculose. Par exemple, les patients VIH soutenus à travers l'initiative PEPFAR sont régulièrement dépistés de la tuberculose et le programme PEPFAR a supporté une formation approfondie pour les travailleurs de la santé dans le dépistage actif de la tuberculose; des rapports sont générés automatiquement chaque fois que les patients présentent des symptômes de la tuberculose et des tests cutanés sont également largement disponibles par le programme pour aider au dépistage de la tuberculose. Une évaluation récente a indiqué que le dépistage du VIH chez les patients tuberculeux dans les sites du PEPFAR a augmenté de 76 % (en 2010) à un peu plus de 90% (en 2012).
 
La recherche de cas a été élargie grâce à un dépistage actif dans les cliniques du VIH, les prisons, les milieux urbains et les milieux de soins de santé et chez les personnes dont les membres de leur famille ont la tuberculose, et ces efforts semblent porter leurs fruits.
 
Il y a également eu d'énormes progrès dans la capacité de diagnostiquer la tuberculose. Des outils standards comme l'évaluation microscopique des crachats, ont été améliorés. Le Laboratoire National en Haïti a maintenant la possibilité de faire des cultures de tuberculose - ce qui est particulièrement important pour la capacité de détecter la tuberculose qui résiste aux médicaments standards de traitement de la tuberculose. Un nouveau test important appelé Gene Xpert a été introduit. Huit installations offrent déjà ce test, qui peut confirmer le diagnostic de la tuberculose en quelques heures seulement, et peut également vérifier la résistance aux médicaments de traitement de la tuberculose.
 
Il y a eu des changements aussi dans le traitement de la tuberculose. Pour le moment, seuls quelques sites peuvent fournir un bon traitement pour les patients atteints de tuberculose résistante aux médicaments, mais la capacité à fournir un traitement de la tuberculose est également étendue. Il y a également des efforts pour prévenir la tuberculose, qui comprennent des activités visant à réduire le risque de transmission de la tuberculose dans les établissements de santé, et les efforts visant à fournir un traitement précoce pour les personnes atteint du VIH, ce qui permet de garder leur système immunitaire fort et réduit le risque de tuberculose.
 
Ces efforts sont importants dans la lutte mondiale contre la tuberculose. Haïti a le plus haut taux de prévalence de la tuberculose rapporté dans l'hémisphère occidental - 300 cas pour 100.000 habitants.
Le programme de la tuberculose continue de faire face à de sérieux défis --- c'est une lutte pour assurer un financement adéquat, et des infrastructures importantes endommagé lors du tremblement de terre ont encore besoin d'être réparées. Toutefois, le progrès est réel, et avec des efforts continus, le fardeau lié à la tuberculose sera amoindri.

Des organisations de la société civile dominicaine exigent le respect des droits humains et la promotion de de la tolérance en République Dominicaine(GARR)


Au cours d’une activité réalisée à Santo Domingo, le 21 Mars 2014, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, des organisations de la société civile dominicaine ont plaidé en faveur de l’éradication des comportements xénophobes qui se manifestent à l'encontre des groupes raciaux en République Dominicaine. Elles ont réclamé de l’Etat dominicain le respecter des droits humains et la promotion de la tolérance dans le pays.

Intervenant en la circonstance, Ana María Belique, porte-parole du Mouvement Reconoci.do dit reconnaitre les progrès qui se font actuellement dans le monde pour éliminer le racisme. Cependant, elle pense que la victoire sur ce fléau est encore loin à obtenir.
 
« Beaucoup d’efforts sont en train de se réaliser dans le monde pour éradiquer le racisme. Mais, il reste beaucoup à faire pour arriver à l'égalité de tout un chacun et à l’élimination de la discrimination sous quelle que forme qu’elle apparaisse. », a-t-elle indiqué.
 

Parlant de la République Dominicaine, Mme Belique a déclaré que dans ce pays de la Caraïbe où vit une forte majorité de personnes d’origine africaine, il se pose un sérieux problème de discrimination raciale. A titre d’exemple, elle a cité l’arrêt 168/13 du Tribunal constitutionnel qui prive du droit à la nationalité dominicaine des milliers de Dominicains/Dominicaines d’ascendance haïtienne.
 
« L’arrêt TC 168/13 a une portée hautement raciste, car il ne vise que des Dominicains/Dominicaines d’origine haïtienne. Il viole les droits humains, notamment le droit fondamental à l’égalité consacré par la Constitution dominicaine dans son article 39 qui fait injonction à l’Etat dominicain d’adopter des mesures pour prévenir et combattre la discrimination, la marginalisation, la vulnérabilité et l'exclusion dans le pays. », a-t-elle déclaré.
 
Selon la porte parole du Mouvement Reconoci.do, il n’existe pas de provisions légales pour appliquer la sentence qui, a-t-elle estimé, est en parfaite contradiction avec les traités internationaux signés par la République Dominicaine et ne fait qu’institutionnaliser la discrimination raciale dans ce pays. Elle en a profité pour inviter les autorités dominicaines à annuler cette sentence et travailler pour valoriser la diversité et la richesse qui découlent du mélange culturel dans le pays.
 
« Nous devons mettre fin aux pratiques discriminatoires qui sont en train d’être institutionnalisées dans le pays et trouver rapidement une solution pour réparer le tort causé aux Dominicains/Dominicaines dénationalisés », a-t-elle insisté.
 
Signalons que Centro Bonò et MUDHA (Movimiento de Mujeres Dominico Haïtianas) s’étaient associés au Mouvement Reconoci.do dans le cadre de cette activité de commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale qui s’était déroulée à Santo Domingo devant le Palais national.

"Jacmel postule au programme des Villes Créatives de l’UNESCO

Port-au-Prince, lundi 24 mars 2014.- La Mairie de Jacmel de concert avec le Ministère du Tourisme a transmis, le 19 mars 2014, le dossier de candidature de Jacmel au programme des Villes Créatives de l'UNESCO. Cette initiative permettra à la fois de préserver et de revitaliser durablement le centre historique de Jacmel.
 
L'adhésion de la Métropole du Sud-est au réseau des villes créatives facilitera donc, l'accès de toutes les villes membres à un ensemble de savoir-faire, d'informations et d'expériences, dans le but de favoriser le développement des industries culturelles locales et la coopération internationale.
 
La décision de soumettre le dossier de candidature de Jacmel à ce programme intervient suite à des ateliers avec les acteurs des secteurs privé et associatif sur le devenir de la ville.
 
Le programme de Villes Créatives de l'UNESCO semble être dédié naturellement à des villes comme Jacmel, où le terroir créatif est truffé d'artistes, d'artisans, d'organisations culturelles, et d'évènements d'envergure. Jacmel compte plus de quatre cents artisans regroupés en des dizaines d'associations dont la spécialité est le papier mâché, qui fait sa renommée et attirent des milliers de visiteurs et photographes lors des festivités carnavalesques.
 
Depuis tantôt deux ans, l'Administration Martelly-Lamothe conjugue sans relâche ses efforts afin d'offrir aux citoyens de la cité de Alcybiade Pomeyrac de nouvelles perspectives à travers des investissements dans la ville et ses alentours. Le centre historique de la ville fait actuellement l'objet d'un investissement relativement important de la part de l'État haïtien, à travers son Ministère du Tourisme.
 
Rappelons que le district historique de Jacmel figure déjà sur la liste permanente du Fond Mondial des Monuments et est également sur la liste indicative du patrimoine mondial en tant que patrimoine de l'humanité."

Nouvelles du 22 mars 2014

Ministère des Affaires étrangères décide d'envoyer représentant à la Commission

Santo-Domingo, 22 mars 2014- (AHP)-- Le ministère dominicain des Affaires étrangères  a décidé vendredi d'envoyer un représentant à Washington pour défendre le pays à l'audience qu'organise ce 24 mars la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH ), autour des acusations portées  par des organisations de droits humains contre la Republique dominicaine pour les abus commis contre des Haïtiens  vivant dans ce pays et pour la décision raciste de la cour constitutionnele qui a dénationalisé des centaines de miliers de Dominicains d'origine haïtienne .

 C'est le chancelier Carlos Morales Troncoso qui a été designé pour représenter le gouvernement à cette audience, . Il sera accompagné entre autres de Rhadys Abreu de Polanco , un expert en droits de l'homme, responsable d'un bureau au ministère des Affaires étrangères .

Le president de la Junte Central Electorale, Roberto Rosario avait cependant estimé que le gouvernement  ne devrait pas se presenter deant la Commission dans le cadre de ce dossier,  en raison du fait qu'elle s'était prononcée contre la décison 168/13 du tribunal constitutionnel.

 Selon des détails fournis par la CIDH , le problème à résoudre  lors de cette audience est la situation des citoyens dominicains d'origine haïtienne frappés par l'arrêt 168-13 .

Au nombre ds organisations qui portent plainte contre le Gouvernement dominicain, on retrouve le Centro Pedro Francisco Bonó,  Solidaridad Fronteriza, Centro de Acción Social y Agraria (Cefasa), Fundación Étnica Integral, Centro Cultural Dominico-Haitiano, Movimiento Socio-Cultural de Trabajadores Haitianos, el Observatorio de Migrantes del Caribe, el Colectivo Mujer y Salud y el Centro por la Justicia y el Derecho Internaciona .

C'est le dossier de la dénationalisation qui a mis un coup d'arrêt au dialogue binational dont la 3ème session a été par deux fois reportée. Elle est prévue mantenant pour le 8 avril.

Pour le cardinal Jesus Lopez Rodriguez qu'on considère comme faisant partie du secteur ultra-nationaliste dominicain, le gouvernement doit surseoir au dalogue jusqu'à ce que les conditions seront réunies dans le sens ds intérets du pays

L'arrêt 168-13 établit qui a le droit à la nationalité dominicaine et propose la mise en place d'un programme de régularisation de tous les étrangers dans le pays, y compris  ceux qui ont dejà la nationalité par le "jus soli".

Lors d'une mission en république dominicaine , suite à la sentence168-13 , la Commission avait déclaré que ce verdict  a un effet discriminatoire pour les Dominicains d'origine haïtienne dont une majorite vivent dejà dans la pauvreté

Nouvelles  du 20 mars 2014

Nouvelle manifestation mercredi à Port-Salut pour réclamer le retour de Evinx Daniel porté disparu depuis début janvier 2014

Port-au-Prince, 20 mars 2014- (AHP)-- Des menbres  de la famille et des partisans d'Evinx Daniel ont  manifesté une nouvelle  fois mercredi à Port-Salut pour réclamer que  toute la lumière soit  faite sur la disparition de l'homme d'Affaires survenue  début janvier 2014 .

La famille  du propriétaire de l'Hotel de plage, Dan's Creek, a fait savoir  qu'elle est sans nouvelle  de Daniel depuis son départ de la ville le  5 janvier.

Des informations de toutes sortes ont circulé autour de cette  disparition.
En quittant Port-Salut, le  5 janvier, Evinx daniel  aurait dit à certains qu'il allait voyager aux Etas-Unis et à d'autres, qu'il allait rencontrer des gens à Port-au-Prince.

Mais,  si l'on en croit certaines déclarations, c'est plutôt à Mare-Rouge (nord)  chez un présumé houngan du nom de 
Jocirin  Ovilien, que l'ancien marine américain se serait retrouvé,  et son véhicule 4x4 abandonné dans une station service aux Gonaïves.

Quoi qu'il en soit ,en prenant la tête de la manifestation du 19 mars, son épouse, kathia  Simon Daniel   a fait savoir qu'il y a trop longtemps  qu'elle attend en vain les résultats de l'enquête annoncée par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Elle a appelé l'appareil judiciaire et les organisations de droits humains à l'aider à retrouver son mari.

"Le crime dont vous l'accusez, vous savez très bien qui est  là-dedans", a-t-elle lancé, sans autres explications, ni sans dire à qui s'adressent ces propos.


kathia Simon semble  aussi persuadée que Daniel est vivant: "Relâchez-le, nous  savons qu'il est là", a-t-elle encore martelé.

Evinx Daniel connu également sous le nom de Denis Daniel et comme un proche du président Michel Martelly,  avait éte brièvement arrêté puis incarcéré aux Cayes en septembre dernier, après s'être retrouvé au coeur d'une affaire de drogue.

Alors qu'il revenait de la Grande-Anse à bord de son yatch, il s'était emparé de plusieurs paquets de drogue
qu'il aurait retrouvé flottant sur la mer, à quelques mètres de son hôtel. 

Il expliquait alors les avoir ramenés chez lui pour éviter qu'ils ne  tombent aux mains de mauvais garnements.

Il avait naturellement  été rapidement relâché pour services rendus à la société.

Sa femme et  les dizaines de personnes qui ont participé à la manifstation de mercredi, ont appelé les autorités à assumer leurs responsailités, en rendant Evinx Daniel à sa famille.



L'accord final du dialogue d'El Rancho dans la tourmente:  le président Martelly et son opremier ministre prêts à appliquer toutes les clauses qui les concernent


Port-au-Prince, 20 mars 2014- (AHP)--L'accord final du dialogue d'El Rancho, du nom de l'Hotel qui a hébergé à Port-au-Prince  des discusions inter-haitiennes entre le gouvernement, des partis politiques et le Parlement, sous la mediation de la hiérarchie catholique, signé il y a moins de deux semaines, est dejà contesté au sein même des institutions qui l'ont paraphé.

Au final, il semble que ce soit uniquement  les composantes de l'Executif qui ont fait l'unanimté pour signer le document.

En effet, au Grand corps,  un groupe de sénateurs dont 6 dans l'opposition au regime en place, contestent la signature de l'accord final, expliquant que la conference des présidents de blocs avait réclamé le report de la date de la reprise des discusions le 13 mars dernier, le temps de definir un agenda de discussions.

Ils ont aussi estimé que la sigature du premier secrétaire du bureau du Sénat, Steven Benoit, n'est pas valable, en raison du fait, avancent-ils, qu'en l'absence du président, c'est le vice-présdent qui peut engager le Sénat, selon ses règlements interieurs.

A la chambre basse, après les hésitations du président Steven Jacques  Thimoléon de signer le document, c'est au président  du bloc PRI, Sadrack Dieudonné, d'affirmer que c'est  toute l'assemblée des députés  qui  a rejeté en bloc le document, même si l'accent a éte mis particulièrement sur un ou deux articles. Et d'autres députés d'ajouter que  la conférence des présidens ne peut pas remplacer l'assemblée dans la présente situation.

Au niveau des partis politiques aussi , l'entente était absente, plusieurs formations ont boudé le dialogue, d'autres ont quitté la table des discussion, dénonçant un dialogue/monologue.

Un spécialiste en politique publique, Camille Edouard Junior, s'est même demandé quelle imporance peut avoir un document ayant pour vocation d'aider à résoudre une crise politique, sans la signature de ceux qu'ils considèrent  comme les partis politiques majeurs.

En oûtre, les formations politiques signataires, sont en grande partie favorables à l'action gouvernementale ou issues de la mouvance gouvernementale.

Cependant, le  président Michel Martelly et son premier ministre se declarent prêts à appliquer toutes les clauses qui les concernent dans ce document. La présidence a en effet déclaré "prendre acte de la signature de l'Accord inter-haïtien d’El Rancho par toutes les parties au dialogue".  

"Cette conclusion heureuse ouvre la voie à la mise en place des structures administratives et politiques devant déboucher sur l'organisation d’élections législatives et locales, honnêtes, inclusives et démocratiques dont le premier tour devrait avoir lieu, au plus tard, le dernier dimanche du mois d'Octobre 2014", indique une note de la présidence.

La communauté internationale  qui n'a pas pris part officiellement au dialogue, ne tarit pas d'éloges de la signature du document final qu'elle croit pouvoir aider le pays à sortir du bourbier  politique

De son côté, la Conférence épiscopale a dit prendre acte des réserves exprimées au sénat et à la chambre base sur l'accord final des pourparlers.

Un accord doit être  le résultat de positions communes. Si tel n'est pas le cas, le porte-parole Mgr Patrick Aris n'écarte pas la possiblité de nouvelles discussions si les réserves empêchent  la mise en application de l'accord.

Toutefois, il dit douter que les réserves formulées par les parlementaires sur le document final  soient susceptibles d'en entraver le suivi.

Brutalités du sénateur Lambert: Comparution  du parlementaire prévue  ce vendredi au tribunal correctionnel de Jacmel sous couvert de son immunité

Jacmel, 20 mars 2014- (AHP)-- Le sénateur Wencesclass Lambert qui a brutalisé le militant  politique Daniel Théodore au point de lui fracasser  deux dents, devrait comparaître ce vendredi au tribunal correctionnel de Jacmel (Sud-est).

Après avoir violemment frappé M. Théodore qu'il accuse d'avoir osé le démentir lors d'une réunion politique au cours delaquelle il était revenu avec les mêmes promesses non tenues, faites lors  de la précédente campagne électorale, il était allé se vanter au micro des journaliste de lui avoir cassé la gueule.

L'incident était survenu à Marigot. Et le sénateur avait également fait savoir que ça leur apprendra à  respecter les élus et les autorités établies

Les avocats de Daniel Théodore accusent  entre autres le sénateur d'association de malfaiteurs et de séquestration. Mais, le commissaire du gouvernement de Jacmel, Jean Féhault Antoine, aurait jugé ces accusations non fondées, estimant que le sénateur n'aurait commis qu'un délit.

Wencesclass Lambert qui est couvert de l'immunité parlementaire avait, après réticence, accepté de présenter ses excuses,  mais les avocats ont estimé que celles-ci ont été présentées du bout des lèvres, puisque le sénateur avait mis en garde le militant politique que s'il continue de prendre le contrepied des points de vue de l'autorité, cela risque de mal se passer pour lui.

Il faisait savoir dans le même temps qu'il sera toujours accompagné de ses garde-du corps pour ne pas avoir à réagir personnellement dans pareils cas..

Le gouvernement lance la 6ème campagne d'alphabétisation à Pestel

Pestel, 20 mars 2014- (AHP)--Le gouvernement lance ce vendredi à Bernard Gousse, section communale de Pestel (Sud-Ouest),la  6ème campagne nationale  d'alphabétisation.

La coordonnatrice du comité mixte de pilotage  de la campagne, la ministre aux droits de l'homme, Rosanne Auguste, a fait savoir que le gouvernement poursuit l'objectif d'alphabétiser 370.000 personnes dans l'espace de 15 mois.

Le budget consacré à cette opération s'élève à 3 millions de dollars américains. La ministre Auguste  a souligné que plus de 12.000 moniteurs et facilitateurs seront déployés sur tout le territoire dans le cadre de cette campagne.


Les départements du Nord-Ouest et du Nord-est durement frappés par la sécheresse


Port-au-Prince,
20 mars 2014- (AHP)-- Les départements du Nord-Ouest et du Nord-est sont frappés ces derniers jours par une grave sécheresse qui a provoqué de grandes pertes dans les secteurs de l'agriculture et de l'élevage.

Cette situation risque d'avoir de sérieuses répercussions sur l'ensemble du pays sur le plan alimentaire, redoute le coordonnateur national de la sécurité alimentaire, Garry Mathieu.

M. Mathieu a fait savoir qu'une commission gouvernementale a été créée pour se pencher sur le dossier.

Il a cependant souligné la nécessité que des dispositions efficaces soient adoptées en vue de minimiser les conséquences de cette vague de sécheresse.

Nouvelles du 19 mars 2014

Audition des Frères Florestal: les deux hommes retournés au Pénitencier national; manifestation de dizaines de personnes pour réclamer leur libération et le départ du chef de l'Etat

Port-au-Prince, 19 mars 2014- (AHP)-- Plusieurs dizaines de personnes dont  des membres de la famille de Enold et Josué Florestatal et des membres  d'organisations populaires et politiques ont manifesté ce mercredi  au palais de justice pour réclamer la libération des deux hommes incarcérés depuis plusieurs mois au Penitencier national.

Les Frères Florestal se trouvaient au cabinet du juge  d'instruction Lamarre Bélizaire dans le cadre de l'affaire Frantzy Duverseau, cet etudiant abattu en 2010 par des policiers qui avaient alors clamé la légitime defense.

Toutefois,  pour les manifestants, les deux frères ont été plutôt arrêtés pour des raisons politiques.  Enold Florestal est  justement celui qui a endossé la plainte déposée contre l'épouse et le fils aïné du presient Michel Martelly pour corruption presumée.

Les manifestants qui ont éte empêches de pénétrer dans le bureau du juge, ont exigé la libération des Florestal, tout en lançant des slogans hostiles aux autorités particulièrement contre le chef de l'Etat dont ils ont réclamé le départ.

Mais, à l'intérieur après plusieurs heures d'audition, le juge Béizaire a décidé de renvoyer les deux prévenus au pénitencier national, en attendant de rendre son ordonnance.

Nahomie Florestal, soeur de Josué et d'Enold, a alors  exprimé son indignation, puisque selon elle, ses deux frèsres sont maintenus en prison de façon illégale.

L'un de leurs avocats, Me Samuel Madistin a dit s'attendre à une ordonnance de non-lieu,  dénonçant de la persecution politique.

Me André Michel qui avait également eté invité au cabinet d'instruction, a denoncé des manoeuvres visant à le reduire au silence. Assurant qu'il ne se laissera pas intimider, Me Michel a renouvelé sa volonté de continuer la lutte contre le régime en place. Samuel Madistin a aussi rapporté qu'André Michel a refusé de répondre aux questions du juge.

Le secrétaire général  du "Mouvement de l'Opposition démocratique" (MOPOD), Jean André Victor, présent aux côtés de plusieurs autres membres d'organisations politiques et de droits humains, a fait savoir que c'est l'arbitraire, les violations de droits humaims et la corruption qui caractérisent le régime en place.

Un médecin affecté à  l'Hôpital Sainte- Thérèse de Miragoâne dénonce des mavais traitetements subis de la part d'un groupe d'agent de l'USGPN qui l'accuse de ne pas s'être arrêté pour un cortège officiel

Port-au-Prince, 19 mars 2014- (AHP)- Un médecin affecté à  l'Hôpital Sainte-Thérèse de Miragoâne (Nippes, Sud-Ouest), Evans Evariste, a accusé mercredi  des agents  de l'USGPN de lui avoir infligé des mauvais traitements.

L'incident est survenu le 15 mars dernier dans la localité Calbassier, 1ere section de Miragôane.

Le medecin 
a rapporté qu'il a été contraint par un groupe d'agents  d'immobliser son véhicule  alors qu'il sortait d'une station service.

Les hommes en uniforme l'ont alors tiré du véhicule, l'accusant de ne pas s'être arrêté, à l'arrivée d''un cortège officiel.

En depit du fait qu'il a déclaré n'avoir  pas vu ledit cortège dont les membres revenaient des funerailles d'un oncle du chef de l'Etat, il a indiqué avoir éte sévèment malmené par les policiers  qui ont également endommagé son véhicule dont ils ont cassé les vitres.

Le Dr  Evariste  considère l'action des policiers comme un grave cas d'abus d'autorité qui a provoqué la colère des habitants de la région où l'incident s'est produit. Quant aux employés de l'Hôpital, ils observent un mouvement de grève pour réclamer justice et réparation en faveur du médecin.

Un autre groupe de policiers qui précédait également le cortège mais arrivés quelques minutes plus tard, a fait savoir  que les  policiers auteurs des mauvais traitements, n'en faisaient pas partie, des explications rejetées par le médecin dont les papiers et la clé du véhicule ont été confisqués.

Le Collectif 4 décembre appelle les autorités et la population haïtiennes à assumer leurs responsabilités face au refus des autorités domnicaines de faire le retrait de  la sentence raciste 168/13


Port-au-Prince, 19 mars 2014- (AHP)- Le Collectif 4 décembre a fait mercredi de nouvelles recommandations  aux autorites et à la population face au refus  des autorites dominicaines  de faire le retrait de  l'arrêt discriminatoire 168/13 de la cour constitutionnelle qui enlève la nationalité à des centaines de milliers de dominicains d'origine haïtienne.

Le coordonnateur général du Collectif, Jean-Robert Argant, appelle les autorités  à chercher beaucoup plus de coopération auprès des organisations internationales pour qu'elles les acompagnent mieux dans leurs efforts pour forcer les Dominicains à rapporter  la sentence raciste.

Le gouvernement dominicain qui avait été  partout
mis  au banc des accusés , a recommencé à sortir la tête de l'eau  en janvier dernier avec le début du dialoge engagé avec les autorités haïtiennes. Les Dominicains qui ont obtenu un ensemble d'avantages notamment commerciaux dans le cadre des deux premièses sessions  du dialogue, traînent aujour'hui des pieds, refusant de donner suite  aux engagements pris vis-às-vis de la partie haïtienne

Devant une telle situation, le Collectif 4 decembre  a fait savoir que si le dialogue binational doit se poursuivre , il doit se faire dans le respect des conventions relatives aux droits de l'homme, signées par l'Etat dominicain.

Mais, Jean-Robert Argant appelle au renforcement de la production nationale, pour  que les Haïtiens puissent être à même de boycotter les produits dominicains.

Outre le  refus  des autorités dominicaines d'honorer leurs promesses, particulièrement le vote d'une loi additionelle pour  corriger l'impair de la sentence xénophobe  168/13,  elles continuent leur politique  d'expulsion masssive de ressortissants  haïtiens.

Le Groupe d'Appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) rapporte ainsi que les autorités dominicaines ont reconduit 14.765 Haïtiens/Haïtiennes dont plus de 8300 à la frontière de Ouanaminthe/Dajabon (Nord-est d’Haïti), de janvier à décembre 2013, selon les chiffres communiqués par l’organisme Solidarité Frontalière basé à Ouanaminthe.



Le cardinal Jesus Lopez Rodriguez privilégie la suspension du dialogue entre Haïti et la République dominicaine

Santo-Domingo, 19 mars 2014- (AHP)-Le cardinal dominicain Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez s'est déclaré mardi, en faveur d'une suspension du dialogue entre la République dominicaine et  Haïti jusqu'à ce que les conditions soient réunies pour le reprendre .

Le cardinal qui a souvent tenu ds propos anti-haïtien, était  interrogé lors d'une messe dans la paroisse Jésus Maître, à l'occasion du 53 ème anniversaire de son ordination sacerdotale.

Interrogé sur l'annonce du gouvernement dominicain de reporter au 8 avril la 3ème rencontre avec les autorites haïtienne, "afin de bien élaborer des accords sur le commerce , la santé , le tourisme et les migrations " , le cardinal a fait savoir que si  les conditions ne sont pas réunies pour poursuivre ls discussion, le mieux  à faire c'est d'attendre qu'elles le soient.

Pour beaucoup, ces déclarations du cardinal  montrent clairement que le secteur ultra-nationaliste dominicain n'est pas favorable  à une solution au problème créée par la sentence 168-13 de  la cour constitutionnelle dominicaine qui dénationalise des centaines de milliers de personnes nées en République dominicaine de parents haïtiens

Cette 3ème rencontre au cours de laquelle les autorités dominicaines devraient aussi clarifier leur position sur le dossier de la dénationnalisation, avait déjà été ajournée au 20 mars, alorsqu'elle etait initialement prevue pour le 16 mars



"Le Premier ministre, Laurent Lamothe, lance la table sectorielle et thématique « risques et désastres » du CAED

Port-au-Prince, le mercredi 19 mars 2014.- Le Premier ministre, S.E.M. Laurent Lamothe également ministre de la planification et de la coopération externe, a procédé ce mercredi 19 mars, à l’hôtel Royal Oasis, au lancement de la table sectorielle et thématique « risques et désastres » du cadre de coordination de l’aide externe (CAED) en vue de renforcer la stratégie nationale de gestion des catastrophes naturelles.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence des personnalités de la communauté internationale et de la société civile ainsi que le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me. Jean Renel Sanon et le représentant des agences des Nations Unies en Haïti, M. Peter De Clerc.

Au cours de son intervention, le Premier ministre Lamothe a sensibilisé les acteurs présents en la circonstance sur la nécessité de travailler en synergie avec l’État haïtien afin de mettre en place une stratégie nationale visant à réduire la vulnérabilité du pays face aux désastres naturels. A-t-il réaffirmé que la capacité du pays à faire face aux catastrophes naturelles, est l’une des priorités de son gouvernement.

Cette  première réunion de la table sectorielle, poursuit-il, sera de mettre à jour le plan national de lutte contre les risques et désastres.

Monsieur Peter de Clerc, s’est pour sa part dit heureux de s’associer à cette initiative du gouvernement qui témoigne de la volonté manifeste de l’administration Martelly de conjuguer ses efforts avec ses partenaires internationaux et la société civile pour protéger la population.

Les haïtiens ont montré leur capacité à rebondir après le séisme du 12 janvier 2010, a rappelé le Premier ministre. Toutefois, garantit-il que son gouvernement  va continuer à prendre des mesures visant à rendre le pays plus résilient.

La réduction des risques et désastres, nécessite une approche intégrée mais également des mesures pour améliorer les conditions de vie de la population. Aussi, a-t-il souligné les programmes sociaux mis en œuvre par son gouvernement.

Il a en outre, appelé la communauté internationale à s’engager davantage aux côtés de l’État haïtien en vue de favoriser le bon fonctionnement et la pérennisation de cette table sectorielle.

Par ailleurs, le chef du gouvernement, Laurent Lamothe  en a profité  pour appeler à l'unité nationale à un moment où l’exécutif  vient  de parapher un accord historique avec les partis de l’opposition et le Parlement afin de préserver la stabilité politique indispensable à la création d’emplois dans le pays
."

Nouvelles du 17 mars 2014

Accord d'El Rancho: trois jours  après la signature, le pouvoir et les secteurs pro-gouvernementaux  expriment leur satisfaction: l'opposition banalise et campe sur sa position
Port-au-Prince, 17 mars 2014- (AHP)- Trois jours  après la signature du "document final"  du dialogue  politique réalisé,  sous la mediation de l'Eglise catholique,  entre des représentants  de l'Exécutif,  du parlement et un groupe de partis politiques en grande majorite pro-gouvernementaux, c'est la grande satisfaction au niveau du pouvoir et des secteurs proches.

Des secteurs de la société civile affirment prendre acte  de la sigtnature, du document, tout en déclarant  attendre que les promesses et les engagement aterrissent.
Dans l'opposition, on banalise l'issue du dialogue et l'on est soit  en mode remobisalisation pour tenter de  forcer au départ l'équipe au pouvoir,  ou sur la démission en vue de l'organisation d'élection générales anticipées cette année.

Le gouvernement s'est déclaré dès ce lundi prêt   à matérialiser les engagements pris par l'Exécutif  .
Le porte-parole de la Primature, Kedler Augustin a affirmé la volonté du pouvoir  de facliter  l'organisation des prochaines élections (sénatoriales, législatives et locales) dans le délai, prevu, a-t-il dit, par la loi electorale.
Il a encourage en ce sens, les partis de l'opposition à participer au processus électoral.

Le consotrium des partis politiques haïtiens ( pro-gouvenemental) estime  pour sa part, que la signature de l'accord final du dialogue inte-haïtien est une victoire pour le pays, remerciant les différents acteurs qui ont  participé aux discussions.

Le président du consortium, Jeantel Joseph, a félicité l'Eglise cathlique qui en  assuré la mediation. Il s'en est du coup pris  aux  partis politiques de l'opposition qui réclament le départ de l'équipe au pouvoir, leur demandant de se preparer plutôt à prendre part  aux prochaines élections dont le premier tour a été annoncé par le président Michel Martelly pour le 26 octobre 2014.
Du côté du Parlement, c'est  le sénateur Steven Benoit qui a été mandaté pour signer le document par le president de l'assemblée nationale, Dieuseul Simon Desras. M. Benoit a exprimé sa satisfaction de voir le dialogue aboutir à la phase de signature.

Toutefois, il a  pressé les autorités de réaliser des elections libres, honnêtes, démocratiques et inclusives.
Cependant, le  goupe des 6 (sénateurs) qui, sur la base du procès-verbal d'une réunion de  la conférence des présidents, avait enjoint le president du grand corps à demander un report de la rencontre de jeudi pour peaufiner un document de discussions, a accusé les  3 senateurs présents A El Rancho (Desras, Benoit et Andris Riché), d'en avoir fait à leur tête, en signant ou en autorisant la signature du document final.

Le président de la chambre basse, Jacques Timoléon, proche du pouvoir,  mécontent du fait que la chambre basse n'ait pas été invité formellement à la reprise des discussions, avait menacé venredi  de ne pas parapher le document, mais il se serait ravisé depuis, promettant qu'il le ferait ce lundi après l'organisation d'une conférence des présidents de blocs.

Mais , le député Sadrac Dieudonné, président du PRI ( parlementaires pour le redressement institutionnel) a demandé au president de la chambre de ne pas signer le document  qui selon lui, ne peut nullement contribuer  à la résolution de la crise actuelle.
Pour sa part, le président de la Fédération protestante d'haïti (FPH), a salué  la signature de l'accord final du dialogue même s'il rappelle les réserves de la FPH qui avait souhaité que la médiation soit assurée conjointement avec  d'autres secteurs.

Mais l'important pour lui aujourd'hui est que  les accords trouvés soient respectés. C'est pourquoi, il encourage les acteurs  concernés à prendre des dispositions pour y arriver.


Le président du secteur vodou, Max Beauvoir , a dit prendre acte  de la signature  de l'accord final, tout en faisant savoir qu'il n'a pas trop de commentaires à faire vu qu'il n'avait pas particpé au dialogue. Toutefois , il croit que le plus important aujoud'hui est le respect des engagements pris.

M
Beauvoir a a indiqué par ailleurs que le chef de l'Etat a outrepassé son rôle , en  fixant lui-même la date des élections, enlevant du coup, at-il dit,  à l'organisme chargé d'organiser les élections une de ses principales prérogatives.

L'ancien  président du  conseil electoral de 2006, Max Mathurin a lui aussi malvenues les declarations du chef de l'Etat  autour de la réalisation du premier tour  des élections le 26 octobre. Il soutient que cette tache  est plutôt celle du conseil electoral qui connait les aspects techniques liés aux preparatifs.

Toutefois, il souligne qu'il est materiellement possible de réaliser  les élections en octobre, pourvu que  les mises en place se fasent à temps.
Enfin, le spécialiste en politique publique, Camille Edouard Junior, a dit douter que que l'acord final puisse aider à resoudre la crise politique.
"Comment
un tel document peut-il avoir de sens, sans la signature d'un ensemble de partis politiques majeurs  et qui ont dû abandonner les discussions", s'est-il interrogé, estimant que  l'accord final pourait ne pas avoir un avenir très rose devant lui.

Pour Camille Edouard, il n'y pas meilleure façon de  résoudre la crise politique, que de respecter la constitution et le princpe de la séparation des pouvoirs.

Alors que les  acteurs du dialogue d'El Rancho était réúnis pour signer l'accord final, le Mouvement patriotique de l'Opposition Democratique (MOPOD) se trouvait à "Alvarez Resto Club", pour annoncer la reprise de la mobilisation anti-gouvernementale.

Deux des principales figures de cette coaliion politique,  l'ancien candidate `a la présidence, Milande Manigat et le coordonnateur du MOPOD, Jean André Victor appelaient la population à  se remobiliser  pour exiger le depart ds actuelles autorités, estimant que la situation du pays  ne peut que s'aqgraver sur tous les plans si l'éaquipe  en place devait rester en poste deux ans suplémentaires.

Ils ont du coup appelé les differents autres secteurs du pays à adhérer au mouvement visant la démision du chef de l'Etat et l'organisation d'élections générales anticipées.

Nouveau report de dans le cadre des discussions de haut niveau engagées entre les autorités haïtiennes et dominicaines

Port-au-Prince, 17 mars 2014- (AHP- La troisième réunion du dialogue haïtiano-dominicain préalablement fixé au 16 mars puis  reportée au 20 mars , est ajournée une 2ème fois  au 8 avril 2014.
Sans expliquer ls raisons de ce report, le gouvernement haïtien affirme
continuer de croire que cet espace d'échanges entre les deux pays, constitue un cadre viable leur permettant de traiter leurs différends afin d'aboutir au respect scrupuleux des accords signés au cours de ces pourparlers.
Redisant  sa volonté d’œuvrer pour le bien-être de la population, le gouvernement appelle tous les secteurs de la vie nationale à soutenir les efforts de l’État haïtien en vue de placer définitivement le pays sur les rails du développement durable.

Si la note de presse du bureau de communication de la Primature n'indique pas les raisons du 2ème report de la reunion de Jacmel, beaucoup estiment que le retard mis par les autorités dominicaines pour deposer devant leur parlement un projet de loi additionelle pour réparer les dégats causés  par la sentence 168/13, pourrait en être la veritable raison

Cet arret a dénationalisé des centaines de milliers de Dminicains d'origine haïtienne.

Cependant, un membre de la délégation haïtienne aux deux opremières rounds de discussions avec les Dominicains, l'éconmiste Nesmy Manigat, a fait savoir à l'AHP  que  cette décision s'explique par le fait que la commission ad hoc haïtienne avait  besoin de  beaucoup de temps pour préparer cette rencontre qui portera sur des thèmes importants comme la migration, le commercee et  l`environnement.

Au cours de  cette troisième réunion, a-t-il fait savoir, les représentants d`Haïti devraient mettre l'accent sur le déséquilibre commercial, la lutte contre la contrebande ainsi que la protection de la production nationale, a indiqué Nesmy Manigat, qui souligne que plusieurs points de l`agenda ont été épuisés lors des rencontres antérieures.

Réagissant sur le retard mis par les autorités dominicaines  à honorer les engagements pris dans le cadre du projet  de loi additionnelle traitant de la situation des personnes affectées par l’arrêt de la cour dominicaine, M. Manigat a dit croire que le projet de loi dit de naturalisation annoncé par le président Danilo Medina  ne va en rien résoudre le problème des dénationalisés .

Il se dit toutefois optimiste que les autorités  dominicaines feront avancer ce dossier.

Nesmy Manigat a souligné que la sentence du tribunal constitutionnel dominicain dépasse les frontières des deux pays et que les haïtiens ne peuvent, a eux seuls rérer un dossier aussi complexe.

Nouvelles du 13 mars 2014

Le Conseil national des entreprises privées dominicaines furieux contre la Caricom, estime que la  problèmatique des relations dominico-haïtiennes n'est pas de sa compétence
Port-au-Prince, 13 mars 2014- (AHP-Le Président du Conseil national des entreprises privées dominicaines ( CONEP ), Manuel Diez Cabral , a rejeté jeudi  la recommandation faite par la CARICOM au gouvernement dominicain, dans le dossier de la dénationalisation des Domincains d'origine haïtiene, faisant savoir que la   problèmatique des relations dominico haïtiennes n'est pas de sa compétence.

La Caricom avait appelé mardi le président Danilo Medina à respecter les engagements pris vis-à-vis d'Haïti dans le dossier de la dénationalisation par la Cour constitutionelle de la République dominicaine de centaines de milliers de dominicans d'origine haïtienne, tout en faisant savoir qu'il ne participerait pas en tant qu'obserbateur à la 3ème rencontre haïtiano-dminicaine fixée au 20 mars à Jacmel (haïti), si le président dominicain ne dépose pas  devant le parlement un projet de loi pour corriger cette situation.

«C'est une position lamentable, a indiqué le CONEP, estimant que si  quelque chose de positif s'est produit suite à la décision de la Cour constitutionnelle, est qu'elle a favorisé l'adoption de mesures concrètes pour résoudre un ensemble de problèmes  importants comme la migration entre les deux pays.

Manuel Diez Cabral, a fait savoir que tout le monde doit reconnaître que le gouvernement du président Danilo Medina a fait de grands efforts dans ce sens, et  que  comme promis dans son discours du 27 Février, il va déposer sous peu, un projet de loi de naturalisation au parlement.

Cependant, du côté haïtien, on s'attend à ce que le chef de l'Etat dominicain dépose plutôt un projet de loi additionnelle pour corriger la décision de la cour constitutionnelle et non un projet de loi de naturalisation, puisque les personnes affectée par la sentence 168/13, sont déjà des Dominocains à part entière, étant nés sur le sol dominicain et participant depuis des dizaines d'années à la vie politique, sociale et économique de ce pays.

Les autorités dominicaines auraient dû avoir déposé un tel projet depuis le 27 février, tel que promis aux autorités haïtiennes, mais traine des pieds depuis que  l'étau s'est desserré sur leur pays (qui était partout mis au banc des accusés), avec le lancement en janvier d'un dialogue entre les deux pays.

La rencontre du 20 mars reste toutefois très hypothétique, si les Dominicains n'y apportent pas le  projet de loi qu'ils compten soumettre.

Déjà, la semaine dernière, le ministre haïtien des affaires étyrangères, Pierre-Richard Casimir, s'était déclaré très preocupé par le non-respect des engagements pris par la République dominicaine.


Nouvelles du 12 mars 2014
La porte-parole de la MINUSTAH met en avant la politique tolérance zéro appliquée par la mission et dément que le jugement des 4 soldats impliqués  dans le viol du jeune Johny Jean n'ait pas abouti: le RNDDH dénonce un procès bâclé et une politique d'impunité

Port-au-Prince, 12 mars 2014- (AHP)-La porte-parole et  Chef adjointe de  communication à la MINUSTAH, Sophie Boutaud de la Combe, a dementi mercredi que  le  jugement  des 4 soldats uruguayens impliqués, en juillet 2011, dans le viol du jeune Johny Jean, à Port-Salut (sud), n'ait jamais abouti.

Mme de la Combe a fait savoir qu'une  politique stricte  de Tolérance zéro est appliquée par la Mission  des Nations-Unies pour stabiliser Haïti ( MINUSTAH) contre tous ceux qui font preuve de mauvaise conduite ou se rendent coupables d'actes arbitraires ou d'exploitation sexuelle.

"Si la personne incriminée est un militaire, il doit être jugé par les autorités de son pays, a dit la porte-parole, affirmant que "la MINUSTAH fait alors des recommandatons, mais très sérieusement, pour que l'individu soit jugé".

Sophie Boutaud de la Combe a souligné par ailleurs que des sessions de formation et de sensibilisation contre l'exploitation et les abus sexuels, sont  organisées, à chaque fois que de nouveaux contingents  de policiers  ou de militaires intègrent la MINUSTAH.

En ce qui concerne précisément le cas Johny Jean, Mme De la Combe a fait savoir que les autorités uruguayennes ont organisé un "jugement  très strict". Et les soldats (aujourd'hui en liberté) ont eté condamnés à 2 ans et 1 mois de prison, en vertu des lois de leur pays, pour "violencia privada" (violence privée), sans toutefois indiquer, si la victime a béneficié de dédommagements.

Et pour "les autres enquêtes qui se poursuivent",  elle a affirmé ne pas pouvoir en discuter.

Réagissant aux déclarations de la porte-parole de la MINUSTAH, le directeur exécutif du Réseau national de Défense des droits humains (RNDDH), Pierre Esperance, a indiqué que le procès des violeurs de Johny Jean, a été un procès totalement bâclé, une mascarade de jugement terminée en queue de poisson.

En effet, a-t-il dit, la justice uruguayenne a ignoré totalement la demande de dédommagements formulée par l'avocat de Johny Jean, à la demande de ce dernier.

De plus, les soldats n'ont pas été jugés pour viol, mais pour mauvais comportement, a rapporté le Directeur Executif du RNNDH qui a fait partie de la délegation ayant accompagné  Johny Jean à Montevideo.

M. Espérance a fait savoir que la délégation a fait face à une forte hostilité de la part de la justice uruguayenne. Et si elle n'a pas été confrontée à davantage de problèmes, c'est grâce à des organisations de la société civile uruguayenne

"Johny n'a béneficié d'aucun  accompgement ni de la part du gouvernement haiten, ni du gouvernement uruguayen ni même de l'ONU. L'interprète mis a sa disposition était un jeune uruguyen qui a passé seulement 3 mois et demi en haïti après le seisme, qui comprenait donc  à peine le créole".

C'est l'impunité totale pour les membres de la minustah

Le responsable du RNDDH a révélé que c'est l'impunité totale pour les membres de la minustah. A chaque  fois, qu'un soldat, un policier ou un autre membre de la mission  est impliqué dans un acte arbitraire,  vol viol collectif  et autres violations de droits humains, au niveau des Nations-Unis et de la MINUSTAH, c'est  l'occultation complète, a-t-il dit.

Les  responsables  des Nations-Unies en Haïti manifestent toujours, a dit Espérance,  une attitude agressive  vis-avis des victimes et des  responsables de la sociéte qui les accompagnent.

Le Directeur Exécutif du RNDDH souligne enfin que le procès  de Johny Jean ne peut illustrer la politique tolérance Zéro dont se targue la MINUSTAH.

Affaire Jean-Serge Joseph: le bureau du coroner du Québec conclut à la mort naturelle, mais le secretaire exécutif du RNDDH affirme avoir relevé des contradiction dans son rapport


Port-au-Prince, 12 mars 2014- (AHP)- Le Bureau du coroner du Québec a conclu mardi que le juge  canado-haïtien Jean Serge Joseph était décedé de mort naturelle.

Les résultats de l'autopsie rendus publics, le 11 mars  plus de six mois après la mort du magistrat, indiquent  que la cause probable du décès survenu le 13 juillet 2013 , est une hémorragie cérébrale, selon le coroner Jean Brochu.

Il a fait savoir que les analyses toxicologiques n'ont pas décelé la présence de produits connus susceptibles de causer une hémorragie.

La mort du juge Joseph avait soulevé des suspicions puisque ce dernier enquêtait  sur des allégations de corruption ciblant l'entourage du président haïtien Michel Martell, au moment du décès

 En Haïti, des rapports rendus par le Senat et la chambre basse avaient qualifié  de suspect le decès du juge, soulignant que le magistrat de 58 ans avait subi d'importantes pressions politiques, deux jours avant sa mort, au cours d'une réunion à laquelle aurait notamment participé le président Martelly.

Mais le chef de l'Etat tout comme  son premier ministre et le ministre de la justice avait nié la tenue d'une telle rencontre
.

Et le Bureau du coroner du Québec vient de  conclure que le juge  est décédé de mort naturelle

Cependant, le Réseau national de defense des droits Humains (RNDDH) a dit relever des contradictions  dans le rapport du coroner. "J'ai communiqué avec la famille du magistrat qui a engagé un cabinet d'avocat pour demander  des ex-plications sur le rapport.

"Le  coroner a dit que le juge est decedé de mort naturelle. Mais dans le même temps,  le rapport dit que c'est un médicament pris par le juge  après il soit tombé malade,  qui l'a mis dans la mauvaise situation, sans toutefois dire qui lui a donné le médicament.

Pierre Espérance a indiqué que le RNDDH et les autres organisations de droits humains, ainsi que les deux chambres du parlement n'ont jamais dit dans leur rapport que c'est un poison qui a tué le juge. Mais il a maintenu que ce sont les pressions subies par le juge  qui ont  sans doute provoqué la deterioration de sa santé et qui ont  conduit à sa mort.

Le juge, a-t-il rappelé, a confié  avoir subi des menaces de la part de responsables de la présidence et de la primaure qui l'avaient invité a une renconre sur un dossier de corruption qu'istruisait le juge, dans lequel des membres de la famille presidentielle etaient accuse d'implication.

Le responsable du RNDDH questione la coincidence entre  la publication du rapport du coroner  et  la sortie du rapport  tres accablant du Departement 'Etat pour  l'aministration Martelly.

Nouvelles du 11 mars 2014


Le chef de la MINUSTAH en visite dans les pays contributeurs de troupes dans le cadre de la consolidation de la mission: les autorités brésiliennes réaffirment que les troupes étrangères en Haïti " ne devraient pas y rester indéfiniment "

Brasilia, 11 mars 2014- (AHP)- Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU et chef de la la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d'Haïti  (MINUSTAH), Sandra Honoré est en visite au Bresil où il  a rencontré mardi des ministres  du gouvernement brésilien sur dossier des casques bleus dont le depart est reclamé par plusieurs secteurs en Haïti.

Mme Honoré doit également se rendre dans d'autres pays contributeurs de troupes de l'Amérique latine, dont l'Uruguay, le Chili et l'Argentine pour discuter du "plan de consolidation de la MINUSTAH"

Le Bresil  qui dirige la force militaire à laquelle il fournit le plus grand nombre de soldats, a réitéré   sa conviction que la présence de troupes étrangères en Haïti " ne peut pas durer éternellement . "


Sandra Honoré d'origine trinidadienne, qui occupe le poste de Représentant spécial du Secrétaire général  depuis l'année dernière, a rencontré  séparément les ministres des Affaires étrangères, Luiz Alberto Figueiredo, et de la Défense,  Celso Amorim

Figueiredo et Amorim  auraient tous deux indiqué à  Honoré  que Gouvernement brésilien veut une reduction des troupes onusiennes.

Mais, à Port-au-prince, une porte-parole de la mission, Sophie Boutaud De la Combe, a fait savoir que les discussions  portent au Brésil comme dans les autres pays,  sur le plan de  consolidation de la MINUSTAH.

D
es élections (sénatoriales, municipales et locales sont annoncées pour cette année, mais  aucun signe ne prouve clairement  jusqu'ici , qu'elles le seront.

La Minustah est très critiquée en Haiti, notamment pour l'introduction du choléra, ainsi que pour  des actes de violence et des viols dont des agents sont accusés d'avoir commis.

A la question de savoir comment les troupes étrangères peuvent  gagner une certaine confiance de la population, vu que les casques bleus qui se rendent coupables d'actes répréhensibles bénéficient toujours du support absolu de la hiérarchie et sont toujours  couverts d'immuité,
De la Combe a fait savoir qu'une politique de Tolérance zero est appliquée au sein de la MINUSTAH.

Toutefois, des actions en justice annoncées sur de nombreux cas de violence et de sévices sexuels dans lesquels  des casques bleus sont accusés d'implication, n'ont toujours pas abouti jusqu'ici. C'est le cas des 4 soldats uruguayens accusés d'avoir violé il y a deux ans, le jeune Porsalutin, Johnny Jean.

On ne sait pas ce qu'il est advenu du dossier transféré à Montevideo où les soldats ont été rapatriés pour être "jugés".

Pour un ensemble d'autres cas, les enquêtes se poursuivent.


Madame Honoré doit présenter un rapport le 24 mars devant le Conseil de sécurité dans le cadre d'un énième renouvellement du mandat de la MINUSTAH arrivée en Haïti
le 1er juin 2004, à la demande du régime intérimaire Alexandre/Latortue, pour une durée de 6 mois renouvelables, en vertu  de la résolution 1542 du Conseil de sécurité.

Une force multinationale intérimaire avait débarqué en Haïti le jour-même du départ forcé du président Aristide, le 29 février 2004.


Le sénateur Wencesclass Lambert maltraite un leader communautaire, lui arrache une dent et s'en félicite sur les ondes


Port-au-Prince, le 11 mars 2014 – (AHP)- Un sénateur haïtien proche du gouvernement, Wencesclass Lambert (sud-est) a frappé si violemment dimanche un leader communautaire de la région qu'il en est arrivé à lui arracher une dent.

Le parlementaire
a perdu la tête au moment où sa victime, Daniel Théodore, lui reprochait de n'avoir pas tenu ses promesses de campagne,  au cours d'une renconre dans la région de Marigot, non loin de Jacmel, alors que le sénateur est candidat à sa réélection.

Lambert a alors foncé sur  M. Théodore, lui assénant de violents coups  au visage. " J'ai passé de très mauvais moments", s'est plainte la victme qui dénonce des menaces de mort proférées contre lui par son violent agresseur .

Quant à Wencesclass Lambert,  il s'est felicité sur les ondes d'avoir , a-t-il dit, "corrigé et fermé la gueule à cet individu"

"Moi, j'ai deux personalités, un homme de bien et un vagabond", a-t-il reconnu, ajoutant qu'il ne plaisante pas avec ceux qui osent le traiter de menteur.

Le sénateur a aussi averti qu'il est temps que les gens respectent les élus et les autorités. Et d'ajouter que
Daniel Théodore peut s'estimer chanceux qu'il ne l'ait pas fait arrêter.

Ces actes de violence du sénateur Wencesclass Lambert ont été perpétrés au moment même où un rapport  du Département d'Etat américain recemment publié sur les droits de l'homme, très 
accablant pour les autorités haïtiennes, provoque l'agacement.

En effet,  l'administration Martelly y est accusé de graves violations de droits humains, d'entrave, à la justice et  de corruption entre autres.

Des actes de violence du genre de ceux dont le  sénateur Wencesclass Lambert s'est rendu coupable, ne peuvent que contribuer à salir, en matière de respect des droits humains, l'image d'un gouvernement qui affirme son intenion de produire un contre-rapport en réaction à celui du département d'Etat dont  de nombreuses parties , seraien infondées, selon le chef de cabinet du premier ministre, Carl Jean-Louis.

"Comment le Ministre de la Justice et la Ministre aux droits de l'homme, pourront-ils écrire au bureau concerné du Dépatement d'Etat, après les dérapages du sénateur pro-gouvernemental", se sont interrogés plusieurs personnalités.

Le sénateur Wetzner Polycarpe estime que le gouvernement est à court d'éléments et d'arguments pour se défendre. Au contraire, a-t-il dit, le departement d'Etat l'a protégé, compte tenu de l'ampleur de la corruption et de l'impunité qui affectent l'adminisration publique.

Même position exprimée par le secrétaire exécutif du Réseau national de défense des droits humains, Pierre Espérance, qui croit que le rapport du Département d'Etat est à peine acceptable, vu le nombre de dossiers qui ont été occultés.

Pour sa part, interrogé sur l'ambivalence constatée dans le  discours élogieux des officiels américains à l'égard du président Martelly, lors de sa récente visite à Washington, et la teneur du rapport du State Department, Josué Renaud, du New England Human Rights organization, a rappelé que les gouvernements n'ont pas d'amis, estimant aussi que beaucoup d'argent a été dépensé en lobbying pour favoriser certaines rencontres.

La CPHA annule une mission humanitaire dans les bateys en République dominicaine en raison des violations de droits humains dont sont victimes les Haïtiens et les citoyens d'origine haïtienne


La Coalition des Professionnels Haïtiano-américains (CPHA) annonce l'annulation d'une mission humanitaire dans les bateys en République Dominicaine qui était prévue du 15 au 22 Mars 2014.

Cette annulation est due à la violation des droits humains dont sont victimes les haïtiens et toutes les personnes d'origine haïtienne résidant en République Dominicaine suite à la décision controversée de la Cour Constitutionnelle du 26 Septembre 2013. 

La République Dominicaine est connue pour ses persécutions contre les Haïtiens et leurs descendants. La Cour Constitutionnelle dominicaine a en effet rendu une décision privant de la nationalité dominicaine  environ 210.000 personnes d’origine haïtienne.

Selon la Cour Constitutionnelle, toute personne née de parents haïtiens n'a pas la nationalité dominicaine, si ses parents ou grands-parents sont arrivés au pays illégalement, donc considérés comme étant en transit.
Cette décision s'applique rétroactivement à partir de  1929 contre  toute personne née de parents étant en transit. 

En conséquence, un dominicain âgé de 84 ans, ainsi que ses enfants et ses petits-enfants sont tous soumis à la dénationalisation.
 
«La CPHA s’est toujours donnée comme priorité la santé et le bien-être des haïtiens vivant dans les bateys et qui n'ont aucun accès aux soins de santé.

Préoccupée par la situation des travailleurs immigrés qui ont  divers problèmes médicaux et qui ne reçoivent pas l’assistance nécessaire,
la CPHA leur fournit des soins de santé depuis 2005.

La CPHA et ses partenaires sont déterminés à aider les Haïtiens des bateys dès que la Cour Constitutionnelle sera revenue sur sa décision", a déclaré le Dr Marie Etienne, responsable du comité de santé pour la coalition.

La Coalition des Professionnels Haïtiano-Américains déclare s’associer à la diaspora haïtienne, aux groupes de défense des droits humains de l’homme et aux organisations internationales tels la CARICOM, l'Organisation des Nations Unies, le Congrès Black Caucus et Amnesty International pour condamner la décision de la Cour Constitutionnelle de la République Dominicaine.

Depuis huit ans, la CPHA et ses partenaires pharmaceutiques, académiques et médicales organise avec succès huit missions humanitaires en Haïti et en République Dominicaine, servant des milliers de personnes et familles, et ont fait don de plus de $500.000 américains de médicaments. 

La CPHA a également participé à plus de 10 missions de secours en Haïti après le séisme du 12 Janvier.  Alors que la CPHA poursuit sa campagne contre les violations des droits de l'homme en République Dominicaine, le Comité de Santé travaille sur un autre projet qui aura lieu du 16 au 21 Mars 2014 à Immokalee (Floride) pour venir en aide aux travailleurs immigrants haïtiens et hispaniques.

*Les avocats de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier ont exercé un recours en Cassation, suite a l’arret de la cour d’appel de Port-au-Prince selon lequel Baby Doc peut etre poursuivi pour crime contre l’humanite. 

Ils  estiment que cette décision est illégale, arguant qu’elle est influencée par des organisations internationales 

*
A Paillant une section communale du département des Nippes, les activités scolaire étaient paralysées ce mardi, les habitants de la section ont entamé hier un série de manifestations pour réclamer du courant électrique ainsi que l’entretien des routes.

Nouvelles du 10 mars 2014

Joe Biden reporte une visite en République dominicaine où il devait s'entretenir avec le président Médina sur la situation des droits de l'homme et sur le dossier des dénationnalisés

Santo-Domingo, le 10 mars 2014 – (AHP)- Le vice-président américain, Joe Biden, a reporté une visite qu'il devait effectuer ce lundi en République dominicaine.

La raison officielle évoquée pour l'annulation de cette visite, est la situation qui prévaut en Ukraine où le climat reste confus et tendu, particulièrement en Crimée, depuis la destitution du président Ianukovich.

Pendant cette visite, le  vice-président  Biden avait à s'entretenir avec le président Danilo Medina sur la situation des droits de l'homme dans son pays, particulièrement sur la décision jugée raciste des autorités domnicaines de dénationaliser des centaines de milliers de Domncains d'origine haïtienne.

Cette décision de la cour constitutionnele de la République dominicaine est au menu du 25 ème sommet intersessionnel de la Caricom à Saint-Vincent et Grenadines, auquel le président Michel Martely doit participer

La semaine dernière, le Ministère haïtien ds Affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir, avait exprimé ses vives préoccpations suite au non-respect par les dominicains, de promesses faites lors de la premère rencontre des commissions ad-hoc des deux pays en janvier dernier.

Le gouvernement dominicain avait promis entre autres de faire voter une loi additionelle pour corriger l'impair de sa cour suprême.

Mais, le 27 février, datte fixée pour déposer le pojet de loi,  le président dominicain a plutôt annoncé la soumission prochaine
d'une proposition de loi dite de "naturalisation" pour résoudre le problème de ceux qu'il appelle "les immigrés clandestins".

La prochaine réunion prévue le 20 mars à Jacmel (sud-est) entre autorités des deux pays, est maintenue, toutefois, de nombreux secteurs estiment que les Haïtiens devraient conditionner leur  partipation à ce 3ème round de discussions  au dépot du pojet de loi, mais pas celui sur sur la naturalisation annoncée par Medina. 

Beaucoup estiment justement que le  gouvernement haïtien ne devrait pas faire marche-arrière sur cete question, puis que le president haïtien Michel Martelly avait lui-même déclaré le mois dernier au siège central de l'OEA à Washington qu'il était aberrant de parler de naturalisation pour des personnes qui avaient déjà la nationalité.


Nouvelles du 27 février 2014


Dossier dénationalisation: 
Danilo Medina promet le dépot "d'un projet de loi de naturalisation pour résoudre le problème des immigrés clandestins"

Santo-Domingo, le 27 février 2014 – (AHP)- Le Président Danilo Medina a indiqué jeudi  qu'il soumettra  dans les prochains jours au Congrès, un projet de loi de naturalisation pour résoudre le problème des immigrés clandestins.

Dans un discours à l'occasion de la fête de l'Indépendance de la République domimicaine, Danilo Medina s'est refusé à faire  une allusion directe  à ces centaines de mlliers de citoyens dominicains d'origine haïtienne dénationalisés par la cour constiutitionnelle de leur pays, des citoyens nés sur le sol domincain et qui ont participé activement a la vie sociale, économique et politique  de ce pays.

Une décision  condamnée par de nombeux pays et d'oganisations de la communauté internationale qui ont appelé  le président dominicain à révoquer cette mesure raciste et xénphobe

Medina a fait valoir que le dialogue avec Haïti restera ouvert », car jamais, a-t-il dit, dans le passé, les representants des deux pays ne se sont assis  à bord d'une  table pour essayer de traiter des questions d'intérêt commun .

C'est cependant ce dialogue dont des  sessions se deroulent une fois par mois pendant 1an qui permet aux autorites dominicaines mises partout au banc des accusés de soufler aujourd'hui.

Toutefois, en ce qui concerne le projet de loi   sur la naturalisation des citoyens dominicains rendus apatrides, , les autorités haïtiennes ne  semblent pas y êre favorables. Le président Michel Martelly avait affirmé rcéemment au siège de l'OEA à Washington, qu'il était aberrant de vouloir naturaliser un citoyen qui avait dejà la nationalité (dominicaine).

Dans son disccours, ce jeudi, Medina a indiqué que le dialogue se poursuivra toujours sur la base du respect mutuel de la souveraineté de chaque pays , afin de fournir des solutions aux besoins des deux peuples.

Beaucoup ont relevé que le président dominicain,  n'a consacré qu'à peine une minute de son discours à ce sujet qui était pourtant très attendu.


Milliers de personnes dans les rues de Port-au-Prince à l'occasion du 10ème anniversaire  du  2ème départ forcé du président Aristide en février 2004


Port-au-Prince, le 27 février 2014 – (AHP)-
A l'initiative de la cordination départementale de l'Ouest de Fanmi Lavalas, plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi à Port-au-Prince à l'occasion du 2ème départ forcé du président Jean Bertrand Aristide le 29 fevrier 2004.

Au cours de cette marche qui s'est deroulée de façon pacifique,  les  manifestants issus, ont-ils dit,  de tous les quartiers populaires de la capitale, accompagnés de très nombreux cadres et dirigeants de l'organisation politique, ont dénoncé la corruption qui gangrène l'administration publique et les mauvaises conditions de vie de la population.

10 ans après le départ forcé du président Aristide, les conditions de vie de la population ne cessent de se dégrader, ont estimé les manifestants, qui ont dénoncé
les persécutions politiques et la violation de la liberté d'expresion.

Des manifestants ont fustigé la decision  du pouvoir de mettre à l'écart des groupes musicaux critiques de l'action gouvernementales, du défilé carnavalesque 2014, dont Brothers Possee de Don Kato et le groupe Kanpèch, pour leur méringue critique de l'action gouvernemenale.

Ils ont aussi denoncé le silence des autres groupes musicaux, par rapport  à cette décision jugée arbitraire du régime en place


Les manifestants ont réclamé des élections libres, honnêtes et democatiques cette année. Dans le cas contraire, ils ont menacé de réclamer des élections anticipées.


L'un des initiateurs de la manifestation, l'ancien sénateur Louis Gérald Gilles, s'est déclaré satisfait de  la paticipation de la population à cette manifestation.  Ce qui témoigne, selon lui, de leur attachement à  l'organisation politique  et à l'ancien  président Aristide.

Il a annoncé la poursuite de la mobilisation après les festivités carnavalesques, en vue de forcer le pouvoir  à organiser de bonnes élections, cette année.

 L'ancien député Lyonel Etienne, a precisé que la manifstation du 27 février est la première d'une série que Fanmi Lavalas compte organiser pour porter le pouvoir à honorer ses engagements, notamment, l'organisaton d'élections qui auraient dû être realisées depuis 3 ans.

Quant à la coordonatrice du comité Executitif de Fanmi lavalas, le Dr Maryse Narcisse, elle a condamné le "refus du gouvernement Martelly Lamothe de favoriser un climat politique propice à l'organisation desdites élections (legislatives partielles, municipales et locales)".

Elle a fait savoir que le comité Exécutif et toute l'organisation sont prêts à accompagner la population dans ses revendications.


Un jeune homme a été tué non loin du lieu où aboutissait la manifestation au Champ-de-mars. Selon des témoignages, l'homme qui se trouvait à bord d'un véhicule de transport en commun, rançonnait des passagers qui l'ont dénoncé à la police.

Il aurait été tué alors qu'il tentait d'utiliser une arme à feu, après que des policiers l'eurent fait descendre du véhicule.


Jusqu'en fin d'après-midi, la police n'etait pas en mesure de fournir des détails sur cet incident.


Carnaval 2014, les préparatifs  à leur phase terminale: la ministre de la culture tente d'expliquer que les groupes retenus le sont sur la base de critères, sans pouvoir personellement les avancer

Port-au-Prince, le 27 février 2014 – (AHP)- La ministre de la Culture, Josette Darguste, a tenté jeudi d'expliquer  que les formations musicales retenues pour le défilé des 3 jours gras du 2 au 4 mars aux Gonaïves, ont été sélectionnées, sur la base de  critères.

Au mons 3 groupes musicaux majeurs dont Brothers Posse, Ram et Kanpèch, ont été écartés du parcours, en dépit du fait qu'ils étaient en mesure de trouver leurs propres sponsors, une mesure jugée arbitraire, dénoncée par plusieurs secteurs et personnalités qui y voient une grave violation de la liberté d'expression.

Des organisations de droits de l'omme expliquent en effet cette décision  par le fait que les groupes frappés, ont composé des méringues satiriques et critiques de l'action gouvernementale

Si elle affirme que les groupes choisis pour le défilé, l'ont été sur la base de critères, la ministre de la Culture  n'était toutefois pas en mesure de dire quels étaient ces critères.

Embarrassée, elle a plutôt référé au comité techniques du carnaval qui travaille, selon elle, de façon indépendante.


Le réseau national de défense des droits humains (RNDDH) ainsi que d'autres organisations accuse le président Michel Martelly d'avoir personellement sanctioné les groupes musicaux exclus des festivités.

Aucun des gouvernements post-Duvalier n'avait atteint une telle extrémité, a relevé l'organisation de droits humains qui dans une lettre ouverte à madame Darguste lui avait demandé d'apporter, en tant que ministre de la culture, des correctifs à une décision aussi abusive.

Josette Darguste a, par ailleurs, démenti les déclarations selon lesquelles les Gonaiviens  ne seraient pas impliqués dans l’organisation du carnaval. Tout est acheté dans la ville. Et ce sont les Gonaïviens qui sont impliqués dans la construction des stands, a-t-elle fait savoir., ajoutant que les préparatifs pour le déroulement du carnaval « tèt kole pou ayiti pi djanm » sont sur le point de s’achever.

Elle  a aussi assuré que les travaux de construction des stands seront bientôt terminé et qu’un ensemble de mesures ont été adoptées pour assurer la sécurité des carnavaliers sur les routes nationales et dans la ville des Gonaïves.
   
De son côté, la ministre du tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin fait savoir qu’un total de 1 900 chambres d’hôtels sont déjà prêtes à accueillir les carnavaliers aux Gonaïves et dans les villes avoisinantes.

Selon elle, l’hébergement des visiteurs devrait rapporter  plus d’un million de dollars aux entrepreneurs.
 
Soulignant  que le carnaval est l’occasion pour le gouvernement de faire la promotion des sites touristiques du département de l’Artibonite, la ministre informe qu’une dizaine d’autobus  seront disponibles pour conduire les visiteurs en promenade.

La Nonciature apostolique et  la Conférence épiscopale d'Haïti invitent à une messe d'action de grâces le Dimanche 9 mars

Port-au-Prince, le 27 février 2014 – (AHP)-  Une  messe d'action de grâce  sera concélébrée le dimanche  9 mars 2014 au Stade Sylvio Cator à Port-au-Prince, pour commémorer le premier anniversaire du Pontificat du pape François.

Cette cérémonie qui sera présidée par les évêque entourés  par des prêtres, des religieux et religieuses ainsi que par des fidèles qui  arriveront des 10 diocèses du pays,  vise aussi à remercier le Seigneur pour la création par le souverain pontife, du premier cardinal haïtien, Son Eminence Chibly Langlois, Evêque ds Cayes et president de la Conférence épiscopale haïtienne.

Ce sera aussi une cérémonie  en souvenir de la visite  en Haïti le 19 mars 1983, du Pape Jean Paul ll et pour glorifier le Seigneur pour sa canonisation le 27 avril prochain.

Les autorités du pays, les corps diplomatiques et consulaires ainsi que les représentants des organisations internationales sont invités à cet événement, indique une note de la Nonciature apostolique et de la Conference épiscale qui annoncent aussi que le vendredi 28 février  le Cardinal Chibly Langlois arrivera du Vatican  à bord du vol AA377 en provenance de Miami

Le premier cardinal haïtien a été créé au Vatican le 15 février dernier en compagnie de 18 autres cardinaux cardinaux.

Nouvelles du 25 février 2014

L'ancien sénateur Jean Gabriel Fortuné dénonce le "manque de transparence qui entoure  le  projet  touristique de l'Ile -à-Vache et l'exclusion de  la population de l'Ile"

Port-au-Prince, le 25 février 2014 – (AHP)- L'ancien sénateur Jean Gabriel Fortuné (Sud),  a fait savoir mardi que  les  raisons qui ont porté récemment les habitants de l'Ile-à-Vâche à manifester contre un projet touristique lancé par le gouvernement, restent entières.

Plusieurs compagnies chargées de l'exécution du projet, dans cette  île de  55 kms carrés  et d'environ 20.000 habitants, avaient dû abandonner les chantiers, en raison de manifestations de citoyens en colère qui protestaient contre la façon dont les autorités procèdent à la réalisation de ce projet.

Les habitants protestent, ont-ils dit, contre la décision de les l'exproprier sans la définition préalable d'un plan de relocalisation.

Selon les protestataires, l'lîle entière  aurait été déclarée d’utilité publique sans l'établissement d'un plan pour reloger  les habitants détenteurs de titres de propriété.

L'ancien sénaeur Fortuné, un ancien délégué départemental sous l'actuel gouvernement , tout en se déclarant favorable à des projets de developpement, deplore  cependant ce qu'il appelle le manque de transparence qui caractérise le présent projet et l'exclusion de  la population de l'Ile-à-Vache.

Le premier ministre  Laurent lamothe à la tête d'une délégation vendredi, a tenté cependant  de rassurer la population de cette commune que le gouvernement n'a jamais envisagé de les faire partir et que le projet en cours entre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

(Seulement, ceux qui habitent sur le  rivage pourraient devoir reculer)

Et pour essayer de convaincre les habitants, le chef du gouvernement a annoncé entre autres, la construction prochaine d'un centre de santé et d'une pharmacie communautaire.

Mais déja, une radio,  un centre et un restaurant comunautaires ont éte inaugurés.  Le premier ministre a invité la foule rassemblée en la circonstance, à ne pas faire foi aux personnes hostiles au projet, qui tentent a--il dit, de semer la onfusion

Mais, le gouvernement semble devoir faire un peu plus  pour mettre en confiance la population de l'Ile-à-vache, puisque des mouvements de contestation auraient  été enregistrés après le départ de la délégation.

Le président Martelly rencontre le président du Conseil européen:  l'UE promet 5 millions d'euros à Haiti pour  l'organisation des prochaines élections

Buxelles, le 25 février 2014 – (AHP)- Le président Michel Martelly s'est entretenu ce mardi à Bruxelles, avec le président du Conseil européen, Hernan Van Rompuy qui a promis que l'UE contribuera à hauteur  de 5 millions d'euros pour l'rganisation des prochaines elections en Haïti annoncées pour octobre 2014..

Le chef de l'Etat est à la dernière étape de sa tournée euopéenne au cours de laquelle, il a  renontré à Paris plusieurs personnalités dont le  president François Hollande et au Vatican,  le pape François qui l'a reçu lundi en audience privée.

 Il avait participé samedi au Vatican à la cérémonie de création de 19 nouveaux cardinaux dont l'Evêque haïtien, Mgr Chibly Langlois.

Lors de sa rencontre mardi en Belgique, avec M. Hernan Van Rompuy, ce dernier  a indiqué
  que l'UE est prête à soutenir la préparation des élections et de contribuer à hauteur  de 5 millions d'euros en fonds d'affectation spéciale gérés par l'ONU" de l'élection .

Il a rappelé que l'UE est un " partenaire solide et fiable " d'Haïti , un pays avec lequel elle a des liens historiques , culturels et linguistiques.

Pour sa part, Martelly qui devait également rencontrer le roi Philippe a réitéré sa gratitude à l'Union européenne pour l'aide fournie  à son pays après le tremblement de terre.

Il a déclaré que son administration est en train d'insufler  une nouvelle dynamiqueau pays ,  avec notamment, a-t-il dit, le nouveau programme de scolarisation  qui a permis à 1,4 millions d'enfants d'aller à l'école aujourd'hui .

Il a également  mis en avant des progrès en matière de sécurité, de renforcement des institutions de l'Etat et la gestion des ressources publiques .

Martelly a cité comme acquis la publication, l'année dernière,  d'une une nouvelle loi électorale qui ouvre la voie, a-t-il dit, à  la tenue des élections.

Dans une entrevue lundi avec la chaine 24 (française),  le présient Michel Matelly , s'est déclaré confiant que les différents secteurs impliques dans le dialogue politique  ine-haïtien, parviendront à signer l'accord fial obtenu, (en depit du retrait de 3 oganisations politiques qui estimaient qu'il ne s'agissait pas reéllement d'un dialogue).

Le chef de l'Etat a indiqué que les différentes parties sont de bonne foi , sans toutefois faire savoir s'il etait prêt à  faire publier la liste complète des 10 nouveaux juges élus de la Cour des Compte.

Le chef de l'Etat a tenu 3 d'enre eux à l'écart au prétexte qu'ils auraient soumis des faux, argument rejeté par de nombreux secteurs politiques et de la societé civile qui croient que le président Martelly n'a pas d'autres choix que de publier les  noms des autrs conseilers dans le journal officiel Le Moniteur, puisqu'ils remplissent les conditions requises..

Le professeur Hancy Pierre dénonce la degradation avancée de la situaton globale du pays:  la multiplication des voyages clandestins en est un signe clair

Port-au-Prince, le 25 février 2014 – (AHP) –Le professeur Hancy Pierre a estimé mardi que la multiplication des voyages clandestins constatés ces derniers temps en Haïti, est un signe clair  que la situaton globale du pays est à un point avancé de dégradation.

Le pays fait face à une grave crise socio-éconmique et politique. Ce qui explique  qu'une partie importante de la population ne pense qu'à s'établir définitivement à l'étranger, a déploré le profeseur Pierre.

Malgré une  multiplication de programmes sociaux mis en place par le gouvernement dont Ede pèp, Kore etidyan, kore pechè et bientôt kore polisye,  les conditions de vie restent toutefois très difficiles pour la grande  majorité de la  population qui dénonce ce qu'elle appelle une absence de circulation d'argent et une concentration des moyens dans un seul secteur.

Le profssseur Hancy Pierre plaide en faveur de politiques publiques de nature à redresser la situation d'Haïti afin d'éviter que les haïtiens continuent de fuir leur pays en quête de bien-être, utilisant souvent des voies dangereuses, comme en bravant la mer sur des embarcations de fortune.

Deux plateformes d’organisations dominicaines appellent le président dominicain à annuler l’arrêt TC 168/13

Dans une lettre ouverte adressée au Président dominicain Danilo Medina, le 21 février 2014, les représentants-es de ’'DOMINICANOS/AS por DERECHO NYC’’ et  ‘’We Are All Dominican’’, deux plateformes de solidarité avec les Dominicains/Dominicaines d’ascendance haïtienne frappés-es par l'Arrêt TC 168/13, se prononcent contre la dénationalisation de ces personnes. I

ls/elles réclament la restitution et la reconnaissance du droit à la nationalité dominicaine des victimes de la sentence de manière générale.

Se montrant défavorable au projet de naturalisation qui doit être présenté au congrès dominicain, le 27 février 2014, les représentants-es de ’'DOMINICANOS/AS por DERECHO NYC’’ et  ‘’We Are All Dominican’’ demandent plutôt  au président Medina de profiter de l’occasion  pour annuler l’Arrêt TC 168/13 qui, selon eux/elles,  a des effets dévastateurs sur la population victime.


Funérailles samedi en Floride de la mère de l'ancienne première Dame  Mildred Trouillot Aristide
Miami, le 25 février 2014 – (AHP) –Les funérailles  de  Madame Carmelle Jacob  Trouillot, la mère de l'ancienne Premère dame, Mildred Trouillot Aristide, seront chantées ce samedi 1er mars 2014 en Floride.

Madame Carmelle Jacob  Trouillot , belle-mère de l'ancien président Jean Bertand Aristide, était décédée le mardi 18 février 2014 à Miami.

A l'occasion, l'Ogansation politique Fanmi Lavalss adresse "ses sincères condoléances et le témoignage de sa sympathie à toute la famille eplorée, paticlièrement à son mari, Me Emile Trouillot.

A ses enfants, , Madame Domiique Troilt, Lavelanet et son epoux, M Lesly Lavelanet, M. Eric Troillot et son epouse , Madame Chantal eBarbot Trouillot, madame Milred Trouillot ristide et son époux, le representat natioal e Fami Lavalas, Dr Jean Bertrand Aristide, et à ses petits-enfants".

Fanmi Lavalas affirme témoigner ainsi de sa grande compassion et de son profond soutien à toute la famille et invite ses membres  et sympathisants à avoir une pensée spéciale pour la défunte et pour la famille éplorée


Nouvelles du 24 février 2014


Le Pape François reçoit le président Martelly en audience privée: le souverain pontife appelle à la poursuite d'un dialogue ouvert entre les différentes forces institutionnelles et de la construction du pays


Cité du Vatican, 24 fevrier 2014- (AHP)- Le pape François a reçu lundi au Vatican le président haïtien Joseph Michel Martelly pour une audience privée.

Lors de cette rencontre, le souverain pontife a souligné "l'importance de poursuivre les efforts pour reconstruire le pays et  favoriser un dialogue ouvert entre les différentes forces institutionnelles pour la réconciliation et le bien commun», a souligné  un communiqué du Vatican.

Le document issu de ce  dialogue politique qui s'est déroulé sous la  médiation de la hiérarchie caholique haïtienne, n'a pu être signé jusqu'ici par les 3 partis: l'Exécutif, les partis politiques et le Parlement.

Le président de l'assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras,  qui a eu un bref échange samedi avec le pape, conditionne sa signature à la publication dans le Journal officiel Le Moniteur, de la totalité des  10
nouveaux juges de la Cour Supérieure des Cmptes et du Contentieux admnisraifs (CSCCA) élus par le Sénat.

La ceremonie de signature a échoué par deux fois, le chef de l'Etat
n'ayant publié que  les noms de 7 des 9 conseillers, à l'explication que les autres auraient fourni de faux documents, ce qui ne  semble pas être le cas, selon plusieurs secteurs dont des sénateurs.

Une commission presidentielle ad hoc aurait eté formée pour reviser les documents.


En tout cas, le pape a assuré que l'Eglise catholique continuera de stimuler le «dialogue» interne et d'aider à reconstruire le pays, selon le comuniqué.

Avant de s'entrenir ce lundi avec le pape François, le chef de l'Etat haïtien avait  assisté  samedi à la cérémonie d'investiiure, à la basilique Saint-Pierre, de 19 cardinaux dont l'haïtien  Chibly Langlois,  évêque des Cayes (Sud d'Haïti), 55 ans.

Des déclarations faites sur Radio France internationale par le président Michel Martelly, selon lesquelles, c'est lui qui aurait fait nommer indirectement le cardinal Chibly Langlois, pour avoir suggéré à Benoit 16, le predécesseur de François, de créer un cardinal haïtien, semblent avoir déplu dans plusieurs milieux de l'Eglise catholique haïtienne.

" Il aurait pu se passer de telles déclarations, a indiqué lundi une  religieuse catholique.

Le porte-parole du premier ministre informe que l'exécutif est en train de réévaluer les dossiers de 3 nouveaux conseillers élus mais écarté de la Cour des Comptes

Port-au-Prince, 24 fevrier 2014- (AHP)-Le porte-parole du premier ministre, Me Kedler Augustin fait savoir lundi que l`exécutif est en train de procéder a des analyses sur la conformité des dossiers de 3 nouveaux conseillers de la Cour des Comptes élus par le sénat dont les noms n`ont pas été publiés officiellement.

Il a salué la démarche du grand corps de renvoyer à l’exécutif des pièces justificatives nécessaires a cette opération.

" Le fait par le Sénat de renvoyer les documents prouve qu'il y avait entorse", croit M. Augustin

Kedler Augustin  qui a déclaré par ailleurs déplorer le refus du président du sénat, Dieuseul Simon Desras de signer l`accord final du dialogue inter-haïtien d'El Rancho, a fait savoir que la question de la publication de la liste des nouveaux  juges de la CSC CA  n’était pas  au menu des discussions.

Cependant, le president du Sénat avait toujours conditionné sa participation au dialogue à la publication dans le Moniteur des noms des nouveaux conseilers élus de la Cour.


D'un autre côté, Me Augustin a assuré que le chef du gouvernement  se soumettra à l’accord final du dialogue qui prévoit la mise en place d’un gouvernement d’ouverture mais il a indiqué que l’intégration de nouvelles têtes au gouvernement se fera en fonction de certaines conditions,  question, a-t-il dit,  de ne pas nuire a l`application  de la vision politique du gouvernement.

10ème anniversaire du 2ème départ forcé du président Aristide: La coordination départementale de  l'Ouest  de Fanmi Lavalas annonce une manifestation pour le 27 février et appelle à des élections générales anticipées en 2014

Port-au-Prince, 24 fevrier 2014- (AHP)-La coordination départementale de  l'Ouest  de l`organisation  politique Fanmi Lavalas a appelé lundi à tenue d'élections générales anticipées, cette année et à la mise en place d`un nouveau gouvernement.

L'ancien sénateur Louis Gérald Gilles,  a fait état de ce qu'il appelle les dérives de l`équipe au pouvoir.

"Le régime en place n'a aucune volonté réelle de travailler à l`amélioration du climat sociopolitique du pays
",
a fait savoir le docteur Gilles

Un autre membre de la coordination départementale de Fanmi Lavalas, le docteur Schiller Louidor, a estimé, pour sa part, que la corruption   bat son plein dans l'administration publique. Il appelle tous  les autres secteurs de la vie nationale à  se mobiliser contre le pouvoir en place.

Une manifestation est également prévue le 27 février  à Port-au-Prince, à l`occasion du 10 ème anniversaire du départ forcé de l`ancien président Jean Bertrand Aristide.

Le président Aristide avait en effet  été forcé de quitter le pouvoir le 29 février 2004 par des secteurs internationaux, alors que  des secteurs  locaux avaient alterné violences et manifestations de rue pour réclamer le départ du chef de l'Etat qu'ils accusaient de ne plus diriger de façon démocratique.

Selon  la coordination départementale de l`ouest de Fanmi Lavalas, la manifestation  du 27 février sera l`occasion pour les partisans et sympathisants de l'organisation d'exprimer leur solidarité au fondateur de Fanmi Lavalas,  le docteur Jean Bertrand Aristide, a fait savoir le secrétaire de la coordination départementale de l'ouest, Jean Nadal Aristide  qui a dénoncé lui aussi, les dérives du gouvernement actuel.

Fanmi Lavalas est l'une des formations politiques  qui avaient abandonné la table du dialogue politique d'El Rancho, estimant qu'il s'agissait plutôt d'un dialogue entre le pouvoir et ses amis.

Le MSPP dresse le bilan de ses activités durant la période pré-carnavalesque dans les différentes regions du pays et se félicite du repli de l'épidemie de choléra

Port-au-Prince, 24 fevrier 2014- (AHP)-Le Ministère de la santé publique a dressé  ce lundi le bilan des activités menées durant la période pré-carnavalesque dans les différentes communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

87 cas de prise en charge et d'évacuation ont été effectués dans l'aire du champs de mars, 30 cas dans la commune de Delmas, 23 cas à Carrefour et 14 à Pétion ville, a indiqué le directeur général adjoint   du centre ambulancier  national  Garnel Michel.


M Michel a également présenté un bilan partiel  des activités du C.A.N durant le carnaval artistique de Jacmel dont la 22e édition a eu lieu dimanche.

Sur 39 cas  pris en charge,  15 personnes ont été conduites a l`hôpital Saint Michel et 24  soignées sur place.


Il a annoncé en outre que des point ambulanciers seront établis sur tous les grands axes routiers du pays, à l`occasion du carnaval national qui se déroulera du 2 au 4 mars aux Gonaïves.
 
Toujours dans le domaine médical, le directeur départemental de l`Artibonite du Ministère de la santé publique, le Dr Robert Honoré, a annoncé une série de dispositions en termes de prévention contre le VIH SIDA, le Cholera, la Malaria ainsi que les cas de grossesses non-désirées,  à l`occasion du carnaval national.

Des cliniques mobiles sur tout le parcours de la grande fête populaire, des Kiosques de sensibilisation contre les maladies infectieuses, des séances de fumigation et la distribution de moustiquaires sont entre autres les mesures envisagées par la direction départementale du MSPP, tout au long du déroulement des festivités carnavalesques, a indiqué Roberd Honoré

Pour sa part, le directeur général du Ministère de la santé publique et de la population, le docteur Guirlaine Raymond Charite, a souligné que l'épidémie de choléra a connu une grande régression  cette année, en comparaison à la même période l`année dernière.

Elle fait savoir que sur un total de 126 personnes infectées, 88 ont été soignées à l;hôpital et un cas de décès recensé cette année  alors que  1004 nouvelles infections, 517 cas d`hospitalisation et 4 décès ont été enregistrés  a la même époque l`année dernière.

Cette baisse de l'épidémie est due aux efforts déployés par les responsables de la santé publique à travers le pays, s`est réjoui  le Directeur général du MSPP .

 
Guirlaine Raymond Charite invite la population à continuer d'appliquer les consignes d`hygiène, en vue de contribuer aux efforts du MSPP visant a éradiquer le cholera  d'Haïti. 



Une cinquantaine d'Haïtiens arrêtés par la marine dominicaine alors qu'ils tentaient de se rendre à Porto-Rico


Santo-Domingo le 24 février 2014- (AHP) -La marine dominicaine a procédé lundi à l'arrestation de 50 Haïtiens qui cherchaient à se rendre illégalement à Porto Rico

L'embarcation a été arraisonée dans la zone située entre la ville de Sardines dans la province Cumayasa et San Pedro de Macoris .

La marine dominicaine a indiqué que les détenus , 35 hommes et 15 femmes seront transférés au Siège central  de la securite navale  ( M- 2 ) , pour une action appropriée .

Depuis le debut de l'année, 282 clandestins  dont 212 de nationalité haïtienne, ont été arrêtés ,alors qu'ils essayaient de se rendre illégalement à Porto Rico.

***Lancien premier ministre britannique Tony Blair  sera en Haiti ce mardi.
Sa visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre Haïti et le Royaume Uni et devrait permettre a M. Blair d`étudier les possibilités  d’affaires dans le pays.

L'ancien premier ministre sera accompagné entre autres  d'un groupe d'hommes d'affaires britanniques.


Nouvelles du 21 février 2014
Les chances de retrouver vivant l'homme d'affaires Evinx Daniel s'amenuisent ou seraient plutot nulles


Port-Salut, le 21 février 2014- (AHP) - Les chances de retrouver vivant l'homme d'affaires Evinx Daniel, proprietaire de l'Hotel de plage, Dan's Kreek, a Port-salut (sud) s'amenuisent au fil des semaines au point de devenir pratiquement nulles.

C'est du moins ce que croient des proches de sa famille à Port-Salut et aux Cayes (SUD), plus d'un mois et demi après sa disparition.

Selon les mêmes sources, en quittant Port-Salut, le  5 janvier, il  aurait dit à certains qu'il allait voyager aux Etas-Unis et à d'autres, qu'il allait rencontrer des gens à Port-au-Prince.

Mais, c'est plutôt à Mare-Rouge (nord)  chez un présumé houngan du nom de 
Jocirin  Ovilien, qu'il se serait retrouvé,  et son véhicule 4x4 abandonné dans une station service aux Gonaïves.

La route a dû être très mauvaise pour qu'il ait préferé avoir recours à deux motocyclistes pour le conduire chez le "docteur-feuille", relève-t-on dans certains milieux dans le Sud.

A Port-Salut comme aux Cayes, on ne croit pas trop à la thèse mystique. Pour beaucoup de gens,  l'entrée en lice du houngan (encore en détention) ou des deux motocyclistes arrêtés  puis libérés, feraient partie de manoeuvres de diversion.

Si les deux motocyclistes etaient impliqués dans la disparition de M. Daniel, pourquoi n'auraient-ils  pas tenté de s'enfuir, s'interroge-t-on dans les mêmes milieux.

En tout cas, le  houngan qui a été auditioné jeudi au Parquet de Port-de-Paix (nord-ouest), s'il a admis que l'homme d'affaire se trouvait effectivement chez lui le 5 janvier, il soutient  toutefois que Daniel en était reparti sain et sauf, tout en précisant qu'il ne l'a plus revu depuis.

Ce qui signifie qu'il n'aurait rien à voir avec la disparition du patron de Dan's Creek.

Evinx Daniel avait été arrêté en septembre dernier sur ordre du commissaire du gouvernement d'alors, des Cayes, Jean-Marie Salomon, pour possession présumée de drogue.

Mais il allait être libéré deux jours après son arrestation sur ordre des autorités de Port-au-Prince qui estimaient qu'en s'emparant des paquets de drogue qu'il aurait retrouvés flottant sur la mer, à quelques mètres de son hotel, il n'a fait que rendre service à la société, pour avoir empêhé qu'ils tombent aux mains de mauvais garnements.

Et le chef de l'Etat allait lui rendre visite quelques jours plus tard à Port-Salut, alors que de nombreux secteurs dénonçaient sa remise en liberté.

Si le houngan se lave les mains dans le dossier,
qu'est-il donc arrivé à l'homme d'affaire?

Des sources affirment qu'Evinx Daniel, de nationalité américaine, pourrait avoir été un agent double, et qu'il aurait cité des noms lors d'un interrogatoire que lui auraient fait subir des étrangers, en rapport avec des traffics illicites.

Toutefois, l'enquête en cours semble plutôt indiquer la piste de pratiques mystiques.


Le president Martelly se défend de protéger Duvalier et de l'avoir invité officiellement à participer à la cerémonie du 210 ème anniversaire de l'Independance d'Haïti aux Gonaïves

Paris, 21 février 2014- (AHP)-Le président Michel Martelly a dementi jeudi  avoir personnellement invité l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier à la cérémonie de célébration du 210 ème anniversaire de l’indépendance d'haïti.

Il explique avoir lancé une invitation a tous les anciens chef d’état du pays et que seuls Duvalier (et l'ancien president-militaire, Prosper Avril) ont choisi de repondre à son invitation.

Lors d’une entrevue accordée a Radio France Internationale Michel Martelly a indiqué que ce sont ceux qu’il appelle les éternels opposants qui  l’accusent de protéger l’ancien président à vie accusé de crimes contre l’humanité.

Michel Martelly a opposé ce dementi au lendemain de la décision de la Cour d'appel de Port-au-Prince de rejeter une ordonnance d'un juge qui demandait le jugement de Baby Doc uniquement pour
crimes financiers, ouvrant ainsi la voie à un procès pour crimes contre l'humanité

Le chef de l'Etat qui s'est défendu de proteger Duvalier a estimé cepenant qu’il est grand temps que tous les Haïtiens se réconcilient en vue de mutiplier les efforts en faveur du développement du pays.

Après de nombreuses réáctions faites jeudi par des victimes, des avocats, des organisations de droits humains et des missions diplomatiques
, c'est au tour ce vendredi, des organisations de la société civile de saluer l’arrêt rendu par la cour d’appel, dans le cadre de l’affaire Jean Claude Duvalier.

Le secrétaire général du jeune barreau de la croix des bouquets, Me Jean Milfort Belleus,  a estimé que cet arrêt est un bon signe pour la justice haïtienne.

Soulignant que personne n’est au-dessus de la loi, il encourage les autorités a faire de cette affaire un procès historique.

Des avocats rendent visite à des "prisonniers politiques"  au pénitencier national: les frères Florestal seraient dans un état inquiétant

Port-au-Prince, le 21 février 2014- (AHP) - Les avocats  Newton Saint Juste, André Michel et Samuel  Madistin ont rendu, ce vendredi ,une visite aux détenus Josué et Enold  Florestal arrêtés depuis  plusieurs mois pour imlication présumée dans l'assassinat de l'étudiant Franz Duverseau abattu en 2010 par des policiers qui ont brandi la légitime defense.

L’un des avocats, Me Newton Saint Juste, déplore la dégradation de l’état de santé de ces détenus considérés par l'opposition comme des prisonniers politiques.

 Selon lui, les conditions désastreuses de détention  dans le plus grand centre carcéral du pays donnent froid au dos.

De son coté, Me André Michel  a réaffirmé la détermination de l’opposition de poursuivre  la lutte en  faveur de la libération des  "prisonniers politiques du régime".

Il affirme que les frères Forestal sont en train de payer, pour l'endossement par Enol Florestal de la plainte pour corruption, déposée contre des membres de la famille présidentielle.

 


Nouvelles du 19 février 2014
Fin de visite en Haïti pour le président panaméen: les deux chefs d'Etat signent deux accords et une déclaration conjointe et promettent de travailler au renforcement des relations entre les deux pays

Port-au-Prince, le 19 février 2014- (AHP) - Le président panaméen, Ricardo Martineli, a bouclé ce mercredi une visite de plus de 24 heures qu’il effectuait  à Port-au-Prince, à la tête d’une importante délégation composée entre autres d’hommes d’affaires.

Le chef de l'Etat panaméen s’est  réjoui de sa visite en Haïti, une visite qui, dit-il, permettra une plus grande ouverture dans le système d’échanges commerciaux entre les deux pays.
 
Il a fait l’éloge de la culture haïtienne et de certains produits mondialement connus dont le rhum Barbancourt qu'il considère comme le meilleur au monde.

: « Partout où je me rends dans le monde, le meilleur rhum auquel j’aie jamais gouter, est le rhum BARBANCOURT », a martelé le président Martineli qui appelle les autorités haitiennes à profiter de cette occasion pour faire la promotion de ce fameux rhum, a-t-il dit.
 
Il annonce par ailleurs que sous peu, la compagnie aérienne Copa Airlines va augmenter le nombre de ses vols sur Haïti, devant passer de 4 à 6 vols chaque semaine.
 
Le président Michel Martelly, qui l’avait reçu à l’aéroport Toussaint Louverture à son arrivée à Port-au-Prince mardi avant la signature ce mercredi de deux accords et d’une déclaration conjointe, a mis l’accent sur le caractère historique de cette visite, la première d’un chef d’Etat du Panama en Haïti.
 
Il affirme qu’il va travailler avec le parlement haïtien pour que ces accord soient ratifiés dans le meilleur délai. Il annonce du coup qu’une délégation d’entrepreneurs haïtiens devrait bientôt se rendre au Panama.
 
Désormais, les commerçants haïtiens paieront uniquement 50 dollars US pour l’obtention d’un visa d’entrée au Panama, un visa qui sera délivré à l’ambassade du Panama en Haïti et dans un court délai, a dit le chef de l’Etat haïtien, rappelant qu’avant c’est au Panama que ces visas étaient imprimés.
 
Des champs de coopération ont été identifiés dans plusieurs domaines dont la formation pour les agents de la Police nationale d'haïti (PNH), le système bancaire et les échanges culturels, a fait savoir le président Martelly.
 
Le chef de l’Etat qui considère le Panama comme une porte d’entrée pour Haïti sur l’Amérique centrale et l’Amérique du sud, a exprimé le souhait qu’Haïti devienne un des partenaires privilégiés du Panama dans les Caraïbes.
 

Le président du conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement, Grégory MEVS, entrevoit déjà les retombées positives d’une plus grande amitié entre les secteurs privés des deux pays, notamment dans le développement d’un partenariat dynamique dans le cadre d’une alliance touristique et logistique.
 
Il appelle à la création d’une commission mixte haïtiano-panaméenne pour faire des recommandations aux dirigeants des deux pays appelés à bénéficier des nouvelles opportunités d’affaires.

Michel Martelly en Europe  pour rencontrer des dignitaires européens et pour assister la cerémonie de consécration du cardinal haitien Chibly Langlois

Port-au-Prince, le 19 février 2014- (AHP) - Le président Michel Martelly a laissé le pays ce mercredi pour une tournée européenne qui le conduira en Belgique, en Italie et en France.
 
Au Vatican, le chef de l’État participera à la cérémonie de consécration par le pape François de 19 cardinaux dont  l’haïtien Chibly Langlois. La cérémonie aura lieu le samedi 22 février. Michel Martelly sera également reçu en audience par le souverain pontife, le pape François.
 
Il aura également des discussions en Italie avec le président Giorgio Napolitano avant de se rendre en Belgique où il aura des entretiens avec des dignitaires de l’Union Européenne.
 
Le chef de l’État se rendra d'abord à Paris pour répondre à une invitation de son homologue français François Hollande. Il aura également des entretiens avec le président de l’assemblée nationale française et des membres du gouvernement de Jean Marc Ayrault.
 
Réagissant à cette tournée qui intervient quelques jours après la visite du chef de l’État à Washington où il a été reçu par le président Barak Obama, le coordonnateur de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) dit croire que la communauté internationale est en train de faire des ouvertures au chef de l’État haïtien.
 
"C’est au président Martelly de faire des efforts pour mériter de la confiance de de la population, a estimé M. Pierre-Etienne.

Mais à Paris, une organisation presse le président Hollande de ne pas  recevoir le chef de l'Etat haïtien et appelle à manifester pour protester contre la protection qu'il accorde à l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.

 
Le président du sénat Dieuseul Simon Desras et son collègue Wenceslas Lambert ont laissé le pays ce mercredi à destination de Rome où ils prendront également part à cérémonie d’investiture du cardinal haïtien Chybly Langlois et des 18 autres cardinaux créés par le Saint-Père le mois dernier.
 

En plus du sénateur Desras et du président de la commission affaires étrangères du grand corps, la délégation sénatoriale sera également composée de Fritz Carlos Lebon, de Jocelerme Privert et du sénateur François Annick Joseph, un ancien prêtre qui a officié notamment dans le département de l’Artibonite. 
 
Le sénateur Desras affirme se réjouir de pouvoir participer à cet évènement spécial dans l’histoire du pays et de l’église catholique, rappelant que c’est la première fois qu’un cardinal haïtien est créé.

Les Etats indépendants des Amériques s'évaluent  réciproquement dans le cadre de la lutte contre la corruption: des émissaires du Panama et de l’Equateur attendus en Haïti
Port-au-Prince, le 19 février 2014- (AHP) - Des émissaires du Panama et de l’Equateur doivent séjourner en Haïti du 7 au 11 avril dans le cadre de l’évaluation réciproque des Etats indépendants des Amériques pour ce qui est de la lutte contre la corruption.
 
Le directeur général de l’ULCC, Antoine Atouriste, se dit confiant que le pays aura de bonnes notes compte tenu, a-t-il dit, des efforts déployés ces dernières années pour combattre la corruption notamment dans l’administration publique.
 
"Nous avons signé et ratifié les conventions internationales portant sur la lutte contre ce fléau, s’est réjoui le colonel Atouriste, faisant savoir que plus de 80 inculpés sont actuellement en attente de jugement pour corruption.
 
Les cas ont été notamment enregistrés à l’ONA, l’OAVCT, le CFI, le MSPP et le ministère de l’éducation nationale, a indiqué M. Atouriste.

Toutefois, des avocats et des parlementaires ont à maintes reprises porté de graves accusations de corruption contre des membres du gouvernement et  de la famille présidentielle.

 
Antoine Atouriste rappelle qu’Haïti, de concert avec le Mexique, a déjà évalué et présenté son rapport sur le Brésil. Le pays s’apprête à présenter à l’OEA en mars prochain son rapport sur la Guyane qui a été évaluée de concert avec Trinidad et Tobago.
 
Le directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption, le colonel Antoine Atouriste a  par ailleurs indiqué qu’il suit de près le débat en cours autour de la nomination des juges de la cour des comptes et du contentieux administratif.
 
M. Atouriste fait remarquer que la CSCCA représente l’un des principaux partenaires de l’ULCC dans le cadre de la lutte contre la corruption.
 
Nous sommes intéressés à travailler avec des partenaires dignes d’être à nos côtés, a-t-il ajouté, soulignant que l’intégrité des juges de la cour des comptes est essentielle pour le pays.

 Cour des comptes: le président du Sénat confirme que le président Martelly serait en train de reconsidérer les dossiers de 3 juges qu'il a précédemment écartés

Port-au-Prince, le 19 février 2014 – (AHP) – Le président du Sénat Dieuseul Simon Desras a confirmé mercredi  que l’Exécutif serait en train de reconsidérer les dossiers des 3 juges élus à la cour des comptes mais écartés  pour  des irrégularité présumées qui auraient été découvertes dans leurs documents.
 
Il a réaffirmé sa volonté de parapher le document entérinant l’accord d’El Rancho dès que la liste complète des 10 juges du tribunal administratif sera publiée dans le moniteur.
 
Des membres du pouvoir exécutif auraient même rencontré les concernés, a rapporté le parlementaire qui déplore que l’exécutif ait mis 5 mois pour présenter ses réserves sur 3 des 10 juges élus en septembre dernier alors qu’il n’avait que 10 jours pour le faire.
 
Le président de l'assemblée  nationale a exprimé le  souhait que dès le retour du président Martelly de son voyage en Europe, il autorisera la publication des noms des 3 autres juges de manière à favoriser la signature de l’accord et créer des conditions favorables à l’organisation des prochaines élections.
 

Décès à Miami de la mère de l'ancienne Premère dame, Mildred Trouillot Aristide

Miami, le 19 février 2014 – (AHP) –Madame Carmelle Jacob  Trouillot est  décédée le mardi 18 février 2014 à Miami des suites d'une maladie courageusement supportée.

Carmelle Jacob  Trouillot, belle-mère de l'ancien président Jean Bertand Aristide, a  fêté ses 80 ans, le 21 décembre dernier.

Elle est décédée en présence de ses enfants et petits enfants, dont Mildred Trouillot Aristide, épouse de l'ancien président  Aristide.

Mildred voyageait en effet  regulièrement ces derniers temps à Miami pour être au chevet de sa maman malade.

Lors  du dernier anniversaire de
Madame Carmelle Jacob  Trouillot, une soirée littéraire a éte organisée à sa demande, avec des lectures de poèmes et de textes littéraires. Elle était une passionnée de la littérature.

Les funérailles de Madame Trouillot seront chantées ce samedi 1er mars 2014 en Floride.


Nouvelles du 18 février 2014


Deux individus arrêtés pour leur implication présumée dans l’assassinat  du coordonnateur général de la POHDH et de son épouse: la plateforme reste prudente

Port-au-Prince, le 18 février 2014 – (AHP) – Les autorités policières ont procédé dimanche et lundi, à l'arrestation de deux individus pour leur implication présumée dans l’assassinat  le 8 février dernier,  des époux Daniel Dorsinvil et Guirldy Larêche.

Daniel Dorsinvil était le coordonnateur général de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains.

Les citoyens arrêtés dont l'identité n'a pas été révélée, seraient membres d’un groupe de bandits armés opérant dans le quartier de Carrefour-feuille.

Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva, qui avait attiré la foudre des organisations des droits humains pour avoir dit, quelques heures après le double meurtre, que les victimes revenaient d’une banque commerciale, a tenté de rassurer que les auteurs de ces assassinats seront appréhendés.

De son côté, le secrétaire exécutif de la POHDH, Anthonal Mortimé, a salué les avancées enregistrées dans ce dossier mais affirme que la plateforme reste prudente et viilante, soulignant que les déclarations faites par  secrétaire d`Etat peu après le drame, ne sont pas de nature à la mettre en confiance.

Il a exprimé le souhait que les autorités compétentes parviennent à mettre la main aux collets des coupables.

 Les funérailles des époux Dorsinvil qui avaient 3 enfants, devraient avoir lieu ce samedi.


Rencontre entre une délégation du club de Madrid et des sénateurs: le chef de la délégation promet d'aider Haïti à sortir de l'impasse politique

Port-au-Prince, le 18 février 2014 – (AHP) – Une rencontre s’est tenue ce mardi entre des membres d’une délégation du club de Madrid en visite en Haïti et des sénateurs, au parlement haïtien.
 
 C’est M. Cassam Utee, ancien président de l’île Maurice qui a dirigé la délégation du club de Madrid. Les discussions ont notamment porté sur le dialogue inter haïtien.
 
M. Utee a fait état de discussions franches et a réaffirme la volonté des membres de sa délégation d’aider à sortir le pays de l’impasse.
 
L'ancien chef d'Etat a indiqué que l’organisation des prochaines élections constitue l’une des meilleures voies à suivre pour maintenir le pays sur le chemin de la démocratie.
 
Le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras, a qualifié de très fructueuse cette rencontre avec la délégation du club de Madrid composé d’anciens hommes d’Etat qui ont, eux aussi, connu des moments difficiles lorsqu’ils étaient au pouvoir.
 
Dieusuel Simon Desras s’est réjoui que les membres de la délégation se soient montrés disposés à partager leurs expériences avec les acteurs politiques haïtiens.
 
Le président de l'Assemblée nationale a, une fois de plus, insisté sur la nécessité que les prochaines compétitions électorales aient lieu cette année dans le pays.

Cependant, le Mouvement patriotique de l'opposition (MOPOD) opte, lui, pour l'organisation d'élections générales. C'est pourqupoi dans une lettre adressée  mardi au président Michel Martelly, il appelle ce dernier à démisionner

L'organisation d'une seule élection en 2014 pour des sénatoriales partielles, les municipales,  locales et le renouvellement de la chambre basse, figure au nombre des consensus trouvés au dialogue politique d'El Rancho.

Toutefois,  la signature d'un accord entre les partis politiques, le législatif et l'Exécutif achoppe sur le dossier de la cour des Comptes, suite au refus jusqu'ici du chef de l'Etat de publier dans le Moniteur 3 des 10 nouveaux conseillers élus par le Sénat.

Selon certaines informations, le chef de l'Etat pourrait se résoudre a laisser les 3 élus écartés,  rejoindre les 7 autres collègues, vu qu'il n'y aurait aucune raison justifiable pour les retenir dehors.

Un policier  de l'Administration pénitentiaire nationale abattu devant la prison civile de la Croix-des-Bouquets; deux élèves de  classe terminale tués lors d'échanges de tirs entre deux bandes rivales

Port-au-Prince, le 18 février 2014 – (AHP) – L’agent 2, Sadrack Nicolas, attaché à la sécurité de la prison civile de la Croix-des-Bouquets, a été abattu lundi soir par des individus circulant à bord d’un véhicule aux vitres teintées.
 
Il a été tué devant le centre carcéral qui devrait en principe accueillir uniquement des condamnés.

Comme le véhicule des individus était garé devant le bâtiment, les policiers se sont approchés pour leur  demander de le déplacer, c’est alors  qu’ils se sont aperçus que ces derniers étaient armés. Dans leur fuite, ils ont tiré plusieurs coups de feu dont l’un a mortellement atteint le policier.

 
Le secrétaire d’Etat a la sécurité publique, Réginald Delva, a déploré le décès de l’agent et assuré que les autorités compétentes vont s’atteler à retrouver les auteurs du crime.
 
M. Delva a également assuré également qu’aucun prisonnier n’a réussi à s’évader. La prison de la Croix-des-Bouquets accueille des prisonniers de renom dont l’homme d’affaires Clifford Brandt, écroué au motif qu’il a dirigé le numéro un du plus grand réseau de malfaiteurs spécialisés dans les enlèvements.
 
La semaine dernière, le haut commandement de la PNH (Police Nationale d’Haïti), qui était invité au Senat avait donné la garantie que des dispositions étaient en train d’être prises pour assurer la sécurité des citoyens.
 
Ce mardi matin, Johnny Charmant (20 ans) et Marc-André Louis (22), deux élèves en classe terminale qui se rendaient à l’école, ont été abattus par des membres et partisans de deux groupes de Rara rivaux qui échangeaient des coups de feu.
 
L’incident qui s’est produit dans le quartier de Turgeau, a provoqué une vive tension dans la zone.
 

Nouvelles du 17 février 2014
CSCCA: le Sénat  va transmetre  à l'Exécutif une correspondance avec, en annexe, une note explicative et les copies des diplômes obtenus par les juges écartés: le recteur de l'UEH apporte des lumières

Port-au-Prince, le 17 février 2014 –(AHP)- Le sénat de la république qualifie de vides, fantaisistes et sans fondement, les motifs évoqués par l’Exécutif pour écarter 3 des juges élus à la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA).

Le chef de l'Etat a fait publier samedi dans le Journal officel le Moniteur 7 des 10 membres élus de la CSCCA au préexte que les 3 autres, Marie Neltha Fétière, Rogavil Boisguene et Méhu Mélius Garçon, auraient soumis de faux documents
 
Le 1er secrétaire du bureau du Sénat a indiqué lundi qu'une correspondance devrait être acheminée à l’exécutif avec, en annexe, une note explicative et les copies des diplômes obtenus par les juges écartés
 
Le parlementaire a dément formellement avoir conseillé au chef de l’Etat de publier une liste partielle des juges élus de manière régulière, à la cour des comptes.
 
Il affirme que l’ensemble des juges élus par le sénat, y compris ceux qui ont été écartés par l’exécutif, remplissent toutes les conditions pour occuper les fonctions auxquelles ils aspirent au tribunal administratif du pays.
 
estimant que les conseillers du chef de l’Etat sont en train de l’induire en erreur, le sénateur Steven Benoit.rappelle que c’est l’article 61 du décret régissant le fonctionnement de la cour des comptes qui fait obligation au chef de l’Etat de publier dans un délai de 10 jours, la liste des membres de cette juridiction administrative après l’avoir reçue du Sénat.
 
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé a lui aussi rappelé que les 3 juges élus mais écartés par l’exécutif remplissent les conditions fixées par la constitution pour être membres de la cour des comptes.
 
Parmi ces juges, il y a Marie Neltha Féthière, qui est actuellement responsable de la dette publique au ministère de l’économie et des finances où elle travaille depuis 15 ans. Et c’est sous la présidence de Michel Martelly qu’elle a obtenu cette promotion, a précisé M. Bien-Aimé.
 
Il accuse l’exécutif de chercher par tous les moyens, à avoir le contrôle de la cour des comptes, afin de protéger des membrs de sa famille accusés de corruption..
 
Le sénateur réputé très proche du président Martelly, Edwin Zenny affirme, lui, que le blocage qu’il y a actuellement dans la publication de la liste des 10 juges élus à la cour des comptes, serait le fruit de la négligence des membres de la commission qui étaient chargée, au parlement, d’étudier les dossiers des concernés.
 
Malgré toute la lumière faite autour du cas des élus écartés, Edwin Zenny persiste  que le président Michel Martelly, garant de la bonne marche des institutions, ne saurait valider l’élection à la cour des comptes de  citoyens qui pourraient avoir présenté de faux diplômes.
 
L’exécutif est de bonne foi, ce sont ces personnes qui ont présenté de faux documents qui devraient être poursuivies, a-t-il dit..
 
Le porte-parole et conseiller du premier ministre, Me Kedler Augustin a déploré ce qu’il appelle un manque de respect de la parole donnée dont le parlement aurait fait preuve en refusant de signer l’accord obtenu au du dialogue inter haïtien.
 
Toutes les parties impliquées étaient d’accord pour écarter momentanément les trois juges élus dont les dossiers présentent des irrégularités, a-t-il indiqué.
 
Me Augustin persiste lui aussi  que des failles ont été trouvées dans certains dossiers et même des évidences, dans au moins un des cas, que le concerné n’aurait pas dit la vérité car l’université de laquelle il affirme avoir été diplômé, a dit le contraire.
 
Me Augustin a également contesté les déclarations des ceux qui affirment que le président avec 10 jours pour faire objection.
 
Les responsables du parti politique pro-gouvernemental REPONS PEYIZAN se veulent optimistes quant à l’aboutissement du dialogue inter haïtien déroulé à l’hôtel el Rancho avec la médiation de l’église catholique.
 
Le document entérinant l’accord trouvé entre les différents acteurs n’a toujours pas été signé en raison de la publication d’une liste partielle des juges de la cour des comptes pendant que le Sénat  exige que l’ensemble des 10 noms soumis au chef de l’Etat soient publiés dans le journal Le Moniteur.
 
Pour le porte-parole de REPONS PEYIZAN, Fednel Mont-Chéry, cette formalité devrait être bouclée dès que les dossiers des juges élus présentant quelques irrégularités feront l’objet de vérification permettant leur confirmation ou l’élection de 3 nouveaux juges par le Sénat.

Du côté de la Société civile, après Edouard Paultre du CONANE, c;est le professeur Rosny Desroches de l'Initiative de la Société civile qui affirme que le chef de l'etat n'a aucune prérogative dans la désignation ds membrs de la Cour des Comptes.
 
Cependant, le recteur de l’université d’Etat d’Haïti, Jean Vernet Henry apporte des lumières. Il confirme avoir reçu du ministre chargé des relations avec le parlement, une demande de vérification de l’authenticité des diplômes obtenus par un ensemble de citoyens concernés par le processus de nomination des juges de la cour des comptes.
 
Il a fait savoir qu’après vérification au service des registres,  il a été constaté que certains d’entre eux ont effectivement été diplômés de l’UEH et que d’autres, en raison de certaines négligences administratives, dues à des changements de ministre de l’éducation, n’ont pas eu leurs diplômes en bonne et due forme, mais tous, ils remplissent les conditions pour obtenir  leurs parchemins, a reconnu M. Henry.
 
Mais il s’est gardé de dire s’il s’agit des 3 juges élus par le Sénat puis écartés par l’Exécutif, arguant que qu’il n’en a pas le droit. Toutefois, il assure que si les concernés ou une instance officielle en faisaient la demande, l’UEH serait prête à donner des informations sollicitées.


Crise politique:  toujours pas d'accord, 4 jours après la fin des disccusions d'El Rancho, en raison du refus jusqu'ici du chef de l'Etat de faire publier la liste complète des nouveaux membres élus de la Cour des Comptes


Port-au-Prince, le 16  février 2014– (AHP) – Les parties qui avaient été engagées dans le dialogue dit inter haïtien: le parlement, les partis politiques et l'Exécutif,  ne sont pas parvenues une deuxième fois samedi, à parapher l'entente  trouvée, en raison du refus, jusqu'ici, du chef de l'Etat, de faire publier la liste complète des nouveaux membres élus de la Cour  supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSCCA).

Dejà,  vendredi, jour fixé, pour la signature, en dépit du retrait de 3 formations politiques  dont deux des plus importantes, Fanmi Lavalas et la Fusion, qui ont refusé d'adhérer à l'entente trouvée, la conférence épiscopale avait dû renvoyer la cérémonie, la promesse  du chef de l'Etat ne s'étant pas matérialisée, malgré des discussion la veille avec le président du Sénat.

Le président Michel Martelly a plutôt decidé de faire publier vendredi dans le journal officiel le Moniteur, les noms  de  3 des  10 conseillers élus, tentant d'écarter du coup,  Marie Neltha Fétière, Rogavil Boisguene et Méhu Mélius Garçon, en dépit du fait, que la période  au cours de laquelle il pouvait produire des réserves, est largement échue.

Selon les explications fournies par le chef de l'Etat aux sénateurs, ces 3 personnalités connues pour avoir rempli de hautes fonctions dans l'administration publique, auraient déposé de aux diplômes. Ce que les sénateurs et  les interessé ont rejeté d'un revers de main.

Ce que les senateurs ont consideré comme un nouvel impair du chef de l'Etat, a encore fait échouer samedi la cérémonie de signature de l'Accord d'El Rancho.

Le cardinal Chibly Langlois qui a conduit pour l'Eglise catholique, les discussions, les partis politiques pour la plupart pro-gouvernementaux et des parlementaires  se trouvaient à l'Hotel qui a accueilli les discussions, pendant des heures. Mais, le président de l'Assemblée nationale  se trouvait quant à lui, dans son département, le Centre,  conditionnant l'apposition de sa signature au bas du document, au respect par le chef de l'Etat de l'exigence constitutionnelle de publier la liste complète des conseillers de la CSCCA.

La publication de cette liste figurait en première place des préalables soumis par les sénateurs à la hiérarchie catholique, pour participer au dialogue.

Mais la CEH semble avoir cru aux engagements pris par le chef de l'Etat, avant de se retrouver samedi devant un fait accompli, la mettant dans l'obligation de renvoyer sine die, la signature de l'accord.

Le cardinal Langlois a en effet quitté le pays ce week-end pour Rome où  il sera intronisé le 22 février en compagnie de 18 autres cardinaux créés par le pape François.

Le président Michel Martelly et le président du Sénat Simon Dieuseul Desras doivent également participer  à la cérémonie.

Le cardinal Langlois qui, a râté un premier acte avant d'embrasser  officiellement ses nouvelles fonctions, a dit attendre que l'Exécutif et le législatif se mettent d'accord pour fixer une nouvelle date.

Pour plusieurs personalités politiques et de la société civile, le président Martelly met la Conférence épiscopale dans une position embarassante en refusant de respecter une exigence de la constitution dans le dossier de la Cour des Comptes

M. Edourd Paultre de la CONANE a indiqué que  le chef de l'Etat  ne semble  pas mesurer la gravité de la crise qui affecte le pays, parce qu'utrement, il agirait différemment, a-t-il dit..

Le responsable de la KID Evans Paul qui s'est situé dans le camp des " modéres" , au cours du dialogue, a appelé  le president Martelly a faire preuve de sagesse, car, a-t-il dit,  les modérés pourraient changer de position, si le pouvoir continue sur la corde raide.

Des partis proches du pouvoirs ont quant à eux fait savoir que le président publieraient dans les prochains jours les noms des 3 autres conseillers écartés de la Cour des Comptes.

Toutefois, plusieurs sénateurs ont fait savoir qu'ils étaient au courant que le chef de l'Etat a contacté d'autres personnalités qu'ils  voudraient voir integrer illégalement la cour, parmi elles, des personnalités  de la CSCCA dont le mandat a pris fin.

Entre temps, pour répondre à la décision du chef de l'Etat d'écarter 3 des membres élus de la Cour, plusieurs sénateurs ont annoncé une enquête pour savoir si ceux  et celles qu'ils appellent les anciens conseillers ont  avalisé des contrats douteux, out tout simplement des contrats,   après la fin de leur mandat.

D'où  probablement toute la lutte  pour le contrôle du principal tribunal administratif du pays.


Nouvelles du 12 février 2014
Fanmi Lavalas quitte la table du " dialogue inter-haïtien": Ce qui se fait à El Rancho est davantage un monologue Exécutif/pro-gouvernementaux, selon la coordonnatrice du comité exécutif  de l'organisation politique

Port-au-Prince, le 12  février 2014– (AHP) – L’organisation politique Fanmi Lavalas a décidé mercredi de quitter la table des négociations au dernier jour du second round des pourparlers dits   inter-haitiens, avec l’exécutif. 

La coordonnatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas, le Dr Maryse Narcisse, dit avoir pris cette  décision car, selon elle, ce qui se faisait à El Rancho s’apparentait davantage à ce qu'elle appelle un monologue Exécutif/partis pro-gouvernementaux qu’à un dialogue.

Les organisations pro-gouvernementales étaient en effet invitées en majorité à ce dialogue réalisé sous l'arbitrage de la conference épiscopale haïtienne

Le Dr Narcisse a fait savoir qu'en décidant de participer à ce dialogue, Fanmi Lavalas voulait prouver une fois de plus qu'elle privilégiait la voie du dialogue dans la recherche de solutions aux problèmes et qu'elle n'etait pas une organiation intransigeante.

Selon elle, ce qui se faisait était davantage un monologue

"Notre organisation n’entendait pas revenir sur sa position quant à la nécessité de mettre sur pied un nouveau gouvernement capable d’inspirer confiance aux acteurs dans la perspective de l’organisation d’élections crédibles, libres, honnêtes et démocratiques, a souligné la coordonnatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas, insistant sur le fait que Fanmi Lavalas n'entendait participer ni à un nouveau gouvernement ni à un nouveau conseil électoral.

Maryse Narcisse assure que Fanmi Lavalas, l'une des principales organisations politiques du pays,  se prononcera toujours contre tout projet monté contre la majorité des citoyens, vu sa proximité avec  la population,.

Toutefois, les proches de l’Exécutif ont affirmé ne pas comprendre le départ  de la représentante de Fanmi Lavalas et accuse l'orgaqnisationm d’avoir été championne en matière d’organisation d’élections truquées.

L'ancien sénateur Joseph Lambert a fait savoir que les représentants de Fanmi Lavalas ont quitté la salle des discussions au moment où les partis politiques étaient sur le point de parvenir à une entente avec l’exécutif qui venait tout juste de solliciter un huis clos.

Le conseiller politique du président Michel Martelly a tenté de rassurer que l’équipe au pouvoir est intéressé à travailler avec tous les secteurs de la société, les partis politiques en particulier, en vue de l’organisation d’élections crédibles, cette année, dans le pays.

Quant à l'ancien sénateur Youry Latortue, un autre conseiller politique du chef de L'Etat, il a fait  savoir  que Fanmi Lavalas est partie au moment  où, "comme avocat, j'étais entrain de défendre ses intérêts ainsi  que ceux des autres partis présents, face à l'Exécutif".

Même en étant un conseiller politique du president?, lui a demandé ironquement un journaliste. Mais non, a-t-il  retorqué. J'étais là en tant que chef de parti, Et je l'ai bien fait comprendre à l'Exécutif, a-t-il tenté de persuader.
 
Pour sa part, le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras, qui s'est refusé à participer aux discussions pour protester contre le refus du président Martelly de publier les noms des nouveaux juges de la cour des comptes, se trouvait à El Rancho au dernier jour du dialogue inter haïtien.
 
Le parlementaire affirme qu’il voulait seulement souhaiter bonne fête au chef de l’Etat qui célèbre ce mercredi son 53e anniversaire.
 
Il a réaffirmé la position du sénat de ne pas entériner le document final  si le président Michel Martelly ne prend pas l’engagement de publier les noms des juges de la cour des comptes.

De son côté, le président de la commission justice et sécurité publique du grand corps, a dit croire que les partis de l’opposition auraient mieux fait d’abandonner la table des négociations.
 
Pierre Francky Exius a fait état d’un ensemble de sujets d’intérêt national qui n’ont pas été pris en compte dans ces discussions.
 
Il a cité entre autres, la question de la mise en accusation du président Michel Martelly et du premier ministre Laurent Lamothe, la publication de la liste ds nouveaux conseilers de la Cour ds Comptes et  l’introduction d’un nouveau budget au parlement.


Suspension des travaux du projet de dévelopement touristique de l'Ile à-Vâche en raison de manifestations de protestation de la population: l'ancien député Jean David Génesté dit redouter une effusion de sang

Ile-à-vache, le 12 février 2014 – (AHP) –
Plusieurs compagnies chargées de l'exécution du projet de dévelopement touristique de l'Ile à-Vâche (sud) ont abandonné les chantiers en raison de manifstations de citoyens en colère qui protestent contre la façon dont les autorités procèdent à la rálisation de ce projet.

Les habitants protestent contre la decision de les l'exproprier sans la definition préalable d'un plan de relocalisation.

Les 55 kms carrés que mesure l'île auraient
été déclarés d’utilité publique sans l'établissement d'un plan pour reloger  les habitants détenteurs de titres de propriété, ont fait savoir des citoyens de l'île qui ont déja organisé plusieurs manifestations pour dénoncer les autorités

Comme conséquence, plusieurs compagnies chargées de l’exécution des travaux dans le cadre de ce vaste projet de développement touristique ont plié bagage pour échapper à d'écvenuelles réactions de violence.

Les forces de l’ordre ont renforcé le dispositif de sécurité, mais la populaion affirme qu'elle restera vigilante pour éviter d'être jetée à la rue .

L’ancien député des Cayes/Iles-à-vâche, Jean David Génesté déplore lui aussi  la façon dont le gouvernement procède à la réalisation de ce projet de développement touristique.

Tout en faisant savoir qu'il n'est pas hostile au projet , l'ancien parlementaire se demande comment on peut  déclarer toute une ile de 55 kilomètres carrés d’utilité publique, sans un véritable dialogue avec ses 20 .000 habitants.

Jean david Génesté déplore la défaillance de la structure de communication  du projet.

La population est mobilisée comme un seul homme contre la façon  dont le projet est réalisé, a fait indiqué M. Genesté qui dit craindre qu'il y ait  mort d’hommes lors des protestations, si rien n'est fait pour régulariser la situation.


Les autorités dominicaines souhaitent la reprise des exportations d’œufs et de poulets vers Haïti dans moins d’un mois: le Collectif 4 décembre appelle les Haïtiens à renforcer le boycott des produits dominicains
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Santo-Domingo, le 12 février 2014 – (AHP) - La République dominicaine se préparerait à fournir aux autorités haïtiennes la liste des entreprises certifiées exemptes de la grippe aviaire dans la perspective de la reprise des exportations d’œufs et de poulets vers Haïti.

Le ministre dominicain de l’agriculture, Luis Ramon Rodriguez a fait savoir que, sur la base du protocole d’accord paraphé avec les autorités haïtiennes, le processus de certification est en cours et les exportations pourront reprendre, selon lui, dans moins d’un mois.

Il s’agit, a-t-il fait remarquer, de l’exportation de 40 millions d’œufs et de 8 millions de poulets pour des montants de l’ordre de 100 à 120 millions de pesos tous les mois.

Suivant ce protocole d’accord, les fermes dominicaines doivent être certifiées par les services vétérinaires dominicains et inspectés par les autorités haïtiennes.

La certification est régie par des normes internationales certifiées par des organismes tels l'Organisation internationale de la santé animale (OIRSA) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

Le ministre Rodriguez a fait savoir que la semaine dernière, des entrepreneurs haïtiens se trouvaient en république dominicaine et ont visité les fermes devant être certifiés. Une fois ce processus bouclé, nous sommes certains que dans moins d’un mois, les deux premières fermes pourront reprendre leurs exportations sur Haïti, espère-t-il.

La semaine dernière, le directeur de l’élevage au Ministère de l’Agriculture Bolivar Toribio, avait indiqué qu’environ une centaine de fermes dominicaines seraient prêtes à exporter des produits avicoles en Haïti mais a indiqué que le processus devrait  prendre du temps.

En Haïti, le collectif du 4 décembre, une organisation composée de citoyens et d’organisations de la société civile ont demandé aux Haïtiens de poursuivre le  boycott des produits dominicains jusqu’à ce que les autorités dominicaines fassent le retrait de l’arrêt xénophobe 168-13 qui dénationalise des centaines de milliers de dominicains d’origine haïtienne.

Le coordonnateur du collectif Jean Robert Arguant s’est  félicité de la réponse des Haïtiens à l’appel au boycott des produits dominicains.
 
"Les produits dominicains sont de moins en moins sollicités sur le marché local", a dit l’ancien président de la chambre de commerce d'haïti, qui appelle les autorités haïtiennes à encadrer les producteurs locaux.

Le collectif du 4 décembre a également écrit à la commission interaméricaine des droits humains pour lui demander de prendre en urgence des mesures conservatoires pour forcer la République dominicaine à revenir sur l’arrêt 168-13.
 
Une telle décision, de caractère raciste, xénophobe et non conforme aux principes  fondamentaux qui sous-tendent tout l'édifice des droits de l'homme et des libertés fondamentales, viole systématiquement les droits et la dignité de toute la gent noire mondiale, écrit le collectif dans sa lettre adressée aux commissaires de la CIDH.
 
Pour beaucoup de secteurs en Haïti et ailleurs, les Dominicains veulent conserver la mine d'or que représente le commerce avec Haiti, en même temps qu'ils  continuent  de mener une politique raciste vis-à-vis des Haïtiens et de leurs descendants. En effet, ils exportent annuelement vers Haïti pour plus d’un milliard de dollars, alors qu'ils n'inportent  que quelques millions de dollars de produits haïtiens.

L'obstination de la plus haute autorité religieuse dominicaine, le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, à défendre l'article  168-13 qui dénationalise des centaines de milliers de Dominicains d'origine haïtienne, est un exemple patent de l'Etat d'esprit indécent des autorités dominicaines, particulièrement des ultra-nationalistes, vis-à-vis des Haïtien, estiment les mêmes secteurss

Nouvelles du 10 février 2014


L'ONI annonce la création d’une commission  pour permettre l’enregistrement des sans-papiers haïtiens vivant à l’étranger et informe que la liste électorale compte actuellement plus de 5.6 millions d’électeurs

Port-au-Prince, le 10 février 2014- (AHP)-Le directeur général de l’office national d’identification (ONI), Jean-Baptiste Saint-Cyr a annoncé lundi la création d’une commission interinstitutionnelle en vue de permettre l’enregistrement des sans-papiers haïtiens vivant à l’étranger à commencer par la République dominicaine.
 
Les haïtiens vivant aux Iles-turques et à Surinam devraient, eux aussi, bénéficier de cette mesure, affirme M. Saint-Cyr.
 
L’ONI se prépare à enregistrer ces citoyens sur sa base de données, a dit M. Saint-Cyr soulignant que ces opérations, qui couteront un peu plus de 2.5 millions de dollars, devraient commencer d’ici un mois.
 
Plusieurs missions d’exploration ont été réalisées, a indiqué M. Saint-Cyr ajoutant que cela va dans la droite ligne des engagements pris par le premier ministre Laurent Lamothe lors des deux premières réunions des deux commissions ad hoc haïtienne et domiicaine à Ouanaminthe et à Jimani.
 
M. Saint-Cyr affirme que ces données seront rapatriées en Haïti où toutes les cartes d’identification seront imprimées pour des raisons de sécurité.
 
L’opération se fera avec la collaboration de toutes les institutions concernées dont les ministères de la justice, des affaires étrangères et des Haïtiens vivant à l’étranger et le bureau des archives nationales.
 
Par ailleurs, le directeur général de l’Office National d’Identification Jean-Baptiste Saint-Cyr informe que la liste électorale compte actuellement plus de 5.6 millions d’électeurs.
 
11 mille personnes ont été supprimées de cette liste, a-t-il dit, faisant état d’une nette augmentation du nombre de demandeurs de cartes d’identification à l’approche des élections annoncées pour cette année.
 
Le nombre de demandeurs tourne autour de 500 par jours dans nos différents bureaux, a dit M. Saint-Cyr, ajoutant que des dispositions ont été prises en vue de faire face à cette augmentation considérable du nombre de citoyens voulant avoir leurs cartes d’identification nationale.
 
Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour offrir un niveau de service appréciable aux demandeurs, a dit M. Saint-Cyr.

 Réactions indignées des organisation de droits humains après l'assassinat du coordonnateur de la POHDH et de son épouse: les organisations qui réclament une enquête sérieuse  condamnent les propos du secrétaire d'Etat à la sécurite publique quant à la motivation des meurtriers

Port-au-Prince, le 10 février 2014- (AHP)- Les organisations de droits humains ont condamné  unanimement lundi l’assassinat samedi du coordonnateur de la POHDH, Daniel Dorsinvil et de son épouse Girldy  Larèche.
 
Ils ont été abattus froidement , en plein jour, par des bandits circulant à moto dans le quartier de Bois-patate.
 
Se disant choqués, consternés et révoltés par le double assassinat, les responsables de ces organisations appellent les autorités judiciaires à diligenter une enquête pour retracer les auteurs de ce drame et condamnent la fuite en avant dusecrétaire d’état à la sécurité publique, Reginald Delva, qui a affirmé que le couple a été victime d’un braquage après avoir effectué une transaction bancaire.

Selon le secrétaire exécutif de la POHDH, Anthonal Mortimé, tout porte à croire qu’il s’agit d’un coup bien préparé. Il affirme toutefois que M Dorsinvil ne lui avait jamais dit qu’il faisait l’objet de menaces.
 
Le défenseur de droits humains qui presse la police judiciaire et la justice de faire la lumière sur ce double crime, déplore ce qu’il appelle la mauvaise utilisation des agents de la PNH.
 
Le coordonnateur du RNDDH Pierre Espérance condamne lui aussi l’assassinat de M. Dorsinvil et de son épouse.
 
"Il s’agit d’une attaque contre le secteur des droits humains, C’est le secteur des droits humains qui est  visé à travers ces assassinats,", a-t-il lancé, exigeant qu’une enquête sérieuse soit diligentée afin de démasquer les auteurs de ce double meurtre.
 
Pierre Espérance condamne également les propos du secrétaire d’Etat à la sécurité publique Reginald Delva, selon lesquels les victimes revenaient d’une banque commerciale. Cela s’apparente à une tentative des autorités politiques d’orienter l’enquête judiciaire, a dit le responsable du RNDDH, ajoutant que ces propos voudraient dire  aussi que tout individu qui revient d'une banque devrait être attaqué.
 
L’avocat André Michel qualifie de crime politique le double meurtre du coordonnateur général de la POHDH et de son épouse. Un acte qui, estime-t-il, vise à intimider les militants des droits humains dans le pays.
 
Il qualifie de suspectes les déclarations du secrétaire d’Etat à la sécurité publique Reginald Delva affirmant, avant même qu’une enquête ne soit diligentée, que le couple assassine a été victime d’un braquage.

Même position exprimée par son collègue, Newton Saint-Juste.

"La Présidence de la République déplore l'assassinat abominable du coordonnateur du POHDH et de son épouse
 
Port-au-Prince, lundi 10 Février 2014 : La Présidence de la République déplore l'assassinat par balles, le samedi 8 Février 2014, à Canapé-vert, du coordonnateur de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), M. Daniel Dorsinvil, et de son épouse, Mme Girldy Larêche.
 
La Présidence de la République, au nom de l'ensemble du Gouvernement, adresse ses sincères sympathies aux proches et familles de ces nouvelles victimes des escadrons de la mort qui continuent de semer le deuil dans les familles haïtiennes.
 
Tout en reconnaissant les efforts de la Police Nationale d'Haïti pour garantir un climat de sécurité acceptable dans le pays, la Présidence appelle les autorités policières à faire preuve de plus de vigilance et de présence afin de venir à bout de ces criminels et ces barbares.
 
L’administration Martelly qui salue l'engagement de M. Daniel Dorsinvil dans la lutte en faveur du respect des droits humains en Haïti, réaffirme sa ferme détermination à combattre, sous toutes ses formes, la criminalité afin de permettre à la population de vivre en toute quiétude dans une société plus sécurisée".

Début de la 2ème phase du dialogue inter-haïtien: des partis mettent en garde le chef de l'Etat contre un éventuel rejet les consensus trouvés entre des dizaines de partis politiques de toutes tendances sous la médiation de la hiérarchie catholique

Port-au-Prince, le 10 février 2014- (AHP)- La 2e phase du dialogue "inter haïtien" s’ouvre ce mardi à l’hôtel El Rancho sous la médiation de la conférence épiscopale d’Haïti.
 
Durant deux jours, les représentants de l’exécutif, emmenés par le président Michel Martelly, doivent discuter sur la base d’un document autour duquel les 23 représentants des  partis politiques (dont des pro-gouvernementaux) se sont  mis d’accord lors de la première phase du dialogue.
 
Le porte-parole de la conférence épiscopale d’Haïti, Mgr Patrick Aris fait savoir que la CEH va toujours continuer à accompagner les acteurs politiques.
 
Pour ce qui est des déclarations du chef de l’État qui s’est montré vendredi depuis washington, peu favorable au changement d’appellation de l’institution électorale, appelé à passer de Collège de transition du Conseil électoral permanent (CTCEP) à Conseil électoral provisoire (CEP), sur la base d'un consensus trouvé, Mgr Aris affirme que le chef d’État n’a fait qu’exprimer sa position, reconnaissant que les négociations sont un jeu d’influence et de persuasion.
 
Le dialogue n’aurait pas sa raison d’être si chaque partie devait camper sur sa position, a-t-il indique,  exprimant le souhait que les acteurs parviennent à la signature d’un accord.
 
Le coordonnateur de l’OPL (Organisation du Peuple en Lutte) dit souhaiter que le chef de l’État comprenne que le CTCEP n’a plus sa raison d’être une fois que les acteurs se sont mis d’accord  sur l’organisation d’une seule série d’élections cette année.
 
M. Pierre-Etienne a fait savoir qu'il y aura de toute façon un accord, que le chef de l'Etat accepte ou non de se plier au consensus trouvé entre les différents secteurs plitiques.

S'il décide de marcher sur la corde raide, il y aura une entente tacite entre ceux qui n'accepteront pas de marcher dans sa logique, a dit le rsponsable de l'OPL
 
Le président du consortium national des partis politiques pro-gouvernemental, Jantel Joseph, estime que les récentes déclarations du président Michel Martelly autour du CTCEP sont une opinion personnelle. Mais, a-t-il aussitôt ajouté, les arguments vont s’affronter et ce sont  les plus convaincants qui passeront.

Il a estimé que ce ne serait pas un dialogue si l’accord trouvé entre les partis politiques (dont la plupart sont réputés  proches du gouvernement) devraient être imposable au président Martelly.

 
L’un des conseillers politiques du président Michel Martelly, Joseph Lambert qualifie de réussite la première phase du dialogue inter haïtien et a dit souhaiter que les protagonistes parviennent à une entente sur l’amendement de la constitution.
 
Pour ce qui est des membres de l’opposition qui appellent au départ du régime du président Michel Martelly, l’ancien sénateur leur répond que (désormais) l’organisation des élections est le meilleur moyen devant permettre d’accéder au pouvoir dans une société démocratique.
 
 Fanmi Lavalas a réaffirmé pour sa part sa position en faveur du changement de gouvernement  et du collège transitoire du CTCEP, tout en soulignant que l'organisation n'entend ni participer à un gouvernement ni à un conseil électoral.
 

Nouvelles du 7 février 2014

28 ème anniversaire de la chute du régime des Duvalier:  Fanmi Lavalas appelle la population à rester mobilisée pacifiquement pour empêcher tout retour à l'ordre ancien, lors d'un rassemblement qui a mobilisé plus d'un millier de personnes

Port-au-Prince, le 7 février 2014 – (AHP) –
A l'appel du Comité Exécutif de Fanmi lavalas, plus d'un millier de personnes se sont réunies vendredi  au siège de la Fondation Docteur Aristide à Tabarre (nord de la capitale) pour marquer le 28 ème anniversaire de la chute du régime des Duvalier.

Jean-Claude Duvalier dont le régime s'est caractérisé entre autres, par les assasinats politiques, l'arbitraire,  les violations des droits de l'homme et la corruption, a été renversé par une révolte populaire le 7 février 1986.

Le 7 février marque  également le 23ème anniversaire de l'investiture du premier président haïtien ( Jean Bertand Aristide) issu d'élections libres honnêtes et démocratiques le 16 décembre 1990.

La coordonnarice du Comité Exécutif de Fanmi Lavalas, le Dr Maryse Narcisse, a appelé, à l'occasion, la population à rester mobilisée  pacifiquement pour empêcher tout retour à l'ordre ancien.

" Dans tous les quartiers, dans toutes les communes, les villes et les départements, restez mobilisés pacifiquement  pour défendre  les acquis et les revendications du 16 décembre, à savoir un modèle de pouvoir respectueux des droits et du bien-être  de tous", a lancé Maryse Narcisse encadrée par de nombreux cadres de l'oganisation politique. 

Elle a par ailleurs appelé les membres, partisans et sympatisants de Fanmi lavalas à rester vigilants face à ceux qui cherchent, a-t-elle dit, à semer la division.

Plusieurs des participants à la rencontre on exprimé leur attachement à l'oganisation politique  et  à l'ancien président Jean Bertrand Aristide et se sont déclarés déterminés  à respecter les consignes du parti, en dépit de certaines divergences  dont la participation de Fanmi Lavalas au dialogue d'El Rancho.

Selon eux, le chef de l'Etat n'est pas un dirigeant à respecter les engagements pris. L'un d'entre eux a cité en exemple les déclarations faites hier  à Washington par le président Michel Martelly après sa rencontre avec le président Obama.

M. Martelly s'est montré peu favorable à l'entente trouvée entre les partis politiques  sous l'arbirage de la conference épiscopale, pour le changement d'appellation du "collège de transition du conseil electoral permanent" (CTCEP) et le remplacement éventuel des membres actuels.

Toujours dans le cadre du 7 février, des organisations populaires de l'oppositon ont mis fin prématurément à une manifestation qu'elles organisaient pour continuer de réclamer le depart du gouvernement en place.

La mésentente pourrait avoir été a la base de  cette décision, puisque dès le départ de la manifestation au Bel-Air,  un groupe avait manifesté  le désir de  rejoindre le rassemblement de  la Fondation Dr Aristide à Tabarre.

Nouvelles du
6 février 2014

Maintien de la manifestation anti-gouvernementale  prévue ce vendredi à l'ocasion des 28 ans de la chute des Duvalier maintenu


Port-au-Prince, le 6 février 2014 – (AHP) – Des organisations populaires de l’opposition dont le mouvement Gran Bèlè, le MOPOS, la FOPARK maintiennent la manifestation annoncée pour ce vendredi 7 février pour marquer le 28e anniversaire de la chute des Duvalier, le 7 février 1987.

Le porte-parole de la FOPARK, Rosny Timothée affirme que cette manifestation sera organisée dans le but de continuer de réclamer le départ anticipée de l’équipe au pouvoir.

La marche partira du quartier populaire du Bel-Air pour aboutir devant le parlement  haïtien. Il a également dénoncé l’exclusion des représentants des couches défavorisées du "dialogue inter haïtien" sous la médiation de la conférence épiscopale d’Haïti.

Même si les principaux acteurs ont annoncé la fin de la première partie du dialogue à l’hôtel El Rancho, le porte-parole de la FOPARK assure que les protestataires vont se rendre à Pétion-ville en vue de continuer à faire passer leurs revendications, dénonçant la position de l’église catholique

L’avocat des initiateurs de la manifstation de l’opposition Newton Saint-Juste informe que toutes les formalités juridiques ont été remplies pour que la manifestation puisse avoir lieu ce vendredi.

Il appelle les forces de l’ordre à assumer leurs responsabilités en assurant la sécurité sur le parcours.

Satisfaction quasi-générale après la fin de la première phase du dialogue inter-haïtien: la balle desormais aux pieds du president Martelly appelé à discuter avec les representants des partis politiques sur le consensus trouvé

Port-au-Prince, le 6 février 2014 – (AHP) – La première partie du dialogue dit inter haïtien à l’hôtel El Rancho a pris fin mercredi. Les mandataires des partis politiques qui ont pris part aux discussions ont convenu de mettre sur pied un comité de 23 membres appelés à discuter avec l’Exécutif lors de la 2e phase du dialogue, les mardi 11 et mercredi 12 février.

La gouvernance politique, l’organisation des prochaines élections et l’amendement de la constitution, sont les principaux thèmes qui ont dominé les débats.

C’est la conférence épiscopale d’Haïti qui arbitre les discussions, son porte-parole Mgr Patrick Aris se félicite que les différents acteurs se soient mis d’accord sur la'organisation d'une seule élection en 2014,  sur le changement de l’appellation du collège transitoire du conseil électoral permanent en conseil électoral provisoire, le remplacement éventuel de ses membrs et sur l'amendement de la constitution.

La formation d’un gouvernement d’ouverture ou de consensus  reste toutefois en suspens.


Pour ce qui est des réserves exprimées par certains secteurs, dont des organisations de l’opposition qui n’ont pas pris part aux discussions, Mgr Aris a fait remarquer que le processus de dialogue concerne surtout la crise politique et que, par conséquent il ne pouvait concerner tous les secteurs de la vie nationale

D’autres initiatives devraient être prises en vue de la réalisation d’un véritable dialogue national, a-t-il dit.

Le président de la conférence épiscopale d’Haïti, le cardinal Chibly Langlois s est lui aussi réjoui de la bonne tenue de la première phase du dialogue à l’hôtel El Rancho, confirmant qu’un groupe de 23 représentants de partis politiques a été constitué en vue de participer à la 2e phase du processus les 11 et 12 février avec les représentants de l’exécutif.


Il a dit espérer que la 2e phase du dialogue soit toute aussi fructueuse afin de permettre au pays de retourner à la stabilité.

L’un des observateurs du parlement, le sénateur Steven Benoit a exprimé le souhaitque les responsables de l’ensemble des partis politiques qui ont participé à la première phase des discussions signent le document qui servira de base des négociations avec l’exécutif.
 
Le parlementaire qui s’est déclaré satisfait du travail réalisé, dit également souhaiter que les responsables de l’exécutif donnent leur adhésion au document.
 
Dans le cas où ils seraient en désaccord avec certains points du texte, ils devraient donner des arguments solides pour justifier leurs positions, a-t-il dit, souligant que la balle est désormais au pied du president Martelly qui avait signé le protocole du dialogue. Ce qui implique qu'il s'esty engagé à respecter le consensus trouvé.
 
Le représentant du GREH, Himmler Rébu s’est lui aussi dit satisfait du déroulement de la 1ère phase du dialogue avec la participation d’un grand nombre de partis et d’organisations politiques.

L’homme politique qui s’est prononcé en faveur de l’amendement de la constitution cette année, dit souhaiter que la nouvelle législature se transforme en assemblée constituante.

Le coordonnateur de l’organisation du peuple en lutte Sauveur Pierre-Etienne s'est lui aussi réjoui du déroulement des discussions lors de la première phase du dialogue inter haïtien et dépit des divergences d’intérêts des acteurs.

Il se dit confiant quant à la réussite de la 2e partie des discussions la semaine prochaine et dit souhaiter que l’exécutif manifste une reelle volonté d’organiser les élections législatives et municipales avant la fin de l’année.

Pour sa part, Me Newton Saint-Juste, militant de l’opposition, assimile l’exercice déroulé à l’hôtel El Rancho à une perte de temps.

Selon lui, le président Michel Martelly est le principal responsable de la dégradation de la conjoncture politique du pays.

Aussi,  appelle-t-il les parlementaires à prendre des dispositions pour le mettre en accusation,  ainsi que le chef du gouvernement pour, a-t-il dit, violation de la constitution et corruption.
 

 
Le Canada, Développement et Paix et ITECA clôturent un projet de relogement de 400 familles paysannes dans la commune de Gressier à Port-au-Prince

 Port-au-Prince, le 6 février 2014 –Plus de quatre ans après le violent tremblement de terre qui a frappé Haïti et aura marqué à jamais la mémoire collective des Haïtiennes et des Haïtiens, le Canada, Développement et Paix et ITECA (Institut de Technologie et d’Animation) clôturent au Centre de Formation de l’ITECA, un vaste projet de construction de 400 maisons permanentes à Ti-Boucan (Gressier).

Durant ces deux dernières années, avec l’appui financier du Canada, Développement et Paix et ITECA ont mis en œuvre en Haïti l’un des plus importants projets de relogement en milieu rural dans le contexte post-séisme.

Le budget de ce projet s’élève à 6,5 millions de dollars. Financé conjointement par le Canada et Développement et Paix et mis en œuvre par l’ITECA, le projet constitue un véritable modèle alternatif de reconstruction post-séisme fondé sur la « reconstruction d’un habitat humain » plutôt que sur la simple reconstruction de quatre murs.


Ce projet a permis d’introduire en Haïti un modèle de maison parasismique et anticyclonique réalisé à partir d’une nouvelle technologie (interlocking blocks) qui permet une construction rapide, fiable et à faible coût. « Quatre ans après le séisme, la construction de logements reste l’une des priorités les plus évidentes en Haïti. 

La clôture de ce projet est un message d’espoir lancé aux milliers de personnes qui sont sans-abri et qui vivent encore aujourd’hui, dans des conditions très précaires », déclare Michael Casey, directeur général de Développement et Paix.


Située à 20 km de Port-au-Prince, la commune de Gressier a été durement touchée par le séisme. En plus de reloger 400 familles paysannes, ce projet aura permis de créer 600 emplois directs en  recrutant notamment des  ouvriers spécialisés et des artisans sur les différents sites de construction.

Avec 50 chantiers ayant fonctionné de façon quasi permanente ces deux dernières années, ce projet a également généré une centaine d’emplois indirects.


En plus des familles, participeront également à cette cérémonie de clôture des représentants de l’État haïtien, le Chargé d’Affaires a.i du Canada, des organisations partenaires nationales et de coopération internationale ainsi que les autorités locales de la commune de Gressier.

La cérémonie de clôture aura lieu le vendredi 7 février 2014 à 9h00, au Centre de Formation de l’ITECA à Ti-Boucan (Gressier).

Une importante délégation gouvernementale séjournera à  l'Ile de la Tortue (bureau de communication de la primature)

Port-au-Prince, le jeudi 6 février 2014.- Le Bureau de communication de la Primature informe le public en général et la presse en particulier que le Premier ministre, S.E.M. Laurent Lamothe, se rendra, ce vendredi 7 février 2014, à l'Ile de la Tortue dans le but de superviser et d’évaluer les différentes réalisations du Gouvernement dans cette commune du département du Nord-Ouest.

Ce sera aussi l'occasion pour le chef du Gouvernement de s'informer des besoins urgents des habitants de cette Ile qui figure parmi les zones d’invention prioritaires du gouvernement. 

Au lendemain de sa visite à l'Ile de la Tortue, le Premier ministre sera aux Gonaïves pour lancer la quatrième édition de « Gouvènman an lakay ou », le  programme gouvernemental de dialogue social et de proximité avec la population.

Nouvelles du 5 février 2014


Des organisations de droits humains preoccupées par les déclarations du ministre de l'Intérieur selon lesquelles l'agent intérimaire de  l'exécutif à Cité Soleil est impliqué dans des actes de banditisme

Port-au-Prince, le 5 février 2014 – (AHP) – Le secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, s'est déclaré, mercredi, profondément préoccupé par les récentes déclarations du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales David Bazile, selon lesquelles l’agent intérimaire de l’exécutif à Cité Soleil, Jean Ronald Coby s'est livré à ds actes de banditisme.

David Bazile a fait ces déclarations mardi, au moment de confirmer la révocation de M. Coby, pour manque de résultat. Son équipe est pour le moment en train de liquider les affaires courantes en attendant la publication dans le Moniteur des noms des nouveaux agents intérimaires de  l’exécutif et leur prestation de serment.

Comment peut-on  uniquement demander à un agent intérimaire impliqué dans des actes de banditisme de démissionner, s’est interrogé M. Mortimé, notant que le ministre Bazile a affirmé avoir demandé à M. Coby de rendre le tablier afin de sortir de manière honorable.

Cela, dit-il, confirme les allégations selon lesquelles plusieurs agents intérimaires de l’exécutif ont trempé dans des actes répréhensibles.

Le responsable de la POHDH a fait savoir que M. Bazile, ministre de l’intérieur, doit plutôt demander au chef du parquet de Port-au-Prince de mettre l’action publique en mouvement contre M. Coby, en raison de tout ce qu'il a dit saoir de de ce dernier.

Plus d'une centaine de personnes avaient manifesté le 14 janvier dernier pour réclamer la révocation de Ronald Coby accusé d'être à la tête de plusieurs gangs qui sèment la violence et la division à Cité Soleil (bidonvile du nord de la capitale).


Echec  d'une manifestation de l'UNNOH à Port-au-prince, mais  dans plusieurs villes de province, éleves et profeseurs ont manifseté pour continuer d'exiger de meilleurs traitements pour les enseignants

Port-au-Prince, le 5 février 2014 – (AHP) - Les enseignants n’ont pas répondu à l’appel de l’union nationale des normaliens haïtiens qui a appelé à une manifestation de rue à Port-au-Prince ce mercredi pour continuer d’exiger de meilleures conditions de travail pour les enseignants.

Cependant, dans plusieurs villes de province, des élèves et des enseignants ont une fois de plus gagné les rues  pour réclamer une amélioration des conditions de travail des professeurs.

Le coordonnateur général de l’UNNOH, Josué Mérilien dénonce le pouvoir en place qui, dit-il, manœuvre à Port-au-Prince pour tenter de réduire l’ampleur du mouvement des enseignants.

"Nous sommes au courant que des pressions sont exercées sur les enseignants pour les dissuader de  participer à la manifestation, a dit le syndicaliste, dénonçant également ce qu’il appelle la militarisation des lycées de la capitale.

Devant presque toutes les lycées, des agents d’unités spécialisées de la PNH (Police nationale D’Haïti) sont postés et cela, a des répercussions sur la position des enseignants, a dit M. Mérilien.


Il a promistoutefois d’utiliser d’autres stratégies pour  la poursuite de la mobilisation, affirmant qu’aucune société ne peut se développer si leurs dirigeants ne considèrent pas l’éducation comme une priorité.

M. Mérilien s'est toutefois  réjoui que dans plusieurs villes de province, les élèves et les enseignants ont pu, sans problème, manifester ce mercredi.

A Petit-Goave, des enseignants et des élèves des écoles publiques ont gagné les rues pour continuer d’exiger de meilleures conditions de travail en faveur des professeurs.

Les protestataires se sont rendus dans des écoles privées pour solliciter leur solidarité. Certains élèves et professeurs d’écoles privées ont répondu positivement en prenant part à la manifestation mais d’autres ont refusé de le faire.

Des jets de pierres ont été lancés dans certains quartiers. La route nationale numéro 2, a été bloquée au niveau de pPetit-Goave, pendant une bonne partie de la journée.

Au Cap-Haïtien, des élèves et des professeurs de lycées ont également manifesté pour réclamer de meilleures conditions de travail pour les enseignants.

Comme à Petit-Goave, les manifestants  ont tenté d’avoir le soutien des élèves et des professeurs des écoles privées. Ce qui a poussé au  renvoi prématuré des élèves.

Le mouvement des enseigants et des élèves se poursuit malgré un protocole d'entente signé entre le gouvernement et une plateforme de syndicats d'enseignants (moins l'UNNOH) pour observer une trêve pendant une vingtaine de jours, le temps pour les autorités de commencer à honorer les engagements pris.



Des proches, employés et partisans de l'homme d'affaires Evintz  Daniel disparu depuis début janvier demandent aux autorités de faire toute la lumière sur cette affaire

Port-au-Prince, le 5 février 2014 – (AHP) Une centaine de proches, employés et partisans de l'homme d'affaires Evintz  Daniel disparu depuis début janvier, ont manifesté mercredi aux Cayes (sud) pour demander aux autorités de faire toute la lumière sur cette affaire

Les manifestants qui sont partis du Boulevard des 4 chemins ont longé plusieurs rues de la ville, avant  de se rendre devant le Parquet où ils ont réclamé le retour du propriétaire de Dan's Creek Hotel de Port-Salut, un citoyen américain, connu comme un proche ami du présient Michel Martelly.

Le véhicule à  bord duquel était censé se trouver M. Daniel avait été retrouvé dans une station-service aux Gonaïves après son depart de Port-salut début janvier.  Les informations ayant circulé, selon lesquelles il se serait rendu à bord d'une motocyclette chez un hongan à Anse-Rouge, avaient eté jugées peu crédibles.

De fait les deux motards arrêtés dans le cadre de cette affaire ont ete libérés.

Toutefois, une enquête annoncée par la Direction  centralede la police judiciaire ne semble pas avoir progressé. ce qui fait qu'on ne sait  toujours pas  si l'homme d'affaires a été enlevé, tué, ou s'il s'est  mis à couvert.

De fait, des informations circulent selon lesquelles, il aurait fait peu auparavant, des revélations qui impliqueraient certaines personnalités dans le cadre de dossiers jugés illicites.

Aux Cayes, des personnalités connues pour leur franc-parler, refusent de se prononcer sur le dossier qu'elles estiment délicat.

Evinz Daniel avait été arrêté en septembre 2013 sur ordre du commissaire du gouvernement d'alors des Cayes, Jean-Mary Salomon, dans le cadre d'une affaire de drogue.  Il se serait emparé de paquets de cocaïne retrouvés flottant sur la mer à quelques mètres de son hôtel  .

Mais les autorités l'avaient fait libérer, expliquant qu'il ne voulait que rendre service à la société, en évitant  de laissser tomber les paquets dans de mauvaises mains. Le commissaire avait dû démissionner,évoquant des menaces de mort.

 
"Fructueux entretien entre le Président de la République et le Secrétaire d'Etat américain, M. John Kerry (Bureau de communication de la présidence)
 
Port-au-Prince, mercredi 5 Février 2014 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, a eu, ce mercredi 5 Février 2014,  au Département d'Etat, à l'occasion de sa visite officielle à Washington, un fructueux  entretien avec le Secrétaire d'Etat américain John Kerry.
 
L'ancien candidat à la Présidence des Etats-Unis a salué le leadership du Président Martelly et ses efforts en vue du relèvement d'Haïti. « Je suis heureux de rencontrer le Président Martelly, et salue ses énormes efforts en vue de sortir Haïti d'une époque de transition marquée par la reconstruction avec un programme de développement à long terme. », a affirmé M. Kerry qui croit fermement que grâce au leadership du Président haïtien, les indicateurs de développement sont  palpables.
 
Le Secrétaire d'Etat américain, qui est revenu sur l'implication de la communauté haïtienne des Etats-Unis, notamment celle de Boston, au lendemain du tremblement de terre, alors qu'il fut sénateur du Massachusetts, a rappelé la demande de ces Haïtiens d'aider Haïti à être un pays différent du passé. Il a donc renouvelé l'engagement des Etats-Unis à accompagner Haïti sur la voie du progrès. 
 
Le Président Martelly a, pour sa part, remercié le Secrétaire d’Etat Kerry pour les relations solides qu’entretiennent les deux pays, surtout l’appui soutenu des Etats-Unis d’Amérique à Haïti dans divers domaines tels l’agriculture, la sécurité, la création d'emplois et la santé. Le Président de la République a finalement demandé à M. Kerry de s'impliquer personnellement aux cotés du peuple haïtien dans sa volonté de bâtir des lendemains meilleurs.
 
Cet entretien du Président Martelly avec le Secrétaire d'Etat américain, M. John Kerry, a précédé la rencontre avec les membres du Congressional Black Caucus (CBC), au Longworth House, autour du renforcement des liens qui les unissent avec Haïti, leur accompagnement au processus de renforcement de l'Etat de droit et du dialogue national."

Nouvelles du 4 février 2014


Les  participants au  2ème sommet haïtiano-dominicain à Jimani dressent un bilan positif de leur travail, mais aucune avancée significative dans le dossier par lequel le scandale est arrivé

Port-au-Prince, le 4 février 2014 – (AHP) – Les autorités haïtiennes ont présenté ce mardi le bilan de la 2e réunion de travail avec leurs homologues dominicaines à Jimani.

Plusieurs accords ont été paraphés entre les membres des deux délégations, notamment dans les domaines de la sécurité de l’environnement et de la santé, mais
aucune avancée significative  n'a été enregistrée dans le dossier de la dénationalisation de milliers de dominicains d'origine haïtienne, sinon la promesse des autorités  domincaines de soumettre le 27 février à  leur parlement un projet de loi  spécial de naturalisation  pour les citoyens dominicains frappés par la sentence de la cour constitutionnelle.

Cependant, le ministre haïtien de l’intérieur et des collectivités territoriales, David Bazile, se réjouit que les autorités dominicaines aient finalement décidé  d’octroyer gratuitement un visa aux étudiants haïtiens fréquentant les universités dominicaines.

Ils pourront également faire des aller-retour entre les deux pays, sans avoir à payer des frais .

Il fait aussi état d’un plan de régularisation des travailleurs haïtiens,  moyennant que les autorités haïtiennes leur fournissent des documents d’identification.


David Bazile s’est également réjoui du fait que les autorités dominicaines aient réitéré leur engagement  d'introduire le 27 de ce mois au parlement, une nouvelle loi portant sur le statut des personnes qui sont affectées par la sentence 168-13 du tribunal suprême dominicain.

Il s'agit de ces milliers de dominicains d'origine haitienne nés sur le sol dominicain.


Pour sa part, le ministre de l'agriculture, Thomas Jacques, a salué la décision des autorités dominicaines de se soumettre aux exigences d'Haïti pour la reprise des importations de produits avicoles.

Nous avons signé le protocole obligeant les autorités dominicaines à fournir la liste des entreprises certifiées dont les produits sont exempts de l’influenza aviaire afin que nous puissions accepter que ces produits entrent sur le marché haïtien.

Des accords ont également porté sur la question sécuritaire et les douanes. Le directeur des douanes annonce l’interconnexion des systèmes de protection des deux pays pour mieux contrôler les échanges commerciaux.

Et pour sa part, l’inspecteur en chef de la PNH, Jean Lionel Trecil informe que les autorités des deux pays ont convenu de renforcer leurs coopérations en matière de lutte contre la criminalité transnationale.

Sous peu, la PNH va envoyer un attaché à l’ambassade d’Haïti à Santo-Domingo et la police dominicaine fera de même.

7e journée journée du dialogue d'El Rancho:  des points qui pourraient empêcher un heureux aboutissement


Port-au-Prince, le 4 février 2014 – (AHP)
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Le dialogue  inter haïtien sur la crise politique est à sa 7e journée ce mardi.

Les parties ont convenu mardi de la nécessité d’organiser une seule série d’élections cette année pour renouveler les 2/3 du Sénat, l’ensemble de la chambre basse et les élus des collectivités territoriales.


Les discussions se font à huit clos et à la fin de chaque journée de travail, le cardinal Chybli Langlois, président de la conférence épiscopale d`Haïti qui arbitre les discussions,  se charge de faire le compte-rendu de ce qui a été dit et fait, les autres acteurs n’étant en principe  pas autorisés à faire de déclarations publiques pour ne pas deteriorerl’atmosphère dans laquelle se déroulent les rencontres.

Toutefois, plusieurs points confus risquent de perturber ces assises et risquent d’empêcher les discussions d’aboutir.

dejà, le président de l’assemblée nationale Dieuseul Simon Desras a refusé de participer aux discussions tant que le chef de l’État n'aura pas  publié les noms des nouveaux juges, élus à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA).


C’est aussi la position d’autres sénateurs dont Jean-Baptiste Bien-Aimé  qui estiment que le président Michel Martelly ne respecte pas l’indépendance des 3 pouvoirs.

Un des membres du bureau du Senat, Steven Benoit qui participent aux discussions avec deux autrse senateurs, a fait savoir qu'il ne paraphera le document final du dialogue, si le  ptrésident Michel Matelly ne publie pas d'ici là la liste des 10 conseillers de la CSCCA.

Il a souligné qu'en raison du refus du chef de l'Etat de  repondre `a cette exigence constitutionnelle,  des centaines  de contractuels des instiutions publiques n'ont pas reçu leur salaire depuis septembre.

Le "Mouvement de l'opposition démocatique (MOPOD)   avait justifié entre autres son refus  de participer aux discussions,  par le maintien en détention d'un groupe de citoyens pour des raisons politiques .
Le MOPOD avait exigé leur liberation prealable

Autre point qui risque de poser problème: la question de la représentativité des partis politiques.
En effet, plusieurs responsables politiques  sont mécontents du fait que des responsables plateformes réputées proches de l’Exécutif participent aux discussions en même temps que des repr ésenants de toutes les comsantes de ces mêmes plateformes.

Ils ont les mêmes droits de demander  que leurs points de vue soient pris en compte et aussi de voter.


Selon les responsables politiques,  s’agit  d’une stratégie du pouvoir visantà influencer les débats.


Beaucoup d'entre eux croient que  les arbitres du dialogue se doivent  de tenir compte de tous ces impairs, s'ils ne veulent pas  que toutes ces discussions menées adroitement  jusqu'ici ne debouchent sur le néant.


Création d'un conseil économique binational entre les secteurs privés et les gouvernements  haïtiens et dominicains

Jimani, le 4 février 2013 – (AHP) - Des entrepreneurs haïtiens et dominicains ont convenu lundi de la création du conseil économique binational, un organisme chargé de faire la promotion  de projets d’investissements conjoints entre les secteurs privés et les gouvernements des deux pays.

L’annonce a été faite en marge de la 2e rencontre de la commission ad hoc mixte. Les signataires du document disent vouloir travailler au développement et au renforcement du commerce bilatéral dans le domaine des infrastructures, de la sécurité et de la santé, entre autres.

Ils ont également convenu de la création d'un Fonds d'investissement Haïti/République dominicaine devant servir d’instrument financier binational pour financer des projets d'investissement du secteur privé par le biais d'un comité d'investissement et d'une équipe de direction qui sera responsable de la sélection et de la mise en œuvre des projets.


La décision des chefs d'entreprise a été adoptée vendredi 31 janvier , à Port -au-Prince, au cours de la quatrième réunion des chefs d'entreprise des deux pays, dans le cadre du " Sommet Quisqueya affaires" (Business Summit Quisqueya) initié en aout dernier à Miami.

Nouvelles du 3 février 2014

Le président Martelly aux Etats-Unis à partir de ce mardi: objectif premier, rencontrer le président Obama; spéculations autour de l'agenda de la rencontre

Port-au-Prince, le 3 février 2014 – (AHP) -  Le président Michel Martelly laisse le pays ce mardi à destination des États-Unis pour une visite officielle de 3 jours au cours de laquelle, il doit rencontrer son homologue américain Barack  Obama le 6 fevrier.

Le porte-parole de la présidence Lucien Jurat, qui souligne le caractère symbolique et historique de cette rencontre entre les deux chefs d’État, informe que le président Martelly rencontrera également  plusieurs parlementaires américains ainsi que le secrétaire d’État John Kerry, lors de cette tournée de 3 jours.

Les discussions entre les présidents Martelly et Obama qui se retrouveront jeudi à la Maison Blanche, porteront entre autres sur la coopération entre les deux pays, a dit M. Jurat sans entrer dans les détails.

Le coordonateur de l'Organisation du peuple en Lutte, Sauveur Pierre-Etienne, dresse une liste de sujets incontournables qui devraient, selon lui, figurer au menu des discussions entre les deux présidents.

Parmi ces points il cite l’organisation des prochaines élections en Haïti, la mise en place de la nouvelle force de sécurité et le dossier de la dénationalisation des centaines de milliers de dominicains d’origine haïtienne.

Sauveur Pierre-Etienne a dit qu'il concevrait très mal que le président haïtien rencontre le premier président noir des États-Unis dans un contexte marqué par une décision raciste et xénophobe et ne pas aborder le dossier  au cours de cette rencontre.

Le responsable de l'OPL a également appelé le président Martelly à présenter clairement la vision haïtienne de la refondation de l’État-nation.

De son côté, le député Francener Dénius a lui aussi salué l’annonce de la première rencontre entre le président Obama, en poste depuis 2009, et le chef de l’État haïtien, aux commande depuis mai 2011.

Il a indiqué que les États-Unis représentent un partenaire important en matière de coopération internationale pour Haïti et dit souhaiter que cette réunion porte sur des points clés de la situation du pays.

Des intervenants à des émissions libre tribune croient savoir,  eux, que le président américain pourrait interpeller le chef d'Etat haïtien sur le dossier des électons à venir et demander que toute la lumière soit faite sur l'affaire Evinx Daniel, cet homme d'affaires, de nationalité américaine, disparu dans des circonstances confuses, depuis le 4 janvier dernier.

Actes de banditisme en série à Port-au-Prince et en province: 5 personnes tuées dont 2 policiers  et plusieurs blessés

Port-au-Prince, le 3 février 2014 – (AHP) -  Insécurité et actes de banditisme à Port-au-Prince, Pétion-ville, Cité Soleil et Saint-Michel de l`Attalaye le week end dernier:  au moins deux policiers figurent parmi les personnes tuées.

Deux personnes ont été lynchées et un autre individu blessé par balle le week end dernier à Saint-Michel. Parmi les personnes tuées figure un policier qui avait sollicité les services d’un prêtre vodou et qui voulait récupérer son argent, estimant que le travail a été bâclé.
 
Le député de la circonscription Patrick Joseph, appelle les forces de l’ordre à faire preuve de sérénité, estimant que les auteurs de ces crimes peuvent facilement être identifiés. Les citoyens n’ayant rien à voir avec l’incident ne doivent pas faire l’objet de représailles, a-t-il prévenu.
 
Le parlementaire a aussi appelé le haut commandement de la PNH à prendre des mesures pour renforcer le commissariat de Saint-Michel, l'une des plus grands communes du pays.
 
Pour sa part, le député de Cité Soleil (nord de port-au-prince) Almétis Saint-Fleur Junior, a déploré les incidents survenus dimanche dans sa commune où plusieurs personnes ont été blessées lorsque des bandits armés ont attaqué un char musical dans le cadre du 4ème dimanche pré-carnavalesques.
 
Les premiers éléments d’information font état de la présence de l’agent intérimaire de l’Exécutif sur le char au moment de l’incident. Le maire intérimaire a pour devoir de donner sa version des faits, a estimé le parlementaire.
 
Selon lui, ces évènements fontt partie d’une série d’actes de violences enregistré au cours du week-end écoulé.
 
Le porte-parole adjoint de la Police Nationale d’Haïti, l’inspecteur Gary Desrosiers, a effet  confirmé le décès d’au moins deux policiers parmi les personnes assassinées, le week end dernier.
 
Un des deux policiers, Yves Pierre-Louis de la 18e promotion et attaché au service de la circulation du commissariat de Pétion-Ville, a été abattu devant une banque commerciale samedi où il avait accompagné l’employé d’un commerçant pour une transaction.
 
Garry Desrosiers a également fait état des évènements survenus dans la commune de Cité Soleil, au cours desquels des  bandits armés ont  attaqué un char musical faisant plusieurs blessés.
 
Deux autres cadavres ont également été retrouvés sur la Place du Champ-de-Mars (Port-au-Prince), a indiqué Garry Desrosiers.
 

Partenariat entre l'EDH et la SOGEXPRESS pour une meilleure perception du paiement des abonnés de la compagnie nationale d'Electricité


Port-au-Prince, 3 février 2014- (AHP)-
L'Electricité d'Haïti (EDH) a signé la semaine dernière un accord avec la SOGEXPRESS pour la perception, à travers le réseau de SOGEXPRESS, du paiement des abonnés de la compagnie.

Ce projet en phase d'implémentation et dont le lancement pourrait intervenir dans environ 1 mois, revêt une importance capitale pour l'ED'H dans la mesure où il lui permettra de combler l'une de ses plus grandes faiblesses, à savoir, la facturation à la clientèle et le recouvrement des créances.

Le contrat ne se limite pas à la perception des paiements.

Grâce aux nouvelles technologies de  la communication, la SOGEXPRESS se propose d'aider dans le recouvrement et la relance des clients.


Cet accord intervenu entre les deux compagnies, vise aussi à rapprocher davantage  l'EDH de sa clientèle pour une perception plus efficace des paiements de bordereaux, à multiplier les points de perception sans coûts additionnels directs pour l’ED’H, relatifs aux aménagements d’espace, loyers, mobiliers ou en ressources humaines additionnelles.

      
Il vise aussi  la possibilité d’augmenter de façon significative le  taux de recouvrement, la relance rapide des clients, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies.
       
Cet accord devrait aussi favoriser l'amélioration de la situation de trésorerie avec l’augmentation prévue des recettes provenant des paiements de bordereaux, vulgariser le concept d’achat d’énergie, en facilitant l’accès à la clientèle, grâce au réseau étendu de points de perception qui seront utilisés également comme points de vente, donner une visibilité plus accrue de la Compagnie par la mise en branle sur une base régulière des services additionnels.


De fait, toute une  pléiade de services seront bientôt disponibles pour les clients de l'EDH dans le cadre de ce partenariat.


Les clients bénéficieront de deux types de services.

Dans le cadre du service de paiement, ils seront  entre autres, en mesure de payer cash, par chèque, par carte de crédit et par téléphone, à travers le réseau  Sogexpress.

Les abonnés auront également à leur portée l'option "sollicitation de balance due"et  pourront faire des requêtes par message téléphonique, obtenir la balance due par SMS, par email et par internet.

Toutefois, selon des sources proches de la compagnie, le taux de facturation à l'EDH s'est légèrement améliorée depuis septembre 2013 passant de 42% à l'arrivée de la nouvelle direction, en septembre 2013, à 46%, aujourd'hui.

Cette amélioration serait due non seulement aux efforts de la nouvelle équipe, mais aussi à l'intervention de la Primature qui aurait persuadé des secteurs de l'administration publique qui devaient a eux seuls 
1.7 milliard des 3 milliards de gourdes d'arriérés,   de payer leur bordereau.

L'enlèvement de prises clandestines et le raccordement de nouveaux clients
y sont également pour quelque chose, selon les mêmes sources.


Pour alimenter l'aire metropolitaine de Port-au-Pince en énergie, l'EDH utilise  la Centrale hydro-électrique de Péligre dans le Plateau central, les centrales thermiques de Carrefour, mais achète aussi de l'Energie de la
Sogener et  de Haytrac (privées). Des négotiations sont toujours en cours pour le retour de E-Power qui avait discontinué ses services pour cause de dettes.

E-Power fournissait 30 mégawats d'électricité à l'EDH avant la rupture.

AHP 3/02/2014  1hPM


Les autorités haïtiennes et dominicaines renouent le dialogue ce 3 fevier: peu d'avancées dans le dossier  de  la 168-13 qui ne sera pas  officiellement au menu du nouveau round de discussions à Jimani


Jimani, 3 février 2014- (AHP)- Les gouvernements  dominicain et haïtien  doivent renouer le dialogue ce 3 fevrier dans la ville dominicaine de Jimani après une première rencontre le 7 janvier à Ouanaminthe en Haïti, suite au scandale provoqué par la décision de la cour constitutionnelle domnicaine de dénationaliser des centaines de milliers de Dominiains d'ascendance étrangère dont   haïtienne en  majorité.

Cette série de discussions dont la première partie s'était deroulée  autour de  problèmes migratoires et commerciaux, fait davantage l'affaire des Domincans qui sont partout mis au banc des accusés en raison du verdict  jugé discriminatoire et xénophobe de leur tribnal constitutionnel

A l'issue de la première rencontre, les deux parties avait réaffirmé leur volonté de régulariser la situation des travailleurs étrangers en République Dominicaine.
 
Les autorités dominicaines avaient promis d’adopter prochainement une loi additionnelle qui adresserait tous les cas qui n’ont pas été pris en compte dans leur plan de régularisation.
 
Elles avaient aussi informé avoir adopté à travers le conseil national de la migration, un programme de visas en faveur des travailleurs temporaires vivant sur le territoire dominicain et la partie haïtienne s’était engagée à fournir les documents appropriés aux ressortissants haïtiens de manière à compléter le processus.
 
En ce qui concerne le point par lequel le scandale est arrivé,  la sentence 168-13-, qui ne figurait pas offiiellement le 7 janvier au menu des discussion, les autorirités dominicaines allaient annoncer deux jours plus tard qu'elles comptaient soumettre le 27 février  à l'approbation des parlementaires un projet de loi special de naturalisation  pour tenter de repondre au scandale créé par l'arrêt dit de la honte.

On ne peut pas dire que beaucoup ait été fait dans le sens suivi du protoole d'entente du 7 janvier, avant l'échéance de ce 3 fevrier,. On sait seulement que les autorités haïtiennes ne sont pas favorables  au concept de naturalisation des citoyens rendus apatrides, parce incompatible avec la situation actuelle des concernés qui sont nés en République domincaine où ils ont participé à la vie politique  sociale et économique, pendant des décennies.

Au contraire, les autorités dominicaines qui ne emblent plus faire l'objet de pressions aujourd'hui, auraient même durci leur position. Selon des declarations attribuées la semaine dernière au presient dominicain Danilo Medina, celui-ci aurait même fait savoir, que les citoyens concernés par la sentence 168-13, n'avaient jamais eu la nationalité dominicane et qu'ils n'auraient jamais pu, dans ce cas, la perdre.

Bien évidemment, l'ambassadeur domincain en Haïti, Ruben Silié, a démenti que son president ait tenu de tels propos..

Parallèlement, le président Danilo Medina a  désigné une delégation qui doit se rendre à Genève pour défendre le pays devant  la Comissión interamericaine des droits humains, des graves accusations de mauvais traitements infligés aux migrants haïtiens, et pour  tenter aussi  de justifier la decison de la cour constitutionnelle.

Cependant, le dossier des dénationalisés ne sera pas  officiellement, une fois de plus, dans l'agenda des pourparlers de Jimani. La partie haïtienne explique qu'il s'agit d'une question concernant la République dominicaine et ses citoyens.

Nouvelles du 31 janvier 2014


Les renseignements américains placent Haïti sur la liste annuelle des pays menaçant directement  les Etats-Unis: souffler le chaud et le froid

Washington, 31 janvier 2014- (AHP)-Les renseignements américains ont publié le 29 janvier 2014 leur rapport annuel  dans le quel ils ont placé Haïti sur la liste des pays menaçant directement les Etats-Unis.

Haïti  se retrouve ainsi aux côtés de pays conne la Corée du Nord, l'Afghanistan, le Pakistan  et la Centrafrique

Le document publié mercredi, intitulé "Worldwide Threats Assessment of the US Intelligence Community", détaille tous les points chauds du globe, des plus traditionnels  aux plus épisodiques
.
Le site Defense One a reporté ces menaces sur une carte interactive, permettant de visualiser ce qui est attribué à chaque pays marqué d'une flèche jaune.  Et Haïti se retrouve sur cette  liste de pays réputés à mauvaise réputation.

Souffler le chaud et le froid.

La liste noire des renseignements américains est sorti, alors que les autorites haïtiennes commençaient à peine à savourer une informaion publiée sur Fox News qui considère haïti comme destination «GO » en 2014. Une façon de dire qu'Haïti est revenue sur la carte touristique mondiale. Ce qui a fait également dire à la ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin que "le secteur touristique haïtien reprend  aujourd'hui son élan".

C'est pourquoi, pour beaucoup, la décision des renseignements américains de palcer haïti parmi les pays menaçant directement les USA équivaut à souffler le chaud et le froid. D'autant que, au début de l'année, le Département Américain de la Défense avait decidé de ne plus considérer le pays comme une « Zone de Danger Imminent » à partir de juin 2014.

 
Le Président Obama accueille le Président Martelly à la Maison Blanche


Au cours de la conférence de presse journalière, le porte-parole de la Maison Blanche à Washington, D.C., Monsieur Jay Carney, a annoncé vendredi que le Président Barack Obama rencontrera le Président haïtien, Monsieur Michel Martelly, à la Maison Blanche le jeudi 6 février 2014.  C'est ce qu'informe un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince.


Nouvelles  du 30 janvier 2014

Deux douzaines de policiers écartés de l'Institution policière pour des actes criminels

Port-au-Prince, le 30 janvier 2014- (AHP)- L’inspecteur général de la police nationale d’Haïti, Marc Wilckens Jean, a informé jeudi de la mise à l'écart de  24 policiers de l’institution policière pour mauvaise conduite.
 
Ces agents sont entre autres accusés d’implication dans des cas d’enlèvement, de séquestration, de trafic illégal d’armes à feu et de corruption, a fait savoir Marc Wilckens Jean.
 
Leurs dossiers ont été transférés à la justice pour les suites nécessaires, a-t-il dit, donnant la garantie que la PNH ne tolèrera en son sein aucun agent corrompu.
 
La décision d’écarter ces agents  dont les noms n'ont pas été révélés, a été approuvée par le ministre de la justice, suite à une enquête administrative, a dit le chef de l’IGPNH qui affirme avoir des indices probants sur le degré d’implication des agents concernés.
 
Par ailleurs, Marc Wilckens Jean a indiqué qu’un autre groupe de 5 policiers sont actuellement placés en isolement pour rançonnement, agressions sexuelles et homicides

Le départ de la MINUSTAH au coeur de  la 4ème journée du dialogue d'El Rancho: des leaders soutiennent le retour des Forces armées d'Haïti

Port-au-Prince, le 30 janvier 2014- (AHP)- Le départ ordonné du pays  de la Mission des nations unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) a été au cœur des débats ce jeudi à l’hôtel El Rancho au 4e jour du dialogue entre haïtiens qui se déroule sous les auspices de la Conférence Episcopale d’Haïti.
 
Le président du conseil national des partis politiques Osner H. Frévy qui participe aux discussions affirme que les différents acteurs se sont mis d’accord sur la nécessité de créer les conditions favorables au retrait des casques bleus .
 
M. Févry affirme que cela exige le renforcement de la police nationale et la remobilisation des forces armées d’Haïti.
 
Il affirme que, pour l’heure, les acteurs commencent à débattre de la question portant sur l’organisation des prochaines élections.
 
Le député Guy Gérard Georges s’aligne sur la position selon laquelle, il faut permettre au pays d’avoir les moyens d’assurer sa propre sécurité et cela, dit-il, passe par le retour des forces armées.
 
Pour ce qui est des élections, le parlementaires assure que les débats risquent de durer tant les points de vue des acteurs sont différents.
 
Toutefois le député Georges se dit confiant que l’on parviendra à coups sûrs à un terrain d’entente.
 
C’est également l’avis du leader de la KID, Evans Paul qui dit croire qu’il y a lieu d’alléger les procédures d’amendement de la loi électorale, rappelant que le mandat de l’actuel CTCEP est limité.
 
Mous avons besoin d’un CEP acceptable par tous les secteurs, a dit Evans Paul, affirmant qu’avec de la volonté, il est possible de parvenir à la signature d’un accord.
 
Il a dit toutefois reconnaitre que les différents acteurs peuvent avoir leurs propres visions mais il affirme que l’intérêt supérieur du pays doit être prioritaire.
 
Plusieurs responsables de partis politiques soutiennent l’idée d’organiser une seule élection en 2014. Le gouvernement et les partis politiques n’ont pas les moyens d’organiser ou de participer à plusieurs joutes électorales au cours de l’année, a-t-il fait valoir.
 
Il propose que le premier tour du scrutin soit réalisé en aout de manière à permettre aux nouveaux élus de participer au processus d’amendement de la constitution.
 
Edmond supplice Bozile de la Fusion et Erick Prévaut de la plateforme LAVNI, partagent ce point de vue.

L'ambassadeur dominicain en Haïti  dément  que le président Medina ait affirmé à la Havane que  les citoyens  nés de parents haïtiens sur le sol dominicain n'ont jamais eu la nationalité dominicaine

Port-au-Prince, le 30 janvier 2014- (AHP)- L’ambassadeur dominicain en Haïti a démenti jeudi les déclarations selon lesquelles le président Danilo Medina aurait affirmé à la Havane que les citoyens d’origine haïtienne nés sur le sol domincain et frappés la Cour constitutionnekle dominicaine, n’ont jamais eu la nationalité dominicaine.

Dans une interview accordée mardi à la chaine américaine CNN, Medina aurait indiqué qu'on ne peut avoir enlevé la nationalité à des gens qui ne l'ont jamais eue,  allusion à ces centaines de milliers de Dominicains d'origine étrangère qui ont contribué au dévelopement de ce pays,
 
Le diplomate dominicain a fait savoir que son president n'a jamais dit ca, mais qu'il aurait plutôt fait savoir qu'il n’a aucune intention de déchoir des dominicains de leur nationalité et d'ajouter que le gouvernement dominicain travaille à trouver une solution au problème provoqué par la sentence du tribunal suprême.

Beaucoup soulignent ne voir aucune différence entre ce que M.  Silié affirme que le président n'a jamais  dit et ce qu'il aurait plutôt dit.


Convoqué au Parquet de Port-au-Prince, le coordonnateur de l'UNNOH n'a pas éte auditionné: Josué Mérilien accuse le commissaire Clerson Darius de l'avoir bousculé mais a redit sa volonté de poursuivre la lutte en faveur de meilleures conditions de travail pour les enseignants du secteur public

Port-au-Prince , 30 janvier 2014- (AHP)-  Le coordonateur genéral de l'Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH), Josué Mérilien, a accusé jeudi, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Clerson Darius, de l'avoir bousculé, alors qu'il répondait à une convocation de ce dernier dans le contexte des manifestations de lycéens et d'enseignants pour réclamer de meilleures conditions de travail pour les enseignants du secteur public.

Le responsable de l'UNNOH qui n'est pas sur la même longueur d'onde qu'un  autre groupe de syndicats qui a signé un protocole d'entente avec le gouvernement pour mettre fin à un mouvement de grève, est accusé de trouble à l'ordre public et d'association de malfaiteurs.

Mérilien avait non seulement  maintenu 2 journées de grève les 29 et 30 janvier dans les écoles publiques, mais avait pris mercredi la tête d'une manifestation d'enseignants et d'élèves pour appuyer et renforcer les revendications en faveur d'un salaire de base à 50,000 gourdes le mois pour les enseigants du secteur public.

Il avait du coup banalisé les avertissements  du secrétaire d'Etat à la sécurite publique, Réginald Delva, et du chef du parquet, menaçant de sanctions les inconnus qui ont badigeonné aux matières fécales les locaux du lycée Daniel Fignolé dans le quartier du Bel-Air.

Ce jeudi, le syndicalistes était  accompagné d'une dizaine d'avocats et de militants de droits humains, mais n'a pas éte auditionné. Ses avocats ont fait savoir que l'invitation était illégale, vu que le chef du parquet serait dans l'impossibilité d'exposer les faits qui pourraient justifier les accusations contre M. Merilien.

Josué Mérilien a qualifié son invitation au parquet de manoeuvres d'intimidation et a renouvelé sa volonté de poursuivre  la mobilisation en faveur de meilleures conditons de travail pour les enseignants.

Me André Michel, celui-là dont l'arrestation avait fragilisé et provoqué le départ de l'ancien commissaire Francisco René, a estimé que Josué Mérilien fait l'objet de persécutions politiques.

Pour Me Elton Arold Désinor, le chef du Parquet a cherchéà faire arrêter son client

Me Newton Sain-Juste a indiqué pour sa part que le coordonateur de l'UNNOH est prêt à répondre à une nouvelle invitation.

Les activités ont fonctionné ce jeudi encore au ralenti dans les ecoles publiques de la zone metropolitaine de Port-au-Prince.

Dans la région goavienne , s'il n'y a pas eu de manifestation ce jeudi, les élèves et les enseignants étaient absents des ecoles publiques

Le secrétaire d’Etat aux transports présente l’état d’avancement des travaux de construction ou de réaménagement de plusieurs aéroports à travers le pays

Port-au-Prince, le 30 janvier 2014- (AHP)- Le secrétaire d’Etat aux transports, Philippe Cinéas,  a présenté jeudi l’état d’avancement des travaux de construction ou de réaménagement de plusieurs aéroports à travers le pays.
 
Il s’agit de l’aéroport international Guy Malary de Port-au-Prince et de ceux du Cap-Haïtien, des Cayes, de l’Ile-à-Vache et de Jérémie.
 
Philippe Cinéas a fait savoir que les aéroports du Cap-Haïtien et Guy Malary de Port-au-Prince qui assurent la connexion entre la capitale et les villes de provinces, sont en cours de réhabilitation et le montant alloué à la réalisation des travaux est évalué à plus de 65 millions de dollars.
 
Le secrétaire d’Etat a indiqué qu’un processus d’expropriation est en cours dans les zones avoisinant les terrains devant accueillir les aéroports des Cayes et de l’ile-à-vache, avant de lancer définitivement les travaux.
 
Pour ce qui est des viaducs de Delmas et de Carrefour, le secrétaire d’Etat informe que des avancées importantes ont été réalisées dans le processus d’expropriation entamé depuis plusieurs mois.
 
Une étude technique sur le sol vient d’être achevée et les travaux seront définitivement lancés le mois prochain, a-t-il dit.
 
Il y a plusieurs mois, le président Michel Martelly avait pourtant participé au lancement des travaux de construction du viaduc de Delmas, qui devraient durer 18 mois.
 
Mais, depuis un certain temps, c’est le calme plat à Delmas. Les engins lourds qui se trouvaient sur place ont été déplacés.

Le secrétaire d’Etat a informé par ailleurs que les autorités haïtiennes ont ouvert une enquête suite à l’atterrissage forcé, dans la commune de l’Arcahaie, d’un petit avion qui transportait un passager.
 
Ce passager et le pilote sont tous deux américains et ont reçu des soins pour avoir été légèrement blessés, a fait savoir  Philippe Cinéas.
 
Le secrétaire d’Etat aux transports précise que l’appareil qui avait fait escale au Cap-Haïtien, assurait un vol enregistré de manière régulière en provenance des Etats-Unis.
 


Nouvelles du 29 janvier 2014

Les titres:
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-Le dossier de la dénationalisation des Dominicains d'origine haïtienne s'introduit au sommet de la CELAC

-Reprise partielle des activités dans les lycées de Port-au-Prince: des dizaines d'enseignants et des étudiants  ont manifsté ce merdredi dans la capitale pour réclamer un salaire de base de 50 000 gourdes et des arriérés de salaires; en province , la reprise reste difficile

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Dialogue inter-haïtien: les partisans d'un "gouvernement d'ouverture" avec l'actuel premier ministre semblent majoritaires:
mais il y aurait beaucoup de mécontents

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La Unibank bat tous les records et arrive en première position, selon  le rapport statistiques et indicateurs financiers  de la BRH sur le classement des banques, au 30 septembre 2013


Le dossier de la dénationalisation des Dominicains d'origine haïtienne s'introduit au sommet de la CELAC

La Havane , 29 janvier 2014- (AHP)-
  Intervenant mercredi à La Havane au 2e sommet de la  la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac), la première ministre de Trinidad et Tobago, Kamla Persad- Bissessar, est intervenue une nouvelle fois sur le dossier de la dénationalisation de centaines de mlliers de Dominicains d'origine étrangère, paticulièrement  haïtienne, suite  à une décision jugée raciste de la Cour constiutionnelle de la Republique dominicaine.

Madame Bissessar a indiqué que  le projet de la CELAC est un projet d'un engagement positif , tout en admettant qu' il y aura toujours des différences .

"Il y aura toujours  des moments où nous ne partagerons pas la même position et serons fortement en désaccord", a-t-elle indiqué, soulignant la nécessité d'avancer chaque fois qu'il y a des différences .

A ce propos,  la première ministre Kamla Persad- Bissessar a souligné que lorsque la CARICOM éleva la voix pour exprimer ses  préoccupations sur les violations des droits de l'homme par rapport à la situation des Dominicains d'origine haïtienne nés en République dominicaine mais dénationalisés par la  cour constitutionnelle de ce pays, il l'a fait dans l'esprit d'un dialogue constructif et d'une accolade fraternelle.

En présence d'une pléiade de chef d'Etats et de gouvernement de l'Amérique latine et des caraibes, dont le président domicain,  Danilo Medina, elle s'est déclarée convaincue qu'une solution peut être trouvée, qui respecte les droits fondamentaux  des personnes touchées par la décision .

"Nous avons pris note également de l'approche positive adoptée par la CELAC de discuter de la question de la migration tant à l'intérieur de la Communauté que de la Communauté vis-à-vis-de pays tiers", a-t-elle ait savoir, rappelant que la  réunion de la CELAC sur les migrations qui s'est tenue au Costa Rica en août 2013, a mis  l'emphase par exemple, sur   le respect des droits humains , la protection des femmes et des enfants  et des secteurs sociaux  vulnérables.

Mais Medina est revenu est revenu à la Havane sur une decalaration qu'il a fait faite en septembre dernier tout juste après la décision de la our constitutionelle. Il avait alors declarés que les persones touchees sont ds Dominicains `a part entière. Il s'en était même excusé.

Mais à  Cuba, dans une entrevue accordée à la presse étrangère, il a indiqué qu'on ne peut avoir enlevé la nationalité à des gens qui ne l'ont jamais eu, en allusion à ces centaines de milliers de Dominicains qui ont contribué au dévelopement de ce pays, qui ont participé activement à la vie politique , sociale et économique dominicaine et qui ont été candidats  où électeurs, et dont certains ont même voté pour lui, lors de la dernière présidentielle dominicaine.

Le président Medina s'est felicité du fait qu'Haïti faclite la tache a son pays, en aceptant de  s'asseoir à la table des négociations.

En effet, a pression a baissé considérablement sur la République domicaine depuis la décision prise par Haïti de discuter  de la question et d'autres sujets conexes avec ce pays, par le biais de de deux commissions ad hoc,  sur une durée de plus d'un an.

L'Exécutif dominicain avait informé le 10 janvier de son intention se soumettre  le 27 février au parlement un projet de loi dit de naturalisation pour tenter de calmer le scandale provoqué par la sentence de la Cour constitutionelle. Mais depuis, rien n'a filtré sur le dossier des malheureux Dominicains dénationnalises,  qui semble relegué à l'arrière plan.

Mais non! une deuxieme rencontre est prévue le 3 février prochain a Jimani, en République dominicaine.

Reprise partielle des activités dans les lycées de Port-au-Prince: des dizaines d'enseignants et des étudiants  ont manifsté ce merdredi dans la capitale pour réclamer un salaire de base de 50 000 gourdes et des arriérés de salaires; en province , la reprise reste difficile

Port-au-Prince, le 29 janvier 2014 – (AHP) - Un groupe de  professeurs d’écoles publiques et des étudiants de l’école normale supérieure ont manifesté  mercredi à Port-au-Prince à l’initiative de l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH), pour exiger de meilleurs traitements pour les enseignants des lycées.
 
Les manifestants réclament un salaire de base de 50 000 gourdes, le mois pour les enseignants des écoles publiques et le paiement de leurs arriérés de salaires.

Au terme de discussions avec le Ministère de l'Education nationale, une plateforme de syndicats d'enseignants avait obtenu entre autres, l'engagement d'augmentations de l'ordre de 32 à 57% pour lever une grève qui avait déjà duré une semaine.

Les promesses devraient se matérialiser dans un délai de 20 jours , à compter de la date de la signature du proocole d'entente le 24 janvier .

L’UNNOH qui n'est pas sur la même longueur d'ondes que ces syndicats maintient le mot d'ordre. "Les menaces et les intimidations ne nous feront pas reculer," a lancé  son coordonnateur général Josué Mérilien,  appelant professeurs, élèves et étudiants à rester mobilisés.
 
Quant aux étudiants de l’Ecole normale supérieure, ils ont dénoncé la politique du Ministre de l’éducation national Vanneur Pierre qui consisterait, selon eux, à nommer des professeurs non qualifiés sur la base de recommandations de certains élus tout en ne proposant qu’un stage aux finissants de l’ENS.

 
Par ailleurs les activités  ont commencé à reprendre timidement  dans les lycées de la capitale. Il y avait des professeurs ce mercredi  dans les salles de classes même si les élèves étaient peu nombreux. Selon les déclarations de plusieurs directeurs de lycéesw, les activités scolaires ont fonctionné à 50% dans le secteur public.
 
Les élèves qui ont fait le déplacement ont affirmé eux aussi que les activités scolaires ont fonctionné au ralenti..
 
Ricardo Daniel Baptiste et Smith Petit-homme respectivement censeur du Lycée Fritz Pierre-Louis et directeur du lycée Anténor Firmin, ont salué la décision des enseignants de reprendre le travail dans leurs établissements respectifs.

Toutefois, en province, la reprise reste difficile. Les activités scolaires sont restées paralysées dans toute la région goâvienne où les élèves étaient encore dans la rue  ce mercredi, même si leur nombre avait  quelque peu diminué par rapport aux jours précédents.

Dialogue inter-haïtien: les partisans d'un "gouvernement d'ouverture" avec l'actuel premier ministre semblent majoritaires: mais il y aurait beaucoup de mécontents

Port-au-Prince, le 29 janvier 2014 – (AHP) – Le dialogue inter-haïtien a bouclé sa 3e journée mercredi  à l’hôtel El Rancho. Un gouvernement dit d’ouverture pourrait bientôt voir le jour.

La conférence est dominée par une majorité de petites formations reputées proches du gouvernement  favorables à la mise en place d’un tel gouvernement. Ce qui impliquerait que  le premier ministre Laurent Lamothe resterait à son poste.

Des participants à la conference ont établi une difference entre gouvernement de consensus qui voudrait la formation d'une nouvelle équipe  pour laquelle les partis choisiraient leur propres ministres et gouvernement d'ouverture qui favoriserait le maintien du premier ministre qui  choisirait avec le président,  des personnalités  qu'ils connaissent  et qui leur sont proches
 
Ainsi, le président du consortium national des partis politiques haïtiens (pro-gouvernemental), Jeantel Joseph, affirme que les différents acteurs se sont entendus sur la mise en place d’un gouvernement d’ouverture qui prévoit effecivement le maintien du président et du premier ministre.
 
C’est la majorité qui l’a décidé et sa voix doit primer, a-t-il dit, ajoutant que pour l’instant, ce gouvernement d’ouverture, n’a pas encore de feuille de route. Pour Jeantel Joseph, l’organisation des élections doit être sa priorité.
 
Le Leader du parti Alliance Chrétienne et Citoyenne pour la Reconstruction d’Haïti félicite le cardinal Chibly Langlois pour sa façon de conduire le processus.
 
"Mgr Langlois a une obligation de résultats", a dit Chavannes Jeune qui estime que l’ensemble des acteurs qui participent au processus, souhaitent sa réussite.
 
Un consensus sur la gouvernance serait en passe d’être trouvé, a fait savoir  le pasteur Jeune qui souhaite que cet accord conduise le pays vers l’organisation d’élections libres, honnêtes et inclusives.
 
Participant aux discussions à titre de responsable du parti LAPEH, l’ancien sénateur Jean Hector Anacacis, a accusé  mercredi l’exécutif de chercher à contrôler le processus.
 
Il a exprimé le souhait qu’un consensus soit trouvé sur la question des élections qui doit être abordée à cette phase des discussions.

Plusieurs participants avaient exigé des préalables pour participer à ce dialogue dont l'installation des nouveaux membres de la cour des Comptes élus par le sénat et la liberation de citoyens emprisonnés pour leur appartenance politique présumée, la formation d'un nouveau conseil électoral qui soit capable d'organiser des élections honnêtes, credibles et inclusives.

Un groupe de partis politiques qui ne sont ni pour un gouuvernement de consensus ou d'ouverture, affirment être pour que des conditions soient mises en place pour l'organisation de telles élections.
 
Le sénateur Pierre Francky Exius estime lui aussi que les principaux acteurs qui participent au dialogue entra haïtiens à Pétion-Ville ne cherchent qu’une entente politique en vue de la réalisation des prochaines élections ,cette année.
 
Toutefois, le parlementaire affirme que ce n’est ni l’actuel CTCEP, ni le gouvernement du premier ministre Laurent Lamothe qui devraient organiser ces élections, arguant qu’ils n’inspirent pas confiance.

Les discussions se poursuivent ce jeudi à l’hôtel El Rancho, siège du dialogue qui a démarré lundi sous les auspices de la conférence épiscopale d’Haïti. Le thème gouvernance a largement dominé les débats lors des premiers jours.

La Unibank bat tous les records et arrive en première position, selon  le rapport statistiques et indicateurs financiers  de la BRH sur le classement des banques, au 30 septembre 2013

Port-au-Prince, le 29 janvier 2014 – (AHP) – La Banque de la République d'Haïti (BRH) a publié son rapport statistiques et indicateurs financiers sur le classement des banques au 30 septembre 2013.

Selon les Chiffres comparatifs du secteur bancaire, la Unibank bat tous les records et arrive en première position dans tous les paramèrtres  pris en compte par la BRH: fonds propres, rentabilité, actifs, dépots totaux,  prêts bruts, qualité du portefeuile de credits et comptes de dépots.

Dans  tous ces points analysés, la Unibank est classée première, suivie généralement de la Sogebank et de la BNC sur un total de 9 banques. 

L'écart entre la Unibank et la Sogebank se creuse jusqu'à 20 points au niveau de la rentabilité et à 16 points au niveau des comptes dépots.


Dans la qualité du porte-feuille de crédit,  outre la Unibank, la Capital Bank aussi devance la Sogebank (3ème).

La Unibank qui est dans sa 20ème année, est la première banque d'Haïti, "sans fusion ni acquisition" comme aiment  s'en orgueillir ses patrons.

 " La banque  la plus aimée d'Haïti"  est aussi la 13ème banque caribéenne.

Nouvelles du 27 janvier 2014

Les Lycées toujours paralysés à Port-au-Prince et en province, malgré un protocole d'entente entre une plateforme d'enseignants et le Ministère de l'éducation: des blessés au cours d'affrontements entre lycéens et collégiens

Port-au-Prince, le 27 janvier 2014 – (AHP) – La paralysie persiste dans les lycées de la capitale et de plusieurs villes de province, en raison d'une grève d'enseignants qui s'est encore poursuivie lundi pour réclamer entre   autres  de meilleures conditions de travail.

Malgré la décision des responsables d'une plateforme de syndicats d’enseignants de lever le mot d’ordre de grève après un accord trouvé avec le Ministère de l'Education, les enseignants des lycées qui étaient déjà absents pendant une semaine, n'ont pas repris les cours ce lundi, preuve de leur insatisfaction.

C
’est donc le statut quo au niveau des lycées. Comme conséquence:  les élèves qui ont fait le déplacement n'ont pas été pris en charge ce lundi.

Des centaines d’entre eux  ont donc  gagné de nouveau  les rues pour exiger le retour des professeurs dans leurs salles de classes et appeler les responsables du MENFP (Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formations Professionnelle)  à satisfaire les revendications des enseignants.

Les manifestants ont également perturbé le fonctionnement de plusieurs écoles privées à Port-au-Prince et en province.


Dans le quartier de Turgeau à Port-au-Prince, des élèves de plusieurs établisements publics  dont les lycées Daniel Fignolé,  Pétion, Fritz Pierre-Louis, Toussaint, Fiermin,  et des Jeunes filles ont entrepris une opération visant à forcer les collégiens à adhérer à leur mouvement.

C'est ainsi qu'ils se sont attaqués aux collèges Phoenix et le Normalien

Des jets de pierres ont particulièrement été échangés entre les lycéens et les éleves de Phoenix

Une dizaine de blessés ont eté recensés: lycéens et collégiens. Des pare-brise de plusieurs vehicules ont également eté cassés dans le quartier de Turgeau, non loin de l'Eglise du sacre-Coeur. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour retablir la paix. Ce qui a  provoqué une vive tenson dans toute la zone.

A Carrefour (sud de la capitale), les élèves des lycées Henry Christophe et Louis Joseph Janvier ont egalement manifesté contre ce qu'ils appellent  une augmentation à l'oral et au rabais qui peinent à atterrir, en depit, on-ils dit une vague de propagande.

Au cours de la manifestaton qui a abouti au centre-centre-ville s'en sont pris particulièrement au président michel Martelly qu'ils ont accusé de gaspiller de l'argent dans des carnavals à répétition sans retombées éxconmiques pour le pays, alors les professseurs sont sous-payés ou ne le sont pas du tout,  et que les élèves des ecoles publiques en particulier, reçoivent le pain de l'instruction dans des conditions extrêmement difficiles.

Des heurts ont également été enregistrés ce lundi à Lalue entre des lycéens  et des élèves du collège Blaise Pascal: bilan 3 blessés.

A Petit-Goave, 4 élèves ont  été blessés  lors d’une manifestation d’écoliers pour réclamer la reprise des cours dans les lycées.

Les troubles ont commencé là également quand les élèves des lycées Faustin Soulouque et Borno Lamarre, mécontents de l’absence des enseignants, se sont attaqués à des établissements privés.

C'était également le même scénario aux Gonaïves où les lycéeens ont pressé les autorités de satisfaire les revendications des enseignants qui exigent de meilleurs traitements.

La secrétaire générale de la confédération nationale des éducateurs haïtiens (CNEH), Lourdes Edith Joseph, membre de la plateforme des enseignants, qui avait appelé à la reprise ds cours, a indiqué qu'à Port-au-Prince, la manifestation des élèves du lycée Daniel Fignolé a été organisée en raison du fait que des individus non identifiés avaient badigeonné aux matières fécales, les murs de l’établissement.

Néanmoins, ce ne sont pas  uniquement les élèves du lycée Daniel Fignolé qui ont gagné les rues,  et leurs revendications n’ont pas changé à Port-au-Prince et en province. Nous voulons le retour des enseignants dans les salles de classes, ont-ils unanimement exigé.

Lourdes Edith Joseph  a dénoncé un secteur qui, selon elle, ne serait pas favorable à ce que la situation s’améliore.

Mais alors que la grève des professeurs des écoles publiques continue de paralyser le fonctionnement des lycées dans plusieurs régions du pays, l’association des instituteurs d’écoles municipales de Port-au-Prince annonce un arrêt de travail illimité en vue de forcer le ministère de l’Education nationale à se pencher sur leurs revendications.
 
Ces professeurs affirment que bien que déjà sous-rémunérés, la Mairie de Port-au-Prince leur doit plus de 8 mois d’arriérés de salaire.
 
Ils demandent entre autres que les écoles municipales soient placées sous la direction du MENFP et qu’ils puissent participer aux négociations en cours entre le ministère et les syndicats d’enseignants des lycées.
 
L’Union Nationale des Normaliens Haïtiens dénonce le protocole d’entente signé le week-end dernier par des membres d’une plateforme de syndicats d’enseignants aux termes de négociations avec le ministère de l’éducation nationale.

Des augmentations de salaires de l'ordre de 32% à 57% ont éte arrêtées dans le cadre de ce protocole.
 
Le coordonnateur général de l’UNNOH, Josué Mérilien affirme que ce protocole n’est rien d'autre que l’arrêt de mort des enseignants.

Nous n’avons pas demandé un relèvement salarial mais une fixation d’un salaire de base à 50 000 gourdes, a-t-il dit.

 
Il demande aux enseignants de rester mobilisés.

De son côté, le professeur Ernest Bolivar, membre du bureau exécutif de l’UNNOH, déplore que rien n’ait été dit, dans ce protocole, pour les écoliers.


Le "dialogue inter-haïtien" démarre à l'Hotel El Rancho: beaucoup de pessimisme

Port-au-Prince, le 27 janvier 2014 – (AHP) – C’est ce lundi qu’a débuté effectivement à l’hôtel El Rancho à Pétion-Ville le "dialogue inter-haïtien" sous les auspices de la conférence épiscopale d’Haïti et du cardinal Chibly Langlois.

Le Thème gouvernance a dominé les débats mais plusieurs secteurs bien que présents,  n’ont pas pris  part aux discussions.


D'autres comme Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique qui s'est transformé en mouvement politique, n'ont pas jugé nécessaire de s'associer à ce dialogue, estimant qu'il ne va mener nulle part .
 
Son porte-parole Serge Jean Louis informe que le MOPOD a réitéré la volonté de l'organisation politique de continuer à œuvrer pour forcer le président Michel Martelly et le premier ministre Laurent Lamothe à démissionner.

L'organisation politique Fanmi Lavalas, absente lors du lancement  du dialogue vendredi était représentée ce lundi à l'Hotel l Rancho,  après réception d'une lettre de la Conference épiscopale qui sert de médiateur dans ces discussions.

A Miragoane, le Réseau des Organisation Politiques des Nippes, a banalisé le dialogue dit inter haïtien.
 
L’un des membres du ROZONIP (roseau Nippes), Louberson Vilson, estime que ces discussioms ne sont qu'un exercice de futilités qui n’aboutiront à rien, arguant que ce n’est pas un dialogue national qui est en train d’être réalisé.

Il a fait savoir que ce sont  pour la plupart une multitude de petites formations qui se sont déjà entendues pour faire partie d'un prochain gouvernement qui participent à ce dialogue

 
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé affirme lui aussi ne pas s’attendre à grand-chose de ces discussions arguant que le président Michel Martelly n’a pas l’habitude de respecter ses engagements et continue de se montrer au-dessus de la constitution, en refusant de publier la listes des nouveaux juges désignés à la cour des comptes notamment.
 
Jean-Baptiste Bien-Aimé informe qu’il discute actuellement avec plusieurs collègues dans le but de relancer le processus de la mise en accusation du chef de l’Etat, du premier ministre et des membres de facto, dit-il, de la cour des comptes.
 
Le député Abel Descollines désapprouve la position des secteurs qui refusent de participer au processus de dialogue lancé ce lundi sous les auspices de la conférence épiscopale d’Haïti. Le parlementaire s’est même interrogé sur leur volonté de soutenir le processus démocratique.
 
Pour ce qui est de son assemblée, l’élu de Mirebalais Boucan/Carré informe que la chambre basse participera aux discussions par l‘intermédiaire des blocs PSP, PRI et PEP.
 
Ce sont les députés Altès Toussaint et Jude Charles Faustin qui représentent le bloc majoritaire PSP, le PEP est  représenté par les députés Guy Gérard Georges et Jules Lionel Anélus alors que le PRI serait actuellement sur le point de désigner ses mandataires, a rapporté M. Descolines.


Nouvelles du 24 janvier 2013
Pris en otage par des étudiants au campus de Limonade, le recteur de l'UEH libéré tard la nuit dernière: le secrétariat général de l'Université d'Etat dénonce un acte abject et odieux


Port-au-Prince, le 24 janvier 2013 – (AHP) - Le secrétariat général de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)  a condamné vendredi  la prise en otage  la veille du recteur de  l'Université et de membres du Comité de gestion provisoire du campus Henry Christophe de Limonade par un groupe d'étudiants.

Il s'agit entre autres du recteur Jean Vernet Henry et du doyen du campus de  Limonade, Jean-Marie Théodate, qui ont eté libérés fort tard la nuit dernière.

Le secrétariat général dans une note signée par par le secrétaire général Wilson Dorlus, parle d'un "acte odieux et abject qui ne participe pas de l'idéal  unversitaire dont les fondamentaux  sont  l'esprit de toleéance, l'écoute intelligente, l'engagement au respect des droits humains et le sens de la mesure".

Il dit en appeler à la conscience de tous les acteurs  déterminants de la communauté de l'UEH, en vue de forcer  les responsables d'agissements  si repréhensibles à faire marche-arrière et continuer  la bataille pour construire une image encore plus prégnante de l'université".

" L'impuninité qui sévit dans le pays tout entier ne saurait avoir droit de cité au sein de l'Université d'Etat d'Haïti. Nous ne devons pas baisser les bras. L'UEH ira loin avec peine, si ses locaux se transforment en des espaces où les droits inaliénables sont de moins en moins garantis, indique encore  le secrétariat général de l'Université d'Etat d'Haïti  qui rappelle aux étudiants que la justesse ou la compréhensibilité de leurs revendications ne néantise ni le respect de la hiérarchie ni l'obligation de respectre les droits d'autrui.


Nouvelles du 23 janvier 2014

Le conseiller du president Michel Martelly en matière de communication réclame l'extradition de l'ex sénatrice  Mirlande Lubérisse


Port-au-Prince, le 23 janvier 2013 – (AHP) - Le conseiller du président Michel Martelly en matière de communication, Guyler Céus Delva a demandé jeudi l’extradition de l’ex-sénatrice Mirlande Lubérisse Pavert, qu'il considère comme l’auteure intellectuelle de l’assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique, sur la base d'une ordonnance qu'aurait rendue le juge Yvikel Dabrézil dans le dossier de  l'assassinat du PDG de radio haiti Inter, Jean Léopold Dominique
 
L’ex-parlementaire qui vit à l’étranger aurait boudé plusieurs  invitations du juge,  après des déclarations attribuées par M. Delva à Oriel Jean, un ancien responsable de la securité sous l'ancien président Arisde,  qui serait devenu proche du pouvoir actuel,  selon lesquelles madame Pavert aurait ordonné l’assassinat de Jean Dominique.
 
Guy Delva qui avait fait état du rapport avant même sa sortie officielle, a également fait savoir que le juge Dabrézil a demandé à la Direction générale de la police judiciaire (DCPJ) de faire des démarches auprès des autorités américaines, où réside Mirlande Lubérisse, afin de la rendre disponible pour être entendue par la justice haïtienne.
 
La demande du juge auprès de la DCPJ n’aurait pas été suivie d’effet, a indiqué le conseiller du chef de l'Etat  qui demande également aux autorités américaines de s’assurer que madame Pavert soit mise à la disposition de la justice haïtienne.
 
M. Delva qui affirme parler au nom d'une commission présidentielle aujourd'hui dysfonctionnelle créée sous la présidence de René Préval et dont il serait aujourd'hui l'unique membre, a aussi appelé la justice haïtienne à prendre des dispositions pour assurer la sécurité des personnes citées dans ce dossier et des autorités judiciaires qui y travaillent.
 
Joseph Guyler C. Delva dont l'organisation SOS journaliste est peu active depuis qu'il travaille avec le pouvoir, et comme pour affirmer son indépendance,  déplore cependant  que la justice haïtienne ne se soit toujours pas prononcée sur les cas de journalistes agressés dans l’exercice de leur profession par des membres de la police nationale d’Haïti.
 
Pour revenir sur le dossier de Jean Domnique, l'ancien secrétaire d'Etat à la Communication sous le gouvernement Martelly avait d'abord pointé du doigt le sénateur Dany Toussaint de responsablité dans le meurtre de Jean Dominique.

Cependant en 2008,   c'est  contre le sénateur Roudolph Boulos qu'il s'était élevé, l'accusant alors de refus de répondre à une citation de la justice dans le même dossier. Guy Delva allait lui-même être cité en justice par les avocats du Dr Boulos dont Me Samuel Madistin, pour des déclarations  jugées diffamatoires à l'endroit de leur client. 

Guy Delva avait  même eté  le 11 décembre 2008 condamné au tribunal correctionnel à un mois de prison   pour diffamation, au terme de l’action  intentée contre lui pour ses prises de position dans le dossier. Le verdict ne fut cependant jamais appliqué.

"Jean Dominique est un patrimoine national, son cadavre ne doit pas être utilisé à des fins personnelles, avait alors déclare Me Madistin, estimant qu'il y avait une utilisation malveillante de la mort du PDG de Radio Haïti Inter.

C'est aujourd'hui, l'ancienne senatrice Myrlande Lubérisse qui est dans le collimateur de M. Delva, qui affirme agir au nom d'une ordonnance qui considérerait Mme Luberisse comme l'auteure intellectuelle du meurtre.



La grève des enseignants du secteur public ainsi que les manifestations d'élèves se compliquent: l'Unoh rejette la formation d’une commission chargée de relancer le dialogue avec les représentants des professeurs

Port-au-Prince, le 23 janvier 2014- (AHP) – L’Union nationale des normaliens haïtiens a déclaré jeudi  rejeter d’un revers de main la formation d’une commission chargée de relancer le dialogue avec les représentants des professeurs autour de leurs revendications.
 
Dans un communiqué en date du 21 janvier, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), Vaneur Pierre, s'est déclaré profondément préoccupé par la grève de la plateforme syndicale enseignante (CONEH, GIEL, UNNOEH, CNEH et FENATECH) et le mouvement de protestation des élèves.
 
Le MENFP a aussi annoncé la formation d’une commission ad hoc comprenant entre autres des parlementaires, des représentants de la présidence, de la primature et du ministère de l’économie.
 
Le coordonnateur de l’UNNOH, Josué Mérilien a rappelé qu’une commission du même genre avait été mise sur pied il y a un an, mais aucune avancée n’avait été réalisée dans le dossier. Il estime que le président Michel Martelly et le premier ministre Laurent Lamothe ne comprennent pas encore l’ampleur du mouvement des enseignants.
 
Le syndicaliste a aussi fustigé l’attitude des responsables des autres syndicats d’enseignants qui n'ont pas inscrit le salaire de base de 50 000 gourdes pour les enseignants dans la listes de leurs revendications.
 
Josué Mérilien appelle les professeurs grévistes à accepter de travailler jusqu’à 10 heures AM les vendredi 24, lundi 27 et mardi 28 janvier et d’observer un arrêt de travail total à partir du 29 janvier si entretemps leurs revendications ne sont pas satisfaites.
 
La grève illimitée lancée depuis 4 jours par des syndicats d’enseignants travaillant dans les écoles publiques paralyse le fonctionnement de ces institutions. Une situation qui risque d’avoir de sérieuses conséquences sur l’année académique notamment pour les candidats aux examens officiels.
 
Les responsables du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle sont appelés à faire le nécessaire pour que les professeurs grévistes puissent mettre fin à leur mouvement.
 
Les écoliers étaient quant à eux pour la 3e journée consécutive dans les rues de la capitale pour exiger du MENFP qu’il donne satisfaction aux professeurs grévistes qui réclament de meilleures conditions de travail.
 
Ces élèves ont une fois de plus menacé de paralyser le fonctionnement des écoles privées, rappelant qu’aucune concession ne sera faite aux examens officiels pour les lycéens dont l’année académique a été marquée par des arrêts de travail.
 
Le sénateur Francisco De La Cruz qui dit comprendre le mouvement des professeurs grévistes et des élèves qui ont gagné les rues dans plusieurs régions du pays, a fait savoir que la situation risque d’empirer si rien n’est fait pour y remédier.
 
Il appelle les responsables du MENFP à sursoir à toute nouvelle nomination dans les écoles publiques de manière à régulariser la situation des professeurs qui travaillent depuis plusieurs années dans des conditions difficiles et sans recevoir le moindre salaire.

Deux travailleurs agricoles haitiens tués  mercredi par balles, décapités, puis mutilés dans la zone rurale de Villa Gonzalez en République dominicaine


Santiago, le 23 janvier 2014 - (AHP) -Deux travailleurs agricoles haitiens, ont été criblés de balles, décapités et leur corps mutilé dans une zone rurale de Villa Gonzalez dans la province dominicaine  de Santiago (nord).

Aucune information des autorités ni de la presse n'a été publiée concernant les circonstances de ce double crime.

Ce drame est survenu dans une conjoncture  de renforcement de l’anti-haitianisme d’état en République Dominicaine , où meme les dirigeants haitiens ne sont pas epargnés.

Pour preuve, les propos publiés par la presse dominicaine  de deux hauts fonctionnaires dominicains  Euclides Guttierez Felix, surintendant des Assurances et Vincho Castillo, responsable de l'action éthique et conseiller en matière de lutte contre le narcotrafic.

Les deux hommes qui ont rang de ministre, font partie de la ligne radicale anti-haitienne du gouvernement dominicain.

Guttierrez Felix, un ancien fonctionnaire de Trujillo, membre du comité politique du Parti de la Libération Dominicaine a recemment qualifié les dirigeants haitiens de "clique de délinquants".

Castillo, président du parti anti-haitien Force Nationale Progressiste, et  allié inconditionnel de l'ex-président  Léonel Fernández, considere qu'Haiti est dirigé par des "bandits trafiquants de drogue" qui ont transformé le pays en un narco-état.

Des prises de position contre le gouvernement haitien lancées au moment où la deuxieme réunion du dialogue bilatéral initié à Ouanaminthe le 7 Janvier dernier, est en preparation.

La date de la prochaine réunion est fixee au 3 février à Jimani (RD).

Inquiétudes et rumeurs autour de la disparition d'Evinx Daniel: des avocats et des parlementaires pressent le gouvernement de faire  toute la lumière sur la disparition de l'homme d'affaires présenté comme un proche du président Martelly

Port-au-Prince, le 21 janvier 2014 - (AHP) - Des voix continuent de s'élever pour exiger que toute la lumière soit faite autour de la disparition de l'homme d'affaires Evinx Daniel, réputé  proche du président Michel Martelly.

La dernière fois qu'il a été vu remonterait au 5 janvier dernier à l'entrée-est de la ville des Gonaïves (nord).
 
Au moins 3 individus ont été interpellées dans le cadre de l'enquête autour de la disparition de M. Daniel, selon le commissaire du gouvernement des Gonaïves, Me Enoch Géné Génélus.
 
"Parmi les personnes appréhendées figure un homme connu sous le nom de docteur Ovilus, présenté comme un médecin traditionnel", a indiqué Me Génélus, faisant savoir que deux autres citoyens arrêtés sont des chauffeurs de moto-taxi.

Des rumeurs de toutes sortes circulent dans la  cité de l'Independance. Certains affirment que  Evinx Daniel aurait été intercepté sur la nationale No 1 et que son véhicule aurait été conduit dans la station Service où il a été découvert.

D'autres ont dénoncé ce qu'ils croient être des manoeuvres de diversion qui viseraient à réduire le dossier Daniel à une affaire mystique. D'autres encore questionnent la  supposée implication  des motards et du nommé Ovilus dans cete affaire.

Entre temps, à Port-Salut, l'épouse du présumé disparu, kathia Simon Daniel,  refuse tout contact avec la presse, expliquant que  la police et la  justice ont ouvert une enquête.

Aux Cayes également , les rumeurs vont bon train. Lundi, une d'entre elles voulait  que  le vehicule d'Evinx Daniel etait dans la ville et que ce dernier arriverait lui-même dans l'après-midi. Mais en vain.

Dans d'autres milieux de la ville, certains croient  que  le propriétaire de Dan's Creek se serait effacé à dessein pour créer de la sensation autour de son nom, vu qu'il compterait se porter candidat au Sénat.

On affirme aussi que M. Daniel serait aux mains des étrangers qui l'avaient déjà interrogés en décembre pour "ce qu'on sait" et qu'il aurait dejà été embarqué.

Mais, il y a des rumeurs moins optimistes... C'est pourquoi, à Port-Salut, aux Cayes, aux Gonaïves et à Port-au-Prince, on demande aux autorités de faire la lumière sur cette affaire, vu l'amitié connue entre Evinx Daniel et le président Michel Martelly.


Les avocats et militants de l'opposition André Michel et Newton Saint-Juste banalisent l'arrestation des chauffeurs de moto-taxi et du docteur Ovilien, estimant qu'ils ne sont pas ceux qui auraient un quelconque intérêt dans la disparition de M. Daniel.
 
Ils disent craindre que le propriétaire de Dan`s Creek hôtel ait été réduit au silence pour ne pas avoir à balancer des membres de l'Exécutif qu'ils accusent d'implication dans le narcotrafic.
 
Pour Newton Saint-Juste qui présente M. Daniel comme un trafiquant de drogue, "ce sont de hautes autorités du pays dont le président, le premier ministre et le ministre de la justice qui ne souhaiteraient jamais qu’Evinx Daniel soit interpellé par la DEA, par crainte d'être dénoncés", selon Me Saint-Juste
 
Il s'interroge sur le fait que plus de 15 jours après la disparition jugée suspecte de M. Daniel, aucun officiel du pouvoir ne se soit prononcé sur cette affaire pas même les responsables du PHTK (Parti Haïtien Tèt Kale) dont il est le représentant dans le Sud.
 
Me Saint-Juste a également rappelé que les plus hautes autorités étaient intervenues immédiatement après l'arrestation en septembre dernier de M. Daniel pour son implication présumée dans le trafic de la drogue.
 
Le député Jean Acklush Louis-Jeune de la circonscription de Dame-marie appelle lui aussi le gouvernement à faire la lumière sur la disparition de l’homme d’affaires, un proche du président Martelly.
 
Le parlementaire qui n’écarte pas la possibilité que M. Daniel ait été victime d’un conflit interne au sein même du pouvoir en place, continue de dénoncer certains membres de l’administration Martelly/Lamothe qui, selon lui, s’adonneraient au narcotrafic.

Des milliers  d'élèves manifestent dans plusieurs régions du pays pour  exiger  le paiement  d'arriéreé de salaires aux enseigants et de meilleures conditions de travail

Port-au-Prince, le 21 janvier 2014 - (AHP) - Des milliers d'élèves ont participé ce mardi à des manifestations dans plusieurs régions du pays dont Port-au-Prince, au 2e jour de la grève illimitée lancée par des syndicats d'enseignants pour réclamer de meilleures conditions de travail dans le secteur.
 
Les manifestants pressent les responsables du ministère de l'éducation nationale de prendre des mesures pour satisfaire les revendications des enseignants dont le paiement d'arriérés de salaires.
 
Le coordonnateur de l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH), Josué Mérilien, annonce dans le même temps que les enseignants vont observer deux autres journées de grève les 29 et 30 janvier prochains pour continuer de réclamer de meilleures conditions de travail pour les enseignants des institutions publiques.
 
L’objectif de ces mouvements de protestation, est de continuer à exiger des autorités haïtiennes qu’elles prennent des dispositions pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants.
 
Un salaire de base de 50 000 gourdes, le mois et l’intégration des étudiants finissant de l’ENS et l’école nationale d’instituteurs dans le système éducatif, constituent les principales revendications des enseignants, affirme M. Mérilien.
 
Une note du bureau de communication de la présidence informe de la tenue lundi d’une rencontre entre le président Martelly et le ministre de l’éducation nationale Vanneur Pierre.
 
Il a été demandé au titulaire du MENFP de prendre des dispositions pour procéder à la nomination, dans un délai raisonnable, des enseignants en poste, travaillant sans lettre de nomination et qui répondent au profil exigé par le ministère.
 
Le bureau de communication de la présidence en a profité pour réitérer la volonté de chef de l’Etat de faire de l’éducation l’une de ses priorités. Lors de cette rencontre avec le ministre Pierre, le président Martelly lui aurait demandé de se pencher avec attention sur la condition enseignante.
 
Interrogé autour de la grève des syndicats d’enseignants, le directeur adjoint du MENFP, Ecclésiaste Télémaque, affirme que les autorités du ministère ne sont pas insensibles à cette réalité et soutient que la question ne sera pas abordée de manière superficielle.
 
Il annonce que les plus hautes autorités du ministère de l’éducation nationale devraient sous peu s’entretenir avec les syndicats d’enseignants en vue de chercher avec les acteurs, des solutions durables.
 
M. Télémaque a dit souhaiter que les enseignants grévistes prennent, dès la levée de la grève, des dispositions pour permettre à leurs élèves de rattraper les heures perdues.
 
La greve des enseignants affectent e oeux lyces a travers le pays dont  celui de Chantal. Et   Le député de la circonscription Guy Gérard Georges soutient lui aussi que la grève des enseignants risque d’avoir de graves conséquences sur le processus d’apprentissage des élèves et en particulier des candidats aux examens officiels.
 
Il appelle le chef de l’Etat à passer de la parole aux actes, estimant que ce n’est pas avec une simple note de la présidence qu’il arrivera à résoudre le problème.
 
Il faut que des mesures concrètes soient adoptées afin de procéder à la nomination des enseignants en difficulté, a-t-il dit, appelant la primature et le ministère des finances à assumer leurs responsabilités.

Organisation le 31 janvier prochain, de la journée nationale des statistiques scolaires: il s’agira du 4ème recensement scolaire post-séisme


Port-au-Prince, le 21 janvier 2014 - (AHP) -  Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a annoncé l’organisation le 31 janvier prochain, de la journée nationale des statistiques scolaires. Il s’agira du 4ème recensement scolaire post-séisme, a rappelé Joseph Marc César, directeur de la planification à l’éducation.
 
Les enquêtes réalisées sur les 3 dernières années scolaires montrent une augmentation considérable du nombre d’élèves fréquentant les institutions scolaires passant de 3.3 millions en 2011 à 3.8 millions puis à 4.4 millions l’an dernier, a indiqué M. César.
 
Ces données, assure-t-il, permettent de mieux planifier l’encadrement des inspecteurs de zones dans la formation des directeurs et assurer un meilleur suivi et la coordination de ces formations.
 
Cette année, le recensement sera réalisé grâce au financement de partenaires étrangers du ministère dont l’UNESCO, la BID, l’Union Européenne et l’AECID pour un montant total de 6.5 millions de gourdes, a précisé Joseph Marc César qui annonce que, désormais la journée nationale des statistiques scolaires est fixé au dernier vendredi de janvier de chaque année.
 
Une campagne de sensibilisation et de vulgarisation s’étendant jusqu’au 31 janvier sera également organisé dans le cadre de l’organisation de la journée nationale des statistiques scolaires.
 
Elle permettra à tous les acteurs de la chaine de production, à la communauté éducative et au grand public  de mieux comprendre l’importance des statistiques scolaires dans la planification et le suivi du plan opérationnel recensement, a fait savoir Inouse Bouba, coordonnateur du programme de renforcement des capacités pour l’éducation pour tous.
 
M. Bouba réaffirme la volonté de tous les partenaires d’Haïti de continuer à appuyer les autorités haïtiennes notamment dans le domaine éducatif.



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Nouvelles  du 21 janvier 2014

Inquiétudes et rumeurs autour de la disparition d'Evinx Daniel: des avocats et des parlementaires pressent le gouvernement de faire  toute la lumière sur la disparition de l'homme d'affaires présenté comme un proche du président Martelly

Port-au-Prince, le 21 janvier 2014 - (AHP) -
Des voix continuent de s'élever pour exiger que toute lumière soit faite autour de la disparition de l'homme d'affaires Evinx Daniel, réputé  proche du président Michel Martelly.

La dernière fois qu'il a été vu remonterait au 5 janvier dernier à l'entrée-est de la ville des Gonaïves (nord).

 
Au moins 3 individus ont été interpellées dans le cadre de l'enquête autour de la disparition de M. Daniel, selon le commissaire du gouvernement des Gonaïves, Me Enoch Géné Génélus.
 
"Parmi les personnes appréhendées figure un homme connu sous le nom de docteur Ovilus, présenté comme un médecin traditionnel", a indiqué Me Génélus, faisant savoir que deux autres citoyens arrêtés sont des chauffeurs de moto-taxi.

Des rumeurs de toutes sortes circulent dans la  cité de l'Independance. Certains affirment que  Evinx Daniel aurait été intercepté sur la nationale No 1 et que son véhicule aurait été conduit dans la station Service où il a été découvert.

D'autres ont dénoncé ce qu'ils croient être des manoeuvres
de diversion qui viseraient à réduire le dossier Daniel à une affaire mystique. D'autres encore questionnent la présence des motards et du nommé Ovilus.

Entre temps, à Port-Salut, l'épouse du présumé disparu, kathia Simon Daniel,  refuse tout contact avec la presse, expliquant que  la police et la  justice ont ouvert une enquête.

Aux Cayes également , les rumeurs vont bon train. Lundi, une d'entre elles voulait  que  le vehicule d'Evinx Daniel etait dans la ville et que ce dernier arriverait lui-même dans l'après-midi.
Mais en vain.

Dans d'autres milieux de la ville, certains croient  que  le propriétaire de Dan's Creek se serait effacé à dessein pour créer de la sensation autour de son nom, vu qu'il compterait se porter candidat au Sénat.


On affirme aussi que M. Daniel serait aux mains des étrangers qui l'avaient déjà interrogés en décembre pour "ce qu'on sait"

Mais, il y a des rumeurs moins optimistes... C'est pourquoi, à Port-Salut, aux Cayes, aux Gonaïves et à Port-au-Prince, on demande aux autorités de faire la lumière sur cette affaire, vu l'amitié connue entre Evinx Daniel et le président Michel Martelly

Les avocats et militants de l'opposition André Michel et Newton Saint-Juste banalisent l'arrestation des chauffeurs de moto-taxi et du docteur Ovilien, estimant qu'ils ne sont pas ceux qui auraient un quelconque intérêt dans la disparition de M. Daniel.
 
Ils disent craindre que le propriétaire de Dan`s Creek hôtel ait été réduit au silence pour ne pas avoir à balancer des membres de l'Exécutif qu'ils accusent d'implication dans le narcotrafic.
 
Pour Newton Saint-Juste qui présente M. Daniel comme un trafiquant de drogue, "ce sont de hautes autorités du pays dont le président, le premier ministre et le ministre de la justice qui ne souhaiteraient jamais qu’Evinx Daniel soit interpellé par la DEA, par carinte d'être denoncés", selon Me Saint-Juste
 
Il s'interroge sur le fait que plus de 15 jours après la disparition jugée suspecte de M. Daniel, aucun officiel du pouvoir ne se soit prononcé sur cette affaire pas même les responsables du PHTK (Parti Haïtien Tèt Kale) dont il est le représentant dans le Sud.
 
Me Saint-Juste a également rappelé que les plus hautes autorités étaient intervenues immédiatement après l'arrestation en septembre dernier de M. Daniel pour son implication présumée dans le trafic de la drogue.
 
Le député Jean Acklush Louis-Jeune de la circonscription de Dame-marie appelle lui aussi le gouvernement à faire la lumière sur la disparition de l’homme d’affaires, un proche du président Martelly.
 
Le parlementaire qui n’écarte pas la possibilité que M. Daniel ait été victime d’un conflit interne au sein même du pouvoir en place, continue de dénoncer certains membres de l’administration Martelly/Lamothe qui, selon lui, s’adonneraient au narcotrafic.

Des milliers  d'élèves manifestent dans plusieurs régions du pays pour  exiger  le paiement  d'arriéreé de salaires aux enseigants et de meilleures conditions de travail

Port-au-Prince, le 21 janvier 2014 - (AHP) - Des milliers d'élèves ont participé ce mardi à des manifestations dans plusieurs régions du pays dont Port-au-Prince, au 2e jour de la grève illimitée lancée par des syndicats d'enseignants pour réclamer de meilleures conditions de travail dans le secteur.
 
Les manifestants pressent les responsables du ministère de l'éducation nationale de prendre des mesures pour satisfaire les revendications des enseignants dont le paiement d'arriérés de salaires.
 
Le coordonnateur de l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH), Josué Mérilien, annonce dans le même temps que les enseignants vont observer deux autres journées de grève les 29 et 30 janvier prochains pour continuer de réclamer de meilleures conditions de travail pour les enseignants des institutions publiques.
 
L’objectif de ces mouvements de protestation, est de continuer à exiger des autorités haïtiennes qu’elles prennent des dispositions pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants.
 
Un salaire de base de 50 000 gourdes, le mois et l’intégration des étudiants finissant de l’ENS et l’école nationale d’instituteurs dans le système éducatif, constituent les principales revendications des enseignants, affirme M. Mérilien.
 
Une note du bureau de communication de la présidence informe de la tenue lundi d’une rencontre entre le président Martelly et le ministre de l’éducation nationale Vanneur Pierre.
 
Il a été demandé au titulaire du MENFP de prendre des dispositions pour procéder à la nomination, dans un délai raisonnable, des enseignants en poste, travaillant sans lettre de nomination et qui répondent au profil exigé par le ministère.
 
Le bureau de communication de la présidence en a profité pour réitérer la volonté de chef de l’Etat de faire de l’éducation l’une de ses priorités. Lors de cette rencontre avec le ministre Pierre, le président Martelly lui aurait demandé de se pencher avec attention sur la condition enseignante.
 
Interrogé autour de la grève des syndicats d’enseignants, le directeur adjoint du MENFP, Ecclésiaste Télémaque, affirme que les autorités du ministère ne sont pas insensibles à cette réalité et soutient que la question ne sera pas abordée de manière superficielle.
 
Il annonce que les plus hautes autorités du ministère de l’éducation nationale devraient sous peu s’entretenir avec les syndicats d’enseignants en vue de chercher avec les acteurs, des solutions durables.
 
M. Télémaque a dit souhaiter que les enseignants grévistes prennent, dès la levée de la grève, des dispositions pour permettre à leurs élèves de rattraper les heures perdues.
 
Le député de Torbeck/Chantal Guy Gérard Georges soutient pour sa part que la grève des enseignants risque d’avoir de graves conséquences sur le processus d’apprentissage des élèves et en particulier des candidats aux examens officiels.
 
Il appelle le chef de l’Etat à passer de la parole aux actes, estimant que ce n’est pas avec une simple note de la présidence qu’il arrivera à résoudre le problème.
 
Il faut que des mesures concrètes soient adoptées afin de procéder à la nomination des enseignants en difficulté, a-t-il dit, appelant la primature et le ministère des finances à assumer leurs responsabilités.

Organisation le 31 janvier prochain, de la journée nationale des statistiques scolaires: il s’agira du 4ème recensement scolaire post-séisme

Port-au-Prince, le 21 janvier 2014 - (AHP) -  Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a annoncé l’organisation le 31 janvier prochain, de la journée nationale des statistiques scolaires. Il s’agira du 4ème recensement scolaire post-séisme, a rappelé Joseph Marc César, directeur de la planification à l’éducation.
 
Les enquêtes réalisées sur les 3 dernières années scolaires montrent une augmentation considérable du nombre d’élèves fréquentant les institutions scolaires passant de 3.3 millions en 2011 à 3.8 millions puis à 4.4 millions l’an dernier, a indiqué M. César.
 
Ces données, assure-t-il, permettent de mieux planifier l’encadrement des inspecteurs de zones dans la formation des directeurs et assurer un meilleur suivi et la coordination de ces formations.
 
Cette année, le recensement sera réalisé grâce au financement de partenaires étrangers du ministère dont l’UNESCO, la BID, l’Union Européenne et l’AECID pour un montant total de 6.5 millions de gourdes, a précisé Joseph Marc César qui annonce que, désormais la journée nationale des statistiques scolaires est fixé au dernier vendredi de janvier de chaque année.
 
Une campagne de sensibilisation et de vulgarisation s’étendant jusqu’au 31 janvier sera également organisé dans le cadre de l’organisation de la journée nationale des statistiques scolaires.
 
Elle permettra à tous les acteurs de la chaine de production, à la communauté éducative et au grand public  de mieux comprendre l’importance des statistiques scolaires dans la planification et le suivi du plan opérationnel recensement, a fait savoir Inouse Bouba, coordonnateur du programme de renforcement des capacités pour l’éducation pour tous.
 
M. Bouba réaffirme la volonté de tous les partenaires d’Haïti de continuer à appuyer les autorités haïtiennes notamment dans le domaine éducatif.

Nouvelles du 17 janvier 2014
Un ancien secretaire d'Etat et conseiller du président Martelly qui déclare citer une ordonnance non encore sortie du juge Ivikel Dabrezil, affirme que Mirlande Libérus serait l'auteure intellectuelle de l'assassinat de Jean Dominique.


Port-au-Prince,  17 janvier 2014- (AHP)- Un proche du pouvoir en place Guyler C. Delva a fait état  ce vendredi  d'une ordonnance du  juge d'instruction Yvikel Dabrézil, selon laquelle, l'ancienne sénatrice, Mirlande Libérus serait l'auteure intellectuelle du meurtre de Jean Dominique.

Le Directeur de Radio Haïti Inter avait eté abattu  avec son gardien Jean-Claue Louissaint le 3 avril  2000, sur la cour de la station.

L'ancien secretaire d'Etat du gouvernement en place qui a fait vendredi  le tour des médias  pour donner des interviews, a fait savoir, sur la base de propos qui auraient éte rapportés, que Mme Lubérisse pourrait avoir donné l'ordre de tuer et avoir agi aux ordres de l'ancien président Jean Bertrand Aristide, bien que  des sources judiciaires aient fait savoir  que l'ancien chef d'Etat n'est pas inculpé .

Pour beaucoup de secteurs, le fait que des informations aussi graves qui auraient eté tirées d'une ordonnance non encore rendue, aient été rapportées par un proche du gouvenement, sans qualité pour le faire, suggérerait des manoeuvres politiciennes.

C'est ce qu'affirme aussi le sénateur John Joel Joseph qui se demande à  quel titre l'ancien secrétaire d'Etat  relaie de telles informations, cela , avant même la sortie de l'éventuelle ordonnance, alors qu'un juge est censé instruire le dossier.

Il ajoute que la commision d'enquête (sur l'assassinat de journalistes) que le conseiller en communication du chef de l'Etat affirme diriger et qui lui donnerait le droit d'avoir accès au secret de l'instruction, est dysfonctionelle depuis longtemps.

" De quelle comission parle-t-il et qui en sont les autres membres", interoge le sénateur, indiquant que M. Delva rend très maladroitement service à son pouvoir.

Pour le  parlementaire, "il y a clairement manipulation et manoeuvres politiciennes pour tenter d'affaiblir un secteur politique fort à l'approche des élections".

John Joel Joseph établit aussi un lien entre la sortie de telles informations et le lever de boucliers  contre  Jean-Claude Duvalier au lendemain du 3ème aniversaire du retour d'exil de l'ancien dictateur.

"Il y a une fois de plus exploitation de la mort de Jean Dominique à des fins personnelles", a-t-il déploré, disant craindre  que l'ancien correspondant de Reuters ne se laisse utiliser comme marionnette.

Mais Guy Delva a juré  qu'il ne se prêterait jamais à un pareil jeu.

Toutefois, C'est M. Delva qui avait annoncé avant le 8 mai 2013 que l'ancien president Aristide allait être convoqué au cabinet du juge Dabrézil. Ce qui avait soulevé tout un tollé.

Selon Delva, 8 autres personnes seraient inculpées dans l'ordonnance, à part Myrlande Lubérisse.  L'argument principal serait que des témoins auraient déclaré  que "l'ancienne sénatrice avait reçu en public la mission de réduire Jean Dominique au silence"
.


Le comité pastoral pour les migrants et les réfugiés de la conférence épiscopale des États-Unis affirme avoir  honte de la position du cardinal dominicain Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez d''appuyer le verdict xénophobe de  la cour  constitutionelle dominicaine contre des citoyens dominicains d'origine étrangère

Brooklyn, le 17 janvier 2014 – (AHP) - Le comité pastoral pour les migrants et les réfugiés de la conférence épiscopale des États-Unis a désapprouvé publiquement mercredi la position du cardinal dominicain, Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez,  qui s'est permis de critiquer les pays qui ont dénoncé l’arrêt xénophobe 168-13 de la cour constitutionnelle dominicaine.

Cet arrêt qui dénationalise des centaines de milliers de dominicains d’origine étrangère, particulièrement haïtienne, est condamné par plusieurs organisations internationales et des dirigeants de plusieurs pays. 

Cependant, le cardinal dominicain a jugé mercredi que les pays qui  s'élèvent contre cette décision  ne font pas pour Haïti le quart de ce que fait la république dominicaine pour ce pays, qualifiant leurs critiques  d’inacceptables.


L’évêque auxiliaire de Brooklyn, Mgr Guy Sansaricq, membre du comité pastoral pour les migrants qui affirme parler au nom de près de 200 prêtres dont la plupart sont d’origine italienne, irlandaise, polonaise et haïtienne ainsi qu’au noms de plus d’un million d’immigrants catholiques de la communauté, s’est déclaré profondément déçu de l’approbation du décret 168-13 de la cour constitutionnelle dominicaine par le cardinal dominicain. 

"Votre position dans cette affaire contredit l’évangile de Jésus-Christ et les principes de la doctrine sociale de l’Eglise", écrit Mgr Sansaricq au Cardinal Rodriguez, estimant que la prise de position de ce dernier peut fourvoyer  les fidèles catholiques sur les enseignements de l’église et est susceptible de causer de graves préjudices à la pastorale de l’église.

Il a  rappelé que des évêques dominicains ont également protesté contre la décision du tribunal dominicain. Ce qui prouvent qu'ils ne partagent pas tous la position du cardinal

"L’objectif légitime, officiellement déclaré, de régulariser le statut des migrants de la république dominicaine ne saurait justifier la dénationalisation de centaines de milliers de dominicains nés de parents étrangers", a insisté l’évêque auxiliaire de Brooklyn, soulignant que presque toutes les institutions internationales et de nombreux pays ont protesté contre cette décision inhumaine qui va à l'encontre des normes  des nations civilisées.

Certains évêques dominicains de conscience et nobles ont également protesté contre ce décret, poursuite l’évêque auxiliaire de Brooklyn.

Je crois fermement, comme le font les gens que je représente, que votre position dans cette affaire contredit l'Évangile de Jésus -Christ et les principes de la doctrine sociale de l'Église.

Je regrette de dire que votre témoignage peut confondre les fidèles catholiques sur les enseignements de l’Église, a encore declare Guy Sansaricq qui juge la position de
Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez,susceptible de causer des préjudices graves àla pastorale de l’Église.
 

Investiture  du nouveau bureau adopté mercredi à la chambre basse: l'opposition prête à collaborer, mais ddéplore  que le bloc pro-gouvernemental se soit accaparé de tous les postes

Port-au-Prince, le 16 janvier 2014 – (AHP) – Investiture ce jeudi, 24 heures après son élection du nouveau bureaude la chambre basse. Il est présidé par le député Stevenson Jacques Timoléon de Petit-Goave qui remplace Jean Tholbert Alexis de la circonscription de Croix-des-Bouquets/Tomazeau.
 
Ce dernier a affirmé avoir laissé le bureau de la chambre basse avec le sentiment du travail accompli, la satisfaction d’avoir contribué au bon fonctionnement de son assemblée.
 
L'ancien président a demandé à ses collègues et aux employés de la chambre  d’offrir une bonne collaboration au président Stevenson Jacques Timoléon et dit croire en sa capacité de mener à bien la barque de la chambre des députés.
 
L’élu de la Crois-des-Bouquets informe qu’il sera toujours disponible pour le nouveau président, tout en exprimant le souhait que cette année législative se passe très bien.
 
Le nouveau président de la chambre basse Stevenson Jacques Timoléon a remercié ses collègues de leur confiance et fait part de sa volonté de mener à bien l’assemblée.
 
Il a aussi salué l’attitude de son prédécesseur Alexis, rappelant qu’il avait lui aussi, il y a un peu plus d’un an,  transcendé sa défaite lors des primaires au sein du PSP et dont M. Alexis était sorti vainqueur.
 
Mercredi, peu après l’élection du nouveau bureau, le président du PRI, Parlementaire pour le Renforcement Institutionnel, l’un des blocs minoritaires à la chambre basse, a qualifié de mauvais calcul le fait que le PSP ait raflé tous les postes du bureau.
 
Sadrack Dieudonné qui a rappelé que, généralement, ce sont les députés de l’opposition qui favorisent la réalisation des séances au sein de l’assemblée, a dit craindre que l’année législative soit très pauvre en réalisations.
 
Le député Jean Danton Léger de Léogane a lui aussi déploré que le PSP se soit accaparé de tous les postes au bureau de l’assemblée nouvellement constitué et estime que la main tendue du président Timoléon arrive bien trop tard.
 
Peu avant de briguer la présidence de la chambre basse, le député Timoléon avait dû renoncer à son poste de président du bloc de la majorité présidentielle PSP, comme l’avait fait il y a un an, Jean-Tholbert Alexis.
 
Le PSP est désormais présidé par l’élu de Saint-Marc, Altès Toussaint, qui promet que les membres de ce bloc vont continuer à soutenir  les actions du gouvernement,  sans négliger leurs prorogatives de contrôle de l’action gouvernementale.
 
Le PSP qui compte actuellement 57 membres entend proposer des candidats à la présidence de toutes les commissions permanentes de la chambre des députés, a annoncé Altès Toussaint.

 3 ans après le retour de Baby Doc: des organisatons et personnalités déplorent le laxisme de la  justice et une tentative de réhabiiltation de l'ancien dictateur

Port-au-Prince, le 16 janvier 2014 – (AHP) - Ce jeudi 16 janvier 2014 ramenait le 3e anniversaire du retour au pays  de Jean-Claude Duvalier après environ 25 ans d’exil en France, après avoir été chassé par la population le 7 février 1986
 
Le collectif contre l’impunité, une association regroupant des plaignants et des organisations de droits humains, continue de déplorer ce qu’il appelle la banalisation de la dictature et les tentative de réhabilitation de l’ancien dictateur.
 
Le collectif rappelle, dans un communiqué lu par Marie Yolène Gilles, que l’ordonnance dite de la honte du juge d’instruction qui avait blanchi M. Duvalier pour les crimes contre l’humanité et considéré ses détournements de fonds comme un simple délit, est contestée par les victimes du régime duvaliériste.
 
L’organisation déplore que les autorités gouvernementales continuent de soutenir l’ex-dictateur allant jusqu’à l’inviter à prendre part aux cérémonies marquant le 210e anniversaire de l’indépendance, le 1er janvier dernier au Gonaïves.
 
Elle réaffirme sa détermination à maintenir laa mobilisation pour forcer la justice à faire la lumière sur les crimes reprochés au régime des Duvalier.
 
La coordonnatrice du collectif, Daniel Magloire, une victime des Duvalier,  informe que des démarches sont actuellement en cours à la CIDH, la commission interaméricaine de droits humains, en vue de réactiver le dossier Duvalier .
 
Ces démarches visent entre autres à obtenir qu’une session  soit organisée à la CIDH d’ici au mois de Mars sur le dossier Duvalier, a informé Madame Magloire qui dit toutefois croire qu’il est important que la justice haïtienne reconnaisse les torts causés par les Duvalier à la société haïtienne et dont les conséquences sont encore visibles aujourd’hui.
 
Elle déplore que le gouvernement haïtien n’ait donné aucun suivi d’une résolution de la CIDH qui avait proposé son appui technique à la conduite d’une enquête sur les crimes commis par les Duvalier.
 
Une autre victime, Robert Duval qui avait porté plainte contre Duvalier à son retour d’exil en 2011, déplore que la justice haïtienne continue de se moquer des personnalités qui ont souffert dansleurs corps et dans leur âme , des brutalités de ce régime.
 
Il affirme n’avoir que faire de la réconciliation dont le chef de l’Etat a parlé, estimant que nous vivons actuellement un duvaliérisme sans Duvalier.
 
Pour lui, réhabiliter l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier et l’ex-général président Prosper Avril constitue un véritable gifle infligée au peuple haïtien et aux victime.

 Les conseilers de la cour des comptes répliquent suite à  une sommation de deux avocats qui leur demandent de quitter leurs postes, étant donné la fin de leur mandat

Port-au-Prince, le 16 janvier 2014 – (AHP) – Les membres de la cour des comptes prennent le contre-pied de la sommation des avocats André Michel et Newton Saint-Juste qui leur demandent de quitter leurs postes, étant donné la fin de leur mandat.

Il s'agit d'un acte inacceptable qui porte préjudice aux juges de la cour des comptes, estiment les conseillers
qui protestent de manière énerique et formelle, ont-ils dit, qu’une sommation sans date leur  ait été signifiée d’avoir à laisser leurs postes dans un délai d’un jour franc sous peine de poursuite.

Cet acte ne peut être imposable aux conseillers de l’État, selon la réponse de madame Nonie Mathieu, présidente de la cour des comptes qui informe agir en son nom et au nom des autres conseillers de la CSC/CA.
 
Elle fait remarquer que la cour des comptes est une institution  de l’État, régie par la constitution et les lois de la république, des normes et des pratiques administratives au-dessus des personnes, des clans et des clivages politiques, soulignant que les conseillers sont protégés par la constitution et les lois de la république.
 
Mardi, les avocats Newton Saint-Juste et André Michel avaient adressé une sommation aux membres de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif auxquels ils disent  accorder un délai d’un jour franc, soient 3 jours ordinaires, pour quitter leurs bureaux, sous peine d’être poursuivis pour exercice illégale de l’autorité publique et association de malfaiteurs.
 
Ils estiment que, depuis le 30 septembre dernier, ces fonctionnaires auraient dû laisser leurs postes aux nouveaux membres  de la coursdes comptes élus par le Sénat de la République.
 
Les avocats ont formulé le souhait que ces juges, qu’ils nomment les anciens membres de la CSC/CA, fassent preuve de bonne foi, soulignant que le blocage au niveau de la cour des comptes, empêche  plus de 20 mille contractuels de l’administration publique de percevoir leurs salaires et cela, depuis plus de 3 mois.
 
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé avait lui aussi cette semaine dénoncé l’exécutif pour n’avoir pas pris les dispositions devant permettre aux nouveaux membres de la cour des comptes, élus par le Sénat, d’entrer en fonction.
 
Le parlementaire a appelé ses collègues à ne plus voter des projets de loi venant de l’exécutif tant que les nouveaux jugent de la cour des comptes ne seront pas installés. Il a demandé au chef de l’État de respecter le principe de la séparation des pouvoirs.
 

Nouvelles du 15 janvier 2014
La commission Affaires sociales du Sénat rencontre le CSS autour du dossier du salaire minimum

Port-au-Prince, le 15 janvier 2014 – (AHP) – La commission des affaires sociales du Sénat s’est entretenue mercredi pour la première fois avec les membres du Conseil Supérieur des Salaires (CSS) en présence du ministre des affaires sociales, Charles Jean-Jacques.
 
Les discussions ont porté sur les propositions du CSS relatives au salaire minimum. Le ministre Jean-Jacques, a qualifié ces échanges  de fructueux et constructifs, ajoutant que le gouvernement en tiendra compte afin de mieux orienter son appréciation desdites propositions.
 
Le ministre Jean-Jacques a réitéré la volonté de l’exécutif de travailler à l’amélioration des conditions de vies des ouvriers, en leur donnant notamment un accompagnement pour le transport, la nourriture et les soins médicaux.
 
Le président de la commission affaires sociales du Sénat, Maxime Roumer, a qualifié lui aussi de constructives les discussions avec les membres du CSS.
 
Le parlementaire a fait savoir que ses collègues ont eu la possibilité de poser des questions, d’exprimer leur désaccord avec les propositions des membres du CSS, tout en leur laissant la possibilité de s’expliquer.
 
Il a parlé d’un véritable exercice démocratique, soulignant que chacun des 3 pouvoirs de l’Etat a des responsabilités vis-à-vis de la population et des ouvriers en particulier.
 
La présidente du CSS, Marie France Mondésir a reconnu que la fixation du salaire minimum dans les usines du textile a suscité la  grogne des ouvriers,  mais a souligné  qu’il s’agit tout simplement d’une proposition.
 
Il appartient à l’exécutif et au parlement d’en décider, a-t-elle fait savoir.
 
Mais elle a assuré que cette proposition a  été faite en tenant compte des avis  de plusieurs secteurs.
 
Pour ce qui est des employés qui auraient été été renvoyés des industries après les manifestations de décembre dernier, Madame Mondésir informe que des négociations sont actuellement en cours en vue de favoriser leur réintégration.
 
Lors d'une conférence de presse, des ouvriers du textile qui affirment travailler dans des entreprises de la Sonapi ont dénoncé  des révocations illégales et arbitraires dont ils affirment faire l’objet pour avoir participé, en décembre dernier, aux manifestations pour réclamer le respect de la loi sur les salaires minimum.
 
Pour ce qui est des ouvriers qui n’ont pas été renvoyés, aucun d’entre eux n’aurait reçu leur salaire du mois de décembre, ont fait savoir les conferenciers qui affirment avoir passé sans un sou les fêtes de fin d’année.
 
Ces ouvriers appellent les autres syndicats du pays, les organisations de droits humains, les parlementaires et les partis politiques à leur apporter leur appui dans la lutte en faveur du respect de leurs droits et de la loi sur le salaire minimum.
 
Ils ont affirmé vouloir réintégrer sans délai leur travail, tout en ayant le doit d’appartenir à un syndicat d’ouvriers.
 
Me Newton Saint-Juste, l’un des avocats de ces employés, a dénoncé "les révocations arbitraires' dont ses clients auraient été victimes.
 
Il annonce que dès la semaine prochaine, de concert avec le New England Human Rights Organisation, une organisation de droits humains basée à Boston, le dossier sera porté par devant la commission commerce du sénat américain, pour dénoncer, a-t-il dit, l’utilisation de la loi Hope à des fin esclavagistes par le secteur patronal en Haïti.
 
Me Saint-Juste déplore que des ouvriers du textiles soient obligés de travailler 10 heures par jour pour un salaire de misère de 200 gourdes.

Une loi votée en 2009 avait fixé à 300 gourdes le salaire minimum que les ouvriers de la sous-traitance auraient dû percevoir depuis 2012.

Les ouviers réclament aujourd'hui un salaire de 500 gourdes

Des responsables du secteur patronal ont déclaré que payer aujourd'hui un salaire de 300 gourdes équivaut à la fermeture de leurs usines.

Concernant la question des révocations, il ont admis que des ouvriers  ont eté révoqués, mais ont-ils souligné, ce sont des individus qui se sont rendus coupables de graves actes de violence lors des manifestations de décembre, et dont les images ont été captées, ont-ils dit, par des caméras.

Pour sa part, Le président Michel Martelly avait promis à la fin de l'année dernière qu'un consensus serait trouvé entre le patronat et les syndicats sur le dossier du salaire minimum. "Il faut à la fois tenir compte des revendications des patrons et des ouvriers", avait-il alors indiqué.
 

Nouvelles du 14 janvier 2014

Le New England Human Rights Organization soumet le cas des frères Forestal  au congressman John Conyers, Maxime Waters et Vincent Fort et les invite à intervenir pour sauver leur vie

Boston, le 14 janvier 2014 – (AHP) – Le New England Human Rights Organization (NEHRO), Organisme de défense des droits de l’homme, basé a Boston,  a adressé mardi une lettre au  député américain John Conyers pour  lui soumettre ce qu'il considère comme "un grave cas d’abus du gouvernement haïtien contre deux jeunes haïtiens qui ont osé accusé la famille Présidentielle pour dilapidation de la caisse publique et corruption".

Une lettre similaire a également eté adressée aux  deputés Maxime Waters et Vincent Fort

Les deux jeunes ont endossé une plainte de deux avocats, Me Newton Louis  St-Juste et Me. André Michel au tribunal correctionnel contre le Président Haitien et sa famille.

Le NEHRO affirme que  Enol Florestal et son jeune frère Josué sont  deux professionnels haïtiens qui auraient pu servir leur pays,  mais qui se trouvent malheureusement  écroués à la prison civile de Port-au-Prince, depuis plus de cinq mois, pour avoir dit non, écrit le NEHRO, au mode de fonctionnement d’un Président qui pense qu’il est l’Etat...".

L'Organisme de défense des droits humains rapelle que du 6 au 9 Novembre 2013, une délégation du New England Human Rights s'est rendu  au pénitencier National pour visiter les deux jeunes qu'elle considère comme des prisonniers politiques.

 "Sans une intervention rapide de votre part, le pire peut arriver. C’est pourquoi, nous nous adressons à vous, un père de famille, un humaniste, un défenseur de la justice et des droits humains pour demander la libération de Enol Florestal et de Josué Florestal qui sont des prisonniers du président de la République d’Haïti", insiste le NEHRO auprès de John Conyers.

Une lettre a teneur identique  a également eté adressée aux  deputés Maxime Waters et Vincent Fort en faveur des frèrs FLORESTAL

Selon des informaions communiquées le 7 janvier dernier à sa sortie de prison, un responsable de l'opposition à Cité Soleil,  Louima Louisjuste, a fait savoir que Enol Florestal qu'il a présenté comme son camarade de combat,  est dans une situation inquiétante et peut mourir à n’importe quel moment pour absence de soins médicaux.

8 policiers arrêtés en mars 2011 sous l'acusation d'avoir exécuté des colleurs  d'affiches favorables à la candidate Myrlande Manigat, libérés  dans le cadre des assises criminelles qui se tiennent actuellement à Port-au-Prince


Port-au-Prince, le 14 janvier 2014 – (AHP) – Les 8 policiers arrêtés en mars 2011 pour leur implication présumée dans le meurtre de 3 jeunes colleurs d’affiches ont été libérés lundi dans le cadre des assises criminelles qui se tiennent actuellement dans la juridiction de Port-au-Prince.

La libération de ces policiers a été confirmée par le porte-parole adjoint de la PNH, Garry Desrosiers, soulignant que leurs dossiers ont été examinés au cours de ces assises.

Ces agents, affirme M. Desrosiers, ne seront pas automatiquement autorisés à réintégrer l’institution policière. La décision découlera de la conclusion de l’enquête administrative de l’inspection générale de la PNH sur ce dossier, a-t-il dit.

Ces policiers avaient participé à l’arrestation le 5 mars 2011, de 3 jeunes qui collaient non loin du palais présidentiel, des affiches à l’effigie de Mirlande H. Manigat, alors candidate au second tour de la présidentielle  qu’elle allait perdre au profit de Michel Martelly.

Le lendemain, soit le 6 mars 2011, les cadavres de deux de ces colleurs d’affiches  Emmanuel Frantz Louis 30 ans et Stevenson Jeune 23 ans, allaient être retrouvés à la morgue de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti et le 3e, connu sous le nom de Marco, est jusqu’ici porté disparu.

Les policiers en question qui répondent aux noms de Bonhomme Luckner agent 4, Marc Jerry A2, Jean Thomas Dorival A1, Klébert Ben A1, Antoine Junior A1, Amédée Andrenor A1, Toussaint Romane A1 et Ronald Toussaint chef de poste, le jour de l’arrestation, allait faire l’objet de mesures conservatoires de la part de l’institution policière quelques semaines plus tard.

Le réseau national de défense de droits humains avait alors dénoncé des exécutions sommaires. Ces policiers allaient être finalement arrêtés puis écroués au pénitencier national où ils passeront 2 ans et 8 mois.

Le directeur général  de l’EDH dresse un bilan satisfaisant  de  ses 9 mois à la tête  de la compagnie: Jean Errol Morose anonce la construction d’une sous-station dans la commune de Tabarre et un vaste programme de réhabilitation de circuits actuellement en cours

Port-au-Prince, le 14 janvier 2014 –(AHP) – Le directeur général  de l’Electricité d’Haïti (EDH) Jean Errol Morose
a dressé mardi un blan  satisfaisant de ses réalisations à la compagtnie oùl il est revenu en août 2013.

Il s’est réjoui entre autres de l’augmentation en trois mois du taux de facturation de la compagnie, passant de 42 à 44.5%, une performance due nouvelles dispositions adoptées .

"Cette augmentation du taux de facturation a permis à la compagnie de relever considérablement le niveau de ses recettes, a indiqué  le Directeur general qui souligne toutefois que ces perfomances sont en-deçà des objectifs fixés sur un an et qui tablait sur une augmentation à 52% du taux de facturation.

Deplorant le fait qu'il y ait encore beaucoup prises clandestines, Jean Errol rappelle aux citoyens leur devoir de s'acquitter de  leurs factures d’électricité.

"Si vous ne payez pas l’EDH, vous ne pouvez pas avoir le courant de ville", a martelé le directeur géneral.

Jean Errol Morose qui s'alarme de la situation financière de la compagnie electrique nationale, a noté avec satisfaction que plusieurs mairies qui avaient des dettes vis-à-vis de l’Ed’H ont commencé à régulariser leur situation, mais  il a précisé que l’institution est loin de récupérer les 3 milliards de gourdes qui lui sont dues et dont 1.7 milliard de la seule administration publique.

Il a indiqué par ailleurs  que le retard enregistré dans le processus d’implantation des compteurs prépayés annoncés pour la fin 2013, est dû au fait qu’il faut harmoniser les deux systèmes, l’ancien (post payé) et le nouveau.

Il annonce pour bientôt la construction d’une sous-station dans la commune de Tabarre avec des fonds de la banque mondialee, précisant que le terrain sur lequel elle sera construite a déjà été identifié et que c’est une firme canadienne, l 'AECOM, qui aura à exécuter les travaux.

M. Morose a fait aussi état d’un vaste programme de réhabilitation des circuits actuellement en cours. 4 ont déjà été réparés et des fonds viennent d’être décaissés pour la réfection des autres circuits.

Il a souligné qu'il faut 200 mégawatts d'electricité pour alimenter Port-au-prince qui bénéficie actuellement de 100 mégawatts.  Toutefois, avec l'entrée prochaine en lice de la Compagnie E-Power avec 30 mégawats et les centrales de Carrefour,    40 mega, la compagnie pourrait disposer de 190 a 200 megawatts, moyennant que Péligre  qui founit actuellement 10 mégawatts, arrive à fournir  45 megawatts en saison pluvieuse, à la fin des réparations en cours .

Mais le Directeur general a soulgné que  la compagnie n'a pas interet à mettre   200 megawatts en service, si elle 'est pas capable de  vendre  l'électricité.

Pour ce qui est des incidents survenus la semaine dernière au local de l’Ed’H où deux employés ont été blessés dans des échauffourées provoquées par le refus de mettre à la disposition   d'un groupe d'employés, la salle de conférence pour qu’ils puissent rencontrer la presse, M. Morose informe que cela était dû au fait que ces employés n’avaient pas sollicité l'autorisation du directeur administratif de la compagnie.

Ces employés qui appartiennent au "syndicat des employés conséquents de l'EDH  (SECEDH) avaient afirmé vouloir  convoquer la presse pour dénoncer des cas  de corruption.

M. Morose qui déplore que deux employés aient été blessés lors des échauffourées, annonce qu’il va rencontrer les protagonistes avant de prendre une décision.


Un ancien ambassadeur dominicain considère Haiti comme un pays toujours en faillite: Hugo Giuliani Cury sugggère une souveraineté partagée

Santo-Domingo, le 14 janvier 2014 – (AHP) –
Un ancien ambassadeur dominicain, Hugo Giuliani Cury, a estimé lundi qu'Haïti  est aujourd'hui encore un  État en faillite et cette situation a des conséquences, a-t-il dit, sur son pays, considéré par la revue Foreing Police, comme un pays à problème.

Le diplomate rappelle qu'en 2005, le magazine avait déjà placé la République dominicaine sur  la liste des États défaillants.

«La démocratie ne fonctionne pas dans les États défaillants et Haïti est dans le top dix du classement», a indiqué le diplomate.

Comme solution à la crise en Haïti et de son impact sur ​​la République dominicaine,
Hugo Giuliani Cury propose la création d'une alliance internationale de développement où les bailleurs de fonds pourraient eux-mêmes déterminer dans quels secteurs leurs ressources doivent être dépensées.

"Les citoyens haïtiens pourraient choisir leurs propres dirigeants qui seraient appelés à collecter les impôts et à administrer l'État, mais la solution idéale serait une souveraineté partagée", a-t-il dit, affirmant  toutefois reconnaitre  que la charte des nations-unies empêche  un pays membre d'adhérer à un tel système.

Il a noté que même le président américain à succès Bill Clinton n'avait pas réussi à faire grand chose pour Haïti, en tant que co-président d'une commission pour la reconstruction (CIRH)

La migration incontrôlée à travers la frontière est actuellement le plus gros problème, a-t-il dit soulignant qu'il est difficile de déterminer qui sont les dominicains d'origine haïtienne.

Rappelant que les États-Unis ont dépensé 1 milliard de dollars dans la construction d'une barrière avec le Mexique, le diplomate dominicain demande aux dirigeants de son pays de faire aujourd'hui des sacrifices dont le pays pourrait bénéficier dans le futur.

Si nous ne pouvons pas exporter 10 poulets, ne le faisons pas et ce sera pour le bien du pays, a-t-il dit, en s'en prenant aussi à la CARICOM qu'il qualifie de structure défaillante qui na pas réussi à résoudre les problèmes de ses membres.


Nouvelles du 13 janvier 2014

Ouverture de la première session ordinaire de la dernière année législative: le pays se porte bien mieux depuis le 14 mai, selon Martelly et Lamothe, mais le president de l'assemblé nationale a déploré que la vie parlementaire ait été perturbée par les tractations d'un pouvoir, incapable de gouverner dans le respect des lois


Port-au-Prince, le 13 janvier 2014 – (AHP) – La première session ordinaire de la dernière année législative s’est ouverte ce lundi.
 
Une séance en assemblée nationale a été réalisée à l'occasion, permettant au président et au premier ministre de présenter respectivement l’Etat de la nation et le bilan du gouvernement pour 2013.
 
Dans son discours de circonstance, le président de l’Assemblée nationale, Dieuseul Simon Desras, a eu un mot spécial pour l’écrivain Dany Laferrière élu fin 2013 à l’académie française et pour Mrg Chibly Langlois nommé dimanche, cardinal par le pape François.
 
Il a aussi salué la décision du Pentagone d’enlever Haïti, à partir du 1er juin, de la liste des pays  dangereux.
 
M. Desras a toutefois déploré qu’en 2013, la vie parlementaire ait été perturbée par les tractations du pouvoir, incapable, a-t-il dit, de gouverner dans le respect des lois. Il s'est quand même déclaré satisfait que ses collègues aient réussi à voter plusieurs instruments juridiques dont la loi sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, la loi portant sur la prévention et la répression de la corruption et celle portant sur l’académie du créole haïtien.
 
Dieuseul Simon Desras a par ailleurs rappelé que 2014 est une année électorale. Des élections doivent avoir lieu pour cremplacer un 1/3 du sénat et au niveau des collectivités territoriales privé d'élus depuis 4 ans.
 
Il a plaidé en faveur du respect des règles électorales, estimant que le pays ne peut pas continuer à faire les frais de l’irresponsabilité de ses dirigeants.
 
Le parlementaire a plaidé aussi en faveur de l’attachement aux grands principes et à la volonté de rester unis et disponibles pour ce qu’il appelle, le vrai dialogue de manière à conduire le pays vers le progrès et la stabilité.
 
De son côté, le premier ministre Lamothe a d’entrée de jeu, indiqué le l’Etat de la nation est meilleure aujourd’hui que lorsque le président Michel Martelly avait pris les rênes du pays en mai 2011 pour succeder à René Préval. Et cela, a-t-il dit, grâce au travail de l’Exécutif et des parlementaires.
 
Il a demandé à ces derniers davantage de collaboration afin que plus de progrès puisse être réalisé cette année.
 
Durant ces 6 derniers mois, a dit Laurent Lamothe, le gouvernement s’est attelé à reconstruire les bâtiments publics détruits lors du tremblement de terre de janvier 2010, à aider les universitaires et éduquer les enfants pour donner plus d’opportunités d’emplois à la population.
 
Le pays est résolument tourné vers la voie du progrès, a dit fièrement le chef du gouvernement. Même si pour beaucoup de secteurs, la reconstruction véritable n'a pas encore comencé, 4 ans après le séisme
 
De toute façon, Laurent Lamothe note avec satisfaction qu’au cours du dernier semestre, des centaines de projets visibles et durables ont été réalisés, citant entre autres, la construction d’infrastructures sportives, de routes, d’hôpitaux et d’écoles publiques, et  des politiques publiques efficaces proposés pour réduire les disparités et faciliter l’émergence d’une nouvelle Haïti.
 
Laurent Lamothe promet d’accélérer cette année l’exécution du nouveau cade de coopération pour obtenir de meilleurs résultats avec les ressources de l’assistance externe.
 
Il s'est réjoui que la relance de l’économie amorcée en 2011 soit,  selon lui aujourd’hui, une réalité faisant état d’une croissance économique de 4.3% par rapport à 2012, grâce entre autres à la performance des secteurs agricoles, du bâtiment et aux exportations.
 
Le président Michel Martelly a de son côté assuré que le pays est résolument tourné vers le progrès.  "Plusieurs projets ont été réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie de la population", a indiqué le chef de l'Etat, estimant qu'Haïti se porte mieux, mais que la bataille doit continuer avec beaucoup plus d’ardeur.
 
Pour apporter les réponses nécessaires, le chef de l’État prône l’unité. Les réalisations du gouvernement correspondent aux objectifs que le chef de l’État affirme qu’il s’était fixés.
 
Les efforts du gouvernement et de la banque centrale pour renforcer et conserver la stabilité économique a porté ses fruits, a ajouté M. Martelly, faisant état de la bonne performance de plusieurs secteurs dont l’agriculture, la construction et le secteur touristique.
 
Le président Michel Martelly s’est par ailleurs et pour la première fois exprimé publiquement sur le conflit diplomatique avec la république dominicaine mais le chef de l’Etat a fait savoir que des informations seront disponibles au moment opportun.
 
Il assure que le dialogue se poursuit dans la discrétion et sans impatience en raison notamment de la forte interconnexion des deux pays. Haïti s’est toujours rangée du côté des opprimés et à plus forte raison qu’elle le fasse aujourd’hui d'autant qu’il s’agit de citoyens d’origine haïtienne.

Des milliers de dominicaines et dominicains d'origine haïtienne ont été dépouillés de leur naionalité en septembre dernier par la  cour constitutionelle dominicaine. Ce qui a soulevé un vaste mouvement de protestations et d'indignation contre la République dominicaine qui cherche à se tirer du pétrin et qui commence à souffler  grâce au dialogue que lui a offert Haïti.
 
Le président Michel Martelly a dit travailler à permettre au pays d’assurer l’intégrité de son territoire.
 
Il fait état de la poursuite du processus du renforcement et de la professionnalisation de la police nationale d'haïti (PNH) ainsi que de la création d’une nouvelle force nationale devant assurer la protection du territoire, ajoutant qu’il va consulter toutes les forces vives du pays dans la perspective de l’établissement définitif de la force dite de défense nationale, bien que la constitution ne reconnaisse qu'une force: la police.
 
Le président Michel Martelly assure que les élections auront lieu cette année, affirmant que le renouvellement du personnel politique des collectivités territoriales, de la chambre des députés et de 2/3 du parlement, a-t-il dit, demeure une priorité.
 
Le chef de l’Etat a fait savoir que le dialogue lancé avec la médiation de la conférence épiscopale d'haïti (CEH) participe de sa volonté de dégager avec les partis politiques un consensus sur les conditions d’organisation d’élections transparentes libres et crédibles.

Le bloc des parlementaires pour le renforcement institutionnel (PRI) a présenté un contre-bilan de l’action du gouvernement depuis l’arrivée de Michel Martelly au pouvoir estimant que l’équipe Martelly/Lamothe n'a fait qu’enfoncer le pays dans l’abime du chômage, de la faim, des inégalités, de la violence et de l’instabilité.


Des manifestants réclament le départ de l'équipe au pouvoir et la libération de "prisonniers politiques" mais ont été empêchés d'atteindre l'aire du parlement

Port-au-Prince, le 13 janvier 2014 – (AHP) – Comme annoncé des centaines de militants de l’opposition ont manifesté lundi à Port-au-Prince pour exiger la libération des prisonniers politiques, dénoncer la gestion du gouvernement et réclamer sa démission.
 
La manifestation a été organisée à l’initiative des organisations populaires de l’opposition dont la FOPARK, le MOPOSS et le Mouvement Grand Bèlè.
 
Les protestataires n’ont pas réussi, comme ils l’espéraient à se rendre devant le parlement. Ils ont été bloqués par la police.
 
Déplorant le comportement des agents de la PNH, ils les ont accusé de participer aux dérives totalitaires de l’équipe au pouvoir.
 
Le porte-parole de l’organisation Force patriotique pour le respect de la constitution, FOPARK’ Rony Timothée estime que le comportement des agents de la police nationale est une des conséquences des déclarations du président Martelly considérant la PNH comme le bras armé du gouvernement.
 
Il continue de réclamer la démission du chef de l'Etat et la libération des frères Enol et Josué Florestal ainsi que Jean-Robert Vincent, considérés comme des prisonniers politiques.
 
Pour sa part, le porte-parole du mouvement Grand Bèlè, Frandin Jeudy annonce deux nouvelles manifestation antigouvernementales les 26 janvier et 7 février. 

Installation d’un directeur exécutif au  conseil électoral: le president du conseil rappelle au nouveau fonctionnaire responsabilité morale et historique

Port-au-Prince, le 13 janvier 2014  – (AHP) - Installation ce lundi d’un directeur exécutif au conseil électoral. Il s’agit de Me Mosler Georges, fonctionnaire de l’institution depuis 2005.
 
Le président du "Collège Transitoire du conseil électoral permanent (CTCEP), Me Emmanuel Ménard qui a procédé à son installation lui a rappelé qu’il a une double responsabilité morale et historique, sachant qu’il est le premier à occuper ce poste nouvellement créé par la loi électorale en vigueur depuis décembre 2013.
 
Cette loi supprime le poste de directeur général au sein du collège électoral, le remplaçant par un directeur exécutif. Me Georges était le numéro 2 de la défunte direction générale de l’institution électorale.
 
Emmanuel Ménard
a demandé au directeur exécutif de l’institution électorale de s’acquitter de sa tâche, en ayant comme boussole la loi électorale et les règlements de l’institution, tout en comptant sur la collaboration de tous les conseillers électoraux.
 
Le président du collège Transitoire du conseil électoral permanent a pris lundi au nom de ses pairs, l’engagement solennel d’organiser cette année les élections pour renouveler un tiers du Sénat ainsi que les municipales et locales.
 
Le numéro un du conseil a affirmé que pour l’instant, le calendrier électoral ainsi que le budget nécessaire à l’organisation du scrutin ne sont pas disponibles car des ajustements doivent être faits, conformément à la nouvelle loi électorale.
 
Mais il a assuré que le conseil met actuellement les bouchées doubles afin de mettre en branle la machine électorale pour que de bonnes élections soient organisées cette année ,demandant à être jugé suivant ses réalisations.
 
Le directeur exécutif du conseil Me Mosler Georges, a promis de mettre à profit ses expériences au sein de l’institution pour bien remplir sa mission.
 
Il s’est engagé à s’en acquitter avec professionnalisme, annonçant que l’information électorale sera l’une de ses priorités de manière, a-t-il dit, à gagner et à conserver la confiance de tous les acteurs.
 
Me Georges a également promis de consolider les structures techniques de l’institution électorale dans la perspective de l’organisation d’élections crédibles, honnêtes et transparentes, appelant à la collaboration de toutes les forces vives du pays.

 Haïti a son premier cardinal: l'Evêque des Cayes, Mgr Chibly Langlois: une bonne nouvelle pour les catholiques haïtiens et pour le pays


Port-au-Prince, le 13 Janvier 2014 – (AHP) - L’évêque des Cayes, Monseigneur Chibly Langlois  a été élevé dimanche au rang de Cardinal. Sa nomination par le pape François a été annoncée par le Vatican.
 
A ce titre, il participera le 23 février à une messe solennelle que présidera le pape argentin après avoir tenu les 20 et 21 février, un consistoire avec tous les cardinaux pour réfléchir sur le thème de la famille, selon une annonce du Saint-Siège.
 
Monseigneur Langlois 55 ans, a été ordonné prêtre le 22 septembre 1991, 6 ans après son entrée au grand séminaire Notre-Dame de Port-au-Prince.
 
En avril 2004, il est nommé par le pape Jean-Paul 2 Evêque de Fort-Liberté (nord-est) où il passera 7 années avant d’être transféré aux Cayes (sud) au même titre. Il deviendra par la suite président de la conférence épiscopale d’Haïti le 15 décembre 2011 en remplacement de Mgr Louis Kébreau désormais émérite.
 
Chibly Langlois fait partie d’un groupe de 16 archevêques nommés cardinaux par le pape François. Il aura donc la possibilité de participer aux élections d’un nouveau pape lors de vacance au Saint-Siège.
 
L'Evêque a dit avoir appris la nouvelle avec stupéfaction et satisfaction, estimant que la création du 1er cardinal haïtien est une annonce réjouissante pour les fidèles catholiques.
 
Le nonce apostolique Bernadito Auza a salué la nomination de Mgr Langlois par le pape François.
 
L’ambassadeur du Saint-Siège à Port-au-Prince assure qu’il était au courant de cette nomination  mais s’était tu par devoir de réserve.

Le secrétaire permanent de la conférence épiscopale d’Haïti, le père Hans Alexandre voit en la nomination de l’évêque des Cayes comme cardinal, un honneur pour le pays et une bonne nouvelle pour Haïti.

 
Le Père Hans Alexandre a présenté le nouveau cardinal comme quelqu’un de bien qui s’est distingué par son dévouement depuis plusieurs années en faveur de l’avancement de l’Eglise catholique.
 

Nouvelles du 9 janvier 2014


L'Exécutif dominicain devrait soumettre le 27 février au parlement un projet de loi dit de naturalisation pour tenter de calmer le scandale provoqué par la sentence de la Cour constitutionelle: en Haiti, le pessimisme reste de mise

Santo-Domingo le 9 janvier 2014- (AHP) -  Le président du Senat dominicain, Reynaldo Pared Perez, a informe mercredi que le pouvoir exécutif va soumettre le 27 février prohain à l'approbation des parlementaires un projet de loi special de naturalisation  pour tenter de repondre au scandale créé par l'arrêt de la cour constitutionnelle qui dénationalise des  milliers de Dominicains d'origine haïtienne.

Ce projet de loi se situe dans le cadre des promesses faites par des représentants du pouvoir dominicain à la première d'une série de rencontres tenue mardi à Ouanaminthe dans le cadre de la recherche de solutions notamment aux problèmes migratoires et commerciaux entre les deux pays.

Seulement, le concept de naturalisation est incompatible avec la situation actuelle ds Dominicains d'origine etrangère, qui sont des citoyens nés dans ce pays où ils ont participé à la vie politique  sociale et économique, pendant des décennies.

Sur le plan politique en particulier, certains de ces  Dominicains ont eté électeurs ou candidats lors de plusieurs elections. Au point que certains, en République dominicaine même, se demandent si les juges de la Cour constitutionnelle accusés d'agir sous la poussée de secteurs ultra-nationalistes ou de secteurs du parti au pouvoir (PLD) dont le clan Fernández, vont bientôt invalider la dernière élection presidentielle dont est issu le president Danilo Medina.

Ce dernier a en effet bénéficié d'un nombre important de voix de ces citoyens déclarés aujourd'hui apatrides.

Marche-arirère?

Après l'information communiquée par le sénateur Perez, on relève que la soumsision éventuelle du projet de loi dite de naturalisation inteviendrait après  le 3 février date prevue pour la deuxième rencontre,  alors que cette réunon semblait conditionnée comme promis au premier pas que feraient les autorités dominicaines dans l'intervalle, c'est à dire entre la première et la deuxième renconre.

A Port-au-Prince, Le Collectif 4 décembre fait part de son insatisfaction suite à la déclaration conjointe de Ouanaminthe.

Le principal responsable du Collectif, Jean-Robert Argant maintientt la position de boycott des produits dominicains et de la République dominicaine comme destination touristique.

" Nous appelons toutes les Haïtiennes et tous les Haïtiens  à ne pas consommer les produits dominicains, à ne pas utiliser les biens et services  dominicains et à ne pas faire du tourisme en République dominicaine, jusqu'à l'annulation de la décision de la cour constitutionnelle", a lancé M. Argant.

Le Collectif 4 décembre  réclame dans le même temps, l'adoption de mesures pour le renforcement de la production nationale.

D'un autre côté, l'ambassadeur des États-Unis en République dominicaine James "Wally" Brewster, a salué la reprise du dialogue entre la République dominicaine et Haïti.


Le diplomate se dit confiant qu'il y aura une compréhension mutuelle entre les autorités des deux pays qui se partagent l'île.


Les Iles Turks and Caïcos appellent Haïti à faire plus d'efforts pour décourager les voyages clandestins

Providenciales, le 9 janvier 2014 - (AHP) - Le Premier ministre des Iles Turks and Caïcos, Rufus Ewing a exhorté mardi le gouvernement haïtien à faire davantage d'effort pour endiguer le flot d'immigrants clandestins haïtiens vers  son pays.

"Les autorités haïtiennes doivent faire davantage d'efforts pour dissuader les ressortissants de leur pays de risquer leur vie dans des embarcation de fortune", a-t-il fait savoir, soulignant que son administration est prête à collaborer avec Haïti afin de prévenir des tragédies.

Le 25 décembre dernier, 18 Haïtiens avaient péri au large des Iles Turks eand Caïcos dans le naufrage de leur voilier à bord duquel se trouvaient une cinquantaine de passagers.

Un mois plus tôt soit en novembre, environ 30 ressortissants haïtiens avaient connu le même sort au large des côtes des Bahamas.


Chaque année, ce sont des dizaines d`Haïtiens qui meurent noyés dans des embarcations en tentant d'atteindre illégalement les Bahamas, les Iles Turks ou encore les États-Unis d'Amérique, a rappelé M Ewing.

Nouvelles du 8 janvier 2014

Pessimisme en Haïti sur  les  chances de respect de la déclaration conjointe haïtiano-dominicaine  de Ouanaminthe: en République dominicane, les ultra-nationalistes se déchaînent


Port-au-Prince, le 8 janvier 2014 – (AHP) - Le Groupe D’appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), a émis mercredi des réserves suite à l’adoption d'une déclaration conjointe entre les autorités haïtiennes et dominicaines autour de problèmes migratoires et commeciaux.
 
Le coordonnateur du GARR, Jean-Baptiste Azolin fait remarquer que si les Dominicains ont promis, selon ladite déclaration, de prendre  des mesures   pour "sauvegarder les droits fondamentaux des personnes d’origine haïtienne", rien n’a été dit sur la nature de ces mesures.

Il a en outre déploré l’exclusion du secteur informel et d'une bonne partie des organisations de droits humains notamment celles qui travaillent avec les réfugiés ou au niveau de la zone frontalière.

Jean-Baptiste Azolin a declaré douter que ces discussions aboutissent à une solution réaliste qui prenne en compte les intérêts des deux pays, rappelant qu’en matière de coopération bilatérale, il faut toujours être le plus précis possible pour prévenir les mésinterprétations.

Pour beaucoup d'autres secteurs, rien ne garantit que les dominicains respecteront les engagements pris notamment dans le dossier de la dénationnalisation, vue  que d'une part, la garantie est floue et que d'autre part, les autorités dominicaines n'ont jamais rspecté les engagements pris vis-à-vis d'Haïti.

Et même si la promesse